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 Y'a du blanc, y a du rouge du saucissonVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Lawrence Tahoma Varnham
Lofteur ( 20 ans )



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Inscrit le : 19 Sep 2006
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MessageSujet: Y'a du blanc, y a du rouge du saucisson   Mar 26 Sep - 1:37

La théorie de la malchance... ou pourquoi les avions devaient ils nécessairement atterrir a cinq heure du matin, alors que la rue était encore noire et l’aéroport désert...

Baillant a s’en arracher la mâchoire, un jeune homme tout de rouge vêtu, muni d’une grande canne surmontée d’un pommeau en forme de dé, sortit de l’avion, remercié par les hôtesses de l’air qui lui souhaitèrent avec le sourire le plus hypocrite un agréable séjour... A croire que ces dernières se lançaient entre elles des défis a qui fera plus affreux rictus...
Bref, Seraph ne s’en formalisa pas réellement et se contenta d’ôter son haut de forme avant de le remettre, tout en inclinant la tête, pour saluer ces dernières, le tout sans quitter un sourire pouvant rivaliser avec ceux des charmantes hôtesses.


Heureusement pour notre individu, il n’avait pas emmené de valise avec lui, seulement un petit sac à dos, ce qui lui épargnait déjà le bonheur de devoir reconnaître sa valise parmi des centaines de valises identiques, et des centaines de voyageurs autour du tas de centaines de valises. Seraph sortit donc assez rapidement de cette usine a voyageurs, pour se retrouver finalement sur les coups de 5h30 à attendre un taxi pour se diriger vers cet établissement de soit disant repos.

Taxi qui se fit d’ailleurs bien désirer, puisqu’il ne vint que trois heures plus tard... la joie des organisations. Mais contrairement aux jolis sourires si sincères des hôtesses de l’air, cette attente ne dérangea en rien notre jeune homme. Au contraire, c’était comme si du temps lui était offert, spécialement, pour qu’il puisse avoir le temps de faire quelques parties de tarot en solitaire, l’un de ses jeux favoris pour ses longs moments –rares, mais existants- de solitude. C’est qu’il aurait bien fait des démonstrations de magie, le petiot, mais a cette heure-ci, les rues de la ville semblaient quelque peu... désertes, et les seules personnes qui passaient semblaient pressées de poursuivre leur chemin.

Enfin, le taxi pointa finalement le bout de sa carrosserie jaune, et, après quelques heures de route et quelques détours dus aux si bonnes et claires explications de notre star internationale [au moins ca XD ], le petit convoi arriva aux portes de l’établissement [Enfin a LA porte - -‘ ]. Un instant, Seraph hésita à payer le chauffeur en tours de magie, n’ayant pas de monnaie sur lui, mais la tête frustrée de l’homme dissuada notre magicien, qui, avec un grand sourire, lui tendit finalement un billet.
Sans attendre la monnaie, saisissant son sac a dos, Soleil sortit de la voiture, et se dirigea vers la grande porte de l’établissement, qu’il franchit sans hésitations, sans prendre la peine de lire les inscriptions écrites sur la porte de ce dernier... sans doute quelques informations sur les formalités administratives, soit de la paperasse inutile aux yeux du suédois et de bien d’autres personnes.


La porte franchie, Sese tomba sur une grande salle étrangement ressemblante à celle dans laquelle l’avait mené Loki, la première fois qu’ils s’étaient rencontrés. A la différence près que cette salle n’était pas meublée, n’avait pas de carrelage en damier, et ne comportait pas d’étrange homme vetu comme un sucre d’orge. Mais malgré sa grande taille, à nouveau, le garçon se sentit tout petit dans cette immense pièce. Autre différence notable... celle-ci comportait des portes, beaucoup de portes.... beaucoup TROP de portes. Et évidemment, la porte magique avec un grand panneau « Entrée par ici », clignotant de toutes les couleurs, avait été omise.


En tournant la tête, Seraph put apercevoir quelques personnes discutant entre elles, au loin, a l’autre bout de la salle. Le plus judicieux a ce moment la aurait été de demander a ces individus son chemin, mais cette idée ne séduisit pas le suédois, qui avait déjà calculé que la racine carré de la distance mur-lui et lui-eux était bien trop élevée, et par conséquent qu’il se passerait de leurs brillants conseils... Qui plus est, le jeune homme n’avait nulle certitude que cette alliance de gens n’était justement pas en train de se demander... ou aller.

Maintenant, il restait à choisir....une porte. Immédiatement, le garçon sortit deux dés de sa poche, et les lança sur le sol, avant de se pencher pour les ramasser.... Les dés indiquant 3 et 2, le garçon se dirigea vers la cinquième porte, en partant de la droite puisque le chiffre était impair.


La porte le mena vers un couloir, le couloir vers un deuxième couloir, le deuxième couloir vers un troisième couloir, et le troisième vers un quatrième. Mais, à la différence des précédents, le cinquième le mena vers une autre porte. Hésitant à actionner la poignée, Seraph pria pour ne pas tomber a nouveau sur ce hall, auquel cas il se voyait déjà condamné à errer comme une âme en peine... mais, a son grand soulagement, ca n’était pas la pièce blanche qui se trouvait de l’autre coté.

C’était amusant comme le hasard l’avait mené au... bon endroit. [ La science du hasard des pas XD ...] S’il avait été mené ici plus ou moins pour une overdose, ses pas venaient de le mener dans une salle dans laquelle trônait un magnifique...bar, rempli d’alcool. [Mais quel hasard !]. Sans attendre une seconde, Seraph se dirigea rapidement vers ce dernier, sans pour autant négliger sa démarche loufoque consistant à croiser les jambes tout en s’appuyant sur sa canne. Il s’assit finalement sur l’un des tabourets, en prenant bien soin d’appuyer sa canne contre le bar, pour que celle-ci ne tombe pas.

Le magicien appela finalement le barman pour commander une Tequila, afin de bien commencer la soirée. Mais contrairement a sa dernière soirée en bar, le jeune homme se promit de ne pas finir ivre-mort, afin d’éviter un nouveau séjour chez les hommes-en-blanc. Promesse qui semblait bien mal partie, s i l’on considérait que Seraph venait de se descendre tout le verre en un coup. Enfin... le jeune homme s’accorda quelques minutes de pause, a fixer son verre, s’obligeant à ne pas recommander un verre directement, dans le but de ne pas finir complètement saoul dans la demi-heure.


[Reservé ]
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Timotee Shilver
Lofteur ( 18 ans )



Age : 18
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MessageSujet: Re: Y'a du blanc, y a du rouge du saucisson   Mar 26 Sep - 23:24

[Attention j'arrive ^^ glaçon en vue... "UN ICEBEEEEERG! VIREZ de BOOORD" "Que se passe-t-il Jaaaack " <- Kro en plein délire ]

Shilver était arrivé un peu plus tôt dans la journée, mais il n’avait pas daigné chercher sa chambre. Pour tout dire, il avait bien trop peur de tomber sur une mauvaise surprise. Vous savez, le genre de mauvaise surprise comme…de charmants colocataires avec qui partager un lieu intime comme une chambre. Enfin m**** quoi, et s’il voulait regarder des magasines pornographiques tout seul, il faisait comment ? Oui…bon…ça n’était peut être pas le meilleur exemple. Il n’empêche qu’une chambre ça ne se partage pas !
Et la simple idée de se retrouver à plusieurs dans une même pièce, il se sentait fulminer. Et ce avant même de savoir s’il allait réellement devoir partager sa chambre.
Bien sur, il avait souvent du le faire, tant à l’internat que avec Erny. Mais c’était différent. C’était ses amis. Là il s’agissait d’inconnus. Qui plus est surement de bougres d’imbéciles –puisque pour Tim 99% de la population était composée d’imbéciles. Oui son degrès de tolérance frôlait dangereusement le zéro pointé.

Bref, il avait toujours ses deux uniques bagages sur lui, n’étant pas allé les déposer. Tous ses biens personnels se résumaient à un sac à dos et sa guitare. Il avait tout perdu en allant en maison de redressement. De chez Simon il n’avait emporté que quelques affaires de toilette, quelques fringues à Peter un lecteur de musique, quelques livres et quelques paquets de cigarettes. Bref le strict minimum. Et il ne le regrettait pas car avec plus il aurait du prendre une valise, et il aurait été maintenant bien ennuyé.
Mais rapidement, Timotee fut tiré de ses méditations, car victime de sa dépendance envers l’alcool, qui se manifesta alors qu’il errait comme une âme en peine dans les couloirs du loft. Aussitôt, le blond s’était lancé à la recherche de ce qui pouvait s’apparenter à un bar. Et grâce à son excellent sens de l’orientation –ou plutôt à la bonté du hasard- il ne tarda pas à tomber sur l’endroit voulu.

Immédiatement, en entrant dans ce saint lieu, les deux yeux de notre ami Timotee (l’ami des tout petits XD) furent attirés par une…masse rouge qui tranchait de façon assez crue avec le décor. La première chose qu’il vit fut un haut de forme. Pas celui d’un petit bourge anglais aristo qui aurait confondu son salon de thé avec un bar, non. Un haut-de-forme rouge. Avec une carte dont il n’arrivait pas à déterminer la couleur à cette distance. Du carreau ou du cœur sans doute pour ne surtout pas changer de cette horrible couleur pivoine. Couleur que Tim haïssait soit dit en passant. Pourquoi…eh bien, parce qu’elle représentait l’amour et le sang. Hors, Tim répulsait le sang et avait une non-foi totale en l’amour. Bref, le guignol assit au comptoir incarnait à lui tout seul ce qui révulsait notre allemand favori.

Mais son profond mépris pour l’individu rouge ne s’arrêtait pas là. Pour tout dire, il le trouvait tellement ridicule qu’il avait une secrète envie d’achever le bonhomme pour lui éviter la souffrance de vivre avec pareil attirail.
D’autre part c’est un sentiment de consternation et d’humiliation qui vint envahir le corps tout entier du blondinet. Quel était donc cet établissement où l’on engageait des clowns pitoyables pour distraire les occupants ? Bonté divine, c’était les enfants de 8 ans qu’on scotchait sur une chaise pendant une après-midi devant un urluberlu pathétique qui s’amusait à gonfler des ballons en forme de girafe ou à leur faire des tours ridiculement faciles à comprendre avec des jeux de cartes truqués.
A moins que…. Ce truc rouge ne fasse parti du loft ? Si tel était le cas, alors il était encore plus démodé que Tim lui-même. En fait, à côté de lui, un épouvantail avait une classe absolue. C’était dire.

Malheureusement, Tim faisait parti de ses gens qui n’aimait pas boire un coup seul. Il n’y voyait aucun intérêt. Quite à être joyeux –ou complètement mort- autant l’être à deux. Et dans le meilleur des cas, il pouvait toujours observait son vis-à-vis s’effondrer petit à petit –pour ensuite l’imiter, mais seulement ensuite histoire de profiter du spectacle tout de même.
Et le petit hic majeur dans l’histoire, c’est que le bar était…vide et archi vide. Excepté un certain clown qui semblait avoir été trempé dans une piscine de peinture rouge.
La question existentielle du jour était donc : to rejoindre le parfait imbécile du bar or to passer la soirée seul –sauf si éventuellement un troisième larron comptait rejoindre ce joyeux duo.
Mais peut être le larron en question serait-il un abominable gnome, niais à souhait, naïf à en vomir, idiot à en pleurer, gentil à s’en pendre…
Oh, tout compte fait, un clown tout rouge, si vomitif soit-il, serait sans doute d’excellente compagnie –et c’est dans ce genre de moment que Tim bénissait la nature de l’avoir dotée d’une aussi efficace auto-persuasion.
Les paupières du blondinet retombèrent à une vitesse abominablement lente sur ses yeux gris, tandis qu’une longue expiration vectrice d’un océan de lassitude s’échappait d’entre ses lèves, comme pour formuler le « Dans quel merdier tu m’as encore foutu Simon ? » silencieux qui mourrait d’envie de jaillir de sa bouche.
Ceci fait, Timotee se sentait vidé de tout agacement –agacement qui ne tarderait sans doute pas à se reformer, selon le principe de régénération- et était donc prêt à affronter la compagnie de l’autre gogole, comme il l’avait silencieusement surnommé.

C’est avec une démarche ralentie –il n’allait quand même pas se presser hein- qu’il rejoignit donc l’individu assis au bar. Sans lui demander même son avis, il prit place juste à côté de lui, sans mot dire, comme s’il ne l’avait pas remarqué –ce qui était difficile vu son accoutrement.
Les deux l’un à côté de l’autre aurait sans aucun doute constitué un merveilleux tableau. L’un semblait avoir choisi avec attention tous les accessoires les plus loufoques –et de mauvais gout selon Tim- histoire de se faire une allure des plus…pittoresque diraient les hypocrites, risible répondrait l’allemand. L’autre au contraire donnait dans la simplicité absolue. Il était évident, en jetant un simple coup d’œil au jeune homme, qu’il s’intéressait à la mode à peu près autant qu’à la coiffure –à en juger par ses cheveux blonds éparpillés et emmêlés. Pour tout dire, sa tenue se composait d’un simple haut noir à manches longues, d’un jeans un peu trop large qui, comme à son habitude vu la maigreur presque horrifiante du ventre de Tim, retombait un peu trop sur les hanches, dévoilant ce qui semblait être un boxer noir. Et pour finir, une paire de baskets usées, voir même déchirées, dont les lacets n’étaient, comme on pouvait s’y attendre, même pas noués. Le seul élément qui faisait office de décoration était une vieille ceinture en tissus noire, à laquelle on ne pouvait prêtait aucune utilité vu la façon presque indécente avec laquelle le pantalon du jeune homme descendait.

Après avoir commandé un gin citron, il tourna enfin son regard vers son voisin de comptoir, et il dut forcer la rigidité de son visage pour que celui-ci ne se torde pas en une grimace. Bougre dieu, de près, c’était encore pire, si tenté que ça soit possible. Soupirant intérieurement, Tim essaya à nouveau de s’automotiver. Il fallait positiver. Si personne n’est parfait, personne n’est imparfait non plus. Et avec un look aussi ridicule et critiquable, le clown devait surement être une personne formidablement intéressante et sympathique…. Ou du moins, il vallait mieux s’en convaincre.

Le blondinet attendit néanmoins qu’on lui apporte son verre pour parler. La boisson délit les langues, c’est connu. Et peut être que sous l’effet de l’alcool, cet énergumène beaucoup trop rouge ressemblerait à…un grand coquelicot ? Non, Tim n’aimait pas les fleurs. Bon, soit une grosse tomate alors. A cette idée, un léger sourire osa s’aventurer sur ses lèvres. Il faut dire qu’une tomate avec un haut de forme, c’est relativement –relativement…- ridicule tout de même.
Enfin soit. Une fois le verre de gin entre les mains il se tourna vers Seraph, et le devisagea avec une insistance volontairement très prononcée, comme s’il le voyait pour la première fois –ce qui n’était pas le cas, le jeune homme ayant déjà subi une analyse détaillée sans qu’il ne le sache. Tandis que le récipient en verre tournait sur le comptoir en un léger bruit de frottement, et ce grace aux agiles mouvements des fins doigts de l’allemand, une première phase s’échappa de la bouche de celui-ci. Une entrée en matière si l’on puit dire. Seulement voilà, les entrées en matière de Tim était rarement… aimables dirons nous. Il avait toujours le mot sympathique…

« J’savais pas qu’il y avait un cirque de passage ici… »

marmona-t-il, le regard absorbé par la ô combien passionante couleur de son gin. Comme hypnotisé par le verre, il resta un long moment silencieux, immobile avant de finalement reussir à se detacher de ce spectacle fascinant. Et ce fut pour déposer ses deux glaçons d’yeux sur le visage de Seraph. Surtout ne pas regarder ce grotesque chapeau, sinon les commentaires acerbes n’allaient pas tarder à pleuvoir –même sans le regarder en fait.
Il n’y avait absolument rien de chaleureux dans le visage de Tim. Juste la désagréable sensation d’être jugé et critiqué silencieusement. Rien dans ce facial ne traduisait la portée ironique de sa phrase. Car Tim n’était pas dupe. Il se doutait bien que le gigoto là ne venait pas d’un quelconque cirque.

« Vous comptez donner une représentation quand ? Je ne louperai ça pour rien au monde »

La fin de la phrase étant dit sur un faux ton enthousiaste, que le roulement d’yeux moqueur du blondinet venait contredire. Comme s’il allait coller son auguste postérieur sur une chaise pour observer pendant 1h30 –temps moyen du spectacle médiocre- des guignols étaler tous leurs talents –soit pas grand-chose.
Il marqua une pause dans son petit discours critique, pour porter le verre à ses lèvres, et ainsi ingérer quelques gouttes du délicieux liquide alcoolisé. Contrairement à MONNdies, Tim consommait toujours de façon lente. Habitude qu’il avait prise à force d’être fauché, histoire de bien profiter de chaque goutte du breuvage auquel il ne pourrait certainement plus toucher avant d’avoir volé un honnête homme.
Ceci fait, il reposa le verre assez brusquement sur le comptoir, suffisament pour qu’il y ait un tintement et reporta toute son attention sur son vis-à-vis.

« A moins qu’on ne m’ait pas prévenu qu’il y ait un bal costumé »

poursuivit-il toujours de ce même ton sérieux qu’aucun sourire ne venait trahir chose bien étrange chez Tim. Peut être était-il encore un peu sur les nerfs du voyage…
Détaillant une nouvelle fois la tenue certes originale de son nouveau compagnon de boisson, il haussa vaguement un sourcil au dessus de son congénère.

« Et en quoi es-tu sensé être déguisé au juste ? »

enchaina-t-il, laissant cette fois cet éternel sourire caustique qu’on lui connaissait bien s’installer sur son visage. Maintenant, si Seraph n’avait pas compris que Tim se foutait royalement de sa gueule, c’est qu’il était bouché.
3 solutions…
Soit tomato-man était un imbécile heureux doublé d’un parfait naïf, et il prendrait au sérieux les propos de Tim, et dans ce cas ce dernier allait très certainement profiter de cette naiveté.
Soit le pivoine allait mal réagir, s’énerver, prendre la mouche, et débarrasser le plancher, laissant à Tim le loisir de se bourrer la gueule tout seul, comme un grand.
Soit, le clown avait un minimum d’humour, avec un peu de chance le meme humour que Timotee, et il répondrait donc au blondinet avec cette même ironie. Dans ce dernier cas, Tim pouvait envisager de passer une agréable soirée. Seulement voilà, étrangement, l’allemand avait du mal à imaginer un tel tempérament derrière pareil accoutrement.

S’attardant un peu plus sur le visage jusqu’alors obscurci par le chapeau du jeune homme, il remarqua, avec un profond désarroi, que même les yeux de son interlocuteur étaient rouges. C’était une véritable obsession apparemment. Timotee eut la soudaine envie de se frapper la tête contre le comptoir histoire de manifester son découragement, mais il se retint, se contentant de passer nerveusement sa main dans sa tignasse blonde. Sitôt les mèches dorés écartées de son visage, elles retombaient de manière insolente pour lui brouiller la vue, et le narguer au passage.
Et comme le Tim est quelqu’un de franc –à l’exces d’ailleurs et pas toujours quant il faut- il n’allait pas garder pour lui une telle consternation.

« C’est naturel cette couleur d’yeux ? »

demanda-t-il avec l’air le plus sérieux du monde comme s’il envisageait réellement cette possibilité, ce qui naturellement n’était pas le cas. Les seuls personnes possédant du rouge dans leurs yeux étaient les albinos et ça n’était certainement pas CE rouge là. Un rouge affreux, tape à l’œil.
Bref… ca commençait fort entre nos deux amis(les meilleurs du monde). Mais il était rare que les premières approches de Tim soit amicales et chaleureuses en fait…
_________________

How can I trust you?


How could you need me now?

Well, someone must get hurt and it won't be me
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Lawrence Tahoma Varnham
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MessageSujet: Re: Y'a du blanc, y a du rouge du saucisson   Jeu 28 Sep - 23:30

[Des iceberg, toujours des iceberg, encore des icebergs T____T ]


Assis sur son tabouret, Seraph ne remarqua pas immédiatement le nouvel intrus qui venait de s’introduire dans la pièce. A vrai dire, le suédois était bien trop concentré sur sa boisson, et perdu dans ses pensées pour remarquer quelque intrusion de blond. Les yeux rivés sur le verre déjà bien vidé, le jeune homme se demandait déjà comment allait se finir la soirée...

Comble pour quelqu’un qui avait déjà prétendu maintes fois lire dans le présent, et même dans l’avenir de ses clients... Oui mais, dirait-il, c’est toujours plus évident chez les autres. Bref, toujours est-il que notre Seraph hésitait encore entre plusieurs possibilités, se résumant a rester ici, ou aller...autre part. Car si d’une part, il avait ici, ce qu’il désirait, soit la beuverie à volonté, d’autre part, le contact humain semblait quelque peu... mort.

Pourtant, ca n’était pas faute d’efforts. Seraph avait bien essayé de parler au barman, et même, dans un effort ultime, de lui tirer un grand sourire et de lui faire une petite démonstration de prestidigitation, mais même une daurade en décomposition depuis des millénaires aurait montré plus d’enthousiasme que notre ami aux efforts de Soleil. Et malheureusement pour ce dernier, il se trouvait que dans une circonférence de 20 mètres, soit toute la salle, le barman était le seul représentant de l’espèce humaine.

Or, si Seraph n’avait jamais expérimenté une beuverie entre amis... et pour cause, il n’avait pas de réels amis [Lavette XD], l’idée de finir la soirée seul face a son verre, sans autre interlocuteur que les quatre murs, une carpe muette servant les boissons, et un bar, ne lui paraissait pas des plus séduisantes.

L’autre solution consistait à errer a nouveau dans ces nombreux couloirs, se perdre une nouvelle fois, dans le but de trouver un endroit plus animé que celui-ci. Mais il restait les risques que Seraph ne se perde a tout jamais dans cette immensité de blanc, qu’il retombe sur cette salle, ou pire, qu’il n’en retrouve pas le chemin du bar et qu’il soit loin de l’alcool a tout jamais. Car s’il y avait nécessairement un endroit plus animé que celui-ci, à moins que l’endroit n’ait été évacué d’urgence pour menace d’attentat biologique terroriste, il n’était pas dit que l’endroit en question regorge d’alcool comme ce bar.

Mais comme toute personne normalement constituée devant un choix crucial, Seraph resta planté a ne rien faire, immobile, sur sa chaise, ses deux iris rouges rivées sur le verre, dont le volume n’avait étonnement pas diminué depuis le début de ses réflexions [L’évaporation est une réaction lente - -‘ ]. Involontairement, le jeune homme se plia donc au choix numéro un, a savoir rester ici, face a son verre d’alcool, en espérant qu’une âme charitable en peine lui évite le malheur de finir seul face a ses futures carcasses de verres.


... Et le miracle fut. Alors que Seraph débattait toujours intérieurement sur bouger ou ne pas bouger, et que la question commander un autre verre tout de suite, ou attendre quelques minutes commençait à se frayer une place des plus importantes dans son petit esprit, notre homme entendit le tabouret d’a coté bouger, et vit une silhouette se poser sur le tabouret proche du sien... Parfait, maintenant qu’il avait un compagnon de beuverie, Soleil avait enfin la réponse à sa première question. Quand a la deuxième, le jugement serait remis a plus tard.

Mais pour autant, Seraph ne détourna pas tout de suite le regard de son verre, bien trop occupé à observer deux bulles s’étant formées à la surface du liquide. Il entendit son voisin commander un gin citron, que la dorade impassible ne tarda pas à lui apporter... bon point, au moins, l’homme ne s’était pas égaré, ou du moins, aimait-il boire lui aussi. Si ses yeux étaient toujours fixés sur sa boisson, Seraph put sentir sans difficulté le regard de son supposé futur compagnon de beuverie le détailler, comme s’il était soudainement passé au rayon X.

Ce fut la voix cinglante de ce dernier qui lui fit finalement tourner la tête [Oui, bon -_-], et quitter la tequila des yeux. Voix amorceuse d’une entré en matière plutôt.... sympathique. Il ne fallut que quelques secondes pour que les légers doutes de Seraph se dissipent, et que ce dernier comprenne que le voisin en question était bien loin de faire cette remarque au premier degré. Evidemment, des remarques comme celle-ci, le blond devait s’en douter, Soleil en recevait plusieurs par jour, sans que cela n’ait d’ailleurs d’effet sur son moral. Mais avant de répondre au joyeux luron, il fallait d’abord faire une observation du phénomène... blond.


Comparer nos deux buveurs revenait à peu près à comparer le blanc et le noir, une photo et son négatif. L’un d’entre eux avait une apparence, aussi ridicule qu’elle soit, soignée, habillée jusqu’au bout des cheveux, tandis que l’autre semblait plutôt négliger son apparence physique, tout autant que sa coiffure. Le second était blond, le premier noir. L’un maniait l’ironie, l’autre n’avait... pas d’humour [C’est bien connu que Mondies n’a pas d’humour]. Et enfin, si le visage du suédois pouvait prendre des allures sympathiques, le blond, au contraire, semblait vouloir paraître le plus froid possible. Pour résumer la situation, l’attrait de l’alcool semblait bel et bien être le seul point commun de nos deux énergumènes jusqu’a présent.

« Ah ? Vraiment ? Ils ne t’ont pas averti ? »

Rétorqua-t-il finalement, mimant un air étonné, les yeux plantés sur les deux petites perles grises de son interlocuteur. Seraph regarda ce dernier porter lentement la boisson à sa bouche, avant de réaliser ce qu’il lui manquait a présent... Il avait oublié de reconsidérer la deuxième question existentielle [[XD] <- Important à préciser –‘ ], a savoir to reprendre, or not to reprendre un verre. Cette fois-ci, plus question de [se poser la question - -]réfléchir, il fallait agir, la tequila paraissant bien trop vide.
Seraph détourna un instant son regard du blond pour s’adresser a son très cher et tendre ami, la carpe muette, qui, fidèle a son poste, ne tarda pas a prendre sa commande, et lui apporter le Daiquiri tant désiré.
A peine la boisson arrivée, les cordes vocales du blond émirent une nouvelle fréquence, en direction du magicien, qui du, a contre cœur, détourner son attention de la boisson un instant pour se consacrer aux paroles de cet inconnu dont il ne connaissait toujours pas le nom.

« Ne t’en fais pas, si le cirque donne une représentation, je te préviendrais... ou alors préfère-tu une représentation privée ? »

Répondit Seraph qui n’avait, bien entendu, pas loupé la portée ironique de la phrase du blond. Oui, mais toujours était-il qu’il se retrouvait ici sans aucun public, alors il fallait bien chercher, sinon il serait condamné à faire de la magie tout seul dans son coin, ne supportant pas de ne pas en faire. Si certains étaient accros a leur moitié, d’autres a la cigarette, a l’alcool ou aux ordinateurs [ XD] le Seraph était quand a lui bel et bien accro aux cartes et aux dés, qui le suivaient jusqu'à sa canne et son haut de forme.


Lorsque notre suédois remarqua enfin qu’un petit silence s’était installé entre nos deux énergumènes, ce dernier sauta sur l’occasion pour enfin répondre a la boisson posée devant lui, lui lançant depuis son arrivée de longs appels plaintifs , suppliant notre magicien de la boire. Les yeux fixés sur le liquide, Seraph laissa échapper un petit sourire en imaginant son verre d’alcool se prosterner devant lui, l’implorant de se faire boire.. Cette idée paraissait sans doute loufoque, voir stupide, mais qu’en serait-il quelques verres plus tard ? Peut-être verrait-il même les verres danser la macarena [Et le tic tac – ] devant son nez. Mais en attendant, il fallait parer a l’urgent, la générosité de notre pot de peinture rouge étant bien trop forte pour laisser le verre gémir encore et encore.
Seraph passa ses doigts autour de ce dernier, avant de le porter lentement à ses lèvres, pour en déguster une petite gorgée.

Contrairement au verre précédent, ce dernier, il l’avait décidé, serait vidé plus lentement, même s’il fallait pour cela endurer les plaintes muettes du verre résonnant dans sa cervelle. Mais cet échange fut rompu par de nouvelles paroles du blond, faisant, toujours et encore, part de sa belle ironie.

Pas susceptible pour un sou, « Tomato’man » regarda son vis-à-vis en souriant, se demandant si ces petites piques allaient encore durer longtemps. Pas que cela gênait notre master-of-cards, mais ce genre de répliques, à force de journées, devenaient répétitives. Ceci dit, cette fois-ci, le blond semblait bien s’être mis le doigt dans le nez, puisque le suédois avait pu remarquer plusieurs affiches sur les couloirs, annonçant ledit bal costumé.

« Moi ? »

Lança Seraph en souriant à nouveau, alors que le blond lui demandait en quoi il était déguisé. Bah oui, le blond pouvait aussi poser la question a notre amie la carpe muette-pas-muette [mouette - -‘], qui, elle, s’était déguisée... en carpe, ou presque. Ceci-dit, the-master-of-ironie aurait du être aveugle pour ne pas remarquer que le barman jouait aux poissons.

« Mais dans un bal déguisé, le but du jeu.... est justement de deviner ce que le déguisement de l’autre représente »

Oui, le Seraph avait compris que le blond se moquait de lui... En même temps, il aurait fallut être sourd pour ne pas le remarquer. Mais s’il voulait jouer... très bien, le magicien entrerait dans son « Jeu », fut-ce pour s’auto blâmer.

« Ca devient décevant... Je pensais que ce serait aisément devinable pourtant »

Un instant, le suédois prit un air pseudo-vexé, fixant le blond dans ses yeux, pour remarquer leur étonnante couleur, entre le bleu, et le gris, donnant a ce dernier un certain air.... d’iceberg [Pourquoi faut-il toujours qu’on retombe dans le polaire ? T___T]. Mais l’attention de ce dernier fut vite détournée pour remarquer que le méchant Daiquiri recommençait ses plaintes insupportables, déchirant ses tympans. Et pour faire taire le coupable, une seule solution s’offrait à lui... Lâchant enfin les glaçons du regard, Seraph détourna légèrement la tête, avant de s’emparer à nouveau du mélange pour en avaler une autre gorgée.


Une fois le verre reposé, notre prestidigitateur décida finalement qu’il était temps d’ôter son couvre chef, qui, apparemment, attirait un petit peu trop le regard du laser-a-ironie. La main gauche toujours posée autour du verre, Seraph se dévêtit de son couvre chef avec la droite, très lentement, avant de poser ce dernier sur le bar, du coté opposé a celui de son compagnon de beuverie, évitant ainsi que ce dernier n’aille le toucher. Car si se moquer de ses propres vêtements ne le dérangeait pas, ses affaires, il y tenait, et ne voulait pas que quiconque pose un doigt dessus.

L’otage du chapeau laissa la voie libre à l’observation faciale de Seraph par son ami le laser, tandis que le magicien entreprit de se recoiffer, autrement dit de passer sa main rapidement dans ses cheveux en les ébouriffant.

Observation qui ne laissa pas le blond de marbre, puisqu’une nouvelle remarque ne tarda pas à pointer le bout de son petit nez rond [et rouge XD]

Effectivement, le Seraph avait une sorte d’obsession pour la couleur tomatoe. Et quelque part, le blond pouvait s’estimer heureux de ne pas avoir connu notre prestidigitateur quelques années plus tôt, avant son « heure de gloire », lorsque ce dernier était allé jusqu'à assortir ses cheveux à l’ensemble, soit en rouge groseille. Heureusement, une lueur de sagesse avait depuis touché Soleil, qui avait redonné à sa crinière une couleur plus sobre... Malheureusement, cette lueur n’avait aidé qu’à rétablir la chevelure, mais le reste restait toujours aussi rouge que ridicule.

Mais volontairement ou pas, Seraph omis de répondre a la question du blond, qui, il s’en doutait bien, ne devait pas réellement être une question. Le suédois n’avait rien d’un albinos, ni les cheveux, ni la pigmentation de la peau, ni les yeux, dont la couleur faisait d’ailleurs tout sauf naturel.

Un instant, Seraph hésita à proposer ses talents de magicien au blond, histoire de jouer un petit peu et de sortir de cette conversation de frigidaires, mais la mine du blond le fit rapidement revenir sur sa décision. Il faudrait tenter le coup, oui, mais plus tard, lorsque son compagnon aurait déjà absorbé quelques centilitres d’alcool. Pour l’instant, il laissait le blond mener la danse a coup d’ironie, se contentant de lui répondre.
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Timotee Shilver
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MessageSujet: Re: Y'a du blanc, y a du rouge du saucisson   Mar 3 Oct - 21:05

Miracle n’était surement pas le mot le mieux approprié pour qualifier Tim. Non, on aurait plutôt dit un « sale coup du destin », ou un mauvais présage, bref, rien de positif, car Timotee était absolument tout sauf positif comme n’allait pas tarder à le découvrir Séraph.
Quoiqu’il en soit, et qu’il le veuille ou non, le blond était maintenant bel et bien là, et il ne comptait pas décamper du bar tant qu’il n’aurait pas fait au moins trois fois le tour de la pièce en rampant et en chantant –ou presque quoi…
Et d’ailleurs, pour faire foi de sa bonne volonté à installer le dialogue –ou presque (bis)- il engagea la conversation avec notre clown préféré. Certes pas de la façon la plus aimable qui soit mais bon. Faire le premier pas était toujours chose difficile –ou du moins c’est ce qu’il aurait donné comme excuse si on le lui en avait fait la reproche. Mais avant d’obtenir quelconque reaction à sa petite pique, il eut droit, à son tour, de passer au rayon X. Chose qu’il détestait cordialement. Il ne supportait pas qu’on le dévisage, chose qu’il faisait pourtant souvent aux autres. Mais sans ciller un instant, il ne se laissa pas démonter et n’hésita pas un instant à soutenir le regard sanglant de son nouvel ami (les meilleurs du monde XD). Et pendant que Seraph établissait la liste de tout ce qui les rapprochait et les éloignait, Tim se demandait pour la énième ce qui lui avait pris d’aller adresser la parole à ce joyeux bouffon. Pour s’excuser, il se fit remarquer intérieurement qu’au moins il semblait être tombé sur un amateur d’alcool. Aussi, avec un peu de chance, il pourrait trouver un terrain d’entente, et peut être même faire les jeux habituels des alcoolos fréquentant (trop) souvent les bars. Ais alors qu’il partait dans des projets plutôt optimistes, la réponse de Mondies parvint à ses oreilles. Il fallut un instant au blondinet –deja sous l’effet de l’alcool ?- pour définir si oui ou non ce dernier se foutait de sa gueule. Mais il ne tarda pas à déterminer qu’il ne s’agissait que d’ironie. Ouf, pas de cirque ici… Du moins, pas pour l’instant.
Il se permit alors un petit sourire avant de daigner répondre, de sa voix la plus atone possible.

« Non, c’est inadmissible n’est-ce pas, moi qui aime tant le cirque »

Et si ses lèvres laissaient échapper ces mots, son visage criait l’inverse. Inutile d’être médium ou sorti de polytechnique pour comprendre que l’allemand détestait ce genre de show.
Ceci dit, il finit d’une traite son verre de gin, le reposa dans un bruit sourd sur le comptoir, avant de faire signe au barman de venir le voir. L’espece de truc amorphe que son voisin de comptoir avait gentiment surnommé « carpe » nagea donc jusqu’à lui, attendant qu’on lui annonce la commande sans daigner desceller ses lèvres –sans doute trop fatigant pour lui.

« Une tequila sunrise »

demanda alors Tim, sur un ton plus impérieux que poli omettant –sans doute volontairement si l’on le connaissait un minimum le blond- le traditionnel « s’il vous plait ». Le poisson lui tourna le dos pour préparer le coktail demandé, tandis que Timotee s’accoudait au comptoir, laissant sa joue gauche retomber mollement contre la paume de sa main gauche.
En attendant que le delicieux mélange n’aterrisse devant lui, il s’adonna à son nouveau jeu préféré, à savoir taquiner son nouveau joujou, akka Seraph –dont il ne connaissait d’ailleurs pas le nom.
Le temps que l’autre ne se décide à répondre, et le breuvage avait été soigneusement posé en face du blondinet, qui, contrairement à Mondies, n’attendit pas pour y tremper ses lèvres. Sa réponse pour Sésé n’aurait qu’à attendre.
Après avoir gouté la tequila et décrété qu’elle était correctement préparée, il reposa donc le verre, et se tourna vers son nouvel ami.

« OH vraiment ? Trop aimable tu es »

répondit-il, levant les yeux au ciel, mimant un pseudo enthousiasme qui puait l’hypocrisie à au moins 3 km à la ronde. C’est alors que l’autre zozo lui proposa une démosntration privée. Allons bon, avait-il réellement un talent de clown ou n’était-ce que de l’humour –bah oui, Ti n’est pas supposé savoir que mondies n’a pas d’humour XD.
En d’autre terme, était-il en train de lui dire « tu veux que je me ridiculise là, tout de suite, maintenant, pour le plaisir de tes deux seuls yeux ? ».
Et bien que Timotee ait en aberration les tours de magie, clowneries, et autre stupidités, l’idée était plaisante. Cela le divertirait sans doute un peu, non ?

« Oh ce me ferait grand plaisir que d’avoir une représentation privée »

répondit-il, un petit sourire moqueur collé au coin des lèvres, attendant avec impatience la réaction qu’aurait notre bon petit Soleil.
Voilà qui allait, de qui plus est faire plaisir à notre petit prestidigitateur qui semblait justement à la recherche d’un plaisir. Certes, Tim n’était pas le meilleur public qu’on puisse espérer, mais faute d’autre chose il allait bien devoir s’en compter.
Avec un peu de chance, s’il s’attardait un peu, l’allemand serait suffisamment saoul pour croire à ses tours et même s’en enthousiasmer –dans le meilleur des cas.

Laissant alors le silence s’installer, et Mondies s’occuper de sa boisson, Timotee décida qu’il était plus que temps de lui aussi faire un sort à cette tequila, ce qu’il fit plutôt rapidement. Il fut donc, pour la 3eme fois, hêler son ami le poisson, pour que celui-ci ne lui apporte cette fois-ci un bon petit whisky-coke –histoire de varier un peu les plaisirs. Ca allait lui couter bonbon tout ça, mais avec un peu de chance il arriverait à reporter une partie de sa note chez Seraph à l’aide d’un petit jeu ou bien juste par charité…
Encore une fois, il dut attendre que la carpe, qui tenait plus du mollusque escargotique manifestement, ne ramène sa précieuse demande. Alors pour s’occuper la bouche de façon saine –oui on peut aussi l’occuper de façon malsaine XD- il mit sa langue au service de son ironie, histoire de titiller encore un peu notre ami le Soleil.
Seulement pas de chance, le Seraph semblait vouloir jouer aux devinettes avec lui pour ce qui était de son géniallissimme costume. Seulement pas de chance…Tim était nul et archi nul en devinette.

A la réponse de Sésé, le sourcil de Tim qui surmonta son second indiqua clairement la pensée actuelle du blondinet : qui m’a filé un imbécile heureux pareil ? Ravalant son venin qui menaçait à tout moment de gicler il fit mine de détailler le costume de son compagnon afin de trouver en quoi celui-ci avait bien pu se déguiser.

« Voyons… »

marmonna-t-il, mimant une intense réflexion où l’on devinait de profondes indécisions.

« Je n’arrive pas à trancher… »

ajouta-t-il en secouant légèrement la tête d’un air décontenancé qui faisait presque –presque !- crédible.

« Pour tout dire, j’hésitais entre le plouc mentalement diminué voir désaxé mental et le magicien de bas étage »

Oui bon il y avait peut être été un peu fort, mais il se disait pour sa bonne conscience que c’était pour tester le taux de résistance de Seraph. Et puis au moins, le suedois pourrait se vanter d'avoir put faire parler l'allemand car celui, d'habitude, était à peu près aussi bavard que notre ami la carpe.
Et puis les débuts, avec Tim, étaient toujours laborieux. A trop vouloir tester les gens, il finissait par leur faire peur et les faire fuire. avec le temps -et l'alcool-, le blondinet devenait plus ouvert, voir presque gentil lorsqu'il appréciait la personne... Pour Sésé, c'était mal barré avec son accoutrement. Mais si le jeune homme faisait preuve d'un minimum d'esprit c'était rattrapable.
Ironic-man se tut un instant, laissant sa petite réplique faire son effet, attendant une éventuelle réaction de l’autre gugus. Puis il ajouta :

« J’espere sincèrement qu’il s’agit du plouc »

Une façon indirecte de dire « Si tu te ramènes avec tes tours de magie bidons à 3 francs 6 sous je te fais bouffer tes cartes une à une, pigé ? ». Oui, il avait juste auparavant demandé à Sésé de lui faire une démo privée. Mais que voulez-vous, l’allemand était du genre très contradictoire… A force de jouer avec l’ironie, il s’emmêlait parfois lui-même…
Mais bon, le Timounet n’était pas un grand amoureux des magiciens. Il pensait qu’ils étaient tous de grossiers et ridicules personnages, qui à défaut d’avoir réussi dans la vie se faisaient l’illusion d’avoir du talent dans quelque chose : en l’occurrence, le mensonge et l’illusion. Et, pas de chance pour Mondies, Tim haïssait tout bonnement le mensonge. S’il voulait montrer ses talents, il était bien mal tombé en fait, car ça n’était pas chez le blondinet qu’il trouverait public enthousiaste.
Pour finir le tout, l’allemand lui servit son sourire le plus acide, histoire que l’autre énergumène comprenne à qui il avait à faire –si ça n’était pas déjà fait.

Mais apparemment, le glaçon n’en avait pas fini là avec le pauvre magicien qui devait commencer à se demander pourquoi il avait fallu qu’il tombe sur lui.

« Si par malheur il s’agit de la deuxième solution, j’ose espérer que pour parfaire ton rôle tu ne t’es pas amusé à apprendre des tours de magie idiots ? »

Question posée de telle façon qu’il aurait fallu être crétin ou bien simplement suicidaire pour répondre « en fait si j’avais que ça à foutre… ».
Détournant tranquillement les yeux du jeune homme, Tim ne tarda pas à poursuivre ses attaques.

« Je déteste la magie… Elle ne représente que supercherie et mensonge. Il faut être un bel idiot qui se voile la face pour être friand de cet « art » -si tenté qu’on puisse parler d’art- des bas étages ou pour le pratiquer. Il faut aussi une sacrée dose d’immaturité. A moins que l’on ne soit simplement un pauvre type qui à défaut d’avoir percé dans d’autres domaines, s’est rabattu sur une manière plus facile de réussir. »

Ca y est, il semblait avoir fini de déverser tout le venin coincé dans sa gorge. Peut être allait-il se montrer plus sympathique maintenant que c’était chose faite. Esperons le pour notre ami Séraph. Et comme pour confirmer cette hypothèse, un sourire pseudo-sympathique vint s’installer sur le visage de Timotee.

« Mais ce n’est pas ton cas bien sur. »

Et même si cette phrase avait l’intonation d’une affirmation, il s’agissait bel et bien d’une question. Il aurait suffit d’ajouter un « n’est-ce pas » à la fin, mais Tim n’avait pas pris cette peine, laissant à Sésé la liberté de le comprendre ou non –ainsi il pourrait se faire une opinion de la perspicacité du personnage. Car évidemment, son unique but était de tester Seraph, et non de le critiquer gratuitement –ça n’était pas le genre de Timounet voyons…
Bref, une fois avoir épuisé son stock venimeux, le blondinet prit la peine de s’occuper de son verre d’alcool qui lui lançait également des appels désespérés. Il aurait été trop cruel de continuer à ignorer ce pauvre petit verre, aussi Tim en fit-il son affaire (ça rimeuuuh).
Ceci fait, il se tourna vers son nouveau souffre-douleur, pour le voir ôter cet espèce d’horrible chapeau de bouffon qui lui faisait office de couvre chef. L’allemand le bénit d’ailleurs intérieurement d’éloigner de sa vue ce truc grotesque qui incitait malgrè lui aux propos cyniques. Séraph eut même le bon sens de le poser du côté opposé de Tim, ce pour quoi ce dernier lui fut reconnaissant. Et en plus de tout ceci, l’urluberlu rouge laissait maintenant libre observation à son compagnon, qui ne se priva d’ailleurs pas de détailler un peu plus son camarade de beuverie.

Bon, il fallait bien le dire, si on enlevait ce couvre chef idiot, cette tenue ridicule, cette canne stupide, et ces lentilles rouges d’un mauvais gout absolu, Seraph était loin d’être laid. Très loin. Tim lui concédait même du charme. Pour tout dire, il était mignon. Si on enlevait tout ceci. Mais Tim doutait que le magicien accepte de tout ôter, dans tous les sens du terme. Mais bon pour dire que le blondinet n’était pas tout à fait de mauvaise foi, il avouait (dans sa tête bien sur pas de vive voix) que le jeune homme était agréable à observer –si on arrivait à faire abstraction de son accoutrement bien sur.
Et si les pensées de Tim commençaient à virer au positif concernant notre tomate préférée, ce fut de courte durée. En effet le blondinet n’appréciait pas qu’on ignore ses questions même si c’était une question qui ne nécessitait pas de réponse. Pour le principe, Sésé aurait pu gentiment répondre « Non ce n’est pas naturel ce sont des lentilles ». Hors il ne le fit pas que ça soit volontaire ou non, et notre allemand favori notait ça dans un coin de sa tête. Oui, Tim était rancunnier….

« Je vois que monsieur ne daigne pas répondre aux questions qu’on lui pose »

se contenta-t-il de faire remarquer, un sourire en coin, une fausse intonation de reproche dans la voix. Dans le fond, la réponse à la question il l’avait et il s’en fichait de l’entendre de la bouche de Sésé. C’était par pur caprice qu’il avait dit ceci à l’autre énergumène. D’ailleurs, comme tout le monde le sait, Tim est de la pire espèce des chiants…
_________________

How can I trust you?


How could you need me now?

Well, someone must get hurt and it won't be me
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Lawrence Tahoma Varnham
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MessageSujet: Re: Y'a du blanc, y a du rouge du saucisson   Ven 6 Oct - 22:01

Heureusement pour le Tim et pour lui-même, ce genre de sales coups du destin à mauvais caractère, Seraph en avait déjà rencontré plusieurs fois. Dire qu’il en était un grand habitué aurait sans doute été mentir, puisque le jeune homme voyait plus souvent des personnes aimant la magie, que le contraire, même s’il avait déjà eu le privilège d’être invité à certains de ces talk-shows ou l’on vous invite précisément... pour vous casser. Mais si cette compagnie n’était pas des plus agréables, elle n’était rien à coté de la compagnie de ces gens complètement émerveillés par ses tours, le prenant déjà pour le nouveau messie, sans comprendre qu’il ne s’agissait la pas de magie au premier sens du terme, mais bien de prestidigitation, de tours de passe-passe, et que le Seraph n’avait été doté d’aucun pouvoir divin à la naissance, sinon celui de réussir à effectuer les tours de passe-passe sans les rater, généralement. Un petit pas pour l’humanité, mais déjà un si grand pour Seraph, dont l’adresse était devenue indispensable à sa rentrée d’argent. Et sans argent, pas d’alcool, et sans alcool, pas d’amusement. Sans amusement, plus de monde fantastique basé sur la joie, et sans ce monde, la tristesse et la monotonie garantie. Tout tenait sur si peu...

Le sale coup du destin en question vint donc lui tenir compagnie, brisant ainsi la si belle relation qui s’établissait lentement entre le poisson et le magicien. C’est qu’une carpe, malgré tout, c’était difficile à apprivoiser. Et bien entendu, le Seraph eut droit, pour toute première approche, à de jolies petites piques, comble pour un passionné de cartes.

Mais au moins, il avait la chance d’être doté de la parole, l’inconnu blondinet, peut être même un petit peu trop, contrairement a son ami l’esclave du boulot. Le nouvel arrivant en question continua donc sur sa belle lancée d’hypocrisie, clamant haut et fort son amour puant de sincérité pour le cirque. Coup de chance ou pas pour le blond, malgré tous les métiers pitoyables qu’il avait été donné de faire à Sese, clown dans un cirque ne figurait pas encore dans son curriculum vitae.


« Je leur demanderai de te faire un geste, pour la peine »


Répondit Seraph avec un petit clin d’œil à la remarque du Tim, sans oublier de constater la jolie grimace sur le visage du blond. Oh oui, il avait l’air déçu à s’en crever les deux yeux, le pauvre petit, privé de sa représentation de cirque. Si Soleil ne sortait pas de polytechnique, loin de la, il était, en fait, en quelques sortes medium, raison de plus de soulever la non-sincérité des paroles de Tim [Comment ca, on s’en fout de ses dons de medium ? - -‘ ]

Sur ces belles paroles, le blond ayant finit son verre, décida de rappeler l’ami de toujours de notre magicien, la superbe carpe. Regardant le poisson pendant que ce dernier prenait la commande de son vis-à-vis, Seraph se demanda ou le directeur avait réussi à pêcher pareille proie. C’est que malgré tout, pour un poisson, c’était un grand poisson, et il aurait fallut gagner un prix de pêche avec cette bestiole. La créature marine repartit préparer le breuvage, avant de se rapprocher à nouveau des deux squatteurs de bar, pour la déposer. Pendant ce temps, le Tim avait posé une nouvelle question dans la même lignée que la précédente, a laquelle Seraph avait répondu tout en souriant, rentrant dans le jeu du blond.

La boisson finalement apportée, l’attention du blond fut détournée, le temps de gouter au breuvage, mais les deux glaçons gris se reportèrent bien vite sur le visage de Seraph, pour donner une réponse, étonnement positive, à la proposition du magicien. Mais cet excès d’enthousiasme de la part du blond provoqua chez le rouge un léger froncement de sourcils. C’était bien beau, de faire dans l’ironie, mais il restait que maintenant, Seraph ne savait pas s’il devait faire une démonstration, ou non. La seule chose sure du moment était que si le Tim avait accepté, cela ne devait pas être par amour de la magie. Sans être medium [Même s’il l’était XD], n’importe quel zigoto aurait pu lire sur le visage du blond que ce dernier ne portait pas la prestidigitation dans son cœur.


« Alors, je t’en ferais une, promis »


Lui répondit finalement le magicien, songeant qu’il serait préférable de démontrer ses magnifiquissimes dons de magiciens une fois le blond éméché. Peut être, ainsi, avec un peu de chance, échapperait-il a quelques autres remarques du Tim, dans la même lignée que les précédentes... Mais il ne fallut pas attendre de faire un tour de magie pour que les piques pleuvent à nouveau sur l’individu de rouge vêtu.
A en écouter les remarques du blond, la couleur pivoine et la tenue du magicien devaient avoir une place au moins toute aussi importante dans son grand cœur bon et généreux que les cirques. La tentative de devinette de la tenue de Seraph muta ainsi bien vite en une pluie de remarques, visant toutes plus ou moins à descendre les magiciens. Seraph, quand a lui, regarda le Tim sans réagir, attendant la fin du discours pour y placer une réponse. Mais c’est qu’il en avait des choses à dire, le blond. La tète toujours appuyée sur sa main, Sese porta a nouveau le verre a sa bouche pour avaler quelques gouttes du liquide, avant que le Tim ne semble définitivement se taire, en lui posant une question de plus. Les sourcils de Seraph, qui s’étaient froncés pendant le discours, alors que le jeune homme cherchait une tête et une queue aux paroles de son vis-à-vis, remontèrent tandis qu’un sourire vint à nouveau détendre ce petit visage crispé.


« Oh non, je ne suis pas un plouc... C’est bien mon cas »


Se contenta de répondre Seraph d’une voix joyeuse, comme si on venait de lui annoncer la meilleure nouvelle du monde, au lieu de le casser. Mais simplement, ce genre de remarques, à force de les entendre, ne le touchaient plus réellement, si l’on considérait qu’elles l’avaient un jour touché. Il y avait, bien sur, le risque que le blond, porté par toute sa haine contre les magiciens, décide de lui fausser compagnie pour des horizons moins... magiques. Mais ce point, Seraph ne l’avait pas réellement pris en considération, pour ne pas dire qu’il l’avait omis, lorsqu’il avait répondu de façon si naturelle. Evidemment, pour toute personne ayant un minimum de bon sens, et les pieds sur terre, le discours de Tim paraitrait on ne peut plus vrai. Mais [On devine la suite de la phrase --] le Timounet se trouvait justement, manque de chance, en présence d’une personne dont les pieds ne touchaient que rarement le sol [He is flyiinge un ze errh]

Depuis son séjour chez Loki, le garçon vivait dans un monde à part, un genre de dimension parallèle, ou l’amusement était source de tout. Bien loin de la morosité apparente de Tim, le Seraph était un habitué de la bonne humeur, ce qui ne lui empêchait pas quelques pointes d’ironie de temps à autre. Quand a l’utilité de son art, encore une fois, c’était une question de point de vue.

Dans le monde qu’il s’était construit, l’amusement était la principale valeur morale. Evidemment, le reste en découlait. Si l’amusement était plus important que le reste, il fallait s’amuser. Et s’il fallait s’amuser, alors les magiciens, clowns et autres éléments de tout cirque de base avaient leur utilité.

Effectivement, d’un certain point de vue, Seraph manquait vraiment de maturité, puisque ne vivant pas réellement sur terre, mais dans son petit monde. Quand a la solution de facilité, ca n’était pas réellement la raison pour laquelle Seraph était devenu magicien. Il s’agissait plutôt d’une suite d’événements, d’une opportunité, d’un choix, que d’un rabattement par défauts. Mais dans tout les cas, l’art de l’illusion était pour lui bien un art a part entière, contrairement aux paroles de Tim. Mais à quoi bon défendre son point de vue face a quelqu’un de terre a terre ? Pour avoir déjà tenté de convaincre plusieurs personnes de l’utilité de son art, et de la classification de la magie en tant qu’art, Seraph savait qu’il s’aventurerait encore dans une discussion n’aboutissant sur rien sinon un échange d’arguments menant souvent a la violence d’un coté, ou de l’autre. Violence qui conduirait au départ supposé de son compagnon de beuverie, et le laisserai a nouveau seul face a la carpe. Or, si les critiques n’étaient pas pour Seraph chose des plus agréables, elles étaient nettement préférables à une discussion en bulles d’eau avec un poisson.... Il ne restait plus qu’a espérer que le blond ne s’acharne pas a déployer d’autres critiques, et encore d’autres, puis de nouvelles, jusqu'à ce que mort s’en suive [Ou presque]

La remarque sur la non-réponse à la question posée valut à Tim un autre sourire de la part de son magicien préféré [Si si, on y croit]. Sourire non pas puant d’hypocrisie, comme ceux adressés par Master es Ironicus, mais franc, pour une fois... Un peu d’originalité dans ce monde de... non-originaux. La joue droite appuyée sur ses phalanges droites, Seraph tendit a nouveau la gauche vers le cocktail posé devant lui, avant de porter la précieuse boisson a ses lèvres, engloutissant la totalité du volume restant. Et un verre de plus... un, constata-il pour lui en reposant la carcasse.

Ne pas finir joyeux ce soir paraissait finalement compromis... Et puis a quoi bon ? Une cuite de plus... une cuite de moins, cela ne changeait pas grand-chose. Tant qu’il ne se retrouvait pas a nouveau a l’hôpital, tout allait pour le mieux, dans le meilleur des mondes possibles -n’oublions pas notre ami Voltaire-.

Seraph allait prendre a nouveau la parole, non pas pour répondre a son ami, mais d’abord pour commander une nouvelle boisson, le verre paraissant bien trop vide, quand une méchante poussière vint déranger son œil gauche. Machinalement, le jeune homme retira sa main gauche du verre vide pour la porter à celui-ci et frotter son œil, afin de faire partir la poussière. Seulement, manque de chance, ce qui partit ne fut pas la poussière, mais un petit rond rouge, à savoir la leNNtille.
Et maintenant [Que vais-je faiiireuh, maintenant, que la leNNtille est partie (8) ], il avait l’air bien, avec un œil droit toujours aussi rouge, et un gauche vert pomme. Car si la couleur rouge de ses yeux était plutôt flash, sa couleur naturelle ne l’était pas tellement moins.. Juste un petit peu plus... naturelle.

Et le Tim pourrait s’estimer content, maintenant. Non seulement le Seraph se trouvait déjà en présence d’un élément ridicule de moins, deux si l’on comptait que Sese avait déjà ôté son couvre chef, mais de plus, O joie, le blond était l’unique, depuis ces nombreuses années, a voir la couleur naturelle des yeux de Seraph. A force de porter ces lentilles, même le garçon n’était plus habitué à voir du vert sur son visage. Bon, évidemment, l’élément perturbateur carpe allait aussi voir sa couleur naturelle, mais il est bien connu que les poissons ont une mémoire.... de poisson, soit de 3 secondes, donc l’élément n’allait pas rester bien longtemps gravé dans sa petite tête, et Tim resterait l’unique privilégié.
Seulement, si un élément ridicule avait été enlevé, il devait pour autant avoir l’air bien, le Seraph, avec les couleurs d’un feu de passage piéton en guise d’yeux... Point positif, si un jour le destin l’amenait à jouer les feux rouges, il n’aurait qu’à ouvrir un œil puis l’autre pour régler la circulation... Seul bémol : il est assez rare, de nos jours, de jouer les feux rouges ambulants.

Bref ... [Acting, le bref est l’ennemi du bien], le sourire qui s’était évaporé du visage de Seraph quand la poussière s’était fait ressentir revint en trombe étirer ses lèvres, avant que le magicien ne se décide finalement de répondre au Tim

« Je pense que tu tiens là ta réponse »

Fit-il finalement, en souriant, avant de reporter ses feux de circulation vers la carpe. C’est que c’était bien beau tout cela, mais avec cette perturbation, il en avait oublié le principal... sa boisson. Seraph leva la main en direction de la carpe qui était en train de laver des verres, sans doute par plaisir de laisser ses mains baigner dans leur élément naturel, l’eau, faute de pouvoir nager pendant ses heures de travail.
Frustrée d’être interrompue en plein moment de jouissance balnéaire, la carpe soupira avant de s’approcher finalement du magicien, un air toujours aussi sympathique collé au visage. Seraph resta un moment silencieux, hésitant à commander un cocktail aussi rouge que sa veste, pour compenser la dose de rouge perdue, mais voyant l’amour que son compagnon semblait porter a la couleur de la passion, le magicien se rabattu sur quelque chose de moins rouge. Quand à sa dose de couleur, eh bien il la rattraperai surement une fois la soirée bien débutée.

« Un planteur s’il vous plait »

Fit-il avec un grand sourire, auquel le poisson répondit par un soupir [Que de rimes]... Limitées les réactions d’un poisson, très limitées, pensa-il, sans rien en dire pour autant. Malgré son enthousiasme débordant, la carpe apporta le cocktail sans broncher, et, oh miracle de la nature, sans soupirer à nouveau. Contrairement a ce que Seraph aurait pu penser, il n’y eut aucune réaction de la créature maritime a propos des yeux dépareillés de l’individu. Manque de réaction qui fut vite expliquée par le Seraph

« Bah oui, c’est évident, les poissons ne voient pas les couleurs »

Dit-il d’un air concentré, alors que le serveur s’éloignait pour retourner barboter parmi les bulles d’eau, sans se rendre compte qu’il venait de faire part de ses O combiens passionnants réflexions au Tim. Eh oui, en plus d’être en compagnie d’un cretinous magikous debiloff profondifum [XD Gigoth en ceuh-for], le blond avait le droit aux réflexions internes de ce dernier. C’est que c’était décidemment son jour de chance, au petit Timounet...
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