
Exclus, rejetés, solitaires ... si vous ne trouvez pas votre place, essayer ici ... vous n'avez rien à perdre. |
| | Il pleut des larmes... Une tempête de douleur. | |
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| Auteur | Message |
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Kazama Mishima Pomme empoisonnée ( 17 ans )

Inscrit le : 24 Juil 2006 Messages : 117 Localisation : Dans les bras de celui qui m'aimera
 | Sujet: Il pleut des larmes... Une tempête de douleur. Mer 29 Aoû - 10:34 | |
| Kazama courrait. Il courrait comme il pouvait, il voulait rejoindre le loft au plus vite. Il avait peur. Il tremblait. Il croyait que ça n'arriverait plus. Qu'ils étaient protégés... Il rentra dans l'enceinte du loft, et courut encore, jusqu'à tomber, épuisé, au pied d'un arbre dans la forêt. Reprenant tout doucement sa respiration, il repensait à ce qui venait de se passer. C'était un cauchemar, il allait se réveiller... L'homme à qui il avait avoué son amour peu de temps avant, avec qui il avait fait l'amour pour la première fois, cet homme là, son ange, ne pouvait pas être mort. Il allait bientôt se réveiller, dans sa chambre, et Haru allait le serrer dans ses bras, lui demandant ce qui se passait. Ils allaient s'embrasser... Et Kazama se rendormirait tout doucement, bercé par son bel ange aux yeux gris... Il baissa la tête. Ses vêtements étaient déchirés, tachés de sang. Evidemment. Ils s'étaient embrassés, à la fête foraine. Un groupe d'homophobes s'étaient approchés d'eux, et les avaient frappés. Ils s'étaient battus, mais ceux qui étaient partis en avaient ramené d'autres, et Haru... Haru ne respirait plus, son coeur ne battait plus... il se souvenait de l'horreur qu'il avait vue... Haru était mort... Ca n'allait pas passer, son ange était parti rejoindre son peuple, là-haut. Il était parti rejoindre sa soeur. il devait être heureux là-haut. Kazama était prostré sur le sol, à genoux, épuisé, essouflé, triste... Il fixait un point, dans le vide, absent, tout comme son regard.
Il prenait lentement conscience de la mort de son petit ami. Et lorsque cette réalité s'ancra bien dans sa tête, il leva la tête et hurla. Il hurla jusqu'à tuer ses cordes vocales. Il hurlait la douleur de son coeur, il hurlait son amour blessé... Il hurlait pour que Haru l'entende, d'où il était. Et lorsque sa voix s'éteignit, le blond ne put retenir le flot de larmes qui coulait dorénavant sur ses joues. Mécaniquement, il se leva, et grimpa dans l'arbre. Haut, pour que personne ne profite de sa douleur. Il avait le vertige, mais ce n'étais pas important. Plus il était haut, plus il était près de son ange. Il s'assit sur une branche, et laissa toutes les larmes couler. Et ses larmes coulèrent, coulèrent longtemps. Il ne savait même pas combien de temps il était resté là, sur sa branche, à pleurer. Il s'en fichait. Il pleurait, fixant le vide, sans faire attention à se cacher, de toute manière, il y avait peu de chances qu'on vienne le déranger dans sa tristesse. Le soir commencait à venir. La température baissait, et Kazama commencait à avoir froid. Mais il ne bougea pas. Sa tristesse l'emprisonnait, plus rien n'avait d'importance. Sa peau frissonnait, mais son cerveau n'enregistra pas cette information. Son esprit était embrumé par la tristesse, et les pleurs. plus rien ne comptait. Même pas les vêtements déchirés. Même pas la douleur puissante de sa gorge. Même pas la douleur provoquée par les coups et les blessures que lui avaient faits ces hommes. Seule sa main était soignée, celle que Haru avait soigné. Il ne pouvait même plus pleurer, toutes ses larmes étaient tarries. Peut-être mourrait-il là. Peut-être... Après tout, il n'avait plus d'importance pour personne... _________________
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|  | | Tomoo Shirase Lofteur ( 17 ans )

Inscrit le : 26 Aoû 2007 Messages : 27
 | Sujet: Re: Il pleut des larmes... Une tempête de douleur. Mer 29 Aoû - 22:37 | |
| Il allait bientôt pleuvoir, et Tomoo Shirase n'aimait pas la pluie. Il y avait beaucoup de vent, et Tomoo Shirase n'aimait pas le vent. Il faisait un froid de canard, et Tomoo Shirase n'aimait pas le froid. Alors, me direz-vous, que diable foutait le susnommé dehors, par un temps pareil, de surcroît dans le bois - endroit qui n'était pas particulièrement engageant - et de son plein gré, en plus? Bien, il voulait dessiner. Et quand Tom voulait dessiner, les conditions climatiques importaient peu. En fait, il avait regardé par une fenêtre, et il avait trouvé que dehors c'était, ouvrez les guillemets, vachement beau, fermez les guillemets. Alors il avait pris son carnet à dessins, son crayon de bois, et il était sorti, parce que les gros nuages bleu-violet qui s'amoncelaient au-dessus de sa tête avaient, de son avis, une gueule folle, avec les ombres qu'ils projetaient et cette rondeur tourmentée - oui, oui, vous avez bien lu, "rondeur tourmentée", l'auteur n'est pas responsable des divagations esthétiques de son personnage - qui annonçait l'orage. Dans le jardin où il s'était tout d'abord installé, il était resté un bon bout de temps. A un moment, quelque chose comme le fantôme d'un cri avait résonné. Longtemps. Mais comme personne n'était sorti en quatrième vitesse du loft avec un brancard, des seringues et des bidules électroniques faisant "twip-twip", il avait conclu à un effet de son imagination, et il s'était tranquillement remis à dessiner, surtout que la dernière résonance de ce bruit bizarre s'était peu à peu éteinte. Après, il avait décidé de faire un tour dans le bois, pour compléter sa journée et sa visite du loft - oui, parce qu'étant nouveau, il n'avait pas vraiment eu le temps jusque-là - et, toujours son carnet à dessin sous le bras, il s'était engagé parmi les troncs. Il stoppa au pied d'un grand arbre, et, frappé par la beauté du végétal centenaire, l'admira, levant les yeux. Ah, ces racines puissantes, cette écorce lisse, ces feuilles encore vertes malgré la saison bien avancée, ce mec couvert d'estafilades perché dans une des plus hautes branches, ce...
*Quoi? Un mec couvert d'estafilades?*
Tomoo s'ébroua, ses yeux gris écarquillés revenant sur la forme tapie au sommet de l'arbre. Oui, oui, pas d'erreur possible, c'était bien un humain, et vu la population du loft il était manifestement de sexe masculin malgré les longs cheveux blonds qui lui couvraient les épaules. N'empêche, il était monté plutôt haut, surtout qu'il semblait assez mal en point... Tom frissonna. Putain, en plus les vêtements du mec étaient déchirés, il allait choper un rhume carabiné si personne ne montait lui porter autre chose. Et puis il fallait qu'il aille faire un tour à l'infirmerie, aussi. Il savait d'expérience que même des estafilades pouvaient s'infecter si on ne les nettoyait pas. Il fourra son crayon dans sa poche, saisit son carnet à dessin entre ses dents - faut bien faire avec ce qu'on a - et commença l'ascension de l'arbre. Il n'était pas un gros plein de muscles, mais grimper dans des endroits inaccessibles au commun des mortels était un art qu'il maîtrisait assez bien - c'est un truc qu'on apprend en même temps que la bouderie, donc assez vite, surtout quand votre propre prof de sport vous traite de tapette et se fiche de vous. Fort de son expérience de plusieurs années, il arriva assez vite aux côtés du mec-plein-d'estafilades, qui ne broncha pas.
"Chalut" fit-il, toujours le carnet entre les dents, tout en se hissant sur la branche, après quoi il se jucha sur celle-ci et ôta celui-là de sa bouche, parlant ainsi plus distinctement."Je te dérange pas?"
Très peu de gens se seraient poliment enquis du dérangement que leur présence pouvait occasionner à un adolescent en état de choc, mais c'était pratiquement devenu une manie chez Tomoo. _________________
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|  | | Kazama Mishima Pomme empoisonnée ( 17 ans )

Inscrit le : 24 Juil 2006 Messages : 117 Localisation : Dans les bras de celui qui m'aimera
 | Sujet: Re: Il pleut des larmes... Une tempête de douleur. Lun 3 Sep - 11:59 | |
| [Excuse mwa pour le retard]
Kazama était toujours assis sur sa branche, les yeux dans le vide. Il sentait le vent kidnapper la chaleur de son corps, à travers les trous de ses vêtements. Peut-être allait-il pleuvoir ? Quelle importance… Haru était mort. Kazama l’avait vu de ses propres yeux. Son ange était tout là-haut, et pour le blond plus rien ni comptait, pas la douleur physique, il ne sentait juste que son cœur se briser en un nombre incalculable de petits morceaux. Rien ne comptait à part ça. Haru était parti. Et lui était seul maintenant. Il ne ferait que penser à lui. Depuis combien de temps était-il perché sur cet arbre ? Une heure ? Plus ? Quelle importance… Il passerait tout son temps là, dorénavant. Oui, au plus près de son Haru. Ils n’avaient pas le droit de le lui enlever. Pas le droit. Son cœur d’enfant était déjà bien assez meurtri, il ne voulait pas qu’il soit plus blessé encore… Mais Hatsu était mort… Mort, parti dans le ciel… Kazama leva la tête, difficilement, c’était un des seuls gestes qu’il faisait depuis qu’il était monté, et son corps semblait apprécier la position de statue. Il leva la tête et fixa les nuages. Il fallait qu’il fasse son deuil… Peut-être. Mais il n’en avait pas envie. Il était de ces personnes qui souffrent étrangement de la solitude, pour avoir été seules toute leurs vies. Il avait été seul toute sa vie. Il y avait eu Nobu, son meilleur ami drogué, avec qui il avait passé du temps, et qui était mort. Il croyait avoir tout perdu. Il croyait qu’il n’aurait jamais pu avoir encore une fois aussi mal durant sa vie.
Et pourtant, il fallait croire que le destin s’acharnait sur lui. Il avait rencontré Hatsu, en arrivant ici. Ils avaient vécu des moments magiques tous les deux. Oui, réellement magique. Kazama se sentait bien. Et non, il avait fallu que le destin le frappe à nouveau, en prenant la vie de Hatsuharu. Il ne pouvait plus pleurer. Toutes ses larmes s’étaient enfuies. Doucement il ferma les yeux. Les images du combat, et de la mort d’Hatsu lui revenaient en tête, et défilaient devant ses yeux. Il avait mal, très mal… Dans sa tête, l’ange revenait… Et l’ange venait prendre son Hatsu… Cet ange méchant qu’il avait déjà vu… Puis, les images se floutaient. Et l’ange gris apparu. Kazama retint sa respiration. Et se tint raidi, les membre et les sens aux aguets. Son ange… Doucement, cet ange effleura ses lèvres. Kazama ne bougea pas, dans l’expectative. Cet ange prit ensuite la parole :
‘Mon cœur… Kazama… Je suis mort… J’aurais voulu rester sur Terre pour te protéger… Mais on m’a appelé là-haut. Je suis prêt de ma sœur maintenant. Tu me manques. Je t’aime… Je veux te voir heureux… Ne fais pas de bêtises pour moi, d’accord ? Je veille sur toi…’
L’ange effleura une dernière fois ses lèvres, un contact glacé, comme le vent. Et il partit. Kazama baissa la tête et ouvrit brusquement les yeux, effrayé par la voix qu’il avait entendu. Toujours en état de choc. Ce choc faisait de lui un enfant, et il eut une réaction très bizarre. Il ne pouvait pas parler, sa gorge lui faisait trop mal. Il se jeta dans les bras de ce garçon. Il voulait juste un peu de chaleur. Et un peu de réconfort… _________________
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|  | | Tomoo Shirase Lofteur ( 17 ans )

Inscrit le : 26 Aoû 2007 Messages : 27
 | Sujet: Re: Il pleut des larmes... Une tempête de douleur. Dim 16 Sep - 12:28 | |
| [Je suis vraiment navrée, j'ai eu un gros problème de PC. Désolée de ne pas avoir répondu plus tôt...]
Le garçon n'avait pas répondu à Tomoo, ce qui donna l'occasion à tous les petits neurones de celui-ci de se mettre en action, se posant une foultitude de questions, entre autres sur la raison de la présence d'un adolescent couvert d'estafilades au sommet d'un arbre à la nuit tombante, la source desdites estafilades, et surtout le regard des yeux violets. Vide. Il en aurait presque eu la trouille, mais il n'osa pas bouger, retenu par il ne savait quelle fascination pour cette tension du corps figé, pour cette expression du visage souillé de larmes. Il eut, l'espace d'un instant, l'impression de comprendre la solitude du garçon si près de lui, et qui pourtant paraissait si lointain. Et puis ça passa. Ne resta plus que la forme recroquevillée sur elle-même, sur cette branche où Tom était lui aussi accroupi. Les yeux fermés, l'inconnu semblait ailleurs, et Tomoo réprima une envie de tendre la main vers lui, soudain effrayé à l'idée qu'il ne tombe, entraîné par cette chose qui semblait lui faire si mal. Mais ce geste ne risquait-il pas d'apeurer encore plus celui qui paraissait si désorienté?
*Merde, Tom, une fois dans ta vie réfléchis! C'est pas le moment de faire une connerie, t'es trop au-dessus du sol pour te casser la gueule...*
Mais les yeux violets s'ouvrirent, et la détresse que Tomoo y lut fut suffisante pour le forcer à tendre cette main qui...
*BRAAAANCHE!*
Ladite main vint agripper un rameau qui avait le bon goût de se trouver là tandis que le bras libre de Tom venait enlacer le corps maigre qui venait de se jeter contre lui. Il relâcha doucement son souffle et assura ses jambes autour de la branche sur laquelle il était assis. Ils avaient bien failli tomber, mais maintenant ils étaient en sécurité, ce qui lui permit de relâcher le rameau qui n'en pouvait mais. Il rabattit un pan de sa veste autour du corps qui se pressait contre lui - putain, il était gelé - et sa main à présent libre vint se nicher sur la nuque gracile, sous la masse de cheveux blonds désordonnés. Ils restèrent un moment comme ça, Tom essayant de communiquer un peu de sa chaleur à cet inconnu qui, il ne savait trop pourquoi, s'était jeté dans ses bras.
"C'est fini, maintenant..."
Il ne sut pas trop ce qui l'avait poussé à murmurer ça dans le creux de l'oreille du garçon, mais il avait le sentiment qu'un chapitre venait de se clore, et qu'il fallait passer à autre chose. Qui plus était, la nuit tombait, et il fallait qu'ils rentrent tous les deux boire quelque chose de chaud, sans quoi ils allaient attraper la mort.
"Nous allons descendre."
Il avait essayé de prononcer ces mots d'une voix rassurante, mais ça ressemblait plutôt à un chuchotement asthmatique. Il venait quand même de se faire une sacrée trouille, et puis il n'avait jamais été très fort pour prendre un ton viril et réconfortant. Il laissa passer un temps pour permettre à l'autre d'assimiler ses paroles, avant de continuer :
"Peux-tu rester accroché à moi?" _________________
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|  | | Kazama Mishima Pomme empoisonnée ( 17 ans )

Inscrit le : 24 Juil 2006 Messages : 117 Localisation : Dans les bras de celui qui m'aimera
 | Sujet: Re: Il pleut des larmes... Une tempête de douleur. Sam 6 Oct - 22:49 | |
| Tout devenait dénué de sens. Plus rien n'avait d'importance. Etre suspendu, au-dessus du vide, à califourchon sur une branche, alors qu'il avait le vertige... Attraper la mort, son corps glacé, sûrement aussi froid que son coeur... La tristesse faisait de son âme éparpillée et de son corps douloureux, un pantin vide et sans expression. C'était elle qui le guidait, la tristesse... Sans rien ressentir, il aurait pu se laisser glisser lentement vers le sol. Cette chute lui aurait été fatale, mais il n'aurait absolument rien ressenti... Peut-être aurait-il entendu l’air siffler autour de lui, et le bruit lointain de son corps qui s’écrase sur le sol. C’est tout. Il se serait senti tellement calme… Tout serait fini. Il n’y aurait plus cette insupportable et désagréable sensation d’être un vrai nul. Incapable de protéger les gens qu’il aime. Nobu, d’abord, était mort dans ses bras. Il était ensuite venu ici. Avait trouvé Hatsu, qui lui avait assuré qu’il n’était pas nul. Il avait perdu sa virginité avec son ange… Et ensuite, c’était lui, son ange, Hatsuharu, celui qu’il aimait, qui était mort dans ses bras. Il se sentait tellement nul, inutile. Et cette sensation s’emparait de lui, celle d’être un être passablement dangereux. Petite nuance, il se sentait carrément dangereux pour tous les membres de l’espèce humaine. Mais tout ce qui l’entourait devenait flou, abstrait. Il ne ressentait plus rien, comme si d’un coup il n’était plus qu’une enveloppe corporelle vide, et dénuée de tout intérêt… Il se sentait emporté, dans cet océan de néant par un courant, provoqué par cette tristesse et ces larmes. Sans hésitation, il aurait pu se laisser glisser ou se laisser mourir, doucement, perché sur cette branche. plus rien ne le retenait dans ce monde… A vrai dire, il aurait plutôt la sensation floue de faire quelque chose utile au bien de l’humanité, de débarrasser le monde d’un danger potentiel.
Etait-ce alors son instinct de survie, encore alerte dans la brume qui envahissait son cerveau, qui l’avait poussé à se jeter dans les bars de ce jeune homme qui lui faisait face ? Pourquoi l’avait-il fait, pourquoi son corps l’avait fait, alors que ce qui lui restait de conscience avait de telles pensées ? Il n’en avait aucune idée. Pourtant, il l’avait fait. Et le jeune homme en face de lui avait eu la bonne idée d’assurer son maintien sur la branche. S’ils étaient tombés, Kazama serait parti. Loin. Il aurait tué une personne de plus. Il se serait laissé mourir quelque part… Comme un naufragé qui s’accroche à sa planche, Kazama tenait bon, et s’accrochait à ce jeune homme, ce seul soupçon de vie qui pourrait retenir la sienne… Il était brûlant ! Théoriquement, il ne l’était pas, car il était lui aussi dehors, mais la température du corps de Kazama avait tellement baissé qu’il trouvait le corps de Tomoo brûlant…
Le garçon essaya de le rassurer, mais Kazama entendait ça comme un bruit lointain. Comme on essayait de percevoir une musique d’ambiance dans une salle remplie de monde qui parlait. Il entendit juste, entrecoupé par les brouillards, que le garçon disait qu’ils allaient descendre, et lui demandait s’il pouvait se tenir à lui. Kazama, perdu dans cet océan de néant, hocha la tête. Il se sentait tellement mou, tellement…vide. Incapable de prononcer un seul mot, il posa doucement sa tête sur l’épaule du garçon qui l’avait entouré. Il ne voulait plus réfléchir, et s’abandonna à Tomoo. Si ce garçon lui faisait du mal tant pis. Le temps des regrets viendrait ensuite. pour le moment, son corps et son esprit étaient trop épuisés pour protester, même faiblement.
[Post ultra méga pourri gumen...] _________________
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|  | | Tomoo Shirase Lofteur ( 17 ans )

Inscrit le : 26 Aoû 2007 Messages : 27
 | Sujet: Re: Il pleut des larmes... Une tempête de douleur. Jeu 1 Nov - 1:59 | |
| Aux paroles murmurées dans son oreille, le garçon s'était un peu plus blotti contre Tomoo, et le visage mince à l'ossature évidente s'était posé sur son épaule. Tom ne savait pas pourquoi celui qui semblait n'être plus qu'un enfant apeuré lui accordait sa confiance. Peut-être - comme pour les petits enfants, justement - parce qu'il se trovait au bon endroit, au bon moment. Ainsi, disait-on, fonctionnaient les rencontres. Une fois les bras du jeune homme solidement arrimés autour de son cou, Tomoo rattacha comme il le put sa veste autour de leurs deux corps - sécurité supplémentaire qui, il le pressentait, ne serait pas du luxe - et souffla un grand coup. Devoir protéger quelqu'un était quelque chose d'assez nouveau pour lui. Il avait toujours été soit celui qui courait pour rattraper le coche des gens normaux, ou le gosse un peu paumé qui se faisait consoler. Enfin, apparemment, ce temps était révolu. Aussi prit-il une profonde inspiration, et, le bras gauche enroulé autour de la taille fine du garçon, posa un pied sur la branche juste en dessous d'eux.
La descente fut loin d'être une sinécure, et Tomoo ne dut une certaine maîtrise de la situation qu'à la passivité de son fardeau. Aurait-il bougé qu'ils se seraient sans aucun doute proprement cassé la gueule. Heureusement, l'inertie du mince garçon permit à Tom d'adopter une allure qui en aurait remontré au plus lent des escargots, et il put s'autoriser à respirer tranquillement peu avant qu'ils n'atteignent les plus basses branches. Ils touchèrent une terre rendue froide et humide par la mauvaise saison qui s'annonçait. La nuit et la fraîcheur étaient tombées depuis longtemps, et un calme apaisant régnait. Tom réprima un frisson. Ils avaient intérêt à rentrer, et le plus vite possible. Il réfléchit rapidement à l'endroit où ils allaient se rendre. Il était trop tard pour aller à l'infirmerie, ils allaient devoir regagner la chambre de l'un ou de l'autre. A cet instant, le corps mince toujours au chaud, pressé contre son propre corps, Tomoo Shirase décida que, quoi qu'eût subi ce type complètement hébété et couvert de blessures plus ou moins légères, il allait l'obliger à s'en sortir. Il prendrait sur son propre temps celui qu'il faudrait pour ça, mais il fallait que quelqu'un s'en occupe, et ce serait lui.
Tom détacha sa veste, libérant le garçon, et, toujours enlaçant la taille fine, passa un de ses bras sur sa propre épaule. Ils entreprirent de regagner le loft. _________________
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