
Exclus, rejetés, solitaires ... si vous ne trouvez pas votre place, essayer ici ... vous n'avez rien à perdre. |
| | Quand je s'rai grand j's'rai alcoooolique (8) | |
| | | Auteur | Message |
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Faye Beaggan Lofteur ( 23 ans )

Inscrit le : 24 Aoû 2007 Messages : 66
| Sujet: Quand je s'rai grand j's'rai alcoooolique (8) Mar 15 Jan - 1:38 | |
| 21h, sortie des alcooliques. Ou plutôt, rectification : sortie de L’Alcoolique roux et dépravé, répondant au nom de Faïrelei, mais plus communément appelé « Faye » vu qu’il ne supporte pas son prénom. Il se demandait d’ailleurs toujours qui avait eu la brillante idée de faire une pareille faute de gout. Mais vu ce qu’il restait de sa famille, il ne le saurait probablement jamais. En attendant, il se dirigeait vers la seule pièce du loft qu’il avait repéré, hormis le réfectoire et les chambres, et ce afin d’y boire un coup. Seul. Si ça n’est pas triste de boire seul franchement… Mais bon, pour le coup, il n’avait pas tellement eu le choix. Lui d’ordinaire si entouré, de part sa nature très sociable, avait du mal à s’habituer à cet instant de solitude. Pas que ça soit désagréable, mais plutôt que depuis ces quelques longues années passées au club d’hôte, il n’avait même pas le DROIT d’être seul. Ici c’était différent, il n’avait plus aucun contrat avec personne. Et il n’avait pas encore eu l’occasion de se faire des connaissances depuis son arrivé, pour la bonne et simple raison qu’à partir du moment où il avait rencontré Raven, son colocataire, il ne l’avait plus quitté d’une semelle. Mais maintenant, il était temps pour le colocataire de se reposer vu qu’il était malade, et lui proposer de boire un coup aurait été très malvenu vu son état. Et comme Faye ne se voyait pas rester tout seul enfermé dans la chambre, et que par ailleurs, il avait bien envie de se descendre quelques petits verres, le voilà en route.
Comme dit précédemment, il avait déjà repéré le bar, en bon alcoolo qu’il était, et cela ne lui prit que peu de temps de se changer et de s’y rendre. Il avait opté pour des vêtements confortables et surtout, des vêtements auxquels il ne tenait pas particulièrement. Il s’agissait d’un simple haut aux manches longues, rouge avec un espèce de champignon noir bizzarroïde dessus, un vieux jeans, trop large, qui laissait voir une partie conséquence de ce qu’on devinait être un boxer noir, mais qui laissait également, par ses multes déchirures, apercevoir un genoux, un bout de cuisse, un autre de tibia, et enfin le retour du dit boxer. Bref, des frippes dont il se souciait peu. Une vieille habitude de buveur expérimenté qui a sali beaucoup trop d’habits en vomissant dessus. Non pas qu’il ait prévu une soirée beuverie complète, avec dégorgements et conneries pour cloturer le tout. Mais bon, comme le dit l’apophtegme, « mieux vaut prévenir que guérir », ou plutôt « mieux vaut prévenir que nettoyer » dans ce cas précis. Et puis, comme on n’est jamais sur de rien… Rien ne lui assurait qu’il n’allait pas se trouver un charmant compagnon d’orgie avec qui il pourrait « se torcher la gueule » comme le disent les jeunz de nos jours.
Fort réjoui de cette perspective qui n’était pourtant qu’un espoir, au mieux une possibilité, il arriva finalement à son Eden. Poussant les portes avec une énergie tout juste retrouvée –oui, en général, le Faye est un être un peu mollasson, il jeta un rapide coup d’œil à l’endroit pour constater, d’une part que l’endroit était fort sympathique, d’autre part qu’il y avait pas mal de monde, tout en étant raisonnable. Suffisamment pour qu’il puisse espérer un peu de compagnie pour ne pas se morfondre dans son coin et se saouler de dépit, mais pas bondé non plus. Conscient qu’à se perdre dans ses pensées en plein milieu de la pièce il jouait le poteau, il se remit en marche, pour atteindre le comptoir, son esprit fortement préoccupé par la question cornélienne suivante : que vais-je commander –oui, chacun son problème existentiel.
Il décida en tout premier lieu de s’asseoir, et ceci fait, il s’empara d’une carte trainassant là, et reste un isntant immobile à la regarder dans le blanc des yeux –enfin du papier. Au fur et à mesure que les noms d’alcool défiler, il se disait « ah ça ça fait longtemps », « ça aussi », « ou alors ça ». Bref, une fois qu’il parvint à arrêter son choix, il chercha des yeux ce qui pouvait faire office de barman, ignorant complètement que le service était libre et que par conséquent il allait l’attendre longtemps son barmaid. Mais bon, le rouquin était un genre d’assisté. De longues années où on vous fait à manger, le ménage, la vaisselle, on vous apporte à boire, on vous sert, on règle tout pour vous, vous laissant tout votre temps pour satisfaire l’apétit sexuel de vieux schnock, et moins vieux moins schnock, ça ne s’efface pas ainsi. Alors tout bêtement, il resta planté, à remuer la tête de gauche à droite, cherchant le barman, pestant contre son absence, parce que franchement dit, il avait soif. Et en plus de cela, il s’ennuyait, et il voulait de la compagnie. Or, une fois qu’il aurait un coup ou deux dans le nez, il lui serait bien plus facile d’aller aborder quelqu’un. Non pas qu’il soit du genre timide ou réservé, au contraire, il était d’un naturel très bavard et ouvert, mais bon, parallèlement, ce changement brusque d’environnement le déstabilisait quelque peu, et il se sentirait surement plus assuré avec un peu d’alcool dans le sang.
Finalement, il eut une révélation en voyant l’un des lofteurs ici présents se lever et venir se servir de par lui-même un vert. Ouvrant des yeux ronds, Faye resta un moment à hésiter, tergiversant sur to imiter le lofteur or to attendre un barman –problème, si barman il n’y avait pas, il pourrait attendre encore un siècle ainsi. Logiquement parlant, la première solution était donc la plus judicieuse. Poussant un petit soupir, il contourna la comptoir, pour se prendre un verre, et partir en quête de quoi se faire un petit cocktail fort sympathique. Il était plutot doué pour les cocktails, il avait appris à en faire pour satisfaire ses clients, au même titre que les massages d’ailleurs. Mais pour une fois, il allait se faire plaisir tout seul –no double sens x). Il accéléra un peu la cadence, légèrement agacé d’avoir été si peu attentif et d’avoir perdu autant de temps à jouer les poireaux au milieu de la salle. Dans son empressement, et à cause de ses gestes vifs et presque nerveux, signe manifeste qu’il n’était pas si à l’aise que ça ici pour l’instant, il se retourna un peu trop brusquement et…bam, ce qui devait arriver arriva, il se heurta à quelqu’un, ou plus précisemment au torse de quelqu’un. Son verre ne lui échappa pas des mains, il le rattrapa de justesse, en revanche le mélange contenu dedans eut droit à un petit vol plané, la moitié choisissant le torse de l’inconnu comme piste d’aterrissage, l’autre moitié allant droit s’imprégner dans le t-shirt rouge de Faye. Partagé entre l’envie de pester contre celui qui était planté là au mauvais moment, celle de s’injurier lui-même d’être dans un tel état de semi-stress, il se détestait dans ces moments là, et enfin celle de se féliciter d’avoir opter pour des vêtements peu importants, il resta tout d’abord bouché bée, les yeux rivés sur la tache qui prenait de l’ampleur sur le haut de l’auto-tamponneuse en face de lui.
Son visage jusqu’alors fixe se défigea, y laissant apparaitre un sourire à la fois gêné et désolé, mais également un brin séducteur, d’une part parce que c’était presque naturel chez lui à force d’y recourir, d’autre part parce qu’il avait remarqué que les excuses passaient toujours mieux avec ce genre de sourire.
« Hum…je crois que je vais devoir me recommencer mon petit mélange... »
Oui, c’est ça que Faye appelle des excuses. Il faut le pardonner, la politesse et les bonnes manières, ça n’est pas trop sa tasse de thé. En revanche, les remarques inutiles et déplacées, c’est tout pile sa branche…
[Pv Jun, j'espere que ça te va ^^ if not mp moi] |
|  | | Jun Sakanoe Lofteur ( 23 ans )

Inscrit le : 05 Jan 2008 Messages : 9
| Sujet: Re: Quand je s'rai grand j's'rai alcoooolique (8) Dim 20 Jan - 4:38 | |
| [J'ai failli m'endormir, mais j'ai lutté ! Lol Si je suis mal demain, ce sera ta faute xD Et aussi si sur la fin ça se dégrade, c'est normal ...]
21 heures, sortie des alcooliques. Cette information ce ne sera pas les concernés qui la nieront, puisqu’une porte du premier étage s’ouvrit précisément à 20h55, laissant apparaître un jeune brun dans le couloir. Dans son cerveau, une seule pensée : échapper à la solitude, un seul lien avec son but : l’alcool. Le bar avait été l’un des premiers lieux qu’il avait repéré sur la carte de ce bâtiment, mais il avait d’abord songé à refuser de céder à la tentation, faisant les cent pas dans sa chambre, tournant et retournant son téléphone portable entre ses doigts, observant le plafond en comptant les trous, et tentant même de se coucher plus tôt. Mais rien n’y fit, l’appel de ce doux nectar était trop fort. Il ne parvenait pas à s’en dégouter, même si sa dernière beuverie s’était terminée par une prise de sang à l’hôpital afin de déterminer s’il avait oui ou non était contaminé par le VIH. Après tout ce n’était pas de la faute de l’alcool, c’était uniquement une erreur d’inattention, tout à fait humaine, qui ne se reproduirait plus jamais. Et puis ce n’était pas un petit verre de rien du tout qui allait venir à bout de ses convictions, car il n’avait pas l’intention de boire jusqu’à avoir quelques trous de mémoire le lendemain. De toute manière ce loft n’était pas Los Angeles, la ville où tout le monde se bourre la gueule et sniffe de la coke avant de s’envoyer en l’air avec un inconnu. Non, ici c’était un refuge pour les homosexuels sans un sou, rejetés, persécutés, et pleins d’autres choses de ce genre. Bref, pas un abri pour les mecs amoureux de l’alcool et des relations physiques sans lendemain. Conclusion : Jun était parfaitement protégé des épisodes tel que celui auquel il avait participé en Amérique. Il fallait également le préciser, descendre au bar lui permettrait peut-être de faire des connaissances, et lui éviter une mort par l’ennui qui avait failli le ronger ces dernières heures. Auquel cas il ne regretterait pas son choix, et renouvellerait certainement l’expérience. Dans le cas contraire il prendrait quelques verres, histoire d’être léger et d’avoir l’esprit vide de toute réflexion censée, puis il se tiendrait compagnie tout seul, ce qui est bien plus facile avec quelques grammes d’alcool dans le sang. L’humain s’ennuie de lui-même, c’est bien connu, et ce n’était tout de même pas de sa faute si Dieu avait créé l’homme avec ce terrible défaut. Il avait par conséquent l’intention de le contourner, ce qu’il trouvait parfaitement normal.
Jun ferma donc la porte et introduisit la clé afin de boucler la pièce. Il ne manquerait plus que ses affaires disparaissent pendant qu’il sirotait une petite vodka, tranquillement installé au comptoir. Il glissa l’objet en fer dans la poche de son jean, remarquant en baissant la tête que les lacets de ses chaussures étaient d’une couleur différente. Blancs et noirs, ça se remarque. Le jeune homme leva les yeux au ciel en pestant contre sa sœur, parce que les seules personnes à pouvoir faire une blague aussi extraordinaire étaient Kim, et lui-même sous l’emprise de la poudre blanche. Or il était parfaitement clean depuis son retour au Japon, ce qui signifiait que cette association détonante était signée de sa sœur. Quel bon goût, juste un petit ‘coucou’ pour lui rappeler de ne pas l’oublier, de lui rendre visite aussi souvent que possible et de l’appeler tous les jours sous peine de la voir rappliquer au loft. Message enregistré. Mais pour le coup, il avait franchement la flemme d’arranger ça, d’autant plus qu’il n’avait aucune idée de l’endroit où pouvaient se cacher les autres lacets au milieu du bordel de son sac. Jun haussa simplement les épaules, puis tenta de rabattre son jean aussi loin que possible afin qu’il camoufle au mieux ce détail, songeant que de toute façon les pieds n’étaient pas la première chose sur laquelle un homo risquait de braquer son regard en l’apercevant (mais ses beaux cheveux bien sûr xD). Et à bien y réfléchir ce n’était pas si étonnant venant de sa part, puisqu’en général il ne cherchait pas la perfection dans son apparence. La preuve était ses cheveux sombres en désordre, sa chemise blanche boutonnée à une manche mais pas l’autre, une chaussette grise à un pied et une noire à l’autre, et encore quelques détails de ce genre. Le truc c’est que sa chevelure était totalement indomptable, que le bouton de sa manche droite s’était défait à son insu, et que le problème des chaussettes était le résultat d’une extrême fatigue ajoutée à un manque probant de volonté. Rien de très grave donc, que du pardonnable. Une fois satisfait, Jun se dirigea vers les escaliers qu’il descendit en glissant les mains dans ses poches, croisant quelques jeunes hommes auxquels il jeta des coups d’œil distraits. Pas mal, trop petit, baisable. Bref, des réflexions qu’il faisait bien mieux de garder pour lui, mais qu’il aurait volontiers voulu chasser de son esprit aussi. Seulement voilà, on ne se débarrasse pas des vieilles habitudes aussi facilement.
Quelques minutes plus tard il pénétrait dans l’antre des trésors, introduisant une main dans ses cheveux bruns comme pour se rassurer. C’était en fait un geste nerveux qui trahissait son trac, puisqu’à cet instant il était en train de se demander s’il ne devrait pas faire demi-tour. Mais il se persuada que son choix était le bon, comme d’habitude, s’installant à une petite table ronde en observant les individus déjà présents. Des mecs, des mecs partout, c’était bizarre. Pas déplaisant bien sûr, mais étrange. Des hommes jeunes, en train de discuter, accoudés au bar, échangeant des rires et jouant même aux cartes. Il se sentait légèrement de trop au milieu de ce décor convivial, toutefois les trois personnes seules de la pièce semblèrent le rassurer. Il y avait ce gars chauve pas loin de lui qui lui lançait des regards plutôt effrayants, et vu la veste en cuir, les piercings qui semblaient faire partie de lui, le bouc qui recouvrait son menton et les sourires très clairs qu’il esquissait, sa coiffure n’était pas le résultat d’une maladie incurable. Cette pensée bien sûr le ramena à Célestin … mais il chassa son image de son esprit aussi vite qu’elle était venue. Pas question de se mettre à déprimer, de se bourrer la gueule pour oublier cette tristesse qui pouvait s’installer à tout moment. Pas ce soir. Le deuxième solitaire du bar était un garçon plutôt grand, qui semblait très gentil, japonais d’après ce qu’il pouvait en juger, mais Jun avait appris à se méfier des apparences. Et enfin, la dernière personne seule était un jeune homme à la chevelure d’un roux plutôt impressionnant, aux vêtements étranges mais au style amusant. De toute évidence il ne se souciait pas particulièrement de son apparence, ou en tout cas, pas ce soir. Ce fut en l’observant que le brun se rendit compte que le service était libre, et qu’aucun barman n’était payé pour satisfaire les clients de ce bâtiment. Ce qui en fait semblait assez logiquement étant donné que tout ici était gratuit. Ils n’allaient tout de même pas donner de l’argent à un homme pour servir des boissons alors que les habitants du loft pouvaient très bien le faire eux-mêmes. La dose qu’il se servit laissa un sourire flotter sur le visage de Jun, car apparemment il avait la main lourde. Pour faire finalement connaissance, mais surtout pour éviter d’avoir à subir plus longtemps les regards transperçant du motard mal fringué, le jeune homme décolla ses fesses du siège sur lequel il était installé pour se diriger vers le comptoir, bien décidé à profiter des bouteilles mises à leur disposition.
Mais ce qui devait arriver arriva également pour le japonais, puisqu’il ne pouvait se passer une journée sans qu’un malheur lui tombe sur la tête. Malheur, c’était peut-être un bien grand mot, mais Jun était le spécialiste de ce genre de petites malchances quotidiennes qui font de votre vie un long fleuve mouvementé. C’était de sa faute pourtant, il n’avait qu’à pas rester planter comme un con derrière le roux, si près de lui. Mais en fait il était trop absorbé par la question de savoir si la couleur de ses cheveux était naturelle ou bien le résultat d’une coloration. Son regard était donc braqué sur sa chevelure, et déviait très légèrement au moment précis où le garçon décida de se retourner en brandissant son trophée. Une récompense qui malheureusement lui échappa des mains au contact de Jun, et dont le contenu se répandit largement sur la chemise blanche du japonais, ainsi que sur le haut rouge de son futur-ex propriétaire. Le brun baissa les yeux sur la tâche grandissante que formait le mélange, poussant un soupir de reddition qui disait clairement « Ok, normal … ». Il n’avait pas prévu que son vêtement deviendrait transparent si tôt dans la soirée, et d’ailleurs transparent tout court, mais c’était encore une chose acceptable. Qui aurait pu imaginer un truc pareil ? Son regard bleu plongea dans celui de son vis-à-vis, assistant au sourire ‘parfait pour les excuses’ et à la justification de ce dernier. Il devait le reconnaître, ce mec était intéressant. Mignon bien entendu, mais ça c’était juste un détail (croise les doigts uhuh). Il ne s’était pas fondu en excuses en essayant de nettoyer sa chemise, mais ne l’avait pas non plus engueulé comme un poisson pourri. Il avait adopté une réaction qui n’était pas plus envisageable que le message véhiculé par son sourire.
« Pas mal la technique … Jun rapprocha ses lèvres de l’oreille du roux comme pour lui confier un secret. Mais je ne me déshabillerai pas aussi facilement. »
Sur cette confession il se recula et lui jeta un regard, un sourire taquin accroché aux lèvres. Puis il s’avança vers les alcools d’un air tout à fait naturel, comme si c’était normal de se prendre le chou et de jouer les mecs irrésistibles. Le truc c’est que Jun, il ne faut pas le prendre au sérieux. Mais par cette simple phrase il pouvait savoir si ce garçon était du genre à prendre ses réflexions au dixième degré, ou si c’était un énième homo offusqué par un tel comportement. Voyons voyons, que pouvait-il se servir maintenant ? Il opterait certainement pour une Vodka et une goutte de jus d’orange, sa boisson de prédilection, ou pour un cocktail exotique … Son expérience en tant que barman à Los Angeles lui donnait quelques avantages, parce qu’il savait ce qui était bon, et ce qui l’était moins. Mais la moindre politesse était de remplir de nouveau le verre de celui qui l’avait pris pour un évier, et il se retourna en tendant la main.
« Je peux m’en charger. Pour gérer le stress je conseille … un Whisky ? Une Tequila ? Un mélange génial issu de ma grande expérience ? »
Et rebelote, vas-y que je me la pète. Mais avec son éternel petit sourire en coin pas de doute concernant ces remarques vantardes. Ce n’était que du vent, juste pour plaisanter. Il en profita d'ailleurs pour déboutonner son autre manche, parce que pour manier les bouteilles, c'est quand même plus facile. |
|  | | Faye Beaggan Lofteur ( 23 ans )

Inscrit le : 24 Aoû 2007 Messages : 66
| Sujet: Re: Quand je s'rai grand j's'rai alcoooolique (8) Dim 20 Jan - 20:55 | |
| Voilà, la réunion des alcoolos anonymes pouvait commencer. Car oui, ils étaient bel et bien anonymes puisque aucun des deux ne s’était présenté à l’autre. En même temps, les gens qui vont voir les gens « Salut je m’appelle untel » ça n’existe que dans les fictions et dans certains jeu de rôle, or ils n’étaient ni dans l’un ni dans l’autre –aheum. En fait, ça lui allait mal de dire ça au rouquin, c’était bien ce qu’il faisait dans son ancien… « boulot », même si la plupart des clients connaissaient d’avance son prénom, ou plutôt son surnom. Rares étaient les personnes qui savaient qu’il s’appelait Faïrelei. Parfois il avait des pulsions de vérité et il le disait, sinon, il se présentait comme étant Faye, de toute façon, c’était ainsi qu’il aimait être appelé.
Revenons à notre réunion. Elle était un peu spéciale, car il n’y avait que deux membres, et ils s’étaient présentés l’un à l’autre de manière singulière. Exit les « Faye, 23 ans, je n’ai pas bu depuis 2 jours et je…je…. JE VEUX BOIIIIIIRE ». Non ils avaient opté pour la nouvelle formule proposée par le club : rencontrez vos semblables dans nos fameuses…autos tamponneuses. Et voilà le roux qui s’était déjà pris pour le roi du circuit et avait initié la discussion par une petite collusion. Ok….pour une fois ça n’était pas volontaire. Et oui, pour une fois, ça n’était pas une tentative –lamentable et transparente- de drague. De toute façon, si ça l’avait été, Faye l’aurait aspergé d’eau, ça aurait eu le même résultat, mais il n’aurait pas gaspillé d’alcool –merde quoi, c’est sacré l’alcool !
Bref tout ceci pour arriver au résultat suivant : les deux alcoolos aspergés. S’il ne s’agissait que de cela… Visuellement parlant, ça n’était pas très grave, un t-shirt rouge trempé… bof, c’est vrai qu’il y a mieux et plus élégant, mais de toute façon Faye n’avait absolument pas cherché à faire classe, alors avec ou sans tache, c’était à peu près le même résultat… On pouvait même presque dire que ça s’accordait bien avec le reste. Quant à Jun… eh bien, la seule chose qui aurait pu éventuellement le gêner, surtout pour quelqu’un vivant au Japon –et vive les préjugés-, c’était sa chemise qui devenait de plus en plus transparente. Ca n’était pas Faye que ça allait gêné, il lui en fallait un peu plus, au contraire, lui ça lui convenait bien –pervers inside, outside aussi d’ailleurs… Non le problème était plus d’ordre olfactif. Oui ça n’est inconnu à personne, du moins à aucun alcoolique qui se respecte, que l’odeur de l’alcool s’impregnant d’un habit est rarement agréable… Particulièrement dans le cas de la vodka, en fait. L’autre éventuel problème aurait été que Jun soit un genre de schtroumf grognon en quête de solitude –ou d’amourette- et donc fortement contrarié d’avoir eu à faire à un rigolo (ou gigolo) qui s’amuse à l’arroser comme s’il était une vulgaire plante verte.
Heureusement pour le rouquin qui n’était ni un ami des bagarres, ni des disputes, ni même des leçons de morales et des reproches, ça n’était pas le cas, bien au contraire. L’homme, enfin le jeune homme plutôt, il ne semblait pas bien vieux tout de même, avait plutôt l’air décontracté. Faye put même constaté non sans plaisir qu’il était doté d’un sens de l’humour, ou plutôt d’une certaine ironie, qu’il avait lui-même l’habitude de manier. Génial, voilà qui annonçait deux bonnes choses : il n’allait pas se faire péter la figure, ce qui aurait été fort dommage vu la figure (jeter des fleurs à son perso, 50 euros. Il y a des choses qui n’ont pas de prix, pour toutes les autres il y a euromastercard *sort*). Et d’autre part, il avait peut-être trouvé LA personne qui allait casser son ennui et sa solitude ce soir. Certes, il allait vite en besogne, mais bon, il était bavard et ouvert, il lui en fallait peu pour lancer une conversation avec quelqu’un. En fait, il suffisait que la personne soit plus ou moins sur la même longueur d’onde que lui, et ça, c’était plutôt bien parti, et qu’elle soit coopérative, ça, il allait vite le savoir. Oui bon, si en prime il avait une bonne allure, ça contribuait à motiver Fayounet….avouons le.
Son sourire, qui n’avait toujours pas quitté son visage d’ailleurs, ne fit que s’agrandir aux dires de Jun. Il attendit qu’il ne s’écarte de lui, avec son sourire taquin, pour répondre à sa petite provocation, si l’on puit dire. Ils avaient l’air fins, tous les deux, un sourire espiègle pendus aux lèvres.
« Dommage » murmura-t-il d’un ton on ne peut plus sérieux, démenti pourtant par son air malicieux « En général c’est plutôt effectif comme tactique »
Il marqua une légère pause, avant d’ajouter, du bout des lèvres, comme s’il voulait se le dire avant tout à lui-même, mais suffisamment fort pour que ce la parvienne aux oreilles de Jun :
« Mais j’ai encore quelques autres stratégies… »
Son regard suivit la trajectoire et les mouvements de Jun sans que lui-même ne daigne bouger, immobile, son verre vide à la main. Au moins, maintenant, il devait avoir sa réponse : Faye ne prenait jamais rien au premier degrès. C’était bien le problème, même les problèmes les plus sérieux et épineux il les tournait en dérision. Ne parlons même pas de ses relations amoureuses, qu’il transformait toutes en simples aventures, et ce peu importe l’implication de l’autre. Le sérieux, il le fuyait avec acharnement, ce pouvait être un avantage, comme un gros inconvénaient.
Tandis que le petit (pas plus petit que le roux mais soit) se dirigeait vers le bar, aye se laissa aller à ses pensées, ou plutôt à la contemplation silencieuse, mais pas très discrète, de son compère. Oh, quoi, après des années à s’être fait dévisagé, il pouvait bien détailler quelqu’un du regard à son tour… Et c’est durant cette observation qu’il choisit de se retourner vers lui, pour tendre le bras et lui proposer… de refaire sa boisson. Faye lui adressa une fois de plus un sourire, avant de remettre son verre aux bons soins de l’inconnu –oui car il ne connaissait toujours pas son nom mine de rien.
« Voyons voir… » marmonna-t-il, faisant mine de réfléchir, se rapprochant de l’endroit où Jun opérer pour aller s’adosser plus ou moins lascivement à un meuble.
« Je vais opter pour le mélange génial issu de ta grande expérience » Courte pause accompagnée d’un sourire amusé. « Vas-y, surprends moi »
Cette phrase l’avait toujours fait rire. C’était typiquement ce que disaient certains clients dans les bars, et c’était le mieux à faire pour stresser le barman. En effet, quoi de plus aléatoire que « surprend moi » ? De quoi mettre la pression au pauvre serveur qui voyait pesé au dessus de lui le risque que la boisson ne plaise pas au client –le drame quoi… Mais bon, Jun avait de la chance, Faye n’était absolument pas difficile. Il aimait presque tout à l’exception des « boissons pour minets » comme il les appelait, c'est-à-dire de savants mélanges industriels avec 2 gouttes de vodka et 1L de limonades, idéales pour ceux qui ne tiennent pas l’alcool. Ca n’était pas son cas, et donc il préférait les véritables alcools, de plus de 30° de préférence. Sinon, il n’aimait pas le Schnaps et le Pastis, mais les chances que Juju ne lui serve ceci dans son coktail étaient….disons plus que minimes, voir nulles. Ainsi, il s’en remettait à lui. C’était en même temps l’occasion de tester ses gouts, au moins en matière d’alcool. La commande passée il put à nouveau laisser son cerveau en mode « inactif » pour s’adonner à l’observation fascinante de son barman particulier. Il ajouta, pourtant, néanmoins, après à peine une minute de silence.
« Au fait, à qui vais-je devoir ce j’espère délicieux cocktail ? »
Manière un brin plus subtile et original d’aborder la question bateau « Comment tu t’appeeeeeelles ? » (A440…)
(Si tu lis là maintenant tout de suite, je n'ai pas relu car je vais manger ^^ donc si faute il y a, normal cela est XD) |
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