
Exclus, rejetés, solitaires ... si vous ne trouvez pas votre place, essayer ici ... vous n'avez rien à perdre. |
| | Petit moment de repos (privé) | |
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Brendan Mc Orsen Lofteur ( 23 ans )

Inscrit le : 11 Jan 2007 Messages : 37
| Sujet: Petit moment de repos (privé) Lun 27 Aoû - 23:52 | |
| La nuit venait de tomber sur Kôbe et alors que certains entamaient une douce et longue nuit (ou courte et affreuse selon les choix), Brendan ouvrit la porte qui permettait en général d'entrer au loft, afin d'en sortir. Cette nuit, contrairement aux autres nuits qu'il avait passé ici jusque-là, il avait décidé à la dernière minute de se faire une petite soirée ciné rien qu'à lui, histoire de se faire quelques repères dans cette ville qu'il ne connaissait pas encore très bien. Ses journées en tant que cadre n'étaient pas de tout repos et quand il arrivait au loft, certain qu'il n'avait pas été vu, il se vautrait dans son lit où à la bibliothèque pour se trouver un coin de repos. N'étant pas vraiment habitué à un tel rythme de fainéantise, il avait pris son jour de congé pour en profiter. La journée en elle-même n'avait pas été spécialement fatigante ou prenante mais depuis qu'il avait entrepris de sortir ce soir, Brendan était resté de bonne humeur et avait sourit à toutes les personnes qu'il avait croisé depuis. Il était si influençable ...
Les mains dans les poches, appuyé contre un réverbère posé sur le trottoir, Brendan attendait dehors que le cinéma ouvre ses portes. Il avait, avant de venir, regardé l'heure de la séance sur le net et, sachant qu'il n'avait pas trouvé de très grandes occupations au cours de sa journée, il s'était pointé avec 30 minutes d'avance, certain d'avoir une place. Le film qu'il allait voir ? Oh un film vraiment pas connu, le genre de film qu'on ne va, généralement, pas voir au cinéma. Brendan aimait être à l'écart des autres, voir ce que les autres ignoraient volontairement, lire les bouquins que les autres jetaient, etc ... Il se plaisait dans cette position de mec différent. Bien sûr, la différence qu'il recherchait avait ses limites.
"Eh, regarde le lui, avec ses cheveux blancs ! Il se croit stylé, peut-être ?"
Enfonçant un peu plus les mains dans ses poches, Brendan leva un regard interrogateur vers la voix qui venait de s'élever. Il ne mit pas longtemps à remarquer 2 jeunes, un peu plus loin, qui le regardaient en se marrant. Hum, tout cela lui rappelait beaucoup l'époque où il avait eut des soucis pour s'intégrer. Est-ce qu'il allait devoir revivre la même chose ? Il n'était pas un gamin et les arguments ne lui manquaient pas ... Allez ...
"Je vous prierais, messieurs, de venir m'adresser la parole directement lorsque vous prenez le droit de me juger. Après tout, je ne critique pas votre style vestimentaire moi, même s'il n'est pas dans mes habitudes."
Et comme après chacune de ses ouvertuers de bouche, Brendan dû faire face au silence direct de ses interlocuteurs. Hum, peut-être qu'il s'était mal exprimé ... Après tout, le japonais n'était pas sa langue natale. Il avait pourtant eut l'impression de ne faire aucune faute, mais personne n'est parfait.
Leur adressant un infime sourire, sous leurs regards dubitatifs, Brendan retourna à sa place et reglissa ses mains dans ses poches, retrouvrant sa candeur et sa posture habituelle lorsqu'il se trouvait seul dans un endroit méconnu, au milieu d'une foule qui n'était pas forcément la sienne. Ca faisait un moment qu'il n'avait pas été au cinéma seul, et de lui-même ... Est-ce que Devan avait tiré un trait sur lui ? Il semblerait que oui puisqu'il n'avait pas reçu de nouvelles ... (Il ne se doute pas que son portable ne passe pas ici). Soupirant un peu, il regarda de nouveau sa montrer pour voir que l'heure avait à peine bouger depuis qu'il était arrivé. S'il avait su ... _________________
C'est sûrement l'Amour qui me fait courir sous la pluie et me glisser dans ton ombre à la faveur de la nuit. |
|  | | Eden Indentshi Tougen'kyou ( 29 ans )

Inscrit le : 26 Mar 2006 Messages : 385 Localisation : Dans le pire de vos cauchemars
| Sujet: Re: Petit moment de repos (privé) Sam 1 Sep - 17:26 | |
| Bibliothèque
Eden au cinéma. Pourquoi pas ! C'est un homme comme tout le monde, après tout, il peut lui aussi avoir envie d'aller dans un cinéma dans un quartier populaire sans être le seul dans la salle et avoir une dizaine de gardes du corps autour de lui. Il n'est tout de même pas si snob que ça ! Beaucoup de monde aurait été dubitatif face à cette information mais comme le scientifique était ici, c'est qu'il pouvait y être. Quoiqu'il en soit il était venu pour regarder un film, un chef d'œuvre, que personne ne va voir. Car les films à petit budget mais grandes idées ne sont pas aimés. Il vaut mieux voir un singe kidnappant une femme, que regarder deux enfants tentant de survivre à la misère du Japon. C'est ainsi. Attendant le début de la séance au dehors, Eden passe ses yeux sur chaque personne avant d'ouvrir la portière pour faire descendre d'autres personnes. Et bien tient ! Encore un jeune étranger avec des cheveux blancs. A croire qu'avoir des problèmes au niveau capillaire devient une grande mode. Cela dit le scientifique n'avait absolument rien à faire pour être ici, me direz-vous. Surtout la nuit, d'habitude c'était plus équivalent à : rendez-vous d'affaire, ou alors aborder des jeunes hommes au petit cul dans les bars. Oui, mais voilà, aujourd'hui il n'était pas seul. Me direz-vous avec qui ? Mais avec une femme. Non, ne vous y trompez pas, c'est juste une amie. Enfin … Une amie qui on peut coucher quand l'un des deux s'ennuient. Mais, là il n'y avait pas qu'elle, il y avait aussi un enfant avec des cheveux fraîchement coupés, et des affaires très à la mode. Elle a gardé l'enfant toute l'après-midi … Elle se nomme Miki, elle est herboriste. Alors évidemment le simili de couple est en train de discuter en parlant entre autre de la flore du Japon. Rien de captivant. Eden profite de l'attente pour acheter une gourmandise à l'enfant.
C'est une belle femme, brune, avec de longs cheveux qu'elle a monté dans un chignon fou. Dans sa tenue de soirée bleue foncée, elle reste sobre mais élégante. Elle ne lui parle pas de l'enfant qui tient la main d'Eden sans la lâcher, peut-être a-t-il peur que l'homme ne parte et ne le laisse là, mais ce n'est pas dans les intentions du chef d'entreprise.
Il n'empêche pas que le film qu'ils allaient tous les trois voir n'avaient pas été choisit par hasard. Un de leur ami jouait dedans, il faisait le fils aîné. Et c'était ses premiers pas au cinéma.
Une voix de prépubère coupa Eden dans des explications :
"Eh, regarde le lui, avec ses cheveux blancs !"
Evidemment automatiquement le regard de beaucoup de personnes présentés : c'est-à-dire très peu, se retournèrent pour fixer le "cheveux blanc" puis le "prépubère."
" Il se croit stylé, peut-être ?"
Eden comme les autres regardaient l'altercation entre les gamins. Les deux se mirent à rire, et le scientifique sourit lui aussi. Amusé par les primates que représentait l'espèce humaine. Il retourna ensuite son regard vers la jeune brune qui lui posait une question sur la venue dans cette ville d'imbéciles peut enclin à ses habitudes. Eden lui expliqua qu'il était venu pour affaire. Il n'allait tout de même pas dire qu'il faisait partit des ces exclus au abord de la ville, elle risquait d'en rire pendant trop longtemps.
Seulement, une voix répondant aux primates, le fit se retourner.
"[…], messieurs, de venir m'adresser la parole directement lorsque vous prenez le droit de me juger. Après tout, je ne critique pas votre style vestimentaire moi, même s'il n'est pas dans mes habitudes."
Miki pouffa. "Et ben …" Eden sourit. Un étranger, sans nul doute pour parler ainsi. Ou alors le fils d'un noble qui avait fait ses études ailleurs car personne ne parle ainsi : pas même lui. Miki était très amusée … "- Il est mignon le petit … " Dit-elle en faisant mine de l'observer - Miki, il est trop jeune pour toi, la coupa le scientifique en donnant un billet à Nicolas pour qu'il aille acheter une boisson. - Qu'est-ce que tu dis ? Je n'ai que 28 ans !, s'exclama la femme non honteuse de son âge, et même plutôt fière. - Il doit en avoir 17 ! C'est quasiment de la pédophilie là ! - Tu rigoles, Indentshi ? Il a au moins 20 ans !"
Une fausse claque fut offerte au scientifique qui lança un regard noir à la jeune femme qui ne s'en fâcha pas, mais Eden lui murmura quelques mots d'excuse puis il se dirigea vers le jeune homme.
Avec un sourire noir, et un sourire amusé, il demanda d'une voix calme, comme à son habitude :
"Quel âge avez-vous jeune homme ?" _________________
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Un jour, ... peut-être. Ou pas. |
|  | | Brendan Mc Orsen Lofteur ( 23 ans )

Inscrit le : 11 Jan 2007 Messages : 37
| Sujet: Re: Petit moment de repos (privé) Dim 2 Sep - 0:20 | |
| Ce qu'il y a de plus déplaisant quand quelqu'un se moque de vous, ce sont les regards alentours. A ce moment, Brendan qui n'avait rien demandé à personne, se retrouvait être le centre de toutes les attentions, juste parce qu'il avait les cheveux blancs et que ça ne plaisait pas à tout le monde. En Amérique, les cheveux d'une couleur différente n'était pas perçue de la même façon, bien au contraire. Il était vrai qu'en arrivant ici, et en se présentant à l'entretien pour être cadre, il avait eut la remarque mais il avait très bien expliqué à son futur patron qu'il ne "travaillait pas avec ses cheveux" et qu'il "pouvait bien avoir la couleur qu'il voulait". Il n'avait, jusque-là, jamais élevé la voix et ne trouvait pas cela nécessaire puisque toute chose se règle mieux à voix posée.
Et il venait d'en faire de même avec ces deux amateurs de l'autre côté du trottoir. Dans un japonais parfait, et sûrement un peu trop, il leur fit comprendre qu'ils n'étaient pas en mesure de juger quelqu'un qu'ils ne connaissaient pas. Sûrement surpris de faire face à quelqu'un qui venait leur dire quelque chose, ils ne répondirent rien et Brendan put retourner tranquillement à sa place, non sans voir les regards encore sur lui de quelques personnes ... Il ne se sentait pas du tout à l'aise et avait l'impression qu'une sortie vers la rue la plus proche lui ferait du bien mais il savait aussi qu'un tel comportement serait fatal à sa fierté.
Se renfrognant alors contre son seul ami, le réverbère, il regardait encore sa montre quand il vit quelqu'un, qui lui semblait être un adulte masculin, s'approcher de lui. Et voilà, ce qu'il craignait le plus était en train d'arriver. Il n'avait rien voulu de tout ça et avait même espéré être invisible un moment mais il devait bien avouer qu'il n'avait pas réussi. Redressant la tête vers cet homme, puisque ça ne servait à rien de faire celui qui ne l'avait pas vu, Brendan le laissa avancer jusqu'à lui sans rien dire et sans bouger. Ce fut une fois qu'il fut à sa hauteur que Brendan croisa son regard et plissa les yeux ...
"Mon âge ?"
Alors là ... c'était vraiment ahurissant. Un parfait inconnu qui avait sûrement rit de lui lorsque ces deux jeunes s'étaient moqués de ses cheveux venait lui demander, sans honte aucune, son âge ? Où était passée la vie privée dans tout ça ? Évidemment, l'âge de Brendan ne faisait pas une affaire d'état mais il n'avait en aucun cas, l'intention de le lui révéler juste parce qu'il le lui demandait.
Décroisant les bras, il fit une petite moue contrariée et ajouta, toujours de cette même voix calme et d'un japonais parfait :
"Je ne ressens pas l'envie de vous le dire, monsieur. A moins que vous ne me fassiez part d'une très bonne raison ?"
Brendan se savait d'avance homme à vouloir toujours dire les choses en dernier et ce n'était pas parce que cet homme voulait quelque chose, qu'il allait l'avoir.
Déviant un peu son regard vers la gauche, derrière cet homme, il aperçut une femme d'une beauté certaine qui regardait dans cette direction. A ses côtés, il y avait un enfant, très jeune et qui paraissait aussi très curieux de savoir ce qu'il se passait. Esquissant un infime sourire en se rendant compte qu'il avait eut raison de croire que ce n'était pas une rencontre de pur hasard, il glissa de nouveau ses deux mains dans ses poches et, juste avant de bouger un peu plus près vers l'entrée, il s'entendit dire :
"Ne faites pas patienter davantage votre amie, je ne voudrais en aucun cas être la cause d'une possible querelle."
Et ce n'était en rien une question de politesse. Brendan avait déjà assez d'ennuis comme ça et ne voulait pas non plus qu'une femme s'immisce entre une conversation qui n'avait même pas lieu d'être ! _________________
C'est sûrement l'Amour qui me fait courir sous la pluie et me glisser dans ton ombre à la faveur de la nuit. |
|  | | Eden Indentshi Tougen'kyou ( 29 ans )

Inscrit le : 26 Mar 2006 Messages : 385 Localisation : Dans le pire de vos cauchemars
| Sujet: Re: Petit moment de repos (privé) Dim 2 Sep - 4:40 | |
| Non. Ce qu'il y a de plus déplaisant quand on se moque de vous, c'est qu'on est seul et qu'on finit par se demander si les autres n'ont pas raisons. Le regard a tellement d'importance qu'on le veuille ou non. Pas pour Eden. Bien sûr, il fait attention, mais il ne laissera jamais personne lui dire comment agir, et il n'aura jamais honte d'être comme il est. Ce n'est plus un enfant pour agir comme tel. Pour l'instant ce qui l'importait c'était de savoir l'âge du garçon. Il semblait si jeune et savait déjà bien parler japonais qu'il en était captivant. Certes, des étrangers parlant nippon c'était plutôt rares, mais des étrangers le parlant bien c'était impossible. Prenez le petit Tyler, le voisin du scientifique de chambre qui vivait avec lui pour le moment, on pouvait pas dire qu'il était complètement idiot, quoique, mais il ne parlait pas très bien la langue du pays au soleil levant. Il était cependant moins remarquable que ce garçon parlant TROP bien le japonais car aucun jeune ne fait de longues phrases : c'est comme dire : Je suis âgé de dix ans, au lieu de dire : j'ai dix ans. *
"Mon âge ?"
" … "
Devant le regard plissé créant des rides que ce visage de gamin n'avait en temps normal pas, Eden n'eut aucune réaction. Il ne répondit d'ailleurs pas à la pseudo question, c'était ridicule, l'autre avait bien entendu. A vrai dire disons-le tout de suite pour ne pas le redire, Eden ne vit pas qu'il était le frère de Tyler. Point. Nous ne reviendrons pas sur ce sujet, Indentshi était peut-être bon en anatomie mais ce n'était pas parce qu'il croisait deux américains, qu'il devenait tout de suite leur arbre généalogique. Pour lui, l'inconnu aux cheveux blancs était un simple métèque qui était venu, sûrement, pour étudier ou travailler dans son pays et qui lui offrait, non pas une distraction, mais un moment d'amusement. Il y avait déjà de quoi être fier. Il n'était pas venu pour se venger de son voisin, ni pour s'amuser avec un membre de sa famille … Le lien entre les deux, il s'en foutait, surtout à cet instant, puisqu'il lui était inconnu.
Le garçon décroisa les bras, fit une moue contrariée qui fit sourire à peine Eden qui garda son air très sérieux, une main sur la hanche, il écouta le jeune homme lui répondre :
"Je ne ressens pas l'envie de vous le dire, monsieur. A moins que vous ne me fassiez part d'une très bonne raison ?"
" … "
Ca devait être une maladie de chez les américains : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Non c'est vrai, le gamin aurait pu dire son âge, Eden prouverait qu'il avait raison, et tout irait bien pour le meilleur des mondes. Chacun retournerait à son film, et puis basta la carbonara. Au lieu de ça, le simili d'albinos partait dans une grande et très belle phrase mais chaotiquement idiote puisqu'il est impossible de ressentir de l'envie en face de son âge …
Le regard du garçon s'était tourné vers Miki. La femme attendait quand à elle qu'Eden la rejoigne, mais pas pour Eden en lui-même, elle l'aimait bien : elle était son amie, mais surtout pour savoir l'âge de l'étranger : s'il avait plus de vingt ans, foi de Miki, il irait dans son lit. Elle aimait bien les petits mignons, un peu gigolo sur les bords, qui avait des yeux plus ronds que les leurs et des lèvres tentantes. Il fallait reconnaître que celui-ci était pas mal : tout à fait son genre !
Eden remarqua que le garçon ne savait pas quoi faire de ses mains, il venait de les mettre dans ses poches.
"Ne faites pas patienter davantage votre amie, je ne voudrais en aucun cas être la cause d'une possible querelle."
"Voici une bonne raison. Si je reviens sans votre âge, il y aura querelle … mon amie et moi sommes en différent sur ce dernier. Nous avons vu votre dispute tantôt, et elle a remarqué que vous étiez mignon, avis partagé, mais sur l'âge, on n'est pas d'accord : je vous pense mineur, et elle vous pense majeur. Donc je vous ai donné une bonne raison, et vous désirez ne pas être source de querelle, donnez-moi votre nom."
Eden était de bonne humeur définitivement aujourd'hui. Peut-être parce que la marque à l'œil n'était presque plus visible, sauf pour les bons yeux, ou parce qu'il avait presque tuer un homme, une semaine plus tôt, mais il était munie en ce soir d'une grande patience. Ou encore car dans l'après-midi il s'était amusé avec un petit chaton : et qu'il allait peut-être résoudre son problème de secrétaire.
C'était peut-être aussi du au fait que l'étranger était très calme et très poli, et Indentshi ne voyait aucune raison de s'en prendre à lui, alors qu'il ne faisait que se défendre après tout, et que c'était lui qui se comportait étrangement.
"Elle a toujours eut un faible pour les mignons … Je peux vous la présenter, je suis certain qu'elle vous plaira !"
Et le voilà en train de jouer les entremetteurs, mais c'était amusant. Eden un instant une lueur amusée : peut-être que le garçon faisait partit de loft et qu'il n'aimait pas les femmes. Miki allait encore lui dire que c'était de sa faute, si c'était ça. Quoique ça pourrait toujours être amusant : Miki qui n'arriverait pas à séduire un garçon.
"Je vous félicite dans tous les cas, vous parlez parfaitement notre langue !" _________________
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Un jour, ... peut-être. Ou pas. |
|  | | Brendan Mc Orsen Lofteur ( 23 ans )

Inscrit le : 11 Jan 2007 Messages : 37
| Sujet: Re: Petit moment de repos (privé) Dim 2 Sep - 17:19 | |
| Que ce serait-il passé si cet homme avait, on ne sait trop comment, vu la ressemblance entre les deux frères Mc Orsen ? Est-ce qu'il se serait vengé sur Brendan pour le coup de poing donné par Tyler ? Brendan n'était en rien coupable dans cette histoire mais il s'était déjà vu se faire engueuler pour des choses commises par Tyler, trop gentil. Dans le cas inverse, ça n'avait jamais marché mais Brendan était quelqu'un de trop généreux pour repousser même les gens qui ne le méritaient pas. En cet instant, il ne se doutait absolument pas qu'il avait en face de lui, un des colocataires de chambre de son frère et en fait, il ne pensait surtout pas avoir un "homosexuel" devant lui. Après tout, ce n'est pas marqué sur le visage des gens et ce n'est pas la première chose qu'on demande à quelqu'un, croisé dans la rue devant un cinéma. Il n'avait, de toute manière, pas l'intention de le lui demander.
Brendan, qui s'était doucement dirigé un peu plus vers l'entrée du cinéma, se stoppa dans sa marche pour se retourner vers l'homme qui venait d'ouvrir encore la bouche. Alors c'était donc ça ? Il était l'élément principal d'un semi-pari depuis la remarque des jeunes à côté ? Vraiment, ces deux là auraient mieux fait de se taire, il serait passé inaperçu ... Soupirant de devoir enfin accéder à sa requête puisqu'il n'avait qu'une seule parole, Brendan fit demi-tour pour éviter que tout le monde ne vienne à savoir des choses, même banales, sur sa vie privée. Se reposant contre le réverbère, il se mordit l'intérieur de la lèvre avant d'esquisser un sourire. Ca le dérangeait de dire son âge puisque ça n'allait pas changer le monde, mais il se trouvait plutôt ravi de voir que cet homme s'était trompé sur lui. Cette femme, derrière et même s'il ne la connaissait pas, avait eut raison : il était majeur. Mais ... que devait-il dire ? Son véritable âge ? Il n'avait aucun intérêt à mentir et puis, ça pourrait ainsi clore la conversation ...
"Bien. Je vais sur mes 24 ans, cela vous convient-il comme réponse ?"
Brendan savait très bien qu'il pouvait ne pas être cru mais après tout, et il y avait bien réfléchi lui-même, il n'avait pas de raison à mentir et à chercher querelle, lui qui cherchait juste un peu de tranquilité.
Pensant certainement que cet homme allait se retirer puisqu'il avait eut sa réponse, Brendan détourna les yeux pour être sûr que la conversation n'allait pas continuer, mais ... il ouvrit de grands yeux et esquissa un sourire très gêné. Qu'est-ce que c'était que ça, encore ? Un plan drague ? Brendan s'en fichait de cette femme, et encore plus depuis qu'il avait vu qu'elle avait un enfant. Elle devait avoir un mari, si ce n'était cet homme qui voulait lui tendre un piège. Fronçant les sourcils, il avala doucement sa salive pour garder son calme légendaire et répondit, d'une voix défiant toute colère :
"Je suis dans l'obligation de refuser votre requête. Je ne suis pas un coeur à prendre."
C'était une façon comme une autre de dire "non". Brendan était seul dans sa vie sentimentale en ce moment, mais comment lui dire la vérité ? "Désolé, je suis homosexuel" ? En pleine rue et devant ces deux jeunes de toute à l'heure ? Hors de question ! Il tenait à sa vie ! Ok, il n'était pas loin du loft et pouvait très bien s'y réfugier en cas de danger imprévu mais valait mieux éviter que cela n'arrive. Lui qui avait déjà eut du mal à dire son âge se retrouvait dans l'incapacité totale de parler de ses penchants sexuels. Et puis, plutôt poli et respectueux de la gente féminine, Brendan avait préféré donner une excuse valable plutôt qu'un "elle ne m'intéresse pas". A bien la regarder, elle était vraiment jolie et méritait sûrement un rendez-vous, sinon plus, mais il était inutile de se forcer à lui faire plaisir si c'était pour lui briser le coeur plus tard ...
Un peu gêné tout de même de cette soudaine demande, Brendan se contenta d'hocher la tête à la phrase suivante. Il avait très bien entendu que c'était un compliment et qu'il était sûrement un des seuls métis du coin à parler aussi bien japonais, mais il repensait sans arrêt à cette rencontre qu'il venait de faire, il avait comme un mauvais pressentiment ... Secouant la tête pour passer à autre chose, il s'entendit répondre :
"Ma propre mère est d'origine nippone."
Ca expliquait beaucoup de choses, c'était un fait. Peut-être qu'ainsi, cet homme allait comprendre qu'il n'était pas si étranger que cela. De toute façon, ça se voyait sur son métissage mais bon ... au cas où.
Jetant un rapide coup d'oeil sur sa montre, il entendit un cliquetis qu'il ne connaissait que trop bien. Les portes du cinéma s'ouvraient enfin et il allait pouvoir aller réserver sa place. Qui sait, peut-être qu'il allait enfin être tranquille devant un film qui méritait d'être vu davantage. Se penchant en avant, il ajouta :
"Je vous prierais de m'excuser."
Et sans attendre, il se dirigea vers la porte, faisant la queue derrière les quelques autres personnes ici présentes. _________________
C'est sûrement l'Amour qui me fait courir sous la pluie et me glisser dans ton ombre à la faveur de la nuit. |
|  | | Eden Indentshi Tougen'kyou ( 29 ans )

Inscrit le : 26 Mar 2006 Messages : 385 Localisation : Dans le pire de vos cauchemars
| Sujet: Re: Petit moment de repos (privé) Dim 2 Sep - 19:06 | |
| Je ne sais pas ce qui se serait passé si Eden avait su que son colocataire et ce garçon platonique étaient frères, mais je peux supposer une réponse en connaissant le caractère de monsieur Indentshi. Il aurait sûrement évité le garçon. Le scientifique, au contraire de l'autre jeune homme, l'aimait bien. Il ressemblait à ce qu'il était quand il était rentré dans l'âge adulte. Bien sûr pas vis-à-vis de la sexualité, mais il était spontané, moqueur, imbu de lui-même, cherchant à s'amuser, à avancer dans la vie. Et, il ne comptait pas poser de problème avec un membre de sa famille. Lui ne pardonnerait jamais à celui qui se marierait avec Aiko. La personne la plus proche d'Eden dans sa famille : une jeune aveugle, qu'Eden avait caché pour son propre bien. Si un jour, il rentrait dans sa chambre, et qu'il trouvait Tyler en train de jouer avec Aiko, alors, avec sincérité, Indentshi détruirait le garçon. Malheureusement.
Eden espérait bien que ce n'était pas marqué sur son front qu'il était gay. Déjà parce qu'il n'était "pas" gay. Il le disait, car ça l'amusait beaucoup, mais Eden avait couché avec bien plus de femmes que d'hommes, et s'il avait jugé par lui-même qu'il était homosexuel c'était parce qu'il y avait eut Kacen, Haji, Haji et Jaak. Mais au milieu de tout ça, il y avait aussi eut une camarade de classe qui était une femme, même s'il ne l'avait pas connu longtemps. A peine huit mois. Seulement avait-il vraiment été amoureux ? Il doutait sérieusement de ses sentiments, quand il se mettait à y penser trop longtemps. L'amitié. L'amour. Le désir pour un corps. Le désir du sex. Qu'est-ce qui permet de dire qu'on aime en amour, ou pas ? Lui préférait étudier des choses contraintes, qu'il pouvait au moins comprendre rationnellement !
"Bien. Je vais sur mes 24 ans, cela vous convient-il comme réponse ? - Oui … Elle a toujours eut un faible pour les mignons … Je peux vous la présenter, je suis certain qu'elle vous plaira ! - Je suis dans l'obligation de refuser votre requête. Je ne suis pas un coeur à prendre "
Pendant une brève seconde, le scientifique fut déconcerté. L'idiot. On parlait clairement pas de sentiment à cet instant, mais quel importance ? Tout de même, le jeune homme manquait d'intelligence pour ne pas comprendre qu'on parlait purement des corps. Eden se demanda à quoi pouvait bien ressembler celle qui avait ravi justement ce corps : c'était certainement une femme chanceuse. Les femmes aiment bien les sentiments en général, elles aiment entendre des mots d'amour, et des choses comme : "mon cœur est pour toi.", "mon cœur est un cadenas, et tu en es la clé.", c'était des phrases jolies, qu'elles écrivaient sur leurs bouquins entre deux pauses chocolats devant la machine à café.
"Je n'insisterais pas. Je vous félicite dans tous les cas, vous parlez parfaitement notre langue ! - Ma propre mère est d'origine nippone. - Hm. Hm."
Encore une phrase dite stupidement. Ma mère est d'origine nippone aurait largement suffit. Il avait fallut qu'il rajoute le mot propre. Eden préféra ne pas s'attarder sur le sujet, le regard noir du scientifique n'oubliant qu'un japonais sur trois était très fermé. Le garçon ne se rendait pas compte qu'en avouant être le fils d'une baikokudo, ou d'une descendante de ses "jugé traître du pays" il allait avoir beaucoup plus de problème que ses cheveux qui n'attiraient déjà pas les sympathie. Les métis étaient déjà peu apprécié, mais quand c'était des métis revenant au pays, la population était souvent carrément hostile.
"Je vous prierais de m'excuser. - …"
La prière était faîtes. Eden rejoignit calmement Miki, un sourire moqueur aux lèvres. Il lui chuchota quelques mots à l'oreille, résumant simplement l'entrevue, et elle eut un éclat de rire argentin. Le scientifique se baissa ensuite vers Nicolas pour lui expliquer qu'ils allaient rentrer dans le cinéma.
"Indentshi … Tu ne connais pas le propriétaire du cinéma ?, questionna la femme qui suivait du regard l'inconnu. - Monsieur Nakagie ? Tashika …, Répondit pensivement Eden. Si certainement, il le connaissait, puisque Eden et les Abe avaient des parts dans l'entreprise. C'était d'ailleurs pour cela que monsieur Nakagie avait accepté le loft dans les environs, car il n'avait pas le choix. Eden et le père de Munoto ne lui avaient pas laissé, malgré que cela soit gentiment rester loin des oreilles de son fils. - Nous sommes obligés de faire la queue ?, questionna-t-elle avec ce sourire en coin signifiant qu'elle n'appréciait pas trop d'être mêlé à la masse de la populace des bas-fonds. - Hi, mais on va la faire."
Eden, Miki, et Nicolas entrèrent dans le cinéma. Comme ils avaient déjà leur ticket, ils purent facilement passé. Eden s'aventura sur un siège, installant le gamin sur un de fauteuils, puis il s'assit à son tour en priant pour que le directeur soit absent : on a dit soirée tranquille.
Miki quand à elle passa devant le "cœur déjà prit" pour s'en approcher doucement. Elle passa à coté l'air de rien, avant de se stopper, et de l'embrasser sur la joue. Un grand sourire éclatant arriva sur le visage de la femme :
"Votre amie a beaucoup de chance d'avoir un compagnon aussi sage ... C'est beau d'être jeune, profitez s'en." Lui susurra-t-elle, souriant en voyant la trace, volontaire, de rouge à lèvre qu'elle avait laissé sur le visage.
Elle n'était pas mauvaise joueuse, et puis, elle avait déjà gagné sa soirée. Autant dire qu'ils n'avaient plus aucune raison de se parler. Elle partie en riant rejoindre Eden qui s'était plongé dans … un journal scientifique. Le nez dans les informations, peu passionnantes mais qui avait l'air de beaucoup le captiver, il ne remarqua pas que Miki vienne de s'installer près de lui. Et profitait de la lumière, permettant aux personnes de s'asseoir pour terminer de lire l'article. _________________
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Un jour, ... peut-être. Ou pas. |
|  | | Brendan Mc Orsen Lofteur ( 23 ans )

Inscrit le : 11 Jan 2007 Messages : 37
| Sujet: Re: Petit moment de repos (privé) Lun 3 Sep - 19:38 | |
| Brendan n'était pas le plus malheureux des hommes que cette conversation soit enfin terminée. Il avait toujours cette impression malfaisante dès que quelqu'un venait vers lui alors qu'il n'avait rien demandé. C'était un peu comme une sorte de manque de confiance en soi, il se doutait dès le début que ça allait être pour se moquer et non pas pour lui dire des choses possibles comme "je voulais te dire que t'es trop beau", d'une jeune gamine qui passait. Il pensait toujours à mal et c'était peut-être pour cela qu'il n'avait, en fait, que confiance en lui-même. Son frère n'était pas le meilleur de tout ça, ils ne se parlaient pas du tout tous les deux et quand bien même Tyler se retrouvait être de bonne humeur, apte à avoir une discussion sérieuse, il se trouvait vite lasser des soucis de son grand-frère et lui renvoyait souvent qu'il se fichait des états d'âmes d'un PD. Cette appellation de "PD" avait toujours fait du mal à Brendan mais que pouvait-il répondre ? Sous toutes ces formes, il était bel et bien un PD. Tyler aussi, d'une certaine façon, mais il préférait se dire qu'il avait eut un égarement, encore si immature ...
Faisant donc la queue pour entrer dans la salle, après avoir payé sa place comme tout le monde, Brendan tentait de retrouver un semblant de plénitude, tout en se demandant s'il n'avait pas aggravé les choses en venant ici. Toute sa journée avait été paisible et c'était pour terminer sur une belle fin qu'il s'était décidé à venir voir un film censé mais vu comment la soirée tournait court, il avait l'impression d'avoir déclenché une catastrophe en chaîne ...
*Ca m'apprendra à trop en vouloir.*
Et voilà encore notre Brendan pessimiste de retour ...
Il venait enfin de poser un pied dans la salle, et remarqua tout de suite qu'elle n'était franchement pas grande. Le nombre de places qu'il allait pouvoir occuper était tout de suite réduit puisqu'il avait ses propres critères visuels. Alors qu'il émettait sa petite théorie sûrement inutile, il vit quelqu'un lui passer juste devant et entama une excuse en pensant qu'il était sur le chemin :
"Pardo ..."
Il n'eut pas le temps d'en dire plus qu'il sentit deux douces lèvres se poser sur sa joue et ses sourcils se relever sous la surprise ... Qui était-ce ? Qu'est-ce qu'il se passait à la fin ? Se remettant de toutes ces questions, Brendan fit face à la "fameuse belle femme" de l'inconnu. Tiens donc ... son pressentiment allait-il être réaliste ? Que lui voulait-elle ? Savoir son prénom maintenant ? Ou peut-être son groupe sanguin ? Mais à peine le temps de réaliser, Brendan fut tout de suite charmé par le sourire qu'elle lui fit mais surtout la remarque qu'il entendit. Un compliment. Esquissant un sourire, il se pencha en avant pour la remercier en se confortant dans son mensonge puisque telle était son histoire :
"C'est moi qui suis chanceux de la connaître."
Et sachant que leur conversation tournait désormais vraiment court, il ajouta en recommençant ses recherches de sièges tout en la regardant partir :
"Bonne soirée."
Ca pouvait passer pour plusieurs choses, genre un traité de paix même si aucune guerre n'avait été déclaré entre eux, ou une légère petite phrase qui demandait une suite. Brendan n'y fit pas vraiment attention, puisqu'il venait de trouver SA place ! S'avançant à pas feutrés, il se stoppa net et se détourna aussitôt en marchant au pur hasard quand il fut gratté par les deux jeunes de tout à l'heure. Que venaient-ils faire ici ? Ils n'avaient pas du tout une tête et un cerveau pour venir voir ce film !! Contrarié de devoir trouver une autre place et de savoir d'avance que le film ne serait pas apprécié à sa juste valeur par tous les spectateurs, Brendan reprit son calme et avança un peu plus.
*Ironie du sort ...*
Brendan, qui était enfin assis à un siège qui lui convenait à 90% venait de se rendre compte qu'il avait vraiment l'impression d'être maudit. Ce siège, sur lequel il était désormais assis pour un bon moment, n'était autre qu'un siège parmi tant d'autres du rang de derrière le "trio" de tout à l'heure. Juste devant lui, il pouvait apercevoir la tête de l'homme de tout à l'heure, le chignon fou de la femme et les petits épis rebelles du bout de chou. Décidément ... Intérieurement, et même s'il ne doutait pas de cela puisque le niveau était tout autre, il pria pour ne pas se faire remarquer. Si ça continuait comme ça, ils allaient finir par croire qu'il avait vraiment envie de continuer la discussion !!
Les lumières s'éteignaient doucement dans la salle, le visage serein de Brendan était fixé sur l'écran qui diffusait des publicités sans intérêt mais c'était surtout l'ambiance qu'il aimait. Bien sûr, il y avait encore quelques bavardages de temps en temps, mais après tout, le film n'était pas commencé ... Il ne se doutait nullement de cette de rouge à lèvre qui ornait maintenant sa joue. Après tout, à part sa mère, il n'avait jamais été embrassé de la sorte par une femme. Les hommes ne portaient pas de rouge à lèvre alors il était excusé d'avoir oublié un détail pourtant si frappant ... _________________
C'est sûrement l'Amour qui me fait courir sous la pluie et me glisser dans ton ombre à la faveur de la nuit. |
|  | | Eden Indentshi Tougen'kyou ( 29 ans )

Inscrit le : 26 Mar 2006 Messages : 385 Localisation : Dans le pire de vos cauchemars
| Sujet: Re: Petit moment de repos (privé) Jeu 6 Sep - 14:34 | |
| [Pardon du Retard]
Les lumières dans la salle de cinéma s'éteignirent et l'écran se mit à diffuser des publicités, suivit de bandes annonces, avant que le début du fils ne commence. Eden, Miki et Nicolas n'avaient pas suivit les allers et venues des personnes dans la salle, il ne remarqua donc pas que les deux jeunes du type primate avaient prit la place de l'étranger trop poli. Ils ne le virent pas non plus se mettre derrière eux. Ils étaient donc plutôt concentrés sur le film qui commençait.
C'était tout à fait le genre de films qu'Eden ne serait jamais aller voir dix ans plus tôt quand il était encore un étudiant persuadé que la vie avait été écrite pour lui, et que rien ne pourrait jamais lui arriver. Le scientifique avait toujours été, face à lui-même, d'un optimisme sans faille : quand il passait un concours, il était certain de réussir. Quand il draguait une personne, il était sûr que la soirée, ce passerait dans un lit. Et s'il voulait tuer quelqu'un, il était persuadé qu'il arriverait à le faire. Depuis il avait un peu changé. Il ne passait plus de concours, draguait bien moins et ne tuait personne. C'était fortement dommage car le père de Nicolas il l'aurait volontiers tuer. Seulement ça ne se faisait pas. Ne lui demandez pas pourquoi, car lui ne serra pas vous répondre. D'autres diront que la vie humaine est importante, qu'il faut la respecter, que personne n'a le droit de vie ou de mort sur quelqu'un, que c'est cruel, que c'est inhumain, et injuste mais Eden répondrait qu'on se pose bien moins de question quand il s'agit de tuer le poulet atteint de grippe aviaire, et le chien qui a mordu le président de la république. Bien sûr il avait tord : c'est pour ça qu'il ne tuait pas. Mais, même s'il avait tord, il n'arrivait pas à trouver la raison qui l'avait convaincu : la conscience, peut-être ?
Au bout de quelques minutes de films, des voix, des chuchotements et des rires se firent entendre. Eden cligna des yeux avant de tourner de la tête, en même temps que Miki. Les deux fixèrent le petit duo insolite qui avait animé l'attente de l'ouverture du cinéma. Eden se retourna alors pour continuer à fixer le film, ne voulant pas s'énerver maintenant : car sinon, il irait chercher les deux autres, et les mettrait en dehors du cinéma, mais il montrerait aussi à Nicolas que la violence était la seule solution, et comme son père ne lui avait montré que ça, il était hors de question qu'Eden approuve. Malheureusement le scientifique avait toujours résolu ses conflits de deux façons : avec violence, ou avec l'argent. Ce n'était définitivement pas un bon exemple, heureusement que ce gosse n'était pas le sien, et que lui n'en avait pas.
Miki retourna à son tour son regard, mais un instant elle tiqua. Un grand sourire séduisant se dessinant sur ses lèvres de femme. Le mignon était derrière eux. Elle ne savait pas si elle avait vu qu'ils étaient encore là, mais elle prit le temps de le décrire. Vraiment. C'était dommage qu'un jeune homme de cet âge soit déjà avec quelqu'un, et qui devait être en plus exceptionnel. Elle, elle était célibataire, et heureusement. C'était une femme qui n'avait qu'un regret en vu de son âge, ne pas avoir trouver l'homme idéal. Mais ce n'était pas un regret amer, car elle n'en voulait pas. Que ferrait-elle une fois amoureuse, avec un marmot et contrainte de stopper ses voyages au travers du monde ? Même un mari comme Eden ne lui plairait pas. Elle serait trop jalouse, et elle le savait. C'est pour cela qu'ils étaient simplement amis.
La jeune femme se retourna, fixant un acteur sur l'écran. Et alors, elle réalisa … Murmurant, elle chuchota doucement : - Mais c'est Aka ! - … hm hm ! - Il est séduisant ainsi. Ils l'ont vieillit de … - … kuchido."
Voir quelqu'un qu'on connaît sur un écran de cinéma, ça à quelque chose de choquant, d'autant plus quand celui-ci joue un rôle dramatique, qui donnerait presque envie de pleurer tant la vie est injuste avec le garçon.
Miki eut un air outrée, même si elle savait bien qu'Eden lui répondrait ainsi. Elle tourna le regard en direction de nouveau du garçon. Parce qu'elle en avait envie, et que le films, bien que passionnant, l'intéressait bien moins que "cœur déjà prit."
"- Pourquoi votre amie ne vous a-t-elle pas accompagné ?" Demanda-t-elle pendant qu'Eden poussait un grognement. Elle devait le faire exprès : il n'y avait pas d'autres explications, elle faisait exprès de parler en sachant qu'il était en train de regarder le film et qu'il n'aimait pas les bavardages pendant le peu de temps où il pouvait s'intéressait à un film sans s'amuser à décrypter toutes les personnes dans la salle.
Abandonnant l'espoir d'être tranquille, car, Eden se rendait bien compte que Miki était comme lui : si elle avait envie de taquiner quelqu'un, elle le ferrait. Et là, elle pouvait taquiner deux personnes : Eden qui s'était trompé sur le garçon, et le garçon qui était trop correct et conventionnel pour l'insulter. _________________
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Un jour, ... peut-être. Ou pas. |
|  | | Brendan Mc Orsen Lofteur ( 23 ans )

Inscrit le : 11 Jan 2007 Messages : 37
| Sujet: Re: Petit moment de repos (privé) Mer 19 Sep - 21:24 | |
| Brendan sentit comme un vent de soulagement lui traverser le corps quand les lumières s'éteignirent autour de lui. Ça y est. Le film allait maintenant commencer dans quelques minutes, plus qu'à regarder les bandes-annonces et les publicités pour faire patienter. Ça faisait vraiment trop longtemps qu'il était venu au cinéma et l'ambiance qui régnait ici lui donnait une envie folle de se mettre à y aller plus souvent ... mais la qualité des films de nos jours ne jouait pas en sa faveur.
Les yeux légèrement rivés sur l'écran, dans l'attente du film, Brendan jetait des regards discrets mais noirs vers ces 2 jeunes de tout à l'heure qui n'avaient pas encore décidés de faire silence. Ok, le film n'était toujours pas commencé mais à partir du moment où les lumières s'éteignaient, il y avait normalement une réaction globale. A croire qu'ils cherchaient les ennuis ...
5 minutes. Ça faisait maintenant 5 minutes que le film était commencé, les rôles des acteurs et actrices se mettaient en place, l'intrigue prenait de l'ampleur et l'émotion grimpait doucement. Brendan se doutait qu'il allait sûrement être parmi ces gens qui verseraient une larme mais il trouvait cette règle "Un homme ne pleure pas" tellement idiote et irréfléchie qu'il n'avait aucune honte à la contredire. Après tout, pleurer est un sentiment humain et gay ou pas, Brendan reste un humain. Envahi par le jeu de l'écran, Brendan fronça les sourcils et poussa un soupir incontrôlé quand il entendit des voix. Il n'eut même pas la peine de tourner la tête pour savoir qui c'était. Il avait eut raison de vouloir les voir s'en aller, ils allaient tout gâcher mais son seuil d'honneur était si bas depuis qu'il était au Japon qu'il n'avait aucun courage pour leur dire de se taire. Il vit bien qu'il n'avait pas été le seul à les remarquer, que les deux têtes d'adultes devant avaient aussi bougé, mais rien ne changea. Sûrement qu'un délai venait de leur être accordé ...
Laissant alors autant que possible les sensations le submerger de nouveau , Brendan dû une nouvelle fois faire preuve de sang-froid quand de nouveaux chuchotements se firent entendre. Ceux-là n'étaient pas forts, pas longs et pas dérangeants mais il les avait quand même entendu, puisqu'ils venaient d'eux. Tiens donc ! Ils se permettaient de parler juste près les autres ?! Quel toupet ! Mais il ne s'en formalisa pas, puisqu'il savait très bien que son courage n'avait pas changé et qu'il ne pouvait pas réservé une salle de cinéma à lui tout seul. C'était les inconvénients de venir voir un film public.
*J'hallucine ...*
Sur le visage de Brendan, on ne voyait rien sinon un brin d'écoute à la question qui venait de lui être posée, mais à l'intérieur, il bouillait de rage de lui dire de se taire de manière polie et d'attendre la fin du film. Il avait payé sa place et avait gagné le droit de pouvoir le voir en entier avec tous les détails. Pourquoi est-ce qu'il s'était mis là ... Esquissant un sourire en gardant bonne mine devant cette femme, il se rapprocha d'elle pour ne pas faire partie de ces gens qui discutent sans gène et répondit dans un murmure :
"Ce n'est pas faute d'avoir quémandé sa présence, mais elle n'apprécie guère ce genre de films."
Il se mordit alors violemment la lèvre en se rendant compte qu'il avait faillit ajouter un "maintenant, excusez-moi" pour avoir la paix. Il n'était au Japon que depuis quelques semaines et il avait l'impression d'avoir déjà perdu toutes ses bonnes manières. Cette femmes, certes, brisait le silence de la salle, mais à bien chercher, il n'avait rien contre un peu de discussion. Bien sûr, le moment était mal choisi et il ne faisait que mentir depuis le début, mais les circonstances étaient telles qu'il préférait avoir honte d'un mensonge, qu'honte de la vérité ...
Rajoutant un sourire à la fin de sa réponse, il se recula dans le fond de son siège pour inciter à la fin de cette conversation, sans la vexer. Elle n'était sûrement pas sotte et devait bien comprendre qu'il ne venait pas ici juste pour parler ... _________________
C'est sûrement l'Amour qui me fait courir sous la pluie et me glisser dans ton ombre à la faveur de la nuit. |
|  | | Eden Indentshi Tougen'kyou ( 29 ans )

Inscrit le : 26 Mar 2006 Messages : 385 Localisation : Dans le pire de vos cauchemars
| Sujet: Re: Petit moment de repos (privé) Ven 21 Sep - 22:00 | |
| [Urf! Pas terrible. Je ferrais mieux. Rapidement.]
Les salles de cinéma étaient un endroit qu'Eden appréciait beaucoup. Elles permettaient d'observer les personnes qui plongées dans l'écran ne se rendaient pas compte qu'on les voyait. Eden avait eut envie de suivre le film, mais il était maintenant à écouter la discussion entre Miki et le garçon dont il ne savait ni le prénom, ni le nom. Le scientifique pensa qu'une fille qui avait d'aussi mauvais goût en matière de film ne devait pas être bonne à fréquenter, avant de se corriger : il ne la fréquentait certainement pas pour ses avis cinématographiques. Ce serait idéaliste de tomber sur quelqu'un qui partage les mêmes opinions que nous sur tous les domaines, et franchement ennuyeux. Avant de continuer à regarder le film, le futur trentenaire prit le temps de fixer le jeune homme. Il sourit en devinant un peu ses pensées : Miki devait l'ennuyait. Il était assez désagréable ce gosse. Il lui faisait penser à une tête de linotte, incapable de dire à quelqu'un de se taire, de se la fermer, ou de parler. Finalement, la comparaison avec Tyler pouvait être fait : les deux frères ne se ressemblaient pas ! Et, à la place de Tyler, Eden se ferrait du souci pour son frère. A être aussi gentil et sage, il allait finir par tomber sur des requins ou des crocodiles qui ne ferraient qu'une bouchée de son visage d'ange.
Miki eut un grand sourire. La position dans laquelle elle s'était mise n'était pas très agréable, et elle souhaitait elle-même reprendre le cours du film. Cependant elle n'avait pas non plus envie de se taire. Elle pourrait très bien voir ce film un autre jour, alors que le garçon ce n'était pas tout les jours qu'elle le croiserait. Bien que demain, elle aurait un gigolo dans son lit. Elle eut une moue boudeuse en entendant le garçon parler. Sa main montant à ses lèvres pour les caresser sans les toucher, habituée à ne pas toucher à son maquillage.
"A Sa place." Dit-elle. "J'aurais eut peur qu'on me vole mon cœur déjà prit."
Elle ne le tolérait pas. Miki n'apprécierait pas que son copain parte seul, sans ami, dans une salle de cinéma sans lui donner de raison. La situation ici semblait différente, c'était la jeune fille qui avait refusé. Quel dommage ! La jeunesse ne sait pas ce qu'elle perd à ne pas profiter de chaque seconde. A son époque, les couples étaient moins libérales, et les filles étaient toujours enchantées d'accompagner leurs copains ailleurs que sur un terrain de soccers.
"Bon film." Murmura-t-elle, se retournant.
Elle se retourna vers le film et l'émotion la gagna. Eden continua à regarder quelques secondes l'écran, puis il tourna le regard en direction de sa compagne. Elle était absorbée par les images, légèrement voilées d'enthousiasme. C'était admirable ! Il retourna ensuite son regard en direction du jeunet, discrètement, afin de l'observer quelques secondes.
Jusqu'à la fin du film, finalement. Quand les derniers dialogues furent dits. Eden se retourna l'air de rien. Le générique de fin apparu après une scène bouleversante qui avait mit les larmes aux yeux de Miki. Le fils était mort. Tragiquement, en plein cœur de cette scène presque choquante retraçant une histoire quasiment vraie.
Les lumières de la salle se rallumèrent.
Eden se leva pour remettre sa veste, laissant Miki se mettre à débattre sur le film et sa beauté. Il en aurait volontiers baillé. Il prit l'enfant endormit près de lui, et sourit en voyant Nicolas grommeler d'être ainsi secoué. Seulement Eden attrapa soudainement le bras de la femme pour la tirer vers lui. Il s'approcha de son oreille et chuchota doucement : "vas demander au petit cœur de boire un café avec nous. Il m'intéresse. - J'ai plus de chance que toi, sur ce coup-là ! - Idiote. Je ne te parles pas d'un tel intérêt !"
Elle haussa les épaules l'air de ne pas y croire, avant de rire légèrement. Rejoignant l'inconnu là où il avait été. Elle lui attrapa le bras, faisant son regard de petite biche abandonnée, en demandant d'une voix séductrice qui avait fait céder plus d'un homme :
"Voudriez-vous venir boire un café avec nous ? Mon ami et moi-même sommes embarrassés de vous avoir ennuyés, et nous aimerions nous faire pardonner." _________________
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Un jour, ... peut-être. Ou pas. |
|  | | Brendan Mc Orsen Lofteur ( 23 ans )

Inscrit le : 11 Jan 2007 Messages : 37
| Sujet: Re: Petit moment de repos (privé) Dim 30 Sep - 1:43 | |
| (Y a pas de problèmes, vraiment! Je suis très "ailleurs" en ce moment!)
Brendan, qui venait d'entamer une conversation non désirée avec la fameuse femme de tout à l'heure, se voyait dans l'impossibilité de lui dire franchement ce qu'il pensait. Il n'avait pas été éduqué de cette manière. Bien sûr, il savait que si Tyler avait été là ... Non ... en fait, Tyler se serait sûrement assis directement aux côtés de cette femme et l'aurait séduite jusqu'à ce que sexe s'en suive. Brendan, sur le coup, en avait oublié le côté trop "hétéro" de son frangin ... Soupirant, il reporta son attention sur cette femme et esquissa un sourire amical et sincèrement amusé à la remarque de celle-ci. Ainsi, elle remettait sa fidélité en cause ? Certes, cette femme n'existait pas et donc Brendan n'avait pas peur de "la" tromper, mais qui plus est, il n'était pas le genre de personne à sortir avec "Julie" le mardi, et "Caroline" le mercredi. Son coeur, même s'il n'était pas le 1er des sots, ne pouvait pas supporter autant de changements d'un coup. Se rapprochant un peu pour ne pas déranger la salle entière, il ajouta :
"Pensez-vous que la confiance d'un couple s'arrête dès qu'ils se retrouvent séparés l'un de l'autre ?"
Il n'avait, par-là, pas l'intention de lui dire "t'as tort alors la ferme", mais il avait ses propres points de vue et il était assez borné pour l'expliquer clairement. Il aurait honte d'avouer franchement qu'il cherchait quelqu'un alors qu'une autre personne l'attendait dans son lit. Il était un humain respectueux, pas une sorte d'homme sans cervelle ...
Par la suite, l'attention des deux personnes fut reportée sur le film et Brendan ne s'en trouva pas malheureux. C'était un chef d'oeuvre qui allait sûrement refaire parler de lui aux cérémonies. Il sentit même une larme lui couler le long de la joue quand le fils de la famille rendit l'âme. La fin était tragique mais la morale était magnifique ... Tout le long du film, Brendan avait sentit ce regard rivé sur lui, cette impression d'être observé sans savoir d'où ça venait et très peu à l'aise dans ce genre de situation, il avait fait celui qui n'avait rien vu, histoire de ne pas se mettre une pression supplémentaire.
Essuyant discrètement sa larme séchée de sa joue, il se redressa et attrapa son léger manteau, qu'il enfila aussitôt et laissa son siège se refermer sur lui-même avant de se diriger vers l'extrêmité de son rang. Il était inutile de rester ici plus longtemps, il n'avait plus rien à y faire et puis les rues de Kôbe n'étaient peut-être pas si sûres que ça en pleine nuit. Dépliant le col de son manteau, il s'apprêtait à sortir quand :
"Voudriez-vous venir boire un café avec nous ? Mon ami et moi-même sommes embarrassés de vous avoir ennuyés, et nous aimerions nous faire pardonner."
Ouvrant de grands yeux, Brendan dégagea son bras de la main de cette femme puisqu'il détestait qu'on le prenne comme ça, même s'il savait qu'elle n'avait pas pu faire autrement puisque son prénom restait un mystère. Déviant légèrement son regard, il croisa les yeux de l'homme qui prenait doucement l'enfant avec lui et demanda en reportant son attention sur la femme :
"Votre enfant semble fatigué, je ne voudrais pas abuser de votre temps ..."
Et esquissant un sourire, tout en se baissant, il s'éloigna de nouveau en se disant qu'il faisait sûrement une bêtise, que ça lui permettrait de connaître des gens mais il avait vraiment l'impression que ce n'était pas une demande sincère et que les raisons derrière risquaient de le faire rougir. Pourtant, quand il se retrouva dehors, seul et en plein milieu de la nuit, il se mordit la lèvre et regarda derrière lui comme pour revenir sur sa décision ... mais ce qu'il vit, ce fut ... les jeunes de tout à l'heure. Incroyable, ils le suivaient, ou quoi ?
*Ne les regarde pas ... ne les regarde pas ...*
Mais avant même qu'il ne puisse faire quelque chose, il les sentit s'approcher et sans réfléchir davantage, il revint sur ses pas en quatrième vitesse et s'arrêta près de la femme qui avait rejoint l'homme et l'enfant et s'excusa en détournant la regard d'une gène trop visible :
"Finalement ... je me sens très tenté par votre invitation ... si elle tient toujours."
Qu'à cela ne tienne, un café dans un bar ou autre avec deux autres personnes ne le tuerait pas et ça lui ferait passer une journée vraiment étonnante. Après tout, il ne risquait pas de les revoir, alors où était le problème ? _________________
C'est sûrement l'Amour qui me fait courir sous la pluie et me glisser dans ton ombre à la faveur de la nuit. |
|  | | Eden Indentshi Tougen'kyou ( 29 ans )

Inscrit le : 26 Mar 2006 Messages : 385 Localisation : Dans le pire de vos cauchemars
| Sujet: Re: Petit moment de repos (privé) Lun 12 Nov - 1:09 | |
| [Désolé, j'ai en plus du faire une réponse à la va vite car j'étais certaine d'en avoir poster une depuis déjà un bon nombre de temps]
Le scientifique n'était pas sot et il se rendait bien compte que le jeune homme était dérangé par les deux imbéciles qui le pointaient, par ailleurs, du doigt. Seulement, ce n'était pas son problème et il n'avait aucune raison d'intervenir tant qu'il n'y avait que de la violence verbale que le garçon semblait bien savoir encaisser et dont la repartie n'était pas des moindres. Miki le prit par le bras, et ils commencèrent à partir en direction de la sortie dans l'intention de se rendre dans un petit café, ou de prendre une chambre d'hôtel enfin de discuter toute la nuit : à moins que l'un de deux ne trouve un compagnon pour la nuit. Eden reposa Nicolas qui s'était réveillé sur le sol, et le prit par la main, se retournant juste une fois pour vérifier que l'inconnu n'était pas en train de se faire tabasser entre deux sièges rouges du cinéma. L'enfant eut une petite moue de fatigue avant de tirer le pull de son protecteur pour lui demander une glace ce qui le reconduit à la réalité. Ce gosse aux cheveux bruns devait être accro aux glaces pour vouloir en manger à cette heure-ci. Eden n'arrivait pas à comprendre qu'on puisse vouloir des choses sucrés après l'été passée. Il se promit de le rappeler à l'enfant, quand celui-ci serait plus grand, et que l'idée de prendre une glace à cette heure dégoûterait certainement.
Alors qu'Eden pensait la proposition refusée, l'inconnu aux cheveux blancs revint les voir pour dire qu'il avait changé d'avis. Eden fixa les deux autres énergumènes avant de soupirer imperceptiblement alors que Miki souriait de plus belle, folle de joie à l'idée qu'elle avait réussit à faire changer d'avis le garçon. Elle n'était pas non plus stupide : mais c'était une femme enthousiasme et elle savait sourire, au contraire d'Eden qui s'il ne manquait pas de sourire, n'avait rien de l'homme prêt à battre des mains en utilisant des expressions enfantines tels que "trop génial" ce que Miki était capable de faire si elle tombait sur une étude qui la stimulait plus que d'habitude. A cet instant il pensait que se servir d'eux comme d'un bouclier ce n'était pas très ingénieux de sa part, car, il était accompagné d'une femme et d'un enfant. Il pensa aussi qu'il fallait avoir peu de courage pour s'en prendre à un étranger seul et visiblement pas habituer à la ville.
"Il y a un petit café devant l'entrée. Indiqua Eden qui lança au garçon un regard soupçonneux. Allait-il s'excuser de nouveau et partir dès que les garçons seraient hors de vue ? - Allons s'y donc mais avant laissez-moi me présenter : Miki, cet homme se nomme Eden et cet enfant Nicolas."
La femme lâcha le bras Eden pour prendre Brendan par le bras, l'entraînant avec une certaine force au dehors. Le scientifique la suivit, prenant l'enfant de nouveau dans ses bras, à cause du pas trop rapide de la jolie Miki et de l'étrange garçon. Arrivés à l'intérieur du café qui était d'un style très moderne, quoique peu fréquentable à cette heure de la nuit, Miki alla s'installer à une table et Eden la suivit, faisant signe au serveur qu'ils allaient s'installer à la table du fond. Miki du pour s'installer lâcher le bras du garçon, et s'asseoir confortablement, le regard taquin envers celui qu'elle prenait pour un amoureux transi. Eden mit Nicolas près de lui et s'assit en face de Brendan, de sorte que la table carrée ne laissa plus un espace de disponible.
"Comment avez-vous trouvé le film ?" Demanda Eden, fixant Brendan dans les yeux avant de porter son attention à la femme qui répondit aussitôt qu'elle ne l'avait pas trouvé exceptionnel mais qu'il était tout de même incroyable, et bien triste.
Le serveur arriva pendant la fin des réponses et il demanda ce que chacun désirait. Tranquillement Miki commanda un café crème, Eden un café noir, sans sucré, et pour l'enfant il demanda un chocolat, levant les yeux au ciel quand celui-ci tapa des mains sur la table pour hurler qu'il voulait une glace. Il n'essaya qu'une fois. Il s'était bien rendu compte qu'Eden n'était pas comme son second père et qu'il ne cédait jamais à ses caprices sans raisons. Il le gâtait pas qu'en fonction de ses demandes et si elles étaient justifiées : hors là, il lui avait déjà dit non juste avant de partir du cinéma.
"Et un verre d'eau" Rajouta Eden qui buvait régulièrement de l'eau malgré sa réputation de grand buveur de café et de whisky.
Maintenant qu'il voyait le garçon à la grande lumière sans le spot du cinéma, ou l'ombre de la nuit, il le trouvait étrange. Il était à une certaine mesure banale et pourtant assez particulière. Ce n'était pas que les cheveux, mais également la posture.
"Vous êtes étudiant ?" Demanda Miki ce qui fit sourire Eden qui pensa qu'en effet le garçon ne faisait pas bien vieux. _________________
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Un jour, ... peut-être. Ou pas. |
|  | | Brendan Mc Orsen Lofteur ( 23 ans )

Inscrit le : 11 Jan 2007 Messages : 37
| Sujet: Re: Petit moment de repos (privé) Mar 20 Nov - 0:08 | |
| Brendan avait honte ... il savait pertinemment que les deux personnes qui venaient de lui proposer un café n’étaient pas dupes et connaissaient sûrement la raison de son retour mais, il préférait être honteux que violenté. Peut-être se faisait-il un sang d’encre pour rien mais à voir les têtes de ces 2 personnes, il avait comme l’impression que sa gène n’était pas vaine. Au moins, il était toujours en vie ! Les yeux un peu fuyants, il espéra ne pas les déranger avec son changement d’avis brusque et sûrement malpoli. Quand il vit le joli sourire sur les lèvres de la femme, son expression se fit plus calme. Il savait qu’il était en tort et qu’il avait tout à se faire pardonner mais il était soulagé de voir qu’à défaut de voyous, ils existaient aussi des gens biens ici. Un peu plus souriant, il le fut cependant un peu moins quand il croisa le regard de l’homme sur lui alors qu’il parlait, un regard légèrement ... douteux. Oui, cet homme était intelligent et il venait de lui faire comprendre à cet instant même qu’il n’avait pas du tout cru en sa soudaine envie de changer d’avis par réflexion. Brendan détourna le regard en se mordant la peau intérieure de sa lèvre, coupable dans son remord. Tentant de feinter son malaise, il hocha simplement la tête pour montrer qu’il était d’accord pour aller dans ce petit café. Il était inutile d’aller loin de toute façon, le petit bonhomme avec eux fermaient les yeux en marchant et la nuit dehors était assez fraîche. Leur soirée allait s’écourter d’elle-même, par évidence, et Brendan qui ne connaissait pas encore trop ville, allait devoir retrouver son chemin seul donc il ne devait pas s’éloigner. Se concentrant à nouveau sur la demoiselle, son sourire s’intensifia quand les présentations furent enfin faîtes. Quel inconscient, il avait invité cette offre sans même se présenter. Baissant aussitôt les yeux vers le sol, il se courba en avant pour répondre immédiatement :
« Vous me voyez ravi de ces présentations. Veuillez me pardonner mon impolitesse, je ne prénomme Brendan. »
Et se redressant, il fit fie des convenances et laissa donc Miki lui prendre le bras, même s’il n’aimait pas trop ça, pour quitter enfin ce cinéma. Brendan ne s’était pas trompé, la nuit était fraîche et quand il détourna légèrement les yeux pour voir la tenue de cette Miki, il pria pour qu’elle ne tombe pas malade. Une chance que ce café n’était pas trop loin où il aurait dû sacrifier sa veste par pure éducation. Brendan n’était pas sadique au point de la regarder grelotter sous ses yeux. Mais il n’en n’eut pas besoin puisque le café était déjà atteint et qu’ils s’installèrent en un rien de temps. Feintant de voir les regards de la dame, Brendan se retrouva en face de celui qui nommait donc Eden, en diagonale avec le fameux Nicolas. Ils feraient une jolie famille mais puisque ce n’était pas le cas, il n’allait pas se risquer à poser des questions sûrement trop personnelles. A peine le temps d’enlever sa veste pour la poser derrière lui que Brendan entendit une question résonner dans ses oreilles. Un peu prit de cours, Miki eut le temps de répondre avant lui et il esquissa un sourire en répondant enfin selon ses propres goûts à lui :
« Pour ma part, j’ai apprécié la mise en scène. L’intérêt a été porté de la première à la dernière image, en y rajoutant une touche humide vers le final. »
Quelle drôle de façon de dire qu’il avait lâché une larme. Il fallait dire qu’il n’était pas japonais de naissance et que même s’il parlait très poliment, il se voyait parfois dans l’impossibilité de s’entretenir autrement puisqu’il n’avait pas apprit à dire les choses autrement. C’était peut-être pour cela qu’on le regardait bizarrement ... ou alors, un étranger qui parle si « bien » japonais, était-ce si rare ? Secouant ses pensées, il se reporta sur le serveur qui venait d’arriver et commanda un jus de pomme. Il manquait un peu de vitamines dernièrement, sûrement dû aux changements climatiques. Brendan n’avait jamais été très fan des voyages et de l’Amérique au Japon , même si ce n’était au final pas très loin, ça faisait toujours des kilomètres et il n’appréciait pas trop l’avion. Son repos était donc en souci, il se devait de retrouver son rythme, même s’il était déjà là depuis plusieurs jours. Dur dur ...
Croisant assez souvent ma foi, le regard d’Eden, Brendan se contentait de lui sourire discrètement quand il réalisait qu’il ne savait pas quoi faire d’autre pour justifier qu’il le détaillait ainsi. Cet homme était étrange et ne semblait pas gêné pour un sou de le regarder. A quoi pouvait-il penser ? Brendan se rendit compte qu’il aurait été beaucoup plus à l’aise sans celui-ci en face de lui, mais il était bien de trop tard pour penser à ce genre de choses. Après tout, il était venu de son plein gré alors devait faire avec ce qu’il avait. De plus, même si cet homme avait un regard de fauve, il n’empêchait pas qu’il ne lui avait pas fait la moindre remarque négative alors sûrement n’était-il pas aussi méchant qu’il le paraissait. Tournant la tête vers Miki, Brendan retrouva sa contenance dans les yeux de celle-ci et sourit légèrement en levant sa main devant son visage, la bougeant de droite à gauche en signe de « non ». Etudiant ... C’était un peu vexant qu’on le prenne encore pour un étudiant, lui qui se trouvait assez homme quand il se regardait dans la glace. Sûrement avait-il encore des tas de choses à changer ... Rebaissant sa main, il répondit simplement :
« Détrompez-vous, mon parcours scolaire s’est achevé depuis 3 années déjà. Je me retrouve être employé comme cadre dans les environs. »
Brendan, qui n’aimait pas du tout étaler sa vie comme cela, devait bien avouer qu’il ressentait comme une légère fierté dans ses paroles. Il s’en voulu aussitôt et espéra qu’il n’en n’avait pas trop fait. Rien à faire, il se devait d’apprendre à parler autrement ... Il n’avait pas spécialement voulu dire ce qu’il faisait actuellement mais la question était inévitable et l’une entraînait l’autre de toute façon. Sa fonction de cadre ici était récente et il n’était pas encore très accoutumé à ses collègues et autres, mais il sentait qu’il pouvait y arriver. Regardant un par un ces deux adultes, Brendan leur retourna la question en espérant ne pas sembler vouloir éviter le sujet trop rapidement. Il n’aimait pas parler de lui mais n’était pas répugné à cette idée non plus. Après tout, le seul moyen de connaître quelqu’un, c’est de lui poser des questions ...
Le serveur revint alors apporter toutes les commandes et Brendan le remercia encore de façon trop polie. Il fronça les sourcils et décida de prendre les choses en mains dès maintenant. Respirant un grand coup, il demanda alors sans tourner autour du pot :
« Mes manières vous dérangent-elles ? Je ne puis m’exprimer autrement, pardonnez-moi ... » _________________
C'est sûrement l'Amour qui me fait courir sous la pluie et me glisser dans ton ombre à la faveur de la nuit. |
|  | | Eden Indentshi Tougen'kyou ( 29 ans )

Inscrit le : 26 Mar 2006 Messages : 385 Localisation : Dans le pire de vos cauchemars
| Sujet: Re: Petit moment de repos (privé) Dim 6 Jan - 1:47 | |
| Le scientifique sourit intérieurement à la fierté du jeune homme d’être cadre. Il trouvait ça amusant d’être si fier de quelque chose auquel lui n’avait jamais eut besoin de se forcer pour appartenir. C’était difficilement à comprendre : ce besoin d’être comprit et entendu. Pourtant le jeune homme ne manquait ni de charme, ni de qualité. Il était apparemment fiancé, il avait un bon travail, et il devait avoir une bonne santé. C’était évidemment assez pour heureux. Mais l’était-il ?
Miki s’amusait, elle aussi. Elle ne s’empêcha pas de rire en entendant le jeune gosse dire avec tant de rage qu’il était cadre. Elle savait que c’était ennuyant d’être prit pour ce qu’on n’est pas. Ca lui arrivait souvent : elle était une femme travaillant dans un milieu d’homme. Elle devait sans cesse prouver sa place, tout comme Eden devait prouver qu’il n’était pas là simplement parce qu’il était né dans la famille Indentshi mais bel et bien parce qu’il avait le potentiel et la capacité d’assumer une entreprise liée aux groupes les plus dangereux de la planète.
- Je travaille dans l’environnement, et ce monsieur travaille un peu partout. C’est un homme à tout faire.
- Miki, dis ainsi …
- Et cet enfant est à l’école mais il est également mannequin pour un ligne de vêtements.
Eden leva les yeux au ciel avant de les reposer, sans que la froideur ne soit décongelée, sur l’étranger trop poli. Il se demandait bien ce que le garçon faisait encore avec eux. Peut-être était-il tellement bien élevé que malgré le fait qu’il ne désirait pas leur compagnie, et qu’il s’était servit d’eux comme bouclier, il désirait quand même terminer l’entretien … Oui, c’était cela.
Trop poli. Un homme ne devrait pas s’inquiéter de ses manières comme le faisait celui-ci. Il devrait apprendre à faire attention, au contraire, à ne jamais montrer qu’il doute. Car un cadre qui doute, c’est un cadre qui coule.
- Vos manières ne me dérangent nullement, mon garçon. J’ai toujours aimé être prit comme gilet par balle par les froussards. C’est …
- Eden ! S’écria la femme qui n’aimait pas qu’on soit si peu poli et qui savait qu’à partir du moment où Indentshi commençait à dire ce qu’il avait sur le cœur, il ne se stoppait pas.
Eden lança un regard noir à Miki qui venait de lui donner un coup de talon sous la table. N’avait-il donc pas le droit de parler ? Près tout, le jeune homme venait de poser la question, non ? Alors il avait le droit à une réponse. Qu’elle lui plaise ou non. Il en avait marre d’être prit pour un con. Il n’allait pas laisser un gamin de vingt ans aux paroles sortis d’un dictionnaire user de son temps pour servir à éviter les coups !
- Vous savez, coupa Miki tendrement, vous êtes un étranger. Vous apprendrez à vous exprimer plus conventionnellement avec le temps, ne vous en faites pas.
Ce n’était vraiment pas la bonne saison. Entre Jaak qui semblait avoir décidé de devenir un sac de sable vivant, Haji qui se tapait les petits jeunes dans son cabinet, l’étranger qui se tapait Eden (par de la même façon, heureusement) dans la chambre, le gosse de Jaak qui lui restait sur les bras, et maintenant ce poli étranger qui décidait de se servir d’eux pour ne pas finir violé dans le coin d’une rue …
Vraiment. Eden devrait se méfier, car il se demandait bien encore ce qui pourrait lui arriver. Heureusement qu’il ne sortait jamais découvert, sinon, il en se sentirait vraiment pas en sécurité.
Le scientifique, eut en penchement de la tête vers le gamin qui buvait tranquillement, puis il fixa dans les yeux le garçon.
- Ne vous excusez surtout pas et ne vous mettez pas en colère. Vous m’ennuyez ! Si vous voulez rentrer, je vais vous reconduire chez vous. Ainsi ils ne vous agresseront pas, et vous ne vous sentirez pas obligé de nous faire la conversation pour montrer à quel point vous savez être civilisé.
- Eden !
- Miki, si tu penses oublier mon prénom, tu ferrais mieux de l’écrire. Dans le cas contraire, tu peux cesser de le dire.
- C’est un gosse …
- Tu me fatigues. Votre amie doit vous attendre, jeune homme, et Miki et Nicolas tombe de fatigue.
Etrangement, Eden avait vraiment envie de partir. Il ne savait pas pourquoi mais le garçon le mettait mal à l’aise. Il était trop dictionnaire pour lui, trop poli, trop effacé, il semblait ni chaton, ni chien. Et c’était difficile pour le scientifique de prévoir ces actions. Cela ne lui était pas habituel, et comme il aimait tout contrôler, voir qu’il ne pouvait pas le faire à cet instant le mettait franchement de mauvaise humeur. _________________
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Un jour, ... peut-être. Ou pas. |
|  | | Brendan Mc Orsen Lofteur ( 23 ans )

Inscrit le : 11 Jan 2007 Messages : 37
| Sujet: Re: Petit moment de repos (privé) Dim 6 Jan - 17:44 | |
| Brendan était-il heureux ? C'était une question qu'il ne se posait jamais car la réponse lui faisait, bien évidemment, peur. Il était vrai qu'il ne manquait de rien dans la vision des autres, mais la réalité était toute autre : - Etre venu au Japon pour avoir été recalé en Amérique était une honte à ses yeux. Son homosexualité, il ne l'avait pas choisi et elle lui causait souvent bien plus de désagréments que de plaisir. Il n'avait donc pas de fiancé et en était bien malheureux. Il pouvait vivre sans amour pendant quelques temps mais il restait un humain, et nécessitait parfois un peu de réconfort d'une personne proche. Devan lui manquait assez souvent mais il savait très bien que ce n'étaient plus les mêmes sentiments qu'à l'époque, leur histoire était bien terminée mais c'était l'ami qu'il voulait revoir ...
Non, il n'était pas heureux.
Les présentations professionnelles furent faîtes et Brendan leva un sourcil de surprise quand il entendit que le fameux Eden était un homme à tout faire. Dans sa vision des choses, ce n'était rien d'autre qu'un homme de ménage et vu la classe qui se dégageait de l'homme, il avait bien du mal à le croire mais il ne s'en formalisa pas et n'osa d'ailleurs pas poser d'autres questions. Le fait que le fils soit par contre mannequin à ses heures perdues le mit bouche bée. A son âge ? A le regarder, il semblait encore tout petit et chétif mais déjà, il devait être une petite vedette chez les magazines pour enfants. Brendan se demanda alors ce qu'il faisait ici ... Il les dérangeait, ce n'était plus la peine de le cacher, que pouvaient-ils bien tirer d'un étranger comme lui ?
Le choc fut par la suite. Eden n'avait, jusqu'à présent, pas dit grand chose et quand, enfin, il ouvrit la bouche, Brendan eut envie qu'il ne l'ait jamais fait. Oui, il s''était servi d'eux comme bouclier et il l'avait bien remarqué de lui-même mais l'entendre dire par les autres en face, c'était tellement gênant. Baissant aussitôt la tête vers la table, cessant de boire sa boisson, il ne su que répondre. Il était en faute, il n'y avait rien d'autre à dire. Malgré les réprimandes de Miki, Eden continua et Brendan resta silencieux jusqu'à ce qu'il ait fini. ca avait clos la conversation, il n'y avait plus de sens à ce qu'il reste et continue comme si de rien était. Il était de trop.
Sortant alors de sa poche assez d'argent pour payer les consommations de tout le monde, avant de se lever. Il remit son manteau avant de s'incliner vers l'avant en disant, vers Miki :
"Il est grand temps pour moi de vous quitter. Merci de cette invitation. Au revoir."
Se redressant, il jeta simplement un regard vers cet Eden qui n'avait pas manqué de franchise et passa à côté de lui, direction la porte. Ca lui faisait un peu de peine de voir que, finalement, sa soirée était gâchée. Le film avait été très bien et il n'avait pas demandé à rencontrer des gens, pourtant, ça lui avait fait du bien.
La main sur la poignée, il leva les yeux vers la nuit bien sombre et frissonna au froid qui semblait encore plus présent que tout à l'heure. Il ne pouvait pas partir sans rien dire ... Revenant sur ses pas, il se mit face à Eden et répondit alors en ayant honte à l'avance de son vocabulaire :
"Je vous ai pris comme bouclier, c'est vrai. La soirée était quand même franchement agréable. Merci d'avoir voulu me raccompagner mais comme vous ne le voulez pas vraiment, on en reste là. Salut !"
Le regard déterminé comme s'il avait refusé un poste à la présidentielle, Brendan ferma alors son manteau jusqu'en haut. A ses yeux, il venait d'être extrêmement grossier en parlant de la sorte mais puisque ses manières semblaient être de trop, peut-être que cette fois-ci, il avait montré qu'il n'était pas qu'un étranger trop poli. Un caractère bien fort pouvait lui faire dire n'importe quoi, il connaissait très bien les mauvais côtés de la langue japonaise alors si cet homme voulait vraiment qu'il se mette à parler comme lui, il allait voir.
Soupirant en se rendant compte que ça lui avait fait du bien, il rajouta avant de sortir pour de bon :
"Au fait, je m'appelle pas jeune homme mais Brendan." _________________
C'est sûrement l'Amour qui me fait courir sous la pluie et me glisser dans ton ombre à la faveur de la nuit. |
|  | | Eden Indentshi Tougen'kyou ( 29 ans )

Inscrit le : 26 Mar 2006 Messages : 385 Localisation : Dans le pire de vos cauchemars
| Sujet: Re: Petit moment de repos (privé) Dim 6 Jan - 19:00 | |
| Eden aurait volontiers tuer son amie pour l’avoir décrit comme un homme de ménage mais il comprenait aussi qu’elle n’est pu le décrire autrement : il aurait été difficile de dire : je vous présente Eden Indentshi, multimilliardaire, ami des barons de la drogues, propriétaires et gérants d’une trentaine de marques, scientifiques réputés, élu à ses temps perdus dans une ville, et … Même lui, qui ne manquait pas d’égocentrisme ne le dirait jamais. En règle générale, il se présentait comme un scientifique.
Le seul vrai métier qu’il ait eut. Seulement, pas celui qu’il désirait. Eden, étudiant, était un sale caractère, mais il ne désirait qu’une chose : se marier avec Kanmi et devenir photographe. Il était idiot. Il croyait encore que l’amour pouvait exister et qu’il pouvait oublier ses obligations familiales. Tout rejeter, pour avoir la maison, le chien et la boîte aux lettres. Finalement, il ne laissait aucun doute qu’il était devenu le contraire de ce qu’il désirait être à l’époque. Un homme froid, insensible, fermé à toute gentillesse extérieur.
Finalement, il s’était levé, à son tour, après avoir murmuré quelques mots à l’oreille de Miki pour qu’elle sache où conduire l’enfant. Il rejoint, très rapidement, le garçon. En chemin, il en profita pour allumer une cigarette, au bout rougie déjà, et pour la mettre à ses lèvres.
Il ne dit rien. Il se contenta de rester debout près de Brendan, et de le suivre, surtout. Peut-être qu’il s’en faisait pour le garçon qui lui avait dit son prénom. Après tout, il faisait nuit, et le quartier était peu fréquentable. Il était mignon, séduisant, et il risquait de se faire violer. Un étranger seul, sans famille, ici, n’aurait pas beaucoup de chance de s’en sortir. Surtout que depuis que le loft pour pédé s’était installé, de nombreux abrutis traînaient dans le coin avec l’espoir de casser de l’homo, ou mieux de s’en taper.
C’était ainsi. Les paumés attirent les paumés. Et même si Eden n’oserait jamais penser que Brendan était du style homosexuel, les autres ne lui demanderaient guère son avis quand ils verront sa jolie gueule.
Jolie gueule, qui rappelait vaguement quelque chose à Eden. Le scientifique n’arrivait pas à savoir où il avait pu voir et entendre un accent et un visage similaire, mais ça le perturbait. Il avait dit être cadre ? Peut-être l’avait-il rencontré … Seulement, si cela avait été le cas, Brendan l’aurait pas oublié. On oublie rarement Indentshi, et souvent on se souvient de lui comme d’un monstre avec un revolver capable de dévorer les enfants et se changeant en vampire la nuit …
Cette étiquette de monstre lui collant à la peau, le chef d’entreprise n’était pas déranger de suivre l’homme dans la rue sans avoir à s’expliquer.
- あほう
L’idiot lui avait échappé. Il ne pouvait pas s’en empêcher de dire ses mots, insultant pour les uns, mais surtout rassurant pour Indentshi. Quand il disait une insulte, frappait, ou se disputait, il avait l’impression de redevenir un peu humain. S’il avait désiré, plus d’une fois, être un robot pour ne pas à avoir à souffrir, ni à choisir entre sa vie d’amour, et sa vie de famille, il savait maintenant, qu’il aurait aimé avoir un boulot minable, dans une entreprise lamentable avec une famille banale.
Comme ce gosse. Savait-il la chance qu’il avait de venir travailler au Japon et d’être accepter, surtout, dans son entreprise ? Les étrangers ne sont que rarement aimé dans ce pays, et surtout dans un poste de cadre. On les traite de voleur, de tricheur, et on dit que les occidentaux sentent mauvais et sont feignants.
C’est une réalité de Japon lui des mangas et des jeux vidéos. Si cet étranger travaille ici, c’est qu’il a un potentiel immense. _________________
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Un jour, ... peut-être. Ou pas. |
|  | | Brendan Mc Orsen Lofteur ( 23 ans )

Inscrit le : 11 Jan 2007 Messages : 37
| Sujet: Re: Petit moment de repos (privé) Dim 6 Jan - 20:34 | |
| Brendan était remonté, il n'avait vraiment pas l'habitude de croiser des personnes avec autant de caractère. Il savait pertinnement qu'il était inutile d'y repenser, que sa soirée était finie et qu'il allait bientôt être au chaud dans son lit, mais il ne pouvait pas s'en empêcher, il ne cessait de se dire qu'il n'avait pas eut tous les torts, tout de même !
Le col de son manteau, remonté de façon à cacher son cou, il avançait d'un pas rapide vers le loft, qu'il ne pouvait pas encore apercevoir. Même si la soirée s'était bien finie, il n'aurait pas aimé qu'on le raccompagne pour deux raisons : - La première, il n'était pas une femme, il savait très bien rentrer chez lui tout seul. - La deuxième, il s'était dit hétéro et ne pouvait donc pas loger au loft. Trop de confusions ... Soupirant, il ne regarda pas en arrière, inutile.
Il n'était maintenant plus très loin du loft quand ...
"Que ... qu'est-ce que vous faîtes là ?"
Brendan était tellement surprit de voir Eden à ses côtés qu'il ne prit même pas la peine de réfléchir à ce qu'il devait dire et parla juste comme il en avait envie. Fronçant les sourcils, il s'arrêta aussitôt. Que devait-il comprendre ? Qu'il avait quelque chose à lui dire ? Qu'il avait peur pour lui ? Qu'il ne lui faisait pas confiance donc il venait le raccompagner ? Se posant tout plein de questions, il finit par soupirer et se mit à sourire quand il entendit la seule "phrase" de son "partenaire" de chemin :
"Idiot vous-même."
Brendan n'était pas habitué à être si décontracté mais il devait avouer que ça lui faisait du bien de s'entendre dire quelques gros mots de temps en temps. Seulement, il ne devait pas en prendre l'habitude.
Se redressant, il se remit bien droit avant de continuer :
"Sachez, monsieur, que je connais parfaitement mon chemin. Il est purement inutile de vous déplacer, rentrez chez vous."
C'était une demande pleine de fierté. Brendan n'avait qu'une envie, c'était qu'il reste à ses côtés, mais il ne le pouvait pas. Il n'avait pas oublié à quel point cet homme l'avait congédié dans le café et il ne pouvait rentrer au loft avec celui-ci sur ses talons. Marchant alors très vite pour le semer, il s'arrêta tout de même au bout de quelques mètres en voyant que le chemin vers le loft était évident, c'était celui qui était tout droit. Ayant alors trop honte, il décida qu'il ferait un détour même s'il ne connaissait pas la route et d'un coup sec, il prit vers la droite ... _________________
C'est sûrement l'Amour qui me fait courir sous la pluie et me glisser dans ton ombre à la faveur de la nuit. |
|  | | Eden Indentshi Tougen'kyou ( 29 ans )

Inscrit le : 26 Mar 2006 Messages : 385 Localisation : Dans le pire de vos cauchemars
| Sujet: Re: Petit moment de repos (privé) Dim 6 Jan - 20:59 | |
| *Hm ?*
Eden qui n’était le moins du monde touché par le fait que le garçon est était « impoli », continuait de le suivre comme une ombre suis son propriétaire dans un chemin en plein soleil. Il était carrément sur ses talons. Il n’écouta même pas les explications du jeune homme. Miki le tuerait si le garçon se faisait tuer dans le coin, et de plus, cet idiot, semblait vivre près du loft : hors plus on se rapproche du loft, plus on se rapproche des pervers qui s’en prenne aux gays
*Loft ?*
Et bien tien ! Brendan n’était-il pas en train de prendre le chemin justement pour aller à la construction de Munoto, qui avait été réalisé selon ses plans, mais à l’aide d’un architecte très connues |
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