
Exclus, rejetés, solitaires ... si vous ne trouvez pas votre place, essayer ici ... vous n'avez rien à perdre. |
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| Auteur | Message |
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Eden Indentshi Tougen'kyou ( 29 ans )

Inscrit le : 26 Mar 2006 Messages : 395 Localisation : Un loup peut en manger un autre
 | Sujet: Dans la bibliothèque --' Ven 3 Aoû - 17:16 | |
| >> Après les boutiques
La bibliothèque était connue par Eden dans les moindres recoins. Il avait lu tous les ouvrages : du plus neuf au plus ancien. Il en savait tellement sur cet endroit qu’il aurait pu devenir le bibliothécaire d’Hateshinai. Assit sur sofa rouge sang, il semblait plus renfermé que jamais. Sa main droite jouait avec un yoyo d’un jaune canari. L’objet en bois descendait et remontait ; remontait et descendait, à un rythme régulier. La main gauche tapait sur l’ordinateur allumée devant lui, se stoppait, glissait dans ses cheveux d’un air impatient tel le yoyo dans son autre main, faisant tomber des mèches devant ses yeux, redescendait taper, et enfin remontait pour remettre les mèches en place avant de les refaire tomber. Outre le fait que sa tenue démontrait qu’il n’avait pas dormit de la nuit, et qu’il sortait d’une douche sensé le réveillé : il n’était vêtu que d’un jean usé et d’un sous-vêtement, ses sourcils froncés obstinément et son regard noir, d’autant plus noir grâce à la marque maintenant bien visible du poing de Tyler ne donnait pas franchement envie de venir bavarder avec lui.
Eden était soucieux. Certes. Même si son visage n’avait pas perdu son sourire moqueur, il fixait l’écran de son amour de computer comme on fixerait le pire de ses ennemis, le dernier jour de bataille, après avoir perdu tous ses hommes, et lorsqu’on sait qu’on a plus qu’un choix : vivre ou mourir. C’était presque un film identique qui se jouait dans la tête du scientifique, mais la question principale n’était pas de savoir s’il allait vivre ou mourir, mais s’il allait envoyer ou non ses recherches à son centre d’étude. Cela pourrait faire sourire plus d’une personne. Qu’il soit aussi inquiet simplement pour cela. Seulement ses recherches tentaient à prouver qu’il y avait un moyen de vaincre l’hypercoron en utilisant un autre moyen que la chirurgie actuelle grâce à un axe dérivé de la médullo-surrénale. (Rassurez-vous, moi non plus, j’y comprends rien !) S’il envoyait ça, il allait devoir se justifier. Il devrait aller à des débats. Passer au conseil des médecins japonais, puis mondiaux. Et s’il se plantait, ses collègues s’en donneraient à cœur joie ! Mais s’il ne se plantait pas, il allait devoir passer des nuits entières à bosser là-dessus, et il avait encore le défilé de l’automne à préparer avec une des maisons de Mode, Ataske Monoté, il devait terminer ses autres projets et surtout : il n’avait pas envie d’aller répondre encore à des interview. C’était d’un ennui. Ici au moins, personne ne savait qui il était, on l’évitait, on l’aimait pas, et il pouvait fumer et boire tranquillement.
Il le savait : il aurait du repartir les tâches mieux. Se débrouiller pour trouver plusieurs assistants dans ses recherches, nommer un directeur de campagne, un directeur de mode. Seulement, il n’aimait pas repartir : un travail bien fait, et un travail fait par soi-même. Oui. Evidemment. Mais là, il ne pouvait pas se divisé en dix ! De plus, il mourrait d’envie de pouvoir voir ce qui allait se passer ici, à Hateshinai, et faire de déplacement entre Tokyo, Londres, Paris, et New York l’obligerait à avoir des journées d’absences.
Il devait donc choisir. Envoyer ou ne pas envoyer le dossier ?
S’il ne l’envoyait pas, il risquait de se faire questionner sur son retard. Des doutes naîtraient, et il devrait se justifier. De plus, s’il ne le faisait pas, il jouait sur la vie de milliers de malades, auquel il avait trouvé une solution pour les aider. Là. Il ne savait quoi faire. En sachant que la maladie tue une personne toute les sept heures, il serait cruel d’attendre.
Le solitaire. C’était le jeu auquel il jouait. Et si quelqu’un serait passé derrière lui, il aurait certainement pouffé de rire, car Eden absorbait par ses pensées, ne voyait clairement pas qu’il jouait très mal. Cela faisait deux ou trois fois, qu’il découvrait un as dans son jeu, et qu’il ne le prenait pas grognant de ne pas en trouver.
Le scientifique émit un petit bruit, ressemblant étrangement à un soupir ses yeux fixant le yoyo qui tombait et remontait. Il tombe, j’envoie. Il remonte, j’envoie pas. Il tombe, j’envoie. Il remonte, j’envoie pas. Il tombe …
Après un instant d’hésitation, Eden finit par cliquer sur la touche envoyer. Ses yeux se fermant : prochaine fois, il jouerait ça avec une pièce. Ce serait plus rapide. _________________
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|  | | Midori Mishima Lofteur ( 21 ans )

Inscrit le : 12 Juil 2007 Messages : 97
 | Sujet: Dans la bibliothèque--' Ven 3 Aoû - 21:59 | |
| [Est-ce que Midori peut s'incruster ?... Bien que Midori et incruster sont deux mots, qui accolés, choquent !]
S'il y avait bien deux pièces qu'avait parfaitement repéré Midori, c'était le salon et la bibliothèque. Le premier pour faire en sorte de ne jamais y mettre les pieds, et la seconde pour y faire sa tanière. A cela on pouvait ajouter aussi la cuisine, qu'il connaissait bien maintenant. Surtout son carrelage d'ailleurs... Mais pour l'heure, profitant que les couloirs soient encore désertés, il s'était dirigé vers ce qu'il s'était déjà attribué comme son havre de tranquillité. Bref, il avait bien l'intention de prendre possession de la pièce tel un fantome qui hanterait les lieux.
D'ailleurs la comparaison lui fit forcément penser à M. Hatumi, le travailleur social. Il n'avait pas arrêté de lui rabattre les oreilles avec son comportement trop effacé d'après ses dires, alors que c'était tout de même l'effet recherché. Il en avait même attrapé des migraines à force de 'c'est inadmissible, impensable, complètement irresponsable !', 'je n'ai jamais vu ça de ma vie et Dieu sait si j'en ait vu !' et autres 'Mais c'était quoi là-bas ? Une secte ?...' alors que son propre frère travaillait sous les ordres du gourou de la fameuse secte ! Ce qui n'aurait sans nul doute fait s'étouffer de rage le si respectable M. Mishima, lui qui portait tant attention au quand dira-t-on...
Mais pour le moment, et malgré l'assurance faite à ce même M. Hatumi de faire des efforts pour se sociabiliser et surtout S'IM-PO-SER, Midori se satisferait très bien d'une grande pièce remplie de bouquins et surtout vide de tout occupant. Il ferait des efforts plus tard, et si vraiment il ne pouvait plus faire autrement... D'ici là, continuer à jouer au fantome ne le gênait en rien. Surtout dans ce nouvel environnement où il ne connaissait pas les règles. Et alors même qu'il ne possédait pas les aptitudes nécessaire pour ne pas se faire remarquer. Son expérience de la cuisine ayant été assez probant.
C'est donc réellement soulagé d'avoir atteint la bibliothèque sans encombre qu'il en franchit le seuil. Et bloqua... Il y avait du monde. Une personne !
A se demander ce qu'il faisait là, celui-là. Généralement, c'était le salon ou autres endroits stratégiques comme le home-cinéma ou la salle de jeux qui étaient pris d'assaut. Pas les bibliothèques ! Et maintenant qu'il était entré, il ne pouvait plus faire demi-tour sans que cela se remarque encore plus... Au moins, l'occupant des lieux semblait très occupé donc il pourrait certainement arriver à se faire oublier dans son coin. Il lui suffirait juste de faire preuve d'une vague politesse et de le contourner très largement pour ne surtout pas le gêner. Et de ne plus faire de bruit par la suite... Ca, il savait faire !
C'est donc assez content de sa stratégie qu'il l'a mit en application.
"Bonjour..."
Et sans plus regarder davantage l'homme qui semblait pas commode d'ailleurs, et avec un peu de chance celui-ci ferait de même, il se dirigea vers les rayonnages en prenant soin de se tenir bien à distance de celui-ci. Tout en faisant en sorte de ne pas rendre sa trajectoire trop bizarre quand même. Comme quoi, tenter de se rendre invisible demandait une énergie certaine !
Puis se raccrochant à ses rayonnages comme un noyé à une bouée de sauvetage, il ne les quitta pas des yeux. Tout allait très bien, le type ne devait certainement même pas l'avoir vu entrer. Après tout, il était occupé... Avec un yoyo ?! Mais bon, il était occupé et c'est bien tout ce qui comptait... Quand à lui, il défilait devant les livres de littérature classique, quasiment déjà tous lu, les encyclopédies qui ne l'intéressaient plus depuis qu'il avait passé l'âge de dix ans et bloqua une nouvelle fois. Manuel de comptabilité et de gestion. Ca, il connaissait. Même bien d'ailleurs...
Et il ne tarda pas à tomber sur un qu'il connaissait parfaitement pour avoir apprit dessus. Le prenant doucement en main et l'ouvrant en caressant doucement la couverture, il laissa ses souvenirs refluer en lui. Ca ne datait que de quelques semaines mais cela lui semblait si lointain maintenant. Et comme tout lui semblait alors facile... Il connaissait les règles et savait exactement quoi faire lorsqu'il avait besoin de quelque chose, alors qu'ici... |
|  | | Eden Indentshi Tougen'kyou ( 29 ans )

Inscrit le : 26 Mar 2006 Messages : 395 Localisation : Un loup peut en manger un autre
 | Sujet: Re: Dans la bibliothèque --' Sam 4 Aoû - 1:56 | |
| [Bien sûr ^_^ mais au risque et péril du jeune homme !]
Quand le garçon rentra Eden le remarqua directement. Avant même qu’il n’ai eu à dire le moindre bonjour. Le scientifique était un prédateur, toutes gibier dans son secteur était détecté. Le jeune homme avait de plus des cheveux blancs de lapin angora et le scientifique avait un jeune secrétaire avec des cheveux de la même couleur. Il se nommait Akamu Dupreil, et était persuadé qu’un jour des extraterrestres viendrait sur terre pour fraterniser. Il semblait aussi timide que Midori mais était tout le contraire : lunatique, excentrique, un peu fou. Le secrétaire avait pour sa défense des larges problèmes d’enfance, et sept sœurs si Eden ne se trompait pas. Sept sœurs ! Quelle horreur ! Toutes plus étranges les une que les autres, avec en plus un brother complexe qui les obligeait à harceler toutes les personnes proches d’Akamu : dont son patron.
Toujours est-il qu’Eden remarqua le garçon. Au contraire de tout bon japonais qui se respecte, il ne le salua pas, et continua à faire descendre son yoyo et à le remonter. Sa tête toujours engluée dans son problème professionnel, dont aucune solution n’aurait pu le satisfaire, le scientifique ne comptait pas bavarder avec le premier inconnu venu. En considérant de fait qu’il n’avait croisé personne dans la journée, Midori se présentait bien comme celui-là. D’ailleurs que venait-il faire là, ce gamin aux cheveux de chaton ? Il n’avait pas un copain à aller ennuyer, une famille à appeler, ou même une envie d’aller boire un coup. S’il était venu chercher l’âme sœur, il ne trouverait personne dans cette bibliothèque songea l’homme, à part quelques fantômes, beaucoup de livres, et un amas de poussières.
Mr Hatumi ? Le chercheur en science médical connaissait un homme portant le même nom de famille. Il n’était pas travailleur social – heureusement, mais chef de campagne du célèbre Mr Lo-Kan qui se présentait à Hinama comme responsable de la ville. Eden ne soutenait pas officielle Lo, mais puisque sa politique étrangère sur l’importation des fibres d’Asie était assez large, elle permettait à Eden d’envisager de contribuer à sa campagne. Ce n’était certes pas d’un grand intérêt, à part si les deux Hatumi étaient du même sang : ce serait un affreux hasard tout de même. Donc dans l’hypothèse que non, il n’est pas utile d’aller plus loin dans les projets d’Eden.
Bonjour.
Le scientifique ne répondit pas. Il regarda le garçon, après qu’il soit passé devant lui. Bonjour ? Certes, c’était poli, normal, clair et efficace. Seulement, Eden n’était pas n’importe quel passant, et considérant qu’on venait de lui dire bonjour, il prit plus de temps à observer le petit « Usagi ». Usagi étant un surnom : le lapin blanc, justement. Et aussi le surnom donné à des jeunes gens dans des rues peu fréquentables, mais ça ce n’était qu’un jeu de mot moqueur en vue de l’air coincé, un peu rêveur, et distant, qu’affichait le garçonnet : Eden aurait parié qu’avec un simple regard, il l’aurait effrayé et l’aurait fait fuir la queue entre les jambes. Il pariait dix milles yens que s’il arrivait vers le garçon et lui demandait de coucher avec lui, le garçon rougirait et s’enfuirait de la même façon. Seulement, ça n’aurait pas été très drôle : trop facile. Il fallait d’abord …
Envoyer le dossier. Il le fit. Puis, le vieux loup se leva, ferma l’ordinateur, qu’il laissa sur la table, et s’approcha du jeune homme. Eden était stressé, il s’ennuyait aussi, il allait taquiner ce garçon pour se dégourdir le cerveau. Ce n’était pas très sympathique de sa part, seulement Eden n’était absolument pas un homme sympathique, et il ne désirait qu’une chose : s’amuser. Parfois au dépend des autres, et bien souvent en contrôlant tout.
Quand il était enfant, il voulait se marier et avoir des enfants. Actuellement, il serait plutôt du genre à vouloir devenir un robot infaillible. Avoir toujours raison sur tout, tout contrôler, avoir tout les pouvoirs : ça, ça lui plaisait ! Heureusement qu’il avait une conscience, sinon il serait devenu dictateur –‘ Et ce garçon là, était un bon cobaye : car on ne l’a fait pas au bon vieux protecteur qu’était le loup noir. Cette petite brebis blanche tentait d’être tranquille, et rien qu’à voir la façon dont il avait soigneusement éviter de passer trop près de lui, il comptait également rester seul dans son coin à lire un bouquin.
Le scientifique se rapprocha du garçon et il s’approcha à pas feutré, jusqu’à être près de lui, son regard se perdant dans le livre. « Manuel de comptabilité et de gestion. » Mouarf. Un livre qu’Akamu aurait du ouvrir un jour : car le secrétaire d’Eden avait beaucoup de talent : il était mignon, il baisait bien, et il avait une forte imagination, mais pour le reste, Eden se demandait encore parfois comment il avait pu embaucher un homme capable de partir sans sa veste de travail, d’arriver en pyjama, de prendre un avion pour l’Amérique quand il faut en prendre un pour le Japon, et surtout, capable de séduire le très respectable chef d’un gang de Yakusa marié qu’il fallait mieux ne pas fréquenter : ils étaient du genre mauvais.
Parfois les choses dépassaient même la compréhension d’un génie.
Eden posa son doigt sur le livre, appuyant dessus pour le baisser, son regard noir fixant le garçon avec un sourire carnassier.
« Vous auriez pu trouver plus passionnante lecture. Est-ce le travail qui exige de vous semblables lectures afin que vous lui en fassiez le compte-rendu ? Ou bien êtes-vous à ce point désœuvré qu’il vous faut vous réfugier dans un manuel pour tromper l’ennui dans une telle demeure ? »
Ces phrases qu’auraient pu prononcer un baron horrible d’Italie il y a des années se terminèrent par un sourire gentil, la main prenant l’ouvrage de celles du jeune homme pour en parcourir les premières lignes.
« Vous ne m’avez guère laisser le temps de vous saluer tantôt. Alors je vais le faire : bonjour petit usagi ! » _________________
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|  | | Midori Mishima Lofteur ( 21 ans )

Inscrit le : 12 Juil 2007 Messages : 97
 | Sujet: Dans la bibliothèque--' Sam 4 Aoû - 4:30 | |
| [Faut vivre dangereusement ! Ah... Midori est tombé dans les pommes...]
Que de souvenirs qui ressurgissaient à la lecture de ces pages. Et en effet, c'était bien de ce qu'il s'agissait, des souvenirs... Une idée désormais lointaine d'une vague notion de chez soi, d'une encore plus vague appartenance à une famille et d'un ersatz de vie qui s'apparantait plus à une présence éthérée qu'autre chose. Mais au moins, avait-il cela là-bas... Et là, en parcourant les pages de ce manuel qui avaient été à une toute autre époque tant de fois manipulées, il prenait douloureusement conscience que ces choses là ne seraient plus. Plus jamais.
Pour le coup, tout un amalgame de sentiments aussi violents qu'inattendus le submergea. Et s'il refusa de s'attarder davantage sur le sac de noeuds qu'ils étaient, rage, amertume, injustice, et tant d'autres encore, il ressenti de plein fouet la douleur de la perte de ce qui avait été et qui ne serait jamais plus. Pourtant la seule manifestation de ce maelström d'émotions fut la crispation de ses mains sur le livre et un regard encore plus lointain s'il était possible. Il en avait même oublié jusqu'à où il se trouvait et surtout qu'il ne s'y trouvait pas seul.
D'autant plus que les paroles de ce M. Hatumi lui revenaient en tête avec une toute autre acuité maintenant. Tout comme son réquisitoire des plus virulents sur la vie qu'il avait mené jusqu'à présent. Vie qu'il savait être loin de la perfection mais dont il avait toujours su se contenter. Du moins jusqu'à cet Hatumi, le frère cette fois-ci, vienne s'intéresser d'un peu trop près à lui. Et lui qui av...
Clignant des yeux, il regarda son livre s'abaisser tout seul... En fait non, on l'abaissait. C'est vrai que c'était plus logique comme cela ! Relevant les yeux, il tomba sur le joueur de yoyo qui avait de toute évidence fini de jouer. Comme pour bien s'en assurer, il reporta son regard sur le fauteuil précédemment occupé et qui était bien vide cette fois-ci. Logique aussi.
A croire que c'était une manie ici que d'apparaître comme ça aux côtés des gens sans faire de bruit. Au moins n'avait-il pas de carottes à lui balancer au visage cette fois-ci ! Ce qui était plutôt une bonne chose vu la personne se trouvant face à lui. D'ailleurs il en écarquilla les yeux en réalisant que oui, on s'était bien déplacé juste pour venir lui parler...
"Je m'appelle Midori... Mishima."
Toujours cette légère hésitation avant de donner son nom de famille, nom qui n'était pas réellement le sien dans les faits, et encore moins depuis que celui qui lui avait accordée le droit à ce nom malgré tout, l'avait jeté à la rue. Mais comme il n'en avait pas d'autre, il utilisait toujours celui-là par la force des choses. Mais il n'en restait pas moins qu'il se demandait à chaque fois, s'il en avait vraiment le droit.
En tout cas niveau nom ici, ils avaient de l'imagination ! Petit usagi... Après Boucle d'or... Il doutait de vraiment gagner au change.
Laissant son vis-àvis récupérer le livre directement de ses mains, il répondit à ses questions.
"Non, c'est juste... Des vieux souvenirs de la vie que j'ai perdu. En fait, je ne pensais pas tomber sur ce manuel précisément. Je cherchais juste quelque chose à lire. Et je ne voulais en aucun cas vous déranger..."
Ce qui était tout à fait vrai ! Et là, Midori se trouvait bien embêté pour lui faire comprendre sans lui dire évidemment, qu'il pouvait tout aussi bien retourner à son jouet. Et c'est donc un regard lourd de sous-entendus qu'il posa sur le yoyo... |
|  | | Eden Indentshi Tougen'kyou ( 29 ans )

Inscrit le : 26 Mar 2006 Messages : 395 Localisation : Un loup peut en manger un autre
 | Sujet: Re: Dans la bibliothèque --' Sam 4 Aoû - 20:12 | |
| "Je m'appelle Midori... Mishima."
Le regard moqueur d’Eden s’accru. Un typique petit japonais : poli, serviable, disant bonjour même s’il n’en a pas envie. Se présentant, même si on lui demande pas. Une petite chose amusante que le scientifique rencontrait un peu partout. Un chaton blessé, mais c’était un jeu. Un jeu que chaque enfant connaît : celui du chat et de la souris. Ou plus exactement, du loup et du lapin. La différence est grande : le chat joue avec la souris, et la tue sans faire attention. Le loup joue avec le lapin mais il le tue avec la conscience de son geste. Conscience d’être un opportun, un peu effrayant. Midori ? Eden pouffa intérieurement : verdure. Le petit lapin se nommait verdure ! Littéralement on pourrait même le traduire par : le corps d’une île vierge. Le petit lapin devait être perdu dans ce nom qui ressemblait au lieu de vacance des bêtes féroces.
Eden continua de parcourir les pages du bouquin. Mon dieu, c’était d’un ennui absolu. Tous ses principes de gestions, c’était bon pour les étudiants coincés qui étudiaient à l’école en espérant devenir premier de la promotion. Ce n’était pas fait pour un lofteur en vacance se débrouillant dans la vie. Où étaient donc passé les cancres, les jeunes ne branlants riens ! Ha, ce qu’ils pouvaient lui manquer, l’époque où les jeunes n’avaient de respect que pour eux-mêmes. Et puis, Midori n’avait pas des yeux de travailleur, il avait des yeux de lapin rêveur. Le genre à s’endormir dans un champs de blé en rêvant au prince de charmant : pas la tête sur les épaules. C’était lisible dans son visage. Son prénom et son nom le disait : c’était un silencieux, un rêveur, vivant dans son île. Dans son monde.
Un lapin, disais-je. Un petit lapin fragile mais avec de quoi se défendre quand le moment se présente. Eden ne souhaitait pas le briser ou lui faire du mal, juste se distraire avec. Après tout : il n’était pas venu ici pour être gentil, juste pour s’amuser. Et ça apprendrait au garçon de rentrer dans une pièce où un homme était occupé : après tout, Eden pourrait être un pervers. Un vieux sadique. C’était le cas, certes. Mais il pourrait l’être envers Midori !
"Non, c'est juste... Des vieux souvenirs de la vie que j'ai perdu. En fait, je ne pensais pas tomber sur ce manuel précisément. Je cherchais juste quelque chose à lire. Et je ne voulais en aucun cas vous déranger..."
« Vous ne me dérangez pas, Usagi. Est-ce moi qui ne vous opportunes ? Ce n’est pas très délicat de votre part de ne pas être agréable avec un de vos aînés. »
Eden fit une petite moue triste, ses yeux se formant blésés. Il était bon au théâtre : à St Raphaël dès la première année il avait fait partit du club, et à dire vrai, il était là le meilleur sans difficulté. A croire que le mensonge, la perfidie, et les masques étaient dans son sang. Son grand-père aussi était bon pour mentir et tromper les sentiments. Le visage du scientifique se dirigea en direction de son petit jouet. Si le jeune homme comptait encore le regard deux secondes de plus avec des yeux si sous-entendant, Eden lui sous-entendait que cet objet pouvait servir à autre chose qu’à descendre et monter entre les doigts. Midori devrait se méfier. Le scientifique avait tendance à beaucoup de s’amuser des jeunets. Il fallait dire qu’ils étaient si influençables qu’on pouvait passer d’agréable moment à les taquiner.
« Hm. Moi, qui venait simplement pour vous demander si vous aviez besoin d’aide. A vous voir errer comme une âme en peine dans ce lieu, j’aurais pensé qu’un peu de compagnie hospitalière ne vous dérangerez pas. Je ne me doutais point que vous seriez si agressif à mon égard. Je suis confus. »
Eden remit le livre dans la bibliothèque, son regard parcourant les ouvrages ignorant avec un air toujours aussi blessé le jeune homme. Il fallait dire qu’il aurait parié que le jeune homme allait rougir de honte. C’était faux bien sûr. Il était même injuste : c’était lui qui n’avait pas salué le garçon en entrant dans la pièce. C’était lui qui avait passé du temps dans la bibliothèque, et enfin qui avait importuner son vis-à-vis en lui prenant son bouquin. Mais c’était aussi très distrayant de jouer avec les émotions. Et puis, c’était une bonne leçon que retiendrait le lapin : avec une carotte ou pas, boucle d’or ou ours, on ne dérange pas le loup qui bosse ! C’était très mal vu par ce dernier. Et, même si dans le conte, le loup n’était pas là, rien ne dit qu’en se sauvant de chez les ours, cette dernière ne passa par la cabane de la grand-mère avant que le chaperon n’arrive.
Cela dit, Eden se demandait bien comment allait réagir le gamin. S’excuser ou fuir ? Ignorer, ou parler ? L’air de rien, il venait de se trouver un nouveau petit cobaye. _________________
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|  | | Midori Mishima Lofteur ( 21 ans )

Inscrit le : 12 Juil 2007 Messages : 97
 | Sujet: Dans la bibliothèque--' Dim 5 Aoû - 5:05 | |
| Midori ne comprit pas. Tout comme il n'avait pas comprit d'ailleurs pourquoi cet homme s'était déplacé jusqu'à lui, alors qu'il avait porté une attention toute particulière à l'éviter justement. En tout cas là, ça dépassait son entendement... Et il avait beau chercher, il ne voyait pas où il avait été désagréable et même agressif !
Abandonnant le yoyo, il reporta son attention sur l'homme. Aucun doute sur le fait qu'il était effectivement son ainé. Et qu'il semblait en effet, pas commode ! Bien que possesseur d'une susceptibilité à fleur de peau serait plus juste. Car lui ne voyait décidément pas où il avait pu voir de l'agressivité dans ses propos ! A se demander même s'il n'était pas victime d'hallucinations auditives... Quand au reste de sa personne, ou du moins ce qu'il pouvait en voir, elle donnait plutôt envie à Midori de se fondre dans les murs qu'autre chose ! Parce qu'il l'intimidait quand même assez... Et le fait que celui-ci soit son ainé, n'aidait en rien à dissiper son malaise.
C'est donc assez embarrassé qu'il le regarda feuilleter le livre, se plaindre de son attitude et reposer le manuel sur l'étagère. Et profitant qu'il ne se préoccupait plus vraiment de lui, il subtilisa doucement SON livre derrière son dos. C'était toujours ça de prit ! Et tant pis si c'était un peu masochiste de sa part... Il ne referais plus jamais la comptabilité de la famille Mishima, ni de comptabilité tout court d'ailleurs puisqu'il n'en avait pas les diplômes, juste les compétences, mais tenir ce livre lui permettrait de ne pas oublier ses douloureux souvenirs.
Puis se décidant à lui répondre, il opta pour le ton neutre qu'il avait l'habitude d'utiliser avec sa famille. Des fois qu'il trouverait ironique un ton trop conciliant...
"Je vous assure qu'il n'a jamais été dans mon intention de vous agresser."
Embarrassé, il continua tout en doutant sérieusement de l'équilibre psychologique de cet homme. Doutes qui transparaissaient clairement dans son regard à travers ses mèches de cheveux. Ne serait-ce que jouer du yoyo déjà...
"Je ne vais pas ajouter davantage à votre confusion, même si je ne comprend pas trop ce que vous entendez par là et donc ne plus vous déranger."
De toute façon, il ne demandait que cela lui ! Il alla donc s'assoir sur un des fauteuils tournant le dos aux rayonnages et donc à 'il ne voulait même pas savoir qui', et réouvrit son livre en faisant bien attention de ne pas respirer trop fort... |
|  | | Eden Indentshi Tougen'kyou ( 29 ans )

Inscrit le : 26 Mar 2006 Messages : 395 Localisation : Un loup peut en manger un autre
 | Sujet: Re: Dans la bibliothèque --' Dim 5 Aoû - 11:53 | |
| Le lapin était d’un ennui mortel, et même à réveiller les morts. Eden aurait volontiers demander où est-ce qu’il avait grandit pour être aussi platonique et neutre : sans nul doute dans une petite famille moyenne, pas très ouverte, mais bien poli. Ce n’était pas bon pour les petites choses d’être ainsi. Il fallait bouger, profiter de la vie, croquer dans la pomme, et rentrer en enfer par la grande porte en hurlant qu’on aime ça, jouir sur le plaisir, et gémir de la vie. Rester dans ses petits nuages d’anges, c’est bon pour les imbéciles qui ne savent pas profiter de la vie. Le garçon devait se méfier, il finirait par tomber sur un dangereux criminel sans le voir.
Seulement, une action contraria imperceptiblement le scientifique. Nul doute qu’il avait remarqué qu’on avait reprit le livre si docilement confisqué tantôt. Eden ne se souvenait pas lui avoir dit de le reprendre et n’écoutant guère la phrase de son vis-à-vis, il attendit que celui-ci rouvre le bouquin pour aller directement à lui. Sa main se posa sur les pages blanches, et tira d’un coup sec. Dans un même temps, une tape fut donnée dans les cheveux blancs du genre qu’on donne à un chien quand il n’a pas été sage, à un gamin quand il a eut une punition, ou entre frère et sœur. Le loup n’aimait clairement pas qu’on agisse sans lui en demander son avis. Regardant l’ouvrage : pathétique livre par ailleurs, la comptabilité, il détestait ça. C’était d’une nullité : il était simplement plié de rire dans le sens pensif du terme à chaque fois qu’Akamu devait s’en débrouiller. Avec ses yeux de chatons, ses lèvres minaudante, et ses grands soupirs, il méritait la palme de l’incompétence.
Refermant le livre dans un coup sec, le scientifique fixa le garçon dans les yeux : est-il stupide pour rester dans la bibliothèque en sa présence alors qu’il ne voulait pas être déranger ? Il aurait mieux fait de fuir d’un bond de lapin, emportant avec lui l’ouvrage précieux, et ses excuses neutres.
« Vous me décevez jeune homme, je garde ceci en gage de mauvaise volonté ce livre. »
Accentuant sa phrase par le geste de placer le bouquin dans le dos de son jean, n’ayant pas d’autre endroit pour le mettre. Le regard d’Eden n’avait quitté du regard le pauvre oisillon tombé du nid. Incroyable ! Le genre de petit zozio qu’on pouvait trouver dans cet endroit. Un endroit rien que pour les gay au Japon, on pourrait croire qu’il n’y avait que des adultes affirmés et provoquant. Que nenni. Il n’y avait que des gamins, plus ou moins agressif. Regardez : celui-là qui tentait d’être seul dans un lieu remplit de monde. C’était cocasse non ?
Le fait que le jeune homme le fixe comme un fou ne dérangeait pas Ed. Ce n’était pas la première fois qu’on le regardait ainsi, et en règle général, il en était plutôt content. Cela signifiait qu’on n’anticipait pas et ne comprenait pas son comportement. Il aurait tout donné pour passer pour simplet, histoire de pouvoir en profiter. Il l’avait d’ailleurs déjà fait !
« Dites-moi petit Isagi qu’est-ce qui vous a conduit au loft ? Vous vouliez baiser plus facilement des petits jeunes ? Ou alors, c’est votre petite famille qui vous a rejeté et vous n’avez nul autre endroit où aller car comme vous êtes gay, personne ne vous aime. Amen. »
Le scientifique gardant le livre, retourna vers son ordinateur. Il fixa le jeune homme, éloigné de lui, et sourit avec moquerie avant d’ouvrir une nouvelle page blanche, notant lentement : Midori Mishima / âge : inconnu (entre 17 et 25 ans) / profil psychologique : … / Remarquez Eden s’amusait comme il pouvait, et puis, il pouvait toujours envoyer ses informations à Munoto, ça lui éviterait de prendre n’importe quoi : par exemple Tyler Mc Orsen, dans son bâtiment. Goguenard, il se mit à taper, veillant cependant à ce que le garçon ne parte pas en direction de la porte. Dans ce cas-là, il aurait gagné : il aurait fait fuir le lapin. Et le score Hateshinai VS Eden, monterait de 0/1 à 0/2 ! Eden avait déjà fait fuir : Munoto, et Midori. Quand il arriverait à dix, il gagnerait … Le droit de continuer à s’amuser. _________________
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|  | | Midori Mishima Lofteur ( 21 ans )

Inscrit le : 12 Juil 2007 Messages : 97
 | Sujet: Dans la bibliothèque--' Dim 5 Aoû - 23:06 | |
| Assez content d'avoir expédié au mieux et surtout au plus vite le paranoïaque au yoyo, parce que franchement il ne voyait toujours pas OU il avait été agressif, Midori s'apprêtait à repartir dans ses pensées face au livre ouvert devant ses yeux.
Mais pas pour déplorer la perte de la maison familiale cette fois-ci. Juste pour s'auto-congratuler de ce qu'il était parvenu à faire ! Avoir tourné le dos à quelqu'un qui lui faisait des remarques désagréables, et complètement fausses soi dit en passant, sans même avoir attendu qu'on le lui permette ! Il s'améliorait... C'est M. Hatumi, le travailleur social, qui en aurait été content. Enfin un peu, tout en lui disant un truc du genre c'est pas trop tôt !en levant les yeux au ciel. En fait il réalisait avec le recul qu'il l'avait bien aimé ce M. Hatumi, malgré ses longs sermons et ses prises de tête pour le 'secouer un peu'. C'était surtout sa femme qu'il n'avait pas aimé, à toujours le regarder comme s'il était porteur d'une maladie fortement contagieuse. A toujours vouloir presser son mari pour qu'il trouve une solution à 'ce cas', ne voulant absolument pas l'écouter plaider sur les responsabilités qu'il pensait avoir dans toute cette histoire puisque c'était son propre frère qui y était impliqué. Même si Midori concevait parfaitement qu'héberger un japonais blond aux yeux bleus et surtout homosexuel chez soi n'avait rien d'évident.
Il en était là dans ses pensées, ayant oublié depuis un bon moment déjà où il se trouvait et surtout le parano au yoyo, quand il sentit son livre s'arracher de ses mains et reçu une tape dans ses cheveux ! Cherchant ce qu'il pouvait bien se passer, il se retrouva face au paranoïaque. Evidemment ! Bon, cette fois-ci il s'agissait de mauvaise volonté... Mauvaise volonté à quoi, Midori ne le saurait certainement jamais ! Le savait-il lui-même d'ailleurs ?... Mais comme l'adage populaire le disait si bien, il ne faut pas contrarier les fous, ça les rend méchant... Seulement, il embarquait son livre, là. Pour en plus, ne même pas le lire... Pas que lui-même le lisait plus, de toute façon il le connaissait par coeur, mais au moins était-il ouvert ! Et oui, ça faisait une grande différence !
Réfléchissant au moyen de récupérer discretement son bien, il se leva de son fauteuil pour parcourir une nouvelle fois les rayonnages. Et choisit avec un soin tout particulier un autre ouvrage traitant lui aussi de gestion comptable. Mais pas sur son contenu. Juste sur l'épaisseur et la taille.
Puis s'avançant lui aussi vers l'ordinateur, il répondit à la question posée. Au moins avait-il perdu son ton atone qui de toute façon n'avait pas servit à grand chose face à ce déséquilibré mental.
"Deuxième solution. La petite famille. Mais ce n'est pas que pour l'homosexualité, disons que ça a juste fait déborder le vase. Et si personne ne m'aime c'est parce que je suis blond aux yeux bleus. Amen."
Concentré sur ce qu'il allait faire, il avait reprit les termes utilisés par le parano au yoyo sans plus se poser de questions. Puis intéressé, il jeta un oeil sur l'écran devant lui. Mais non, ce n'était rien en rapport à ce que lui faisait auparavant. Ni gestion, ni comptabilité. Juste une fiche d'identité, la sienne, à moitié vide d'ailleurs. Dans un soucis de remplissage d'items, il savait ce que cela faisait de bloquer par manque d'informations, il tendit un doigt devant l'écran à la ligne sur l'âge.
"21 ans. C'est mon âge."
Puis d'un geste précis et rapide, il récupéra son livre en tirant celui-ci hors du jean pour le remplacer aussitôt par l'autre ouvrage. Voilà !... Volume ressemblant, poids identique et même sujet traité. Normalement il ne devrait pas y avoir matière à se vexer. Pour quelqu'un de normal car pour le cas d'un parano qui entendait des voix et qui tenait des fiches descriptives des gens qu'il rencontrait... Mais bon, ça il le saurait bien assez vite ! C'est donc l'échange fait qu'il retourna s'assoir et rouvrit son livre. |
|  | | Eden Indentshi Tougen'kyou ( 29 ans )

Inscrit le : 26 Mar 2006 Messages : 395 Localisation : Un loup peut en manger un autre
 | Sujet: Re: Dans la bibliothèque --' Lun 6 Aoû - 2:16 | |
| « Hm ? »
Le scientifique ne comprenait pas pourquoi le fait d’être blond aux yeux bleus était un phénomène d’exclusion. Ses deux oncles étaient physiquement blonds aux yeux bleus : tellement blonds, qu’on aurait pu croire qu’ils étaient nés albinos comme Akamu Dupreil. Et Kanmi était également blond aux yeux bleus, afin il devait l’être avant la teinture de ses cheveux. Gabriel devait avoir eut les cheveux blonds étant enfant. Au fait beaucoup d’hommes dans l’entourage d’Eden étaient blonds aux yeux bleus,.
Ce petit lapin était très mélodramatique avec son « tout le monde me déteste ». Comment personne ne pouvait l’aimer ? Tout le monde est aimé par quelqu’un. Il suffisait de se pencher en direction d’Eden : il était dur, méchant, calculateur, froid, et pourtant il avait eut divers amours dans sa vie, il avait de nombreux amis, et à foison dans sa famille, on l’adorait. Sérieusement, être aimé c’est facile, le plus dur c’est d’aimer ceux qui nous aiment, et d’être aimé par ceux qu’on aime. Et surtout de ne jamais les trahir.
"Deuxième solution. La petite famille. Mais ce n'est pas que pour l'homosexualité, disons que ça a juste fait déborder le vase. Et si personne ne m'aime c'est parce que je suis blond aux yeux bleus. Amen."
« Je doute qu’on puisse vous haïr simplement sur votre profil physique, qui par ailleurs n’a rien de repoussant. Votre famille certes. Mais vous avez bien des amis, nanni ? »
Adultère ? Peut-être. Mais il fallait être logique, des cheveux aussi clairs, ce n’était pas forcément du à une femme infidèle : seul une prise d’ADN pour détecter le peut biologique pouvait assurer ça. C’était peut-être également une maladie génétique, tel que l’albinos qui retire les couleurs des cheveux et des yeux. La couleur initiale étant le blanc et le bleu/gris, le jeune homme prenait alors ses attribues même si à l’origine son ADN était programmé pour une autre couleur.
C’était tout à fait possible, et tant que scientifique, Eden songeait plus à cette hypothèse qu’à un potentiel étranger venant baiser la femme, et donnant toutes ses caractéristiques à l’enfant, alors qu’il n’en donnait logiquement et rationnellement que 50 % : on ne contredit pas les lois de la nature . Déjà parce qu’il en savait pas l’histoire de Midori, et qu’ensuite, toutes les familles japonaises avaient tendances à se mélanger dans leur propre familles depuis des générations. Au final ça donnait des enfants comme Aki et Kiyoshi, ses oncles, ou comme Kanmi : des personnes ne ressemblant pas à leurs parents. Ce qui dans le cas de ses oncles était faux car leur père était identique à eux mais bon le vrai problème d’origine de cette famille c’est d’être trop radin pour vouloir se marier avec quelqu’un en dehors de la fratrie.
Eden se demanda simplement comment le jeune homme avait fait pour venir derrière son écran sans qu’il n’ai eut le temps de baiser l’écran : en toute logique c’est ce qu’il aurait fait, seulement, qui sait pourquoi, il ne le fit pas, et il obtint l’âge du garçon. Le scientifique, impassible, corrigea son erreur. Rajoutant à la ligne caractère : « tente d’être discret, trop poli, et pense ne pas être aimé à cause de son physique. », puis dans l’histoire « soucis avec sa famille ! »
« Mieux ? »
Comme-ci il s’agissait d’un jeu, le scientifique questionna le lapin, Cela dit, encore fait étrange : le garçon, bien qu’Eden soit assit, avait réussit à mettre la main dans son jean, et a retirer de derrière lui, le livre. Rien que pour ça, il méritait une médaille. Cela dit, non, il ne retourna certainement pas s’asseoir lire comme marquer plus haut. Le regard de l’ancien militaire était devenu menaçant, et d’un geste presque violent, il attrapa le poignet de lapin avant que cette main n’ai pu partir de son pantalon, le pressa, et fit passer le corps par-dessus le sofa le faisant tomber ainsi devant lui sans dureté, mais sans douceur non plus.
*Sale gosse !*
« Ne vous a-t-on jamais apprit à demander avant de vous servir ? »
Reprenant durement le livre. Le scientifique le garda cette fois dans la main, ses doigts se plaçant sous le cou du pauvre petit lapin, avec lesquelles il traça la fine mâchoire, descendant vers la nuque, avant de poser sa main sur cette chétive gorge.
« Remettez vos mains là où il ne faut pas, et je vous tue. » _________________
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|  | | Midori Mishima Lofteur ( 21 ans )

Inscrit le : 12 Juil 2007 Messages : 97
 | Sujet: Dans la bibliothèque--' Lun 6 Aoû - 4:58 | |
| On pouvait haïr quelqu'un sur des traits physiques. Surtout si ces derniers rappelaient à chaque fois que l'on posait les yeux dessus, une honte et un déshonneur portés sur la famille toute entière et surtout sur le nom de cette même famille. Ce n'était pas tant eux-mêmes qui étaient alors mit en accusation mais ce qu'ils représentaient. La marque indibutable d'une faute.
Car faute il y avait eu et surtout preuve vivante de celle-ci. Cet adultère, qui était encore parfois jugé dans certains pays par la mort de la femme coupable sans même qu'il n'y ait besoin de test ADN pour prouver cela, avait bien été avéré. Et si le caractère récessif du gene cheveux blonds-yeux clairs-carnation pale nécessitait bien un apport des deux parents, à cause de ce même caractère récessif, il avait aussi la particularité de sauter des générations entières avant de réapparaître. Et comme dans toute maladie génétique, ce gene présentait une tare. En effet, c'est ce gene qui déterminait la chromatine présente dans les cellules, substance qui avait la particularité de protéger l'organisme des rayons nocifs du soleil. Et comme tous les blonds, Midori présentait cette tare et manquait de chromatine.
"Ce n'est pas mon physique en lui-même qui est repoussant mais ce que je suis. Ce que je représente aux yeux de ma famille. Ce déshonneur qui leur est sans arrêt rappelé dès qu'ils posent les yeux sur moi."
Avec un petit haussement d'épaule, il pensa à une de ses lectures de littérature classique.
"Dans la tragédie grecque, Oedipe s'est crevé les yeux pour ne plus avoir à voir son crime, l'inceste qu'il avait commit avec sa propre mère. Mais ma famille s'y est juste prit autrement, c'est tout. Quand aux amis, je n'ai jamais eu l'occasion d'en avoir, ce qui n'est en rien étonnant."
Puis il lit les modifications apportées à sa fiche descriptive, ce qu'il trouvait d'un point de vu extérieur presque aussi bizarre que sa propension à se fondre dans le décor.
'Tente d'être discret' aurait gagné à être remplacé par discret tout court. 'Trop poli', comment pouvait-on être trop poli ? C'était pour le moins étonnant comme remarque mais bon... 'pense ne pas être aimé à cause de son physique', ça il avait expliqué ! Et enfin 'soucis avec sa famille !', là il pouvait carrément écrire tout autre chose !
"Là vous pouvez mettre 'renié par sa famille !' C'est plus exact comme cela."
Par contre, il ne comprit pas du tout ce qui se passa par la suite. Il avait seulement voulu tirer le manuel qui n'était donc pas un livre de poche et qui donc dépassait forcément de la ceinture du dos de son jean, surtout assis. Il n'avait donc pas eu besoin de mettre la main dans le jean, ce qu'il n'aurait jamais osé faire, et pensait l'avoir fait suffisament discretement. Alors qu'il avait sans nul doute effleuré le bas du dos avec celle-ci car il n'eut jamais la possibilité de remplacer son livre par l'autre.
Il se retrouva allongé sur le sofa après avoir voltigé dans les airs, le livre qu'il tenait en main ayant lui aussi valdingué mais par chance pas sur sa tête ou pire sur celle de son agresseur. Ne comprenant absolument pas ce qu'il s'était passé, il resta les yeux écarquillés et la bouche entrouverte alors que les menaces parvenaient à se frayer un chemin dans toute la stupeur qu'il ressentait.
Ce n'était pas un gentil parano aux manies bizarroides mais bel et bien un fou dangereux en liberté. Et qui comptait le tuer. Ayant une conscience accrue de la main de celui-ci sur sa gorge, il se rendit compte qu'il s'en fichait un peu. Beaucoup même... Pas très normal comme réaction, ça... Il était sur que M. Hatumi se serait encore prit la tête dans ses mains. Pas très normales aussi comme dernières pensées, ça !
"Je voulais remplacer mon livre par un autre, c'est tout... Vous allez me tuez ? C'est juste pour savoir. Après tout, je m'en fiche un peu... C'est quand même pas très normal..."
Au moins s'en rendait-il compte. Même s'il était encore une fois déconnecté de ce qu'il se passait réellement, complètement perdu dans ses prises de conscience. |
|  | | Eden Indentshi Tougen'kyou ( 29 ans )

Inscrit le : 26 Mar 2006 Messages : 395 Localisation : Un loup peut en manger un autre
 | Sujet: Re: Dans la bibliothèque --' Lun 6 Aoû - 16:14 | |
| [--' J'ai loupé le train qui devait me conduire en vacance ! Je vais prendre le second <3 Cela me permet de donner une réponse. Mais je ne serais pas là avant deux semaines, je pense donc si tu veux faire partir ton personnage, je comprendrais.]
Non, on ne hait pas sur le physique. Si quelqu’un ne supporte pas les personnes obèses c’est le reflet, l’image, car la peur, ou la honte, font naître la haine. Sur cette famille c’est la honte d’avoir pu être trompé par une femme. Seulement être haït par sa famille ne signifie pas être détesté par tout le monde. Il y aura toujours quelqu’un pour nous aimer, un homme, une femme, un animal même. Il suffit de voir les tueurs psychopathes, violeurs, qui vont être donnés à mort aux Etats-Unis et qui pourtant ont des hordes de fans. Seulement on est toujours mal aimé, c’est une réalité. Peu de personnes sont aimés pour ce qu’elles sont. Les parents jugent, la famille fait de même, les amis ne nous connaissent pas toujours bien. On a tant et tant de facettes. C’est être humain. Dans l’étude du comportement humain, Eden avait toujours été bon. A l’école, il devait être un des meilleur. Peut-être parce qu’il savait, au fond de lui-même, depuis toujours, qu’on ne peut pas simplement porté un jugement sur soi-même. Le caractère, le physique, notre voix même, tout est déformé ! On n’est pas ce qu’on pense être, on n’est pas non plus ce que les autres voient de nous. On est tout simplement. Lui, il est Eden. Personne n’a le droit de le juger même pas sa famille ! Et si quelqu’un le rejette, Eden n’en tirera aucune peine. Seulement, c’est stupide. Tout est stupide.
Et ce n’est pas parce que dans le centre de l’Atlas, on lapide les femmes qui sont adultères, que certaines sont enterrées vivantes avec leur mari décédé, ou qu’on mutile le corps des petite fille qu’il faudra penser que la victime est détestée. Elle ne l’est pas. C’est juste pour l’exemple, parce que c’est écrit dans la loi. Comme dans le temps, dans les pays européens, les hommes avaient le droit de cuisages sur leurs employés. Qu’ils pouvaient les violer en toute l’égalité. Ce qui est vrai n’est pas forcément ce qui est fait.
Qu’importe. Absence de mélanine dans le code génétique. Cela n’est absolument pas du à un adultère mais bel est bien à une maladie génétique nommé l’albinisme : deux tigres roux du Bengale peuvent donner un tigre blanc albinos. Le scientifique ne connaissant rien de la vie du lapin, il ne pouvait deviner qu’il y en avait vraiment eut un. Lui, il était comme la police : en cas de doute, il considérait qu’il n’y avait pas de crime. Cela dit, la situation de Midori était ridicule : la famille aurait mieux fait d’abandonner l’enfant à la naissance, ou d’utiliser l’option de la maladie, ou n’importe quelle autre solution. C’était ce qu’Eden avait fait. Si on ne veut pas d’un enfant, on ne le garde pas ! Et c’est tout. DONC : non, il n’est pas nécessaire d’avoir un apport des parents. Explication : en toute logique, un enfant reçoit 50%, 50% de ses deux parents. Seulement dans un cas sur quarante mille, sauf erreur de mémoire de ma part, il y a une erreur lors des premières séquences de reproduction de l’embryon : la production de mélanine est stoppé, et même si dans le « code barre génétique » l’enfant est noté brun aux yeux marrons, il naîtra blond aux yeux bleu, ou blanc ou yeux gris, car un chromosome a été déficient. Certes : Eden n’avait aucune idée de si le jeune homme était albinos – accident génétique – ou leucistite qui est une particularité génétique du à gène récessif que donne une couleur blanche au poil et donc : qui laisse les yeux de la bonne couleur. Dans ce cas-là, si aucun membre de la famille à les yeux bleus, ce serait peut-être une preuve – et encore. Seulement, les leucistites n’ont aucun problèmes : ainsi les vrais tigres blanc du Bengale n’ont pas de soucis avec le soleil.
Si Midori ne supporte pas le soleil, il est albinos. Une autre preuve serait qu’il a du problème de vision, parfois. Si au contraire, il peut bronzer. Par exemple, le secrétaire d’Eden avait des cheveux très blanc, presque gris, et des yeux de la même couleur. Seulement lui, il était en permanence malade sans le voir, forte fièvre, problème de sang qui ne coagule pas, hypersensibilité de la peau. Ce n’était absolument pas du au fait que sa mère soit adultère. Il a simplement une albinos partiel, accentué par un leucistes aigu ! C’est la malchance du gamin !
"Ce n'est pas mon physique en lui-même qui est repoussant mais ce que je suis. Ce que je représente aux yeux de ma famille. Ce déshonneur qui leur est sans arrêt rappelé dès qu'ils posent les yeux sur moi."
« Hm ? Voulez-vous dire que ce que vous êtes c’est ce que votre famille voit de vous ? Déshonneur ou pas, votre famille vous à jeter. Certes. C’est malheureux. Mais réveillez-vous, ils n’ont jamais posés les yeux sur vous. Réellement. Sinon, vous ne seriez pas ici. Si votre famille vous a gardé et croit encore aux vielles traditions japonaises, c’est qu’elle fait, ou a fait, partie, des anciens nobles, hors aucun noble n’accepterait qu’un membre de sa famille : exclus, rejeté, ou non, n’aille dans un loft pour gay. Ce serait porté la honte sur toutes les personnes portant le même nom ! »
"Dans la tragédie grecque, Oedipe s'est crevé les yeux pour ne plus avoir à voir son crime, l'inceste qu'il avait commit avec sa propre mère. Mais ma famille s'y est juste prit autrement, c'est tout. Quand aux amis, je n'ai jamais eu l'occasion d'en avoir, ce qui n'est en rien étonnant."
« … »
Il lui parle de quel ouvrage d’Oedipe ? Il a dit grecque. Bien, alors ça doit être celui de Sophocle. Œdipe roi, une œuvre datant de … 427 avant Jésus-Christ ? A quel moment exactement le gamin s’était dit qu’au vingtième siècle, on pouvait se comparer à la vie d’autrefois ? Non, car à la limite, là, on pourrait aussi l’informer qu’on interprète ça comme on veut. Dans un thèse que j’ai écrit, j’ai tenté de prouver que la raison pour laquelle il fait ce geste inconsidéré est tout autre à celui qu’on le pense. [Rhô ! Je retourne sur les bancs de l’école *soupire* souvenir.]
« Si vous voulez piocher dans la littérature européenne, prenez l'inceste d’Angot. »
1999. C’est tout de même plus d’actualité. Pas qu’Eden n’aime pas le théâtre mais ce n’est parce qu’il séduit tous les hommes, et les femmes, qu’en touchant une statue de pierre, il va mourir comme dans Don Juan.
"Là vous pouvez mettre 'renié par sa famille !' C'est plus exact comme cela."
« Hm. »
Il ne marqua rien. Eden ne note que ce dont il est certain. Il n’ira pas juger le comportement de la famille de Midori en ne la connaissant pas. Ce serait ridicule et très peu scientifique de sa part. Midori pouvait très bien être un sale menteur, qui avait trahit sa famille, et qui s’était enfuit.
--‘ On a déjà tenté de retirer un livre dans le dos d’un militaire assit sur un sofa ? Qu’il soit sortit ou non, je peux vous assurer pour l’avoir vécu, qu’aucun d’entre eux, ne supportent ne serait-ce simplement le fait qu’on puisse avoir penser lui prendre quelque chose. Et d’autant plus quand c’est un gamin qui tente de vous le faire, alors que vous avez déjà, à deux reprises reprit l’objet.
"Je voulais remplacer mon livre par un autre, c'est tout... Vous allez me tuez ? C'est juste pour savoir. Après tout, je m'en fiche un peu... C'est quand même pas très normal..."
Qui est le plus fou des deux ? Le trentenaire qui menace de tuer, ou le lapin qui ne craint pas la mort. Pas même un sursaut d’anticipation, ou de peur ? Ca, c’était louche. Tout le monde à peur de la mort ! Tout le monde. Ceux qui disent le contraire, sont les pires, des lâches, tout au plus. Des imbéciles, dans la plupart des cas. De fous, dans le plus amusant des cas. Ca, ça n’amusait pas Eden ! Pas qu’il serait amuser de voir le jeune homme trembler : il aurait eut honte de son comportement agressif. Mais ce qui ne l’amusait pas, c’est qu’on n’ait si peu de cas de la vie. Lui, il s’était battu pour survivre. Enfant, après avoir été enlevé idiotement en sortant d’un cinéma. Adolescent, dans le campus de St Raphaël, contre Daniel David, et contre d’autre. Jeune homme dans le centre militaire, où il avait du apprendre à tuer, et où il avait tuer ! Où on lui avait apprit qu’il valait mieux mourir que se rendre. On combat pour quoi ? Pour la patrie chef ! Vive l’empereur chef ! La mort plutôt que la honte. Contre son militaire, et puis en devant le pdg d’une multinationale. Mais il n’était le seul à se battre pour survivre, et vivre : Munoto, Kamni, et même Tyler. C’était ça leur valeur : avoir conscience d’être humain.
« T’es pathétique ! Tu es déjà mort, lapin. »
Il reprit le livre, là où il était, le balançant sur le gamin avant de baisser son ordinateur, commençant à ranger ses affaires.
« Si tu ne comprends pas la valeur de la mort, jamais tu ne comprendras la valeur de la vie. Et je ne suis pas fou, le seul ici qui l’es, c’est toi, à croire qu’on puisse te rejeter éternellement par ton apparence, et à vouloir vivre cacher des hommes. Cesses d’être dépendant des autres, gamins, assumes-toi, car si tu te fiches d’être en vie, d’autres auraient le mérite de l’être ! »
Eden ne le supportait pas. Cette façon d’ignorer l’existence ! Bordel ! Aki était mort en voulant être vivant, son oncle ressemblant un peu à ce gamin, bien plus grand, plus mince, et avec des cheveux plus longs, mais dans l’ensemble physique, ils se ressemblaient mais bon dieu ! Son oncle avait des sentiments. Tout le monde en a ! Une coquille vide, ça ne sert à rien. C’est juste bon à être sauté, puis à être jeté. Ou à être protégé comme une femme qui n’a pas comprit que la libération existe. _________________
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|  | | Midori Mishima Lofteur ( 21 ans )

Inscrit le : 12 Juil 2007 Messages : 97
 | Sujet: Dans la bibliothèque--' Mer 8 Aoû - 16:57 | |
| Bon... De toute évidence, il était tombé sur un deuxième M. Hatumi. Le genre à aimer s'écouter parler, faire de long sermons ennuyeux au possible, donner des conseils qui forcément ne pouvaient qu'être bons puisque c'était lui qui les donnait, et surtout jugeait les autres. Donc Midori, pas contrariant pour un sou, écouta. Et ne fit que ça. Bref, ça rentrait d'un côté et ressortait aussitôt de l'autre...
Jusqu'à ce qu'il dise un truc qui l'aurait certainement fait éclater de rire s'il avait été tout seul dans la pièce. Ce qui n'était malheureusement pas le cas, donc il ne fit qu'ouvrir plus grand ses yeux tout en se mordant l'intérieur des joues. Système qui fonctionnait généralement assez bien. Car...
Bien sur que non que personne de sa famille ne savait qu'il était là ! Il était sur qu'effectivement M. Mishima se serait étouffé d'indignation. Pour le moins ! Après tout, celui-ci l'avait juste mit à la porte. Ne se préoccupant absolument pas de la suite. Et il n'allait quand même pas retourner là-bas pour lui demander la permission de se loger ici ! Permission qu'il n'aurait jamais obtenue et d'ailleurs, il était persuadé qu'on ne lui aurait même pas la porte.
Donc c'était vraiment du grand n'importe quoi ! Et c'est sur un ton où perçait légèrement, mais alors très légèrement, toute la bêtise d'une telle remarque qu'il y répondit.
"Bien sur que ce n'est pas ma famille qui m'a déposé ici. Ca semble évident, non ? Bien que ce serait un truc marrant à leur dire, juste pour voir leur réaction ! A condition que je sois à des milliers de kilomètres d'ici... Et de toute façon puisqu'ils m'ont mit à la porte, je ne vois pas pourquoi j'irai leur rendre des comptes."
C'était clair et net. Car il pouvait maintenant regretter de ne plus y être là-bas, et Dieu sait s'il le regrettait vraiment, il n'en était pas moins qu'il n'y était plus. Et qu'il devait faire avec ! Et ça c'était bien une des seules choses qu'il avait retenu de tout ce qu'il avait entendu de M. Hatumi.
Quand à sa précision sur le reniement de sa famille, elle ne fut même pas entendue. Comme quoi il n'était pas le seul à avoir une écoute sélective...
Mais lui, la seule chose qui lui importait pour l'heure était son livre. Ce qui lui valu un beau vol plané... Et un autre sermon déjà entendu aussi. Il pourrait au moins innover ! C'est vrai quoi, c'était lassant à force d'entendre toujours les mêmes choses...
Bien que ce n'était pas vraiment ça le problème. Juste que là-bas la vie était morne et simple. Il connaissait les règles, et comment les détourner à son avantages. Il vivait un peu, beaucoup par procuration à travers ses soeurs comme on lirait un livre pour se projeter dans un autre univers. Mais lui était tranquille dans son coin dans son médiocre simulacre de vie dont il avait apprit à se contenter et surtout à en tirer les avantages. Et depuis qu'il avait tenté de vivre réellement par lui-même, se laissant aller à tester quelque chose de lui-même, rien n'allait plus.
Il avait juste voulu essayer, juste une fois l'effet que cela faisait de se sentir important et surtout vivant aux yeux de quelqu'un. Et depuis c'était la descente aux enfers. Ca faisait mal. Entre vivre les choses à travers ce que ses soeurs laissaient échapper et les vivre réellement lui, il y avait un gouffre. Surtout qu'il s'était retrouvé à devoir faire face à tout cela du jour au lendemain. Alors on pouvait bien lui faire des sermons en tout genre, ce n'était certainement pas cela qui allait l'aider à moins se faire mal !
Alors oui, lui ne méritait pas de vivre. Et d'autres mourraient alors qu'ils auraient bien voulu vivre encore. Eh bien lui, était tout prêt à échanger ! Seulement, ça ne marchait pas comme ça...
"Oui je sais tout ça... Vous avez rien d'autre de nouveau à me dire, juste pour changer un peu... C'est si facile de critiquer. Très facile même, la solution de facilité. Ca me plait pas alors je t'en met plein la tête... Et je m'en vais en te laissant dans ta merde, tout en rajoutant une couche de mépris supplémentaire hein, pour faire bonne mesure."
Au moins M. Hatumi avait eu l'honnêteté de se remettre en question. Il avait eu droit à ses sermons oui, mais aussi à une chose inestimable. De la compréhension. Mais bon, on pouvait être plus âgé et complètement immature. C'était tellement plus facile de juger les autres.
Au moins avait-il récupérer son livre ! Et finalement c'était bien tout ce qui comptait, surtout que le parano de service semblait vouloir quitter les lieux. Que demander de plus...
[Ca ne me dérange pas du tout de t'attendre. Midori, reste là !] |
|  | | Eden Indentshi Tougen'kyou ( 29 ans )

Inscrit le : 26 Mar 2006 Messages : 395 Localisation : Un loup peut en manger un autre
 | Sujet: Re: Dans la bibliothèque --' Sam 25 Aoû - 18:58 | |
| [Merci d’avoir attendu.]
Lui ? Assistant Social ? Ho mon dieu, heureusement que non. Vous ne vous imaginez pas ce qui serait arrivé s’il avait fait ce métier-là pour une raison saugrenue. Eden aurait pointé un couteau à la gorge du père alcoolique le menaçant de le tuer la prochaine fois qu’il toucherait à son gosse. Il aurait cassé la figure à celui qui sortait acheter de la drogue au lieu de la bouffe, et il aurait tué le violeur qui osait affirmer que l’enfant de dix ans l’avait séduit. Certainement même qui lui aurait enfoncer un revolver dans le cul avant de tirer. Oui ! C’est affreux, mais Eden n’est pas étiqueté : gentil. Jamais ! Jamais ce boulot, il n’écouterait pas les raisons de la femme battant son enfant, et n’aurait aucune pitié même pour une ancienne victime.
"Bien sur que ce n'est pas ma famille qui m'a déposé ici. (…) je ne vois pas pourquoi j'irai leur rendre des comptes."
Eden sourit avec douceur en l’entendant affirmer que sa famille ne savait pas où il était. C’était certainement faux, malheureusement. Aucun père de famille n’abandonnerait son gosse. Ho ! Ce n’était pas par amour, mais Midori était un danger en soi : un fils, un héritier, et il fallait le surveiller certainement pour vérifier qu’il ne menaçait pas la grande et belle famille de noble.
Cependant ça il ne le dit pas, et perdit en deux secondes son sourire doux. L’enfant le verrait par lui-même le jour il tomberait amoureux. Il verrait sa famille lui tomber dessus, lui ordonner, et s’occuper de son avenir : juste pour être sûr qu’il restera dans l’ombre, qu’il en finira pas sur le devant de la scène. Imaginez un instant, la scène qui se jouait dans la bibliothèque se jouant ailleurs : dans un café par exemple. Et qu’un photographe prenne la scène … Seulement le jour où Midori sera amoureux, sera-t-il encore comme maintenant ? Faible et dépendant ? Alors ce sera à l’amant de subir. Eden le plaignait déjà … Tristement. L’amour c’est protégé, des deux cotés … Ca se rencontre peu de nos jours.
Quoiqu’il en soit, ce n’était pas le problème d’Eden : heureusement ! Il avait bien d’autres soucis. Pas vraiment avec sa famille : Eden avait une famille adorable, ses cousins, cousines, oncles, et tantes de seconds degrés l’admiraient, lui écrivaient des cartes postales et l’invitaient sans cesser. Et Eden était un monstre avec eux. Il ne leur parlait pas, il les ignorait. Il marchait sur le fil de sa vie avec dans une main un parapluie pour les chatons pleurant, et dans l’autre une souris dansante. Les autres, il ne s’en occupait pas. Sa famille ? Peu importe. Il ne l’a pas choisit, Eden n’aime pas être contraint.
Alors là, c’est lui le monstre. Est-il un monstre ? Oui. Il le sait. Ca l’amuse. Le grand méchant loup qui souffle, qui souffle, qui souffle. Et dis-moi petit lapin, mon Usagi, ton cœur est fait de quoi ? De paille, de bois, ou de brique ? Dis-moi. Car vois-tu, si Eden est le méchant loup, et Usagi la boucle d’or, la vie n’est malheureusement pas un conte de fée.
"Oui je sais tout ça... Vous avez rien d'autre de nouveau à me dire, juste pour changer un peu... C'est si facile de critiquer. Très facile même, la solution de facilité. Ca me plait pas alors je t'en met plein la tête... Et je m'en vais en te laissant dans ta merde, tout en rajoutant une couche de mépris supplémentaire hein, pour faire bonne mesure."
Eden baissa un regard noir sur le jeune homme nommé Midori. Il eut un sourire carnassier et se rapprocha dangereusement pour être près de lui son regard devant un brin moqueur et provocateur.
« Autre chose à dire ? Hm. Ca vous ennui que je parte ? Vous vouliez que je reste … avec vous ? »
D’un geste brusque Eden se saisit des deux mains du lapin, les gardant vers le bas, son regard noir scrutant le visage du petit Usagi. C’était troublant, il ressemblait un peu à Jaak, un peu à Aki. Et il souhaitait mourir ? Ou n’en avait rien à faire ? Un petit cou si fragile. Il lui suffirait de monter sa main, et il le briserait si facilement …
Le visage froid le scientifique scrutait le jeune homme, il remonta ses mains au-dessus de sa tête, le soulevant un peu pour le voir de plus près.
« Vous êtes pitoyable. Changeons mes dires … Usagi. Dites-moi … » Toujours maintenir les doigts. Si fragile … Mon dieu comment un gamin avec des idées si stupides pouvait-il vivre ? Il allait finir par se faire tuer, pire violer. Pauvre gosse … Car ce n’était qu’un gosse. Avec des petits yeux bleus, des cheveux blancs, et une assurance qui n’allait pas avec son silence et son évasion.
« Que comptez-vous faire ici ? » Continua Eden, glissant sa main libre sous le haut du garçon sans lui en demander son avis, le maintenant toujours aussi solidement. « Rester seul ? Mais vous ne pourrez rester éternellement seul, n’est-ce pas ? Trouver des amis ? Aussi blessés que vous et pleurer sur vos peines … » Son doigt pressa le téton du garçon, son attention se portant sur le visage de cet homme, adulte, et pourtant si gamin. « Ou trouver un amant, qui vous protégera, ainsi vous resterez faible, et lui fou amoureux de vous, vous protégera jusqu’à ce qu’à bout de force, il ne se meurt … Ou que l’amour qu’il a pour vous ne se meurt … »
La main descendit, défaisant le pantalon. « Ou bien … comptez-vous rester dans les souvenirs de ce livre. » Les doigts pressèrent le sexe, jusqu’à pouvoir le faire réagir. « Qu’importe. Seulement ne me prenez pas pour une âme charitable, ou un vieil sermonneur. Fou. Peut-être, mais, votre beau visage ne vaudra jamais rien si vous êtes aussi noir à l’intérieur. Vous m'avez mal comprit : vous êtes détestable car vous refusez de mordre et que vous restez cacher comme un lâche. Pensez-vous êtes le seul à avoir souffert de la vie ? Crétin., Si vous ne voulez pas être manger tout cru … ne vous mettez plus jamais sur mon chemin. »
Il le relâcha. Sourit, enfin. Son grand sourire devenant plus que moqueur : « Puis-je partir maintenant sans une autre phrase de votre part à mon égard ? » _________________
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|  | | Midori Mishima Lofteur ( 21 ans )

Inscrit le : 12 Juil 2007 Messages : 97
 | Sujet: Dans la bibliothèque--' Dim 26 Aoû - 0:46 | |
| C'était quoi ça ? Le parano au yoyo n'était pas censé partir là ? Alors pourquoi tout d'un coup celui-ci se rapprochait de lui comme ça ? Et surtout si près... Non parce que la porte, elle était de l'autre côté !
Un peu... Non, très mal à l'aise sous le regard scrutateur de l'autre cinglé au yoyo, il répondit d'une voix qui si elle était mal assurée, faisait preuve d'une sincèrité flagrante dans la tonalité.
"Non, vous pouvez partir ! Ca ne me gêne pas, mais alors pas du tout..."
Il aurait eu presque envie de dire qu'il préférait même... Mais là, à le voir si proche de lui, il le sentait pas trop. Au moins avait-il toujours un minimum d'instinct de survie, de temps à autres. Ce qui était un peu rassurant quelque part, mais que celui-ci se réveille à ce moment précis l'était nettement moins...
Pourquoi avait-il la désagréable impression d'être un papillon épinglé sur une planche sous les yeux d'un scientifique fou ? Et surtout, comment se devait-on de réagir dans un tel cas ? Juste pour ne pas empirer une situation qu'il ne maitrisait pas du tout là...
D'ailleurs c'était tout à fait ça, ne rien maitriser... Il se retrouva sans trop qu'il comprenne comment il en était arrivé là, les mains prit dans un étau de fer. Et véritablement sous l'examen minutieux d'un cinglé ! Cinglé, qui pour ajouter à la bizarrerie de la situation, le vouvoyait en plus. Ce qui était presque incongru tant...
Euh, c'était quoi cette question complètement idiote ? Que comptez-vous faire ici ? Bah, essayer de s'en sortir, ce ne serait pas mal non ? Et déjà commencer pas dégager ses mains, s'il pouvait y arriver... Visiblement, non.
Donc répondre à la question. Parce que ce qu'il lui sortait, que ce soit l'amour ou l'amitié, était on ne peut plus éloigné de ses préoccupations actuelles. Bien que franchement, il ne voyait pas du tout ce que ça pouvait bien lui faire que de savoir ce qu'il comptait faire maintenant... Mais n'étant pas contrariant de nature, surtout lorsqu'il était maintenu ainsi, Midori répondit aimablement. Des fois que ça jouerait en sa faveur...
"Je pensais plutôt à envisager sérieusement un avenir professionnel. C'est M. Hatumi, le travailleur social, qui a dit que c'était important..."
Comme quoi, quoi qu'il en dise, il en avait quand même retenu quelque chose des longs sermons que ce dernier lui avait servit !
Mais il lui faisait quoi là ?! C'était quoi, ça ?! C'est un regard véritablement affolé qu'il lança au parano qui le maintenait dès qu'il sentit la main de celui-ci s'enfiler sous son tee-shirt. Regard affolé qui passa à carrément paniqué quand la main descendit à son entrejambe pour déboutonner son jean et le toucher. Alors même qu'il se débattait en vain pour échapper à la poigne de fer qui le maintenait.
En tout cas, il ne se fit pas prier pour expliquer ce qu'il en était avec toute la bonne foi qu'il était possible de faire, et s'il ne le cria pas c'est juste parce qu'il n'en avait pas l'habitude.
"Je n'ai jamais dit que j'avais souffert de ma vie dans ma famille ! C'est ici que c'est dur. En plus, où vous avez vu que je suis beau ?!... Et arretez ça ! Je ne veux pas que ça recommence encore, rien que pour un connard de type qui me lachera dès que ce sera chaud pour ses fesses !"
Et là, il paniquait réellement. Surtout que toutes ses tentatives pour se sortir de là s'avéraient totalement infructueuses. Déjà, il se sentait réagir alors que la situation lui rappelait bien trop ce qu'il avait vécu avec Hatumi à son goût. Et surtout, n'importe qui pouvait entrer à n'importe quel moment dans la pièce. Ce qui le ferait automatiquement revivre, car il était bien incapable d'imaginer que ça puisse se passer autrement, le scénario catastrophe de sa mise à la porte de la demeure familiale.
Dès qu'il se sentit laché, il referma vivement son pantalon en tirant son tee-shirt dessus. Puis se reculant sur le sofa, jusqu'à arriver à l'accoudoir sur lequel il grimpa à moitié, il imprima parfaitement ce que le parano voulait dire. Le genre de type à vous chercher des noises dès que quelque chose ne lui convenait pas. Un deuxième M. Mishima ! Super, vraiment...
Du coup retrouvant tous ses réflexes, il ne pipa mot et les yeux braqués sur le parano, il acquiessa d'un signe de tête à sa question qui n'en était pas vraiment une de toute façon. Quand il disait que ce type était un second M. Mishima... Et c'est donc toujours sans le lacher des yeux, qu'il voulu agrandir sa distance de sécurité avec lui. Se reculant davantage, il arriva forcément par rencontrer le vide et tomber plutôt maladroitement en voulant se retenir.
Se frottant le coude qui avait rencontré plutôt durement le sol, il se dit que la situation ne pouvait pas être pire. Et que donc, forcément, tout ne pourrait aller que mieux, n'est-ce pas ? |
|  | | Eden Indentshi Tougen'kyou ( 29 ans )

Inscrit le : 26 Mar 2006 Messages : 395 Localisation : Un loup peut en manger un autre
 | Sujet: Re: Dans la bibliothèque --' Dim 26 Aoû - 2:17 | |
| Le scientifique glissa sa main sur son pantalon et leva les yeux au ciel. Si quelqu’un était rentré, il en aurait eut rien à faire. Sauf peut-être si ça avait été Kanmi, ou Jaak, il les auraient provoqués car c’était dans sa nature. Car il était fatigué parfois de n’être qu’un robot froid, et qu’il passait d’insensible à moqueur. Seulement à cet instant c’était surtout une leçon qu’il venait donner au jeune homme et un avertissement : qu’il ne le cherche pas, ou il le trouverait mais foi d’Eden il ne lui laisserait pas une seconde chance.
Assit sagement sur le bord de la table, il attendait que l’idiot se calme pour pouvoir partir quand soudain un déclic se fit dans sa tête de génie un peu cinglé pour rire du malheur d’autrui.
« Vous recherchez un travail ? Je recherche un secrétaire. 890 983 yens par mois* avec supplément les jours de fêtes, fériés, et la nuit et comme les européens un treizième mois. Mais vous devez être disponible de jour comme de nuit, à n’importe quelle heure, et capable de faire n’importe quel travail, même compliqué et peut-être en dehors de vos fonctions. Pas de questions, pas de fouinard, pas de magouilles. J’ai déjà un secrétaire mais il est débordé et … »
Peu compétent ? Non. Eden adorait Akamu et même si le chaton blanc était stupide, désordonné, nul en comptabilité, le scientifique ne le dirait pas. Il pouvait lui aussi être mauvais joueur, tout comme il n’accepterait jamais qu’on critique le chaton. C’était un peu comme un fils par connexion et celui qui oserait lui faire du mal, se ferra tuer sur le champs.
« … Si ça vous intéresse, je pose sur la table mes coordonnés. Réfléchissez, même si vous me détestez, cette occasion ne vous sera présenté qu’une fois et elle n’est valable que jusqu’à … » Eden regarda sa montre avant d’hocher de la tête : « ce soir, minuit. »
*5833 virgule quelques choses en euro.
Déposant son nom, prénom, et coordonnés sur la table, Eden quitta enfin la bibliothèque. Il aurait volontiers continuer d’amuser le garçon mais … Au fond, Eden lui en voulait : de se trouver laid. Il était loin d’être laid, et était tout à fait séduisant. Il était du stéréotype qu’Eden avait toujours aimé : Aki, Kanmi et Jaak. Des blonds aux yeux bleus, des mignons petits animaux de la forêt … Des chats et des lapins, de quoi faire un régal pour le loup qu’il l’était.
Il verrait. Si le gamin téléphoner ? Il le prendrait. Il ne tiendrait pas deux jours de toute façon, à part Akamu, aucun n’avait tenu plus d’un mois. C’était un travail trop dur que de s’occuper de la gestion de l’argent, des rentrées et des sorties d’une multinationale comme lui. Surtout qu’Eden était loin d’être le plus gentil des patrons et qu’il demandait toujours à ses employés de faire dix choses à la fois mais … Rassurez-vous, il ne leur demande pas de passer sous le bureau. Ou juste pour s’amuser. Quoique … Mais non. Il n’est pas comme ça le Eden, il aime bien se moquer mais il n’est pas un violeur.
> *A finit, à plus, parti, ect*
> Mais où ? Bonne question. Quelques part –‘ peut-être ailleurs, là ou ici. J’éditerais au pire. Le cinema _________________
Dernière édition par le Sam 1 Sep - 17:03, édité 1 fois |
|  | | Midori Mishima Lofteur ( 21 ans )

Inscrit le : 12 Juil 2007 Messages : 97
 | Sujet: Dans la bibliothèque--' Dim 26 Aoû - 5:56 | |
| Non, Midori était certain que la situation ne pouvait pas être pire que cela. Il y avait forcément des limites à tout. Et donc à ce qu'il vivait en ce moment aussi. Bien qu'il fallait croire que non...
Voilà que le parano partait dans un autre de ses délires. Sauf que là, Midori reconnaissait parfaitement et le ton, et les tournures de phrases d'un homme d'affaires. Après tout, il avait assez cotoyé ceux-ci au cours des diners d'affaires qui rendait sa présence obligatoire à la table familiale pour ne pas se tromper là-dessus.
Le parano ne plaisantait pas. Il lui proposait bien un travail rémunéré, chose totalement nouvelle pour lui du moins pour la rémunération, sans même chercher à savoir s'il avait les diplômes adéquats et surtout après l'avoir balancé sur le sofa, l'avoir traité de tous les noms et même... Euh, bref. Valait mieux pas y repenser !
Tout ça avec un salaire à gros chiffre, puisque Midori n'ayant strictement aucune idée de la valeur de l'argent, se limitait donc à la valeur mathématique des nombres. Bien qu'il aurait préféré et de loin, qu'on lui propose un bureau bien à lui où il aurait pu s'y enfermer tranquillement.
En fait, il aurait sans nul doute accepté sur le champs. Et à n'importe quelle condition. Après tout, il n'avait jamais été rémunéré par sa famille tout en étant serviable et corvéable à merci. Ca pour être disponible, il l'était ! Là, on lui demandait juste de faire exactement la même chose pour... de l'argent. Oui, bon...
Restait les choses en dehors de sa fonction. Là, c'était déjà plus délicat. Parce que mine de rien, à part la comptabilité, il devait avouer qu'il ne savait pas faire grand chose...
C'est donc les yeux ronds, encore surprit de la tournure des événements qu'il le regarda poser sur la table sa carte de visite. Et ne broncha pas de tout le temps qu'il resta dans la pièce avec lui. Ce n'est qu'une fois seul que Midori souffla de soulagement tout en levant les yeux au ciel. Enfin seul...
Son regard se posant sur la carte, il la prit pour la faire tourner entre ses doigts alors qu'évidemment elle tombait par terre. Au moins savait-il le nom du parano maintenant. Bien qu'il se trouvait bien embêté à présent. Parce qu'il allait devoir prendre une décision. Et lui, prendre une décision, il n'avait jamais trop fait... Pour le coup, il la ramassa et la glissa au fond de sa poche. D'ici minuit, il aurait peut-être une illumination quant à quoi répondre à ça !
Mais là pour le moment, il allait éviter toutes les autres pièces du loft. Parce qu'entre la cuisine et la bibliothèque... Donc le jardin. C'était très bien ça, le jardin. C'était dégagé, on pouvait voir arriver quelqu'un longtemps à l'avance, et suffisament vaste pour faire en sorte d'éviter ces rencontres justement. |
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