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 Coquillages et Crustacés [Réservé]Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Emrick Sullivan
N'Em a Mun ( 20 ans )



Age : 20
Inscrit le : 19 Déc 2005
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MessageSujet: Coquillages et Crustacés [Réservé]   Jeu 16 Aoû - 17:43

[Dsl, c'est court... manque d'inspi en ce moment ¬¬ Par contre, si l'ava ne te plait pas, je remettrais l'autre ♥]
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Emrick n’avait absolument rien contre le faite d’aller à la Plage. Le soleil commençait doucement à décliner et le jeune homme pensait trouver la plage à (a peut prêt) dix minutes du Loft… que ne fut pas sa déception lorsqu’il vit le panneau PLAGE 150 KLM. Il s’était arrêté devant le panneau, ses doigts enlacés à ceux de Mun, le regard incrédule.

- 150 Kilomètres… Munoto, tu te moques de moi j’espère ?! On va faire plus d’une heure de marche pour y voir la mer !? Tu ne préfères pas qu’on aille à la piscine plutôt ? C’est que c’est tout de même plus prêt…

Plongeant son regard prussien dans celui du jeune homme, il eut une moue, connaissant déjà la réponse. C’était incroyable comment le Propriétaire des lieux pouvait être autant entêté. Pire que lui et encore, Emrcik pensait que ça n’existait pas. Capitulant, il l’attira un peu plus contre lui et prit le chemin de la mer. Munoto lui aurait fait des choses que personnes encore n’avaient réussies. Comme par exemple, le faire marcher pendant plus d’une heure. Ils allaient bien finir par tomber sur une voiture qui les pendrait s’il arrivait à lui faire un regard de merlan frit. Redressant le regard vers le ciel, il plissa les yeux alors qu’un léger soupire s’échappait de ses lèvres. Il n’avait pas envie d’aller à l’encontre du jeune homme mais il savait que tôt ou tard, il allait se mettre à râler et à pester contre Munoto qui lui faisait faire une marche excessive après une aussi dure journée ! Mais préférant ne rien dire pour le moment, son calme fut tout de même mit à rude épreuve lorsqu’une mouche vint le narguer. Secouant légèrement la tête, il se passa une main dans ces cheveux sombres tandis que celle-ci passait prêt de son oreille. D’un geste vague prêt de sa tête la fit chasser avant quelle ne revienne se poser sur son front. Se donnant une tape sur le front, il relâchant Mun, complètement excédé.

- Mun ! Trouvons une voiture… j’en peux plus ! J’irais même jusqu’à me déshabiller pour en arrêter une !

Mais s’était à croire qu’ils s’étaient ligués contre lui aujourd’hui… car aucune voiture ne passa. Emrick savait qu’il aurait du s’arrêter dans un bar avant d’entamer un si long voyage ! Tout ça pour voir une mer bien sur… ne préférant alors ne plus rien, il se terra dans un profond mutisme et reprit sa marche, le regard rivé sur ces chaussures. Soupirant doucement, il eut un tendre sourire pour Munoto qui se tenait à coté de lui et relevant le visage vers lui, il vint déposer un chaste baiser sur ces lèvres avant d’hausser les épaules. Après tout, marcher à coté de l’homme qui comptait le plus pour lui, lui permettrait d’aller le plus loin possible, juste pour avoir un simple voir même un infime sourire de lui. Lui reprenant la main, il serra doucement ses doigts entre les siens, soudain pressé de voir la mer. Celle-ci ne se montra qu’au bout d’une vingtaine de minutes. Un sourire étira ses lèvres et il déposa un baiser sur la tempe du jeune homme blond. En fait… ce n’était pas vraiment la mort de marcher autant. Bon juste un peu parce qu’il était crevé.

Regardant la mer devenir doucement sombre avec l’obscurité qui commençait à prendre plus, il regarda les alentours. C’était une belle plage et le sable blanc et fin l’attirait, si bien, n’y tenant plus, il s’allongea ou se vautra dans celui-ci et passa un bras en travers de ces yeux.

- Nous y voilà… que veux-tu faire Mun ? Un château de sable avec moi ? Il eut un sourire et leva les yeux vers lui pour le dévisager longuement. Tout ce que tu veux… je te dirais oui pour me faire pardonner d’avoir râler pendant tout le trajet.
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Si l'amour était une drogue, alors tu serais la cause de mon overdose...
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Munoto Abe
Mun a n'Em ( 21 ans )



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MessageSujet: Re: Coquillages et Crustacés [Réservé]   Dim 26 Aoû - 0:16

[ La Terrasse ]

A l'instant et même si ce n'était absolument pas le moment vu que le soleil se couchait, Munoto et Emrick venaient de se mettre d'accord pour partir à la plage. C'était soudain certes, mais très réfléchi comme envie et il était tout bonnement hors de question qu'ils changent d'avis. Munmun avait souvent des envies comme ça, dans la minute et, à cause de son sale caractère, il avait tendance à être borné. Une chance pour lui, n'Em ne semblait pas si fine bouche ... Cependant, à peine sorti du loft et se préparant aux kilomètres qui allaient venir, Munmun entendit une remarque qui le fit et sourire et déchanter. Fronçant les sourcils et croisant les bras, il dirigea son regard vert bizarre vers son homme pour lui répondre, en pleine face :

"Si t'étais vraiment décidé, ça te ferait pas peur. Moi j'y vais, si la piscine te branche tant que ça, t'auras qu'à dormir dedans quand on va rentrer."

Comment Emrick devait-il prendre cette remarque ? Comme il le voulait, Munoto était sérieux mais pas au point de le bouder dans les secondes d'après. Certain de toute façon que son homme n'allait pas décider de rentrer, il commença même à marcher avant d'être un peu plus serré contre son amoureux. Héhé ... jusque-là, il avait toujours eut ce qu'il voulait, alors pourquoi est-ce que ça changerait ?

*Put*in ... et dire que c'était mon idée ...*

La fierté de Mun était telle qu'il lui était évidemment hors de question qu'il avoue qu'il en avait ras la casquette de ces 150 kms, mais comme c'était son plan, son projet, son envie, il se refusait à le dire tout haut et continuait de marcher même si leur vitesse avait considérablement diminué. Il n'avait, bien sûr, pas croisé le regard de n'Em pour être qu'il ne verrait pas sa détresse à marcher sous cette chaleur du couchant.

Les minutes défilaient et il n'y avait toujours aucune mer en vue, évidemment, mais surtout aucune discussion entre eux comme si le climat leur pesait sur les épaules. Munoto avait bien cherché quelque chose à dire mais il avait tellement envie de s'arrêter que sa voix risquait d'être aussi faible que lui ... Prenant sur lui, il s'apprêtait à faire silence encore pendant un bon moment mais bientôt ... Dieu soit loué, la voix de son homme se fit entendre et cette fois, Munoto ne répondit pas de la même façon :

"Je vais t'aider à enlever tes vêtements, si tu veux ! Moi aussi, j'en ai plus que marre !"

Certes, sa fierté volait en éclat mais au moins, il ne l'avait pas dit en premier :P

...

Encore en train de marcher. Et ouais, pas une seule voiture n'était passé vers là où ils allaient et au final, c'était pas étonnant. Ils devaient être les seules personnes de Kôbe à aller se baigner à cette heure-là. Pestant doucement de devoir encore marcher, et encore, et encore, Munoto détourna le regard vers l'extérieur du trottoir, jetant un rapide coup d'oeil sur les voitures, pensant même à en voler l'espace d'un instant quand ... ... ... laissant ses oreilles prendre une très légère couleur rosée, Munoto dirigea son regard vers celui de n'Em, sans rien dire. Un baiser, dans la rue, devant tout le monde même s'il n'y avait personne, en public et sans gène ... Il murmura juste :

"T'es fou."

Munoto n'était pas le dernier des homosexuels et n'avait pas honte de l'être mais il savait surtout que la raison de son loft était réelle et que l'esclusion et le rejet des mecs comme lui étaient toujours d'actualité. Faire un tel acte en plein centre de Kôbe, c'était osé mais c'était aussi et surtout, extrêmement touchant pour le propriétaire des lieux. Il n'en n'était que plus accro ... si possible.

Au bout d'un certain temps ( oublions le côté irréaliste qui nous pousserait à marcher 15 heures pour faire 150 kms ^^" ), les deux tourtereaux virent enfin la plage pointer son nez et en ricanant que Munoto regarda son amant se vautrer dans le sable encore chaud de la journée. Il glissa ses mains dans les 2 poches avant de son jean, se mordillant la lèvre tout en le dévorant du regard :

"Profiter de l'instant."

Ce n'était pas peut-être, voire sûrement, pas la chose à laquelle s'attendait Emrick mais Munoto était malin et si n'Em comprenait pas sa réponse, il pouvait déduire qu'il avait l'intention de tout faire ce qu'il était possible de faire sur une plage. Après tout, profiter c'est profiter et Munoto, même fatigué, allait tout faire pour que cette journée ne se finisse jamais.

S'avançant aussi vite que ses jambes le lui permettaient, Mun se plaça aux côtés de son homme et s'accroupi doucement, résistant à la tentation de s'allonger. Il tendit sa main, qu'il passa calmement dans les cheveux de n'Em avant de soupirer et de se pencher en avant pour venir l'embrasser, amoureusement. Les sentiments qu'il ressentait, ceux qu'il avait avoué l'après-midi même, lui donnaient un mal de ventre pas possible et faisaient battre son coeur à toute vitesse. Il avait l'impression d'être devenu complètement dépendant d'un seul homme ...

Quittant ses douces lèvres, il vint passer son pouce sur sa propre lèvre inférieure avant de se relever et de respirer un grand coup. ALLEZ !! Il était temps de commencer à profiter ! Jetant un regard mesquin à son homme, Munoto posa ses mains sur son T-shirt et l'enleva en tirant dessus avant de faire glisser son pantalon, tout en ayant balancé chaussures et chaussettes un peu plus loin. L'eau, qui n'était qu'à quelques mètres, était si attirante qu'il n'avait pas résisté à l'envie d'aller la toucher, de s'y baigner.
Et c'est donc en boxer qu'il courut vers celle-ci, avant d'y sauter avec joie, profitant de sa fraicheur et de sa grandeur, pour lui tout seul :P
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Ce sera toi ... et personne d'autre.
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Emrick Sullivan
N'Em a Mun ( 20 ans )



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MessageSujet: Re: Coquillages et Crustacés [Réservé]   Dim 9 Sep - 17:50

La chance ! J'ai retrouvée l'ancien avatar ^^
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Le visage tourné vers le ciel, Emrick poussa un profond soupire. A vrai dire, il avait complètement oublié comment il était agréable de venir au bord de la mer. L’air chargé d’humidité et des douces odeurs de l’océan le faisait doucement tourner la tête, surtout depuis que Munoto l’avait embrasser. Ce n’était pas désagréable de se dire qu’il n’y aurait plus que ce blondinet dans sa vie… ça lui faisait drôle et ça le rendait par la même occasion, léger.
Les mains sous sa tête, il tourna lentement le regard vers son compagnon et son regard s’assombrit doucement tandis qu’il se déshabillait. Tout à l’heure, dans la rue, il avait parut pour le moins gêné qu’il l’embrasse… mais Emrick s’était toujours montrer très ouvert la dessus. Le faite d’embrasser un garçon devant les autres lui faisait ni chaud ni froid. Il les emmerdait et ceux qui n’étaient pas content, ils n’avaient pas à regarder ce qu’il faisait. Pour lui, l’amour et l’attirance allaient toujours plus loin que le sexe. Une femme ou un garçon, quelle était le différence à part la différence de sexe ? Bon, après, il s’était vite rendu compte que l’acte en lui même lui apportait plus de plaisir avec un homme qu’avec une femme, mais il n’y avait rien de dégradant dans ce qu’il faisait.

Se mordant la lèvre inférieure, il se redressa sur un coude pour voir ce que faisait Munoto et à le voir ainsi, Emrick allait sûrement faire bien plus que de l’embrasser… d’ailleurs son regard se posa sur la plage. Il y avait encore une ou deux personnes présentent, un peu loin et cela renforça Em’ dans son idée. Et puis… il était tellement attirant ainsi. Encore indécis sur la marche à suivre, il s’assit dans le sable, ramenant ses jambes contre son torse tandis que son regard glissait sur le corps du jeune homme qui se tenait dans l’eau.
L’eau paraissait encore plus sombre qu’à l’accoutumé alors que le ciel déclinait doucement, laissant place à la nuit et l’air se faisait quelque peu plus frais mais gardait néanmoins une douce chaleur qui le faisait frissonner. Prenant enfin sa décision, il se redressa enfin et entreprit de déboutonner son pantalon. Ce n’était pas tout les jour qu’il allait faire trempette dans la mer avec une personne qui comptait pour lui… lorsqu’il disait ‘comptait pour lui’, cela voulait tout simplement dire que ça allait plus loin qu’une simple attirance physique. Mais là encore, il aurait fallut être aveugle pour ne pas le voir.

Jetant son pantalon à côté des affaires du blondinet, son tee-shirt finit par aller rejoindre les autres affaires. Les affaires formant un joli petit tas, Emrick se rapprocha de l’eau et plissa légèrement le nez lorsque l’eau vint caresser ses chevilles. C’était légèrement froid… il qui aimait les piscine chauffée et bien chloré à l’eau fraîche et salée de la mer, se prit à hésiter sérieusement. Fallait-il pénétrer dans l’eau ? Glissant une mèche sombre derrière son oreille, il jeta un bref regard à Mun avant de ce décider. Il s’avança dans l’eau et lorsque celle-ci eut atteint ses hanches, il regarda le large voulant vérifier s’ils étaient bien seuls. Emrick sourit doucement lorsqu’il sentit quelque chose se glisser le long de sa jambe. Inconsciemment, il s’écarta et fixa le fond de la mer trouble. Il manquerait plus qu’ils se fassent bouffer tout cru par une énorme bébette à dents pointues, style : « LES DENTS DE LA MER ; LE RETOUR DE LA BETE »
Se trouvant bien idiot à penser à ce genre de chose, il s’avança encore avant de se mettre à nager en direction de son cher en tendre Mun, qui avait développer un putain de caractère qui arrivait à le déstabiliser. A vrai dire, il adorait ce genre de personne qui lui tenait tête et qui lui tenait tête. Décidément, ils étaient faits pour s’entendre.

Emrick finit par disparaître sous l’eau et en quelques brasses il fut prêt de Munoto. Se passant une main dans ses cheveux mouillés, il se dégagea le visage avant d’enlacer le jeune homme et de le serrer contre lui. Il adressa un sourire, heureux de se retrouver avec lui, il se pencha vers ses lèvres pour l’embrasser mais s’arrêta dans son élan. La réaction de tout à l’heure de Mun le rappela à l’ordre et il finit par la relation, tournant le visage vers la plage.

- J’ai le droit de t’embrasser ou tu vas encore me traiter de fou ? Ca serait vraiment dommage parce que, tu vois, lorsque tu m’as dis ‘Profiter de l’instant’ j’avais bien envie de profiter d’une certaine personne…

Se mordant doucement la lèvre inférieure, il lui tourna le dos et se mit à nager vers le large, s’éloignant un peu plus de Mun. En fait, il avait bien envie de le faire languir ou de faire exprès de ne pas comprendre les attentes du jeune homme. Ca faisait longtemps qu’il ne l’avait pas tenu dans ses bras, mais le faite de faire patienter les choses rendait l’attente encore plus frustrant et… ça lui plaisait, beaucoup même. Non, Emrick n’était pas un sadique, ou alors un tout petit peu et légèrement pervers sur les bords.
S’arrêtant enfin, il avait pratiquement plus pied, et heureusement que la mer était calme, telle une étendue d’huile car il aurait sûrement déjà but la tasse. Aussi, l’eau lui arrivant à la base du cou, il plissa des yeux, décollant une mèche humide de sa joue. Il était d’humeur joueur en ce moment et Em’ avait dans l’idée d’en faire discrètement baver Munoto en le faisant doucement languir encore un peu. Juste assez pour le faire céder… encore fallait-il qu’il cède car dans ce cas, se serait à lui de s’en mordre les doigts.
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Munoto Abe
Mun a n'Em ( 21 ans )



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MessageSujet: Re: Coquillages et Crustacés [Réservé]   Dim 4 Nov - 21:52

( Youpi *____* Dsl du retard mon n'Em )

Aaaaaah , que ça faisait du bien de se retrouver dans l’eau comme ça, seul et sans limite de temps. Munoto avait un peu froid, ça se voyait dans ses mouvements cadencés pour tenter de toucher l’eau, mais il avait rarement été si heureux de se retrouver dans l’eau. Bien sûr, il avait déjà été à la mer avec ses parents, mais ça remontait à si loin que ça le rendait un peu nostalgique. Sa mère devait prendre tellement de précautions avant de poser le pied dehors qu’elle avait abandonné toute envie de se faire plaisir en allant à la plage de temps en temps. Son paternel, lui, ne voulait pas y aller seul alors au final, ils vieillissaient à vue d’œil, restant dans leur bicoque sans âme. Munoto ne détestait pas cette maison, il y avait beaucoup de souvenirs, mais sa mère se montrait tellement amer à son égard depuis qu’elle savait qu’il partageait son lit avec des hommes, qu’il n’y retournait qu’1 à 2 fois par mois pour ne pas trop les inquiéter. C’était comme une sorte de retour en enfance de venir ici sauf qu’il lui suffisait de tourner les yeux vers le sable chaud pour voir qu’il n’était plus un gamin et qu’il commençait à être sérieux et posé avec un homme pour qui il devenait doucement fou. A vrai dire, n’Em ne faisait rien de spécial pour le rendre fou de lui, mais c’était justement ça qui attirait Munoto. Il n’était pas spécial au point d’aimer les mecs qui se détournent de lui mais avec son air détaché et ailleurs, Emrick était tout simplement craquant ...
D’ailleurs là, juste quand Munmun posa ses yeux sur lui comme pour voir qu’il ne régressait pas dans l’enfance, il perçut les mouvements de son homme en train de se déshabiller enfin. Au départ, il s’était demandé si n’Em aimait l’eau ... Après tout, il ne lui avait jamais demandé mais ils étaient assez à l’aise l’un envers l’autre que si sa moitié avait peur de l’eau, il le lui dirait, non ? Se perdant de nouveau dans ses pensées, Munoto se laissa glisser dans l’eau jusqu’au cou puisqu’il commençait à avoir un peu froid. Nageant sur place pour tenter de chasser les petits frissons qui lui remontaient les jambes, il sentit sans savoir comment que n’Em était enfin entré dans l’eau et quand il se tourna vers lui pour lui faire un sourire et une possible remarque, il ne vit plus personne. Ainsi, il était sous l’eau ... Intéressant. Patient et immobile, Mun ne sursauta pas quand son homme refit surface prêt de lui et le laissa le serrer dans ses bras en l’entourant à son tour. Y avait pas à dire, il se sentait bien avec lui. Oui, il avait eut un peu de gêne tout à l’heure, dans la ville pendant qu’ils marchaient, mais c’était sûrement dû au fait que ça faisait longtemps qu’il avait eut une relation sérieuse et qu’habituellement, il ne se promenait pas avec ses conquêtes ( sauf avec Tommy, à l’époque ). Se reculant, Mun fronça les sourcils quand n’Em s’arrêta juste avant de toucher ses lèvres et poussa un soupir en se détournant :

"T’es débile ou quoi ? Ton baiser m’a surpris, c’est tout ... Ca fait des lustres que j’ai été sérieux avec une personne, tu peux comprendre ça, non ? Ta marque d’affection m’a fait plaisir mais je m’y attendais simplement pas ..."

Ok, ils venaient de se dire leurs 4 vérités mais en attendant, Mun n’avait pas eut son baiser. N’Em, dont le caractère était aussi trempé que le sien, venait de se détourner de lui pour s’éloigner encore un peu plus de la plage. Secouant la tête en réalisant intérieurement qu’il comprenait son homme d’avoir eut des doutes, il garda cependant ça pour lui en se mettant à nager derrière lui, histoire de ne pas gâcher ce moment rien qu’à eux. La mer était calme, froide et silencieuse. Le soleil, à l’horizon, était déjà moitié caché et tout le ciel s’était teinté d’un orange saisissant. Les dernières personnes qui étaient sur le sable tout à l’heure, avaient remballé leurs affaires depuis quelques minutes, et Munoto pu enfin croire que la plage lui appartenait. Il s’arrêta de nager un instant pour contempler ce qui était à lui pour ce soir et esquissa un sourire d’enfant gâté avant de se remettre à nager vers son homme qui s’était arrêté un peu plus loin. Etait-il obligé d’aller si loin ?

Le rejoignant à quelques centimètres seulement, Munoto ne fit aucun mouvement vers lui mais resta à bouger ses jambes pour garder la tête hors de l’eau avant de dire, en baissant le regard vers les profondeurs de l’océan :

"Y a plus que nous deux ..."

Il n’avait pas spécialement pensé aux choses que ça pouvait engendrer chez n’Em, il voulait juste lui faire comprendre qu’il allait être plus à l’aise avec lui maintenant. Se mordant la lèvre en se sentant de plus en plus coupable, il s’avança finalement encore un peu pour venir entourer ses hanches de ses mains, mais sans jamais croiser son regard. Il colla son front au sien, tout en sentant ses jambes frôler les siennes avant de lui murmurer :

"Je sais que parfois, j’ai des réactions de gamin, mais j’ai encore tellement de mal à réaliser qu’on est un couple, que je me comporte encore avec toi comme si t’étais une simple conquête. Je t’a ... t’apprécie assez pour faire la part des choses, alors je vais faire des efforts mais ... pardonne mes écarts."

C’était spécialement difficile pour Munoto de lui avouer tout ça. Il savait très bien qu’il aimait n’Em, même s’il lui avait simplement dit « je t’apprécie », mais tout était trop bien pour qu’il s’y fasse en une seule journée. Ce sera seulement au bout de quelques jours, quand il aura prit l’habitude de se réveiller aux côtés d’Emrick, de se coucher avec lui, d’être souvent en sa compagnie qu’il réalisera que sa vie prend un nouveau tournant. Pour le moment, il est juste amoureux fou d’un mec qu’il ne connaît pas encore beaucoup ...

Un peu honteux de tout ce qu’il venait de dire, Munoto glissa son visage vers le cou mouillé de n’Em et se serra contre lui comme un gosse dans les bras protecteurs de ses parents. Insérant une de ses jambes entre celles de son homme, il l’empêcha bien vite de nager et tout en souriant, il se sentit couler, accrochés ensemble. Ce fut seulement quand ils furent bien immergés et invisibles du monde entier que Munoto s’approcha pour l’embrasser en posant ses deux mains sur ses deux joues.
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Emrick Sullivan
N'Em a Mun ( 20 ans )



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MessageSujet: Re: Coquillages et Crustacés [Réservé]   Dim 18 Nov - 22:07

Il était une véritable tête brûlée lorsqu'il s'y mettait et la si mignonne appellation de 'débile', le fit doucement sourire. C'était à se demandé si Munoto n'avait plus que se mot à la bouche lorsque lui l'ouvrait pour lui dire quelque chose. En fait, Emrcik n'avais jamais eut la 'chance' de tomber sur quelqu'un d'aussi têtu que lui et apparemment, il y avait bien pire. Mais cela n'enlevait rien au charme du jeune homme dont n'Em s'était épris. C'était quelque chose de nouveau pour lui, accepter les critiques d'un autre juste en souriant sans rien dire. En temps normale, il aurait gentiment dit à celui qui le traitait de débile d'aller se faire voir à faute de ne pas pouvoir lui mettre son poing en plein milieu de son visage. Oui parce que le jeune homme avait beau avoir une patience à toute épreuve, il arrivait des fois à un point de saturation ou il devait se lâcher. Et dans ces rares moments là, c'était plus avec les points qu'il répondait qu'avec sa bouche. Cela lui avait posé de nombreux problèmes dont ses parents avaient toujours cherchés à étouffé avec leur fric, alors Emrick ne se gênait plus pour faire n'importe quoi, sachant pertinemment que papa et maman raquaient pour lui par la suite. Jusqu'au jour ou... ils ne levèrent pas le petit doigt pour lui. Il avait prit une grande claque en pleine tête ce jour là et avait passer une douce et merveilleuse nuit en prison... tout ça parce qu'il avait vomit sur les chaussures de l'agent. Étant alors ivre, sans papier et sans un sous en poche, on l'avait directement conduit au poste ou il cuva, seul, ses boissons généreusement arrosées. Ce fut, pendant cette nuit là, qu'il comprit que ses parents n'allaient strictement plus rien faire pour lui et quelque part, il les détesta pour ça, de le laisser ainsi seul, seulement âgé de 18 ans. Après ça, il avait quelque peu dérapé avant de se reprendre en main en entrant de ce pensionnat.
Ca avait été étrange pour lui de renouer des liens avec des personnes qui sortaient de son cercle vicieux de drogué. Et puis maintenant, il s'était engagé avec une tête brûlée blonde aux oreilles délicieusement rouge. Emrcik adorait le charrier sur ça, parce qu'il le trouvait mignon lorsqu'il s'énervait, mais là, il avait préférer lui tourner le dos sous le nom de débile. Il n'était pas débile. Il voulait juste savoir si ça le dérangeait qu'il l'embrasse ainsi... apparemment il avait encore du mal à cerner le jeune homme.

Emrcik s'était aventurer un peu plus loin dans la mer froide et aussi lisse qu'une flac d'huile. Il faisait frais et il en ressentait un léger picotement sur ses membres. N'ayant pratiquement plus pied, il l'entendait marmonner quelque chose et n'Em tourna le visage vers lui pour le regarder, la tête baisser vers l'eau, son regard se perdant les eaux sombres de la mer. Il n'y avait plus qu'eux ? En fixant avec attention le rivage, il remarquant, que effectivement, ils étaient seuls. Cela voulait dire que Munoto lui donnait la permission de l'embrasser ? Ca enlevait tout le charme et le coup de la surprise et Emrcik, ne fit pas un geste vers lui, préférant regarder Mun s'empêtrer dans ses explications. N'Em n'en avait pas besoin. Il avait bien comprit qu'il avait mit Munoto dans l'embarrant en l'embrassant dans le rue, mais il l'avait embrassé presque... instinctivement. Il ferait plus attention la prochaine fois si ça le gênait autant. Le laissant alors approché, il le regarda faire avant de ne sentir ses mains se poser ses hanches, rapprochant son corps du sien. Emrick aurait bien voulut croisé son regard lorsqu'il lui avoua qu'il était (et seulement parfois ^^) un gamin, d'ailleurs, ça qualifiait drôlement bien le jeune homme lorsqu'il se mettait à lui faire la tête. Toutefois le « je t'apprécie » lui écorcha les oreilles et il grimaça légèrement avant de glisser un bras autour de sa taille, le ramenant un peu plus contre lui. Non, décidément, Munoto n'était pas très doué pour exprimer ses sentiments, même s'il avait fait le premier pas. D'ailleurs, s'il ne l'avait pas fait, Emrick n'aurait jamais osé lui dire que celui qui l'avait poussé à revenir ici, était lui et ses oreilles rouges... ces oreilles... c'était une grande histoire d'amour !
Son regard fixant la plage, Emrick n'avait rien dit, était resté silencieux et frissonna doucement en le sentant glisser son visage dans son cou. Il resserra alors son étreinte autour de lui et eut sourire en comprenant ou voulait en venir Munoto. Sa jambe s'était sournoisement glisser entre les siennes pour l'empêcher de nager, et se laissant couler avec le blondinet,il ne vit plus que le noir.

Les sensations étaient étrange, il ne voyait rien et il n'entendait plus rien à part les battements de son propre coeur. Un bras toujours autour des hanches de Mun, il le gardait serré contre lui, serrant également cette jambe glissée entre ses cuisses qui l'avait fait couler. Emrcik ne le voyait peut-être pas, mais il le sentait, tout comme il sentait ces mains posée sur son visage et son corps contre le sien. Sa main libre vint se poser sur sa nuque, le rapprochant un peu plus de lui. Ses lèvres se posèrent sur celles Mun en une caresse douce et éphémère, juste pour le sentir contre les siennes avant de le relâcher et lui prenant la main pour remonter à la surface. Emrick n'était ne détenait pas le record d'apnée et il n'arrivait jamais à rester bien longtemps sous l'eau. Aussi, juste après l'avoir légèrement embrassé sous l'eau, il avait trouvé le besoin de remonter à la surface, pour y respirer l'air. Ecartant de son visage quelques mèche rebelles, il regarda avec attention Munoto avant de ne glisser une mèche plus foncé à cause de l'eau derrière son oreille et de faire une moue, tout en regardant avec une attention toute particulière.

« Ce n'est pas la première fois que tu me dis que je suis débile. A force, je vais finir par le croire. Mais si moi je suis débile, toi, tu n'es qu'un râleur de première ; et la prochaine fois que tu dis que je suis un débile, je te surnommerais 'le gamin'. Toutefois... si tu ne veux pas que je t'embrasse devant les autres, je ne le ferais plus. Emrcik marqua un temps d'arrêt avant de froncer les sourcils. En fait, non, m'en fou que tu le veuilles ou non. Je t'embrasserais quand j'en aurais envie, avec ou sans ta permission... »

D'ailleurs à ce moment précis, il avait une folle envie de l'embrasser, et il envoyait chier tout ceux qui se trouvaient sur le plage, même s'il ne restait plus personne. En lui attrapant le poignet, Emrick le ramena vers lui, dans l'idée de lui voler un baiser... glissant une nouvelle fois sa main derrière sa nuque, il inclina le visage vers ce dernier tout en fixant de son regard sombre, les yeux de Mun. Emrcik aurait bien aimé jouer mais là, tout de suite, tout ce qu'il voulait c'était un baiser humide et langoureux de son Mun. Toutefois, Emrcik se demanda si un simple baiser allait suffire... la caresse appelant la caresse, il avait cette impression d'attente, de faim d'impatience qui lui tenaillait les tripes le soir. Lorsqu'il était partit, quelque chose en lui réclamait un certain contact qu'il avait perdu en quittant le pensionnat. Alors, au lieu de l'embrasser, d'un doigt léger, il suivit le léger rouge de ces lèvres, partant d'une commissure, montant jusqu'au sillon de la lèvre supérieure, redescendant jusqu'à la commissure opposée avant de refaire le trajet inverse sur la lèvre inférieure. Emrick ne souriait plus à cet instant, son regard posé sur les lèvres de Mun avant de son pencher vers... son cou. Venant l'embrasser sous l'oreille, ses lèvres s'emparèrent alors de son lobe le suçant avant de le mordre délicatement.
Le serrant un plus contre lui, avec douceur, son regard prussien se posa alors dans le cou de Mun et pendant un bref instant, il fut tenter d'y laisser la marque de ses dents, et des ecchymoses en pétales à cause d'un suçon... mais la dernière fois qu'il lui en avait fait (deux, un de chaque coté du cou), Mun n'avait pas tellement apprécié ça. Il avait même hurlé si ses souvenirs étaient bon. Alors il déposa des baisers subtiles le long de sa jugulaire, avant de remonter vers son oreille.

« Ca m'avait manqué... de ne plus pouvoir te toucher... »
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Munoto Abe
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MessageSujet: Re: Coquillages et Crustacés [Réservé]   Mar 20 Nov - 0:47

( Un pensionnat, dis-tu ? è___é )

S’étant aussi bien expliqué qu’il le pouvait dans ces conditions, soit mal, Mun s’approcha de son n’Em en nageant doucement. Ils avaient leur temps, la mer n’était rien qu’à eux mais ça n’empêchait pas qu’à cet instant, il venait doucement de se fâcher. Ce n’était pas une grande engueulade mais ça restait déjà un mauvais souvenir pour Munoto. Pourquoi ? Tout simplement parce que, tous les deux, ils venaient tout juste de se retrouver alors qu’ils ne s’étaient pas vus depuis un bon moment, et là ... ils s’envoyaient déjà promener. Le responsable n’était autre que le propriétaire dont le caractère ressortait trop vite, mais il avait quelques habitudes qu’il devait reprendre. Il n’avait, jusque là, jamais été embrassé dans la rue, par personne, alors la raison de sa surprise colérique était normale. Il n’avait pas envie que la honte s’abatte sur ses parents qui en avaient sûrement déjà assez depuis qu’il avait bâti ce loft. Son père prétendait que ce n’était pas une mauvaise chose mais sûrement avait-il lui aussi espérer voire ses petits enfants courir dans la maison avant sa mort. Munoto ne pourrait pas lui offrir ce doux rêve, il n’était pas capable de donner naissance ni de se mettre avec une femme juste pour leur bien. Son caractère trop têtu le rendait un peu trop égoïste pour qu’ils pensent à eux d’abord. S’il faisait l’erreur de devenir papa, qui s’occuperait de l’enfant ? ... inutile d’en discuter.

Une fois collé à son homme, Mun continua sur sa lancée et en vint à dire de travers des mots qu’il se plaisait tant à penser. Il AIMAIT n’Em, il en était amoureux et pas qu’un peu, mais c’était encore trop frais pour qu’il le dise comme « salut, ça va ? ». Il ne pouvait pas se résigner à laisser s’envoler toute fierté en une seule journée. Il allait attendre la routine, voilà tout ! Mais dans sa façon d’agir, il ne vit pas la légère grimace de son homme à son « je t’apprécie ». Qu’aurait-il fait s’il avait croisé son regard à ce moment-là ? Il se serait énervé, c’était certain ! Il lui aurait balancé à la figure que ce n’était pas toujours à lui de faire le premier pas, que les histoires d’amour, c’était déjà assez bien compliqué et que ce n’était pas la peine d’en rajouter volontairement. Il aurait sûrement fini par conclure en lui disant qu’il était un gros con ... Heureusement, il n’avait pas croisé son regard ^-^
Laissant son amoureux entourer sa taille de son bras, Munoto prit un peu les choses en main pour les faire couler doucement, histoire d’ajouter une touche de magie à leur histoire humide. L’embrassant alors sous l’eau, le baiser fut de trop courte durée à son goût et il se laissa tirer vers la surface, sans rien dire. N’Em n’avait pas donc pas beaucoup de respiration ? Enlevant les mèches de son visage, il laissa un sourire mesquin se dessiner sur ses lèvres, sourire qui ne resta pas longtemps quand son homme commença à parler ... Quoi ? Il était en train de lui faire la morale parce qu’il l’avait traité de débile à plusieurs reprises ? Se mettant alors à réfléchir, Mun réalisa qu’il n’avait pas tort et il eut envie de rire ... Ce mot qu’était débile, il l’utilisait sûrement trop et pas seulement que pour n’Em. Il avait cette envie de le dire à tout le monde dès que quelque chose ne se passait pas comme il le voulait.
Il soupira avant de répondre en secouant la tête :

" A répondre ce genre de choses, je me demande lequel de nous deux est le plus gamin. Quand tu auras apprit à me connaître, tu verras que tout le monde est débile pour moi ... Mais, tu as raison. A mes yeux, tu n’es pas comme tout le monde alors je ne te traiterais plus de débile. Excuse-moi n’Em. "

Le fait que son homme ait choisi délibérément de vouloir l’embrasser quand il le voulait et pas quand il le pouvait le gênait un peu mais en même temps, ça lui faisait plaisir. N’Em ne devait pas se laisser marcher sur les pieds juste parce que Mun avait un caractère de cochon ! Mun voulait qu’il lui montre qu’il pouvait être méchant, aussi !
Ouvrant de grands yeux quand son poignet fut saisi, il se retrouva à deux centimètres du corps de son homme tout en continuant à nager. Mun n’était pas contre ce qu’il se passait tout de suite, il trouvait ça très érotique. Ca donnait un sens très puissant de leur relation homme-homme. Après tout, ils n’avaient rien des filles, alors leur relation pouvait parfois être musclé. N’Em avait plus de muscles que lui, alors il n’aurait aucun mal à faire de lui ce qu’il voulait ... Le voyant pencher le visage sur le côté, Mun avala difficilement sa salive en sentant ce moment proche mais si loin. Il eut un boum au cœur quand il se surprit à détailler ce si beau visage qui lui faisait face. Les cheveux mouillés, Mun ne l’avait encore jamais vu comme ça ... Ses oreilles rougirent alors d’elles-mêmes sans qu’il ne puisse se contrôler. A chaque mouvement de son regard, il se sentait rougir de plus en plus, il aimait ce qu’il voyait, il désirait ce qu’il possédait, il avait envie de succomber à ses désirs mais la tentation de résister était si forte ... Le moment était là, qui allait faire le premier pas ? Munoto avait l’impression que sa peau le brûlait.
Quand enfin le premier contact fut franchi, Mun laissa passa un soupir de ses lèvres, soupir qui termina sa course sur le doigt de son homme. C’était une caresse brûlante et douloureuse, douce et désirée ... une vraie torture. Fermant les yeux, les mains de Mun se scotchèrent sur les hanches d’Emrick, attendant sûrement un tout autre châtiment. Que lui réservait son homme ? C’était dans des moments comme ceux-là que son homme pouvait faire de lui ce qu’il voulait, Mun ne résistait pas à un peu de violence amoureuse, tant que ça restait supportable. Oui, auparavant, il avait une passion pour le sexe brutal mais c’était justement parce que ça ne lui plaisait pas trop qu’il avait eut cette passion ... Aujourd’hui, il crevait d’envie pour l’amour passionnel, fusionnel et doux.
Frissonnant de tout son corps quand il sentit des lèvres froides sur sa jugulaire, Mun rouvrit les yeux pour voir qu’il avait la mer sombre à l’horizon et non plus le visage de n’Em. Ils étaient serrés l’un contre l’autre dans une mer froide, mais ils n’avaient pas froids. Mun sentait la chaleur lui parcourir tout le corps et se mordit la lèvre inférieure avant d’enchaîner :

" Tu dis ça maintenant parce que tu touches ce que tu avais perdu ... mais pensais-tu vraiment à moi ? "

Etait-ce le moment pour des petites questions comme celle-là ? ... Quand était-ce le moment, au juste ?

Reculant son visage, Munoto croisa sincèrement le regard de n’Em et fronça les sourcils dans une moue enfantine. Pourquoi est-ce qu’ils jouaient à ce jeu qui pouvait mal se terminer ? Pourquoi se cherchaient-ils alors qu’ils se désiraient sans détour ?
Passant une main mouillée sur la joue de son amoureux, Mun se rendit compte qu’il souffrait de toutes ces questions, il n’avait pas désiré que cette soirée de retrouvaille se passe comme ça, leur complicité n’était plus, il avait l’impression d’être constamment testé. Esquissant un sourire fataliste, il ajouta juste :

" Moi, je t’aime, tu sais ... Ca fait mal tout ce à quoi on joue, là. "

Sa franchise était bizarre et au plus profond de lui-même, il ressentait cette petite envie de pleurer mais elle n’était pas encore assez forte pour le faire chavirer. Munoto ne devait pas craquer à chaque fois qu’il voyait son homme, sinon qu’allait penser celui-ci ?!
S’approchant enfin, il accéda enfin à ce dont il rêvait depuis peu. Il ne demanda pas l’avis de son homme, c’était encore un souhait égoïste même s’il doutait que celui-ci refuse. Il l’embrassa sans lui laisser la possibilité de reculer, glissant sa langue entre ses deux lèvres pour bien montrer que ce n’était pas un simple baiser pour faire bien. Il l’aimait pas pour faire joli, n’Em le consumait.
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Emrick Sullivan
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MessageSujet: Re: Coquillages et Crustacés [Réservé]   Dim 13 Jan - 19:57

<< BONNE ANNEE ^_____^ *caliiin* >>


Munoto pouvait-être blessant par fois et ça même s'il ne le voulait pas. Le jeune homme le regarda silencieux, l'écoutant sans dire un seul mot, ne comprenant pas vraiment ou il voulait en venir. Emrick ne voulait pas avoir cette conversation pour le moment. Il n'avait pas envie de se prendre la tête avec le jeune homme avec toute cette histoire, même s'il savait qu'à un moment ou un autre, ils allaient devoir en parler. Mais pas maintenant... le jeune homme ne voulais pas cela, pas tout de suite alors qu'il venait tout juste de retrouver ce qu'il avait perdu depuis longtemps. Pourtant, Mun semblait souffrir de ce silence et attendait des réponses, réponses qui tardaient à venir car lui même ne les connaissaient pas. Mais une chose était sur, il était revenu pour lui... pour personne d'autre et ça, malgré la pression de ses parents. Il aurait temps aimer le prendre dans ses bras et faire disparaître toutes ces craintes, mais il était tellement maladroit dès qu'il s'agissait de sentiments qu'il ne savait pas vraiment comment réagir ni quoi faire.
Il soupira contre ses lèvres, perdu tout en répondant au baiser, sa langue caressant avec tendresse sa jumelle, se glissant sur celle-ci avant de la sucer,de la mordiller pour enfin lui rendre sa liberté. Munoto se posait trop de questions et ça perturbait Emrick qui glissa ses mains sous ses cuisses pour le soulever avec légèreté, faisant passer ses jambes atour de sa taille. Sa bouche se posa une nouvelle fois sur ses lèvres, toujours avec douceur, s'attaquant cette fois-ci à sa lèvre inférieure, qu'il embrassa, lécha avant de la mordiller tandis qu'il s'avançait vers le rivage. Il était une véritable tête brûlée lorsqu'il s'y mettait. Emrick voulait lui faire oublier tout ces doutes.

Lorsque l'eau lui arriva juste au dessous du genou, il relâcha doucement les cuisses du jeune homme qui se retrouva acculé contre un haut rocher. Son regard plongé dans le sien, il sonda son regard y cherchant une réponse avant de revenir plus prêt, contre lui, une cuisse se glissant entre ses jambe, alors que sa main se posait à coté de son visage pour s'appuyer contre la roche. Emrick restait silencieux, son regard n'avait pas lâcher le sien et son souffle venait se perdre sur ses lèvres qu'il avait négligé depuis trop longtemps. Son autre main passa le long de son dos, pour caresser un instant la chute de ses reins avant de se poser sur l'une de ses fesses, l'agrippant doucement pour lui faire avancer le bassin vers sa cuisse, qui se pressa enfin de compte contre son entrejambe. Il inclina alors le visage vers son cou, y déposant quelques baisers juste sous son oreille. Si Munoto voulait qu'il parle, alors il allait parler, avec ses mains, sa bouche, son corps...
Sa langue passa sur le lobe de son oreille pour remonter le long de celle-ci, la mordillant par moment pour l'embrasser délicatement par d'autre.


- Mun ... qu'est-ce que tu veux entendre ?

Sa voix s'abaissa, tandis que sa main qui se trouvait sur ses fesses passait sous son boxer mouillé.

- Tu veux entendre que le soir, lorsque je retrouvais mon appartement, seul, je ne pouvais m'empêcher de me caresser en pensant en toi ? Que ma main allait et venait sur mon désir douloureux de ne pouvoir te toucher ? Te sentir ? Goûter ta peau si sucrée, la léchée, la mordre, buvant tes gémissements pour enfin me libérer en un râle douloureux ?

Sa cuisse se pressa un peu plus sur le bas de son ventre, massant doucement, ponctuellement, l'objet de sa convoitise.

- C'est ça que tu veux entendre ?

Faisant alors descendre sa bouche le long des courbes de son épaule, les parsemant de baisers légers, qui s'élargissaient et s'approfondissaient en baisers gourmands et en suçons, pour enfin s'aiguiser en mordillements. S'inclinant légèrement, sa bouche vint se glisser encore plus bas, pour s'arrêter prêt d'un de ses tétons. Silencieux, sa langue en suivit le contour avant d'y donner un léger coup de langue. Emrick aurait aimer le prendre entre ses dents, pour le mordiller avant de continuer son exploration, plus bas, mais il se redressa pour venir déposer un baiser sur ses lèvres chaudes butinant sa bouche parsemées de quelques gouttes sucrée avant de franchir la barrières de ces dernières, lui donnant un baiser mouillé, chaud et fiévreux. Et alors qu'il continuait à l'embrasser, la main qui se trouvait sur ses fesses changea de bord. Remontant dans son dos, il passa devant, sur son ventre pour le caresser du bout de ses doigts, son index s'attardant dans son nombril pour y mimer les lents mouvements de va et vient d'un bassin.
Il fit glisser un doigt derrière l'élastique, le longeant lentement pour enfin l'écarter de sa peau mouillée. Le vent frais du soir le fit frissonner contre Mun tandit que la soleil venait de complètement disparaître. La lune était haute dans le ciel et pleine, les éclairant de sa vive clarté et lorsqu'il rompit le baiser pour plonger son regard dans le sien, ses yeux si sombre, le prirent de court, si bien qu'il resta silencieux, coller contre lui, sa main s'amusant toujours avec l'élastique de son sous-vêtement.


- Il n'y a que toi qui joue Munoto. Je suis sincère...

Il se pencha de nouveau vers son oreille, déposant un baiser juste sous cette dernière.

- ... et je t'aime.

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Munoto Abe
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MessageSujet: Re: Coquillages et Crustacés [Réservé]   Dim 13 Jan - 22:53

( Bonne Année mon n'Em d'amour de ma vie <3 )

Munoto non plus n'avait pas envie d'être blessant à l'origine mais à chaque fois qu'il croisait le regard de n'Em, il repensait au fait que celui-ci l'avait laissé seul pendant des mois. Il savait pertinemment que cette période était passée, qu'il était revenu pour lui, etc. mais il ne pouvait pas s'empêcher de vouloir lui faire comprendre sa peine et sa solitude. C'était égoïste, il le savait très bien mais étant un enfant pourri gâté par ses parents, il ne connaissait pas d'autres moyens pour exprimer ce qu'il ressentait. Peut-être qu'ils ne se connaissaient pas encore assez tous les deux pour se comprendre sans se parler, mais Mun, lui, il ne demandait qu'une chose : que son n'Em reste avec lui cette fois ou que s'il s'en aille, qu'il le prévienne au moins !
Telle était la raison de ses remarques mesquines et puériles auxquelles Emrick avait droit depuis qu'ils avaient quitté le loft. Quand il regardait son amant, Munoto n'avait qu'une envie, c'était de l'embrasser et de le serrer fort contre lui. Pourtant, quand celui-ci accédait à sa demande muette, il lui faisait comprendre qu'il ne devait pas le faire ... Simplement pour se faire désirer davantage mais c'était un des comportements de Mun le plus difficile à saisir. Il n'avait pas du tout envie de le lui expliquer à haute voix, il cherchait un homme capable de le comprendre sans mot et il s'était mis dans la tête que cet homme ne pouvait être que son n'Em. Ses caprices faisaient de lui un gamin encore très immature, mais ça n'empêchait pas le fait qu'il avait rencontré n'Em en étant comme ça et qu'ils étaient toujours ensembles aujourd'hui. Il réalisait bien cependant qu'il devait grandir un peu pour le garder, ne pas avoir honte de ce qu'il ressentait et surtout, ne pas toujours l'envoyer promener ...

Rompant une des nombreuses barrières qui les séparaient depuis qu'ils s'étaient retrouvés, Munoto embrassa son homme dans un soupir, cédant à l'une des plus grandes tentations du monde. Il crevait d'amour pour ces fines lèvres qui lui avaient tant manqué. Il n'en n'avait jamais oublié le goût et la douceur et c'était une vraie torture mentale que de les avoir à porter sans pouvoir les toucher ou ne serait-ce que les effleurer. Aussi, là, son taux de profit était de 100%, son n'Em lui répondait aussi passionnement que possible, Munoto n'avait plus de honte ou de gène à lui faire comprendre dans ses gestes qu'il le considérait comme l'homme de sa vie.
Emporté par le désir soudain qui emplissait son corps, Mun ne montra aucune résistance à entourer ses jambes autour de la taille d'Emrick. Il le sentit aussi très bien revenir vers le rivage mais il n'avait que faire de l'endroit tant qu'il était avec lui. Certes, ils venaient de faire de nombreux kilomètres à pieds rien que pour se baigner mais s'il commençait à lui chercher des noises sur la moindre petite chose, leur relation pouvait s'arrêter dès maintenant.

Les yeux fermés tout le long du retour vers le rivage, Mun ne les ouvrit que quand sa peau entra en contact avec le froid du rocher derrière lui. Il se retrouva 1/2 seconde pour voir contre quoi il était posé et reporta son attention sur son homme. L'image de leur couple actuel s'interposa aussitôt dans son esprit. N'Em jouait le mâle dans l'histoire et Munoto le faible, il était comme protégé par ses gros bras musclés ... Leur position lui tira un très léger sourire de crispation, c'était très plaisant et peut-être un peu trop même. Avant même qu'il ne puisse dire quelque chose qui ferait tomber son stress, il croisa le visage silencieux d'Emrick, un visage aussi sombre que son regard, une expression neutre. Il eut l'impression de se perdre dans ses pupilles et en oublia complètement ce qu'il avait voulu dire.
Laissant un soupir lui échapper quand il se retrouva collé à son homme, une jambe appuyée contre son membre, une main sur l'une de ses fesses et un souffle brûlant dans le cou, Munoto n'eut pour geste que d'entourer son n'Em de ses deux bras, se serrant contre lui comme s'ils étaient pendus tous deux dans le vide. La nuit était tombée mais la lune éclairait leurs deux visages. Cependant, Mun n'avait pas besoin de ça pour savoir qu'il était serré contre Emrick. Il avait connu d'autres corps avant celui-ci mais depuis qu'il avait fait sa rencontre, n'Em était le seul homme à s'être retrouvé si près de lui. Le laissant faire de lui ce qu'il voulait, Mun ferma à demi les yeux quand sa voix grave et suave s'éleva près de son oreille. Que voulait-il entendre ? C'était justement la question. Munoto voulait qu'il lui dise les choses qu'il voulait entendre sans lui dire quoi. Il n'avait pas à les lui demander, ça devait venir tout seul à l'origine.

"Je ..."

Il fut aussitôt stoppé dans ses paroles par une main devenue un peu plus curieuse. La température actuelle de son corps, bien qu'ils soient dans l'eau depuis un bon moment maintenant, avait rarement été aussi élevée. Il n'y avait que n'Em pour lui faire cet effet-là.
Collé et crispé contre lui, il pencha la tête en arrière quand celui-ci commença à parler, mélangeant vulagrité, poésie et érotisme en même temps. Comment pouvait-il lui avouer ces choses si facilement ? N'avait-il donc aucune pudeur ? Munoto avait aussi fait toutes ces choses en pensant à lui, mais il ne l'aurait jamais dit de vive voix et aurait encore moins pensé que son homme s'était retrouvé dans le même cas. La perspective vint se placer devant ses yeux, et il gémit du spectacle pendant que la cuisse de son amant venait le titiller. Pourquoi est-ce qu'il était le seul à subir toute cette pression ? Pourquoi avait-il l'impression d'être manipulé depuis le début ? Ils devaient parler tous les deux, et sérieusement, mais dans ces conditions, c'était bien quelque chose d'impossible. Mun ne pensait plus, ne réfléchissait plus, ses yeux étaient fermés, ses oreilles étaient rouges, son souffle était court, le rythme de son coeur était rapide, il tremblait de tout son corps. Non vraiment, ce n'était pas raisonnable d'aimer quelqu'un à ce point ...

Le laissant descendre le long de son corps puis remonter occassionnellement sans faire le moindre geste en retour, paralysé par la désir, la bouche de Mun se mit enfin en mouvement pour répondre d'une voix parsemée de gémissements ou de soupirs :

"Regarde dans l'état que tu me mets ... Tu cherches à changer de sujet ? ... Je te demandais un simple coup de fil ... Te masturber en solitaire en pensant à moi ne m'amenait rien ... je pouvais pas le deviner ... Je faisais pareil mais ... mais moi, je pouvais pas te contacter ..."

Retenant son souffle quand le doigt d'Emrick se retrouva à l'avant, près de l'élastique de son boxer, il cfoisa son regard sombre et pénétrant avant de sentir son coeur chavirer, se briser en deux sous l'effet des mots entendus. Des frissons douloureux et profonds le prirent de court, le faisant se courber vers l'avant, se recroquevillant comme un enfant contre un corps protecteur. Munoto avait le sentiment d'être dévoré par toutes les sensations qu'il pouvait ressentir pour n'Em. Il se sentait brûler à feux de joie, ça le terrifait de l'aimer à ce point, et de pouvoir le perdre en quelques secondes.

Se redressant, les yeux humides et pas à cause de la mer, il glissa son bras derrière la nuque de son amoureux avant de venir l'embrasser en laissant couler deux ou trois larmes salées qui vinrent se mélanger à leur baiser. Son amour était sincère, il en avait marre de jouer le rôle du propriétaire fort et toujours souriant, il n'était encore qu'un gamin en crise et amoureux de surcroît ...
Enfouissant son visage dans le cou d'Emrick, doucement presque timidement, il s'entendit dire d'une voix basse mais audible :

"Mais je voulais t'entendre dire ces mots, oui ... Je crevais d'envie de te voir me désirer sans m'avoir, de te voir consumé par l'absence si ça peut de faire rester."

Se reculant pour voir son visage dans la nuit maritime qui s'étendait maintenant sur toute la plage, Munoto porta sa main à la joue de son amant, épousant la forme de son visage en attendrissat son regard quand le contact fut créé. Il était si doux, si désirable, si fort et pourtant si semblable à lui. Pourquoi devaient-ils avoir autant de fierté ? Pourquoi étaient-ils deux hommes si désireux d'attendre les blessures pour se dire pardon ? ...

Enlevant doucement le collier qu'il portait depuis pratiquement son arrivée sur Terre, Munoto s'approcha de n'Em pour le lui accrocher dans le cou, sans rien dire, sans explication. Glissant son doigt mouillé sur le motif attaché à la chaîne, il vint y déposer un baiser brûlant avant de se laisser aller à toucher cette peau chaude et frissonnante qui n'était rien qu'à lui. Collant ses deux mains sur les fesses de son amoureux, il le colla à lui de façon à retrouver cette douloureusement douce sensation de tout à l'heure. Parsemant son torse de baisers légers et courts, il laissa exprès quelques mèches de cheveux lui chatouiller le ventre.

"Touche-moi comme tu aurais aimé le faire dans ton appartement, ces soirs-là ..."
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Emrick Sullivan
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MessageSujet: Re: Coquillages et Crustacés [Réservé]   Dim 10 Fév - 17:55

En fait, Emrick ne s'était absolument pas douté que son absence avait put autant blesser Munoto. Il s'en trouvait chagriné et ne savait comme faire oublier cette douleur au jeune homme. Pour lui, son retour se serait fait en douceur et il aurait prit le temps de tout lui expliquer mais là, tout de suite, il se sentait un peu perdu, déstabiliser. Son regard suivit alors en silence son mouvement et il cessa de respirer tandis que l'homme, pour qu'il était revenu, se courbait légèrement vers lui et Emrick se sentit prit de court, incapable de faire le moindre geste. Que lui arrivait-il ? Sa main se posa alors sur son bras et il le lui enserra doucement, cherchant à capter son regard. Pourquoi les choses ne pouvaient être plus simple ? Il avait merdé et comme il fallait et maintenant, alors que ses lèvres rencontrèrent les siennes, humides et salées, son coeur se serrant douloureusement. Mun pleurait ? Il n'arrivait à distinguer correctement son visage et son regard était sombre. Une de ses mains se posa alors sur sa joue, essuyant tendrement une larme de son pouce, tandis qu'il suivait la cadence, s'obligeant à incliner légèrement le visage, souhaitant goûter un peu plus à ses lèvres qu'il se prit à sucer avec douceur avant de les mordiller.
Devait-il s'excuser, lui demander pardon pour tout ce qu'il avait fait ? Tout se bousculait et la seule chose dont-il était capable pour le moment, c'était de le serrer contre lui, répondant à aux appels de ses lèvres et de ses mains. Passant alors un bras autour de sa taille, il le serra doucement contre lui, frissonnant légèrement tandis que ses mèches humides et fraîches venaient lui caresser le cou ainsi que l'épaule. Il dût tendre l'oreille pour pouvoir l'entendre correctement et son regard s'accrocha au rocher qui se trouvait juste derrière le jeune homme, ses doigts caressant lentement son épaule puis sa nuque. Emrick sentait que le blondinet avait besoin de parler, d'entendre des choses qui cesserait de le faire douter, mais pour le moment, il était bien incapable de faire ou de dire la moindre chose, les dire du jeune homme l'ayant touché d'une façon qu'il trouvait désagréable tant sa poitrine se trouvait comprimée.


- Mun ... mon coeur...

Les mots se bousculaient dans sa tête si bien qu'il en perdit le fil et tendit qu'il venait glisser un collier autour de son cou, Emrick esquissa un léger sourire, troublé que le jeune homme lui donne un bijou qu'il ne l'avait jamais quitté. La première fois qu'il l'avait vu, il portait et maintenant il le lui donnait. Un long frisson lui parcourut l'échine, non pas à cause du froid mais de ces sentiments qui se bousculaient en lui. Se trouvant à court de mot, n'ayant rien pour lui, Em' gémit doucement au contact de ses mains sur ses fesses et il passa ses bras autour de ses épaules, le serrant contre lui, tendit que sa bouche déposait des baisers brûlants le long de son épaule.

- Excuse-moi.

L'eau se retirait lentement, lui arrivant maintenant juste au dessous de ses chevilles et la mer était calme tout comme la plage. Le dévisageant alors quelques instant, sa demande le laissant un moment plongé dans un long mutisme avant de lui adresser un sourire. Il dégagea son visage de quelques mèches humides avant de se pencher vers lui, ses lèvres ne venant qu'effleurer les siennes, avec tendresse, sans pour autant approfondir le baiser. Il se voulant tendre et doux et tandis que sa langue caressait avec langueur sa lèvre inférieure sa main se glissa le long de son torse pour s'arrêter sur au niveau de son coeur avant d'aller effleurer son téton. En suivant le contour du bout des doigts, il ne faisait que l'effleurer avant de le pincer doucement, son autre main occupée à palper son boxer trempé. Toutefois, il évita soigneusement de toucher son membre, préférant venir caresser l'intérieure de sa cuisse, en y faisant quelques arabesques. Si Mun souhaitait qu'il le touche, il allait y prendre tout son temps, voulant le rendre alanguit sous ses baisers et ses caresses afin de l'entendre gémir de frustration.
Ses lèvres finirent par délaisser son épaule, qui mordilla avant de descendre plus bas pour remplacer sa main de sa bouche. Donnant un bref et léger coup de léchette, de la pointe de sa langue sur son téton, il alterna les mouvements de bas en haut, les mouvement de droite à gauche ainsi que circulaires avant de le prendre entre ses lèvres pour le suçoter avec lenteur pour enfin le mordiller, lui faisant subir le même traitement que l'épaule.

Alors qu'il réapprenait le corps du jeune homme, Emrick ne pouvait que sentir son corps se réchauffer doucement contre le sien. Il aurait aimé aller plus vite, descendre et atteindre son but afin de le prendre dans sa bouche, mais il se faisait violence, prenant même un certain plaisir à y aller lentement, comme s'il avait peur d'effaroucher Munoto. Emrick était quelqu'un d'un peu crut, de brut de pomme, qui ne mâchait pas ses mots, disant sans détoure ce qu'il pensait. Sa pouvait choquer certaines personnes mais il était quelqu'un de plutôt sauvage, ne se laissant pas approcher facilement, préférant être mordant, presque vulgaire dans ses propos, qu'être doux et attentionné. C'était un peu sa façon à lui de vouloir ce protéger...


- Tu m'as terriblement manqué... ta peau, il suivit de ses doigts le contour de sa colonne vertébrale, s'arrêtant dans le creux de ses reins, avant de reprendre le chemin inverse, tes lèvres, les butinant de quelques baiser, il vint suçoter sa lèvre supérieure avant de la mordiller, tes mains, faisant glisser ses mains le long de ses bras, il attrapa délicatement ses poignets avant de caresser ses doigts pour les entrelacer aux siens, les enserrant doucement, tes sourires.

Redressant le visage vers le sien, il le dévisagea longuement, son regard suivant le tracé délicat de son visage. Un goût salé dans la bouche, il vint de nouveau l'embrasser mais avec beaucoup moins de douceur. Ce fut presque avec fougue qu'il s'empara de ses lèvres pour lui donner un baiser mouillé, sa langue caressant d'abord ses lèvres puis ses dents avant d'aller à l'encontre de sa jumelle, qu'il entraînant dans un long et langoureux ballet. Une de ses mains se glissa derrière sa nuque, la caressant tout en le gardant tout contre lui tandis que son autre main se glissa franchement dans son boxer qu'il abaissa légèrement. Une fois l'objet de ses désirs en mains, il effleura continûment et consciencieusement le sommet de son membre avant de le caresser sur toute sa longueur du bout des doigts. Son petit traitement durement un court instant avant qu'il ne cesse tout pour le prendre entre ses doigts, y exerçant une légère pression discontinue afin de se déplacer sur toute la longueur de son désir.
Ses lèvres, rougies par leurs baisers relâchèrent enfin les siennes, le souffle saccadé tandis que son propre coeur battait à une allure folle dans sa cage thoracique. Ses caresses se stoppèrent également mais la pression resta la même, juste à la base de son membre. Se penchant alors vers son oreille dont-il mordilla le lobe de son oreille, sa voix, rendu rauque par le désir, s'abaissa, se voulant douce :


- Dans mon appartement... c'est ta voix... tes gémissements qui me guidaient... guide moi encore mon coeur, dis moi ce que tu veux que je te fasse...

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Si l'amour était une drogue, alors tu serais la cause de mon overdose...
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Munoto Abe
Mun a n'Em ( 21 ans )



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MessageSujet: Re: Coquillages et Crustacés [Réservé]   Sam 1 Mar - 16:35

Qu'Emrick le serre contre lui, l'embrasse, le câline ou le cajole, ça ne remplacerait jamais le geste qu'il venait de faire à l'instant, un geste doux mais gênant, gentil et humiliant, un geste intime et amical. Munoto en avait entièrement frissonné, il se sentait encore plus vulnérable qu'avant, abandonné contre un corps qu'il avait l'impression de ne jamais tenir entre ses mains. C'était cette larme essuyée qui le faisait douter ... N'Em le voyait-il comme un enfant qui a peur de quelque chose ? Pourquoi se comportait-il comme sa mère à l'époque ? Et était-ce parce que sa mère ne faisait plus ce geste que ça le chamboulait tant ? Il ne savait pas s'il était en colère ou si ça lui donnait envie de pleurer encore plus. Il désirait voir n'Em pleurer à son tour, lui montrer qu'il n'était pas qu'un homme mais le voir pleurer ... ce serait horrible. Munoto détestait faire pleurer quelqu'un. Il détestait pleurer lui-même mais un enfant reste un enfant ... Il ne savait pas quoi lui dire, quoi lui montrer, tellement de choses se passaient en même temps, ils auraient déjà dû vivre 10 ans de vie commune avant qu'il ne le voie dans cet état !

N'Em parla bientôt et Munoto fronça les sourcils sans être en colère, juste paniqué. Son amant venait de dire "mon coeur", comment devait-il le prendre ? Est-ce que c'était le surnom qu'il avait choisi pour l'appeler quand ils n'étaient que tous les deux ? Ou bien, est-ce que les événements actuels faisaient que son homme avait mal au coeur et voulait le prévenir ? Munoto aurait aimé croire que ce n'était qu'un surnom, mais quand il posait la main sur sa propre poitrine, à l'endroit de son coeur, il le sentait battre à toute allure alors sûrement que celui de n'Em était pareil, battant à tout rompre, frappant sa poitrine et lui envoyant peut-être des sensations qu'il n'appréciait pas trop ? Glissant une main timide sur tout le torse de son amoureux, Mun arriva au niveau de son coeur, distinguant bien vite les battements rapides et forts de celui-ci. Ils étaient semblables ...

Par la suite et comme preuve irréfutable qu'il avait l'intention de faire des efforts, Mun enleva un collier que sa mère lui avait donné peu de temps après sa naissance et l'accrocha au cou de n'Em. Il ne voulait pas, par-là, lui faire entendre qu'il lui appartenait mais plutôt qu'il lui faisait toute confiance. Le silence qui suivit fut compréhensible et glissant son visage dans le cou de son amant, Munoto se mordit la lèvre intérieure de bonheur.

"Aa !"

Ce n'était pas si incroyable que ça paraissait mais entendre les excuses de son homme à ce moment de la situation, c'était comme inespéré. Emrick n'était pas aveugle et savait très bien que Munoto se torturait l'esprit depuis leurs retrouvailles et alors que celui-ci pensait presque qu'il devait s'en foutre comme de l'an 40, il venait de lui offrir ses excuses au meilleur moment.

"T'es excusé depuis longtemps, depuis que tu es revenu. J'ai juste du mal à me faire à l'idée que tu es devant moi pour de vrai."

Une réaction sérieuse et mature, ce n'était pas tous les jours. Munoto venait de comprendre à son tour que n'Em n'était pas invincible et que s'il ne lui disait pas clairement qu'il ne lui en voulait pas, ils risquaient de se séparer sur un quiproquo et c'était bien la dernière des choses qu'il souhaitait depuis peu !

Cédant au désir qui le consumait depuis qu'ils n'étaient même plus séparés par un millimètre, Munoto ordonna à son amant de le toucher, enfin. C'était une demande perverse mais ils n'en n'étaient pas à leur première fois et n'étaient pas des sages. Ils n'avaient pas grand chose à se cacher, physiquement parlant et puisque c'était ce qu'ils désiraient tous les deux, pourquoi hésiter sur les mots ?
N'Em ne mit pas longtemps à réagir, commençant par un baiser léger et agréable, les mettant doucement en condition, leur donnant le temps d'apprécier cet instant semblable à celui d'avant mais qui remontait à si loin. La dernière fois, ils avaient fait l'amour sans être amoureux, c'était un peu comme leur première fois et Munoto n'avait pas envie de la gâcher avec de la possible violence ou des envies sortants de l'ordinaire. Il allait laisser faire les choses, se laisser aller à ce qu'il ressentait sans honte.

Portant un doigt à sa bouche quand son téton fut le premier à subir le traitement, il laissa passer son premier gémissement, un soupir non retenu, une voix un peu plus aiguë que d'habitude sans tomber dans le féminin bien sûr. Plissant les yeux alors que son corps lui demandait bien plus, il restait à regarder cette main tortionnaire qui ne faisait que tourner autour du pot, le rendant fiévreux dès le départ, lui infligeant quelques tremblements qu'il avait pensé maîtriser pour le moment. Serrant les cuisses autant qu'il le pouvait, il s'avança pour chercher un contact qu'il ne trouva pas, respirant de plus en plus vite jusqu'à se mordre la lèvre quand n'Em mélangea caresses et paroles. C'était érotique à sa façon, des retrouvailles à la mer, pleine d'attirance.
Une main glissée dans la nuque de son partenaire, Munoto laissa ses oreilles rougir à leur gré, murmurant des choses inaudibles, des bribes de mots doux et vulgaires ensembles. Mais quand le visage de n'Em fut en face de sien, il fit silence, un silence effrayant et perturbant. Il se sentait stressé, pris au piège de cet amour qu'il ne contrôlait déjà plus. Son attraction pour Emrick était telle qu'il n'arrivait pas à approcher, ne pouvait pas bouger sa main pour lui infliger une demi caresse. Il était cloué sur place. Mais bien vite, les choses se déridèrent et il laissa enfin parler ce qu'il ressentait, entourant brusquement n'Em de ses deux bras, répondant à son baiser un peu plus violent en mélangeant sa langue avec la sienne, les laissant elles aussi se retrouver après ces mois d'absence. Ce n'était pas ce qu'il avait désiré au début, il ne cherchait pas cette violence entre eux mais c'était si douloureux d'être doux dans un tel instant qu'il avait cédé lui aussi.

Ses gémissements revinrent alors en force quand son amoureux abaissa une des barrières, le mettant à nu face à la mer qui s'étendait derrière eux. La fraicheur de la nuit le fit se crisper 1/2 seconde, lui laissant le temps de s'habituer à ce petit changement avant qu'il ne se courbe encore en arrière. La main de son homme caressait enfin son membre, lui faisant fermer les yeux sous la puissance des sensations. C'était si différent quand il le faisait lui-même. Il s'était pourtant dit que c'était bon mais là ... c'était encore plus que ça.
Commentçant à remuer les hanches pour en profiter pleinement sans avoir laché n'Em d'une semelle, il frissona de tout son être quand la voix grave et sensuelle de son homme vint s'élever près de son oreille. Les yeux à demi clos, il en profita pour lui mordiller l'oreille, caressant la base de ses cheveux avec l'une de ses mains. Les oreilles en feu de la demande de n'Em, il le garda contre lui et ouvrit doucement les lèvres pour murmurer dans un souffle, entre deux inspirations rapides :

"Mon coeur ..."

Cette fois, ce n'était plus la peine de douter. N'Em venait donc de choisir ce mot comme surnom et ça lui donna un léger sourire. C'était la première qu'on lui donnait un surnom personnel après Tommy. Bien sûr, beaucoup de gens l'appelaient Mun, Munmun ou tout autre surnom en rapport avec son prénom mais ce n'était pas pareil.

Déposant un baiser brûalnt dans sa nuque, il prit sur lui et fit cesser tout ses tremblements et ses gémissements d'envie le temps de dire, d'une voix semblable à la sienne :

"T'arrête pas ... Caresse-moi encore ... là ..."

Et bougeant l'une de ses mains, il vint la placer sur la main de n'Em sur son membre et la déplaça pour retrouver les sensations de tout à l'heure. Les doigts de son amant étaints brûlants et le contratse avec la fraicheur de la nuit l'excitait encore plus. Se laissant gémir de nouveau, il soufflait de temps en temps dans l'oreille de son n'Em pour lui infliger les mêmes tortures qu'à lui. Il souhaitait l'entendre gémir aussi alors qu'il ne le touchait pas ... encore ...
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Ce sera toi ... et personne d'autre.
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