
Exclus, rejetés, solitaires ... si vous ne trouvez pas votre place, essayer ici ... vous n'avez rien à perdre. |
| Petit moment de repos (privé) | |
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Brendan Mc Orsen Lofteur ( 23 ans )

Inscrit le : 11 Jan 2007 Messages : 37
| Sujet: Re: Petit moment de repos (privé) Lun 7 Jan - 0:25 | |
| Que voulait dire ce sourire ? Brendan, dont la gaffe commençait à lui ronger le sang, avait envie de partir en courant tellement il se sentait mal dans ses baskets. Pourquoi avait-il fallu qu'il tombe sur un homme aussi intelligent ? ... Bon d'accord, il ne fallait pas être très futé pour le comprendre mais toutes les personnes n'auraient pas saisi directement ce que ça voulait dire. Là, il n'osait même plus avancer ... Il n'était pas encore vraiment sûr que l'homme savait mais pouvait-il lui demander ? S'il lui disait "avez-vous compris ?", ce ne serait que plus grossier et il se venderait lui-même ...
Retrouvant la force de marcher, il ouvrit les yeux juste un peu plus grand en comprenant que Miki et Nicolas ne lui étaient pas reliés. Ca alors ! Et dire qu'il avait cru à cette famille bien soudée. Secouant la tête de droite à gauche, il se trouva encore plus stupide d'avoir menti. Vraiment, pour quoi allait-il passer maintenant ?
"Vous me voyez gêné de la confusion. Permettez-moi de vous demander de transmettre mes excuses à Miki."
Ok, il venait d'apprendre quelque chose mais toutes réponses apportent de nouvelles questions et celles qu'il avait en tête en ce moment concernaient maintenant Eden. Si Miki n'était pas sa femme, alors qui était la sienne ? Cela ne le dérangeait-elle pas de le voir traîner avec une autre ? Qui était vraiment Miki pour lui, alors ? Il savait pertinnement que là non plus, ça ne le regardait pas et que les réponses ne changeraient pas sa vie, mais sa curiosité sur ce nouveau pays et ses nouveaux habitants était telle qu'il se serait damné pour le savoir !
Laissant de côté le fait que l'homme semblait avoir tout mis à jour, ils revinrent bien vite pas très loin de l'intersection et Brendan ne savait toujours pas quoi faire. S'il partait à gauche, le même cirque allait recommencer, cet homme n'allait pas le lâcher d'une semelle et serait le premier à le voir encore faire demi-tour. A quoi bon ? Cessant les pas qui l'avaient conduis jusqu'ici, il leva ses yeux vers le loft, dans un regard voilé de tristesse avant de faire part, enfin, de franchise :
"Je n'ai pas ce genre d'amie ..."
Il avait soudainement l'impression que tout allait beaucoup mieux. Une vie pleine de mensonges est si dangereuse. Brendan n'était pas fait pour ça ... Ce sentiment qu'il ressentait, cette proximité de l'homme. Pourquoi avait-il la sensation qu'ils étaient pareils ? Brendan avait menti pour éviter d'attirer la foudre, Eden avait feinté une famille pour ... quoi ? Rebaissant les yeux, il resta à regarder le sol. C'était le moment de vérité, il ne savait pas du tout comment faire face. Il n'avait maintenant plus de honte à aller vers le loft, il n'avait plus rien à lui cacher à cet homme, mais le reverrait-il ? Ce n'était pas forcément l'envie soudaine de le recroiser, mais plutôt la peine de voir que l'homosexualité refoule les contacts. Il était certain qu'un pas tout droit changerait l'image que l'homme avait de lui et ça le rendait triste ... un de plus, n'est-ce pas ?
Enfin prêt à faire ce fameux pas en lui demandant de passer une bonne fin de soirée, Brendan fut devancé dans ses mots par ceux d'Eden. Il se stoppa net et resta comme pétrifié. Laissant le rose s'emparer de son visage, et le stress de son coeur, il posa ses yeux terrifiés sur le visage de l'homme avant de porter la main à sa bouche. Qu'est-ce qu'il venait d'entendre ? "nous vivons aux mêmes endroits." ? Mais qu'est-ce que ça voulait dire ?
Le laissant partir en direction du loft, il eut vraiment l'impression que quelque chose le dépassait. C'était presque comme s'il était évanouit depuis un moment et que c'était un rêve. Oui, un doux rêve où les choses sont tellement plus simples.
*Puisque c'est un rêve, alors je n'ai pas de craintes ...*
Et retrouvant toute sa prestance, il rejoint alors Eden d'une marche assurée. Ce n'était qu'illusion et il le savait parfaitement mais ça l'aidait vraiment à se sentir mieux dans sa peau.
"Vous cachez bien votre jeu ... Eden."
Il avait eut envie, à son tour, de le traîter d'idiot, de responsable de tous ses récents malheurs mais il connaissait très bien la vérité. S'il n'avait pas avoué directement qu'il était homosexuel, ce n'était pas pour faire parler de lui mais justement parce qu'il ne pouvait pas le dire. C'était dur.
Arrivé devant le loft, il posa sa main sur la poignée et y entra doucement. Ce n'était pas encore le silence total à l'intérieur, quelques lofteurs semblaient bien s'amuser à travers les couloirs. Posant un pied à l'intérieur, Brendan demanda mais sans se retourner :
"Comment avez-vous su, si je puis me permettre ?"
Il semblait vraiment ne plus avoir de crainte, mais s'il s'avisait de faire vraiment face aux événements, il savait d'avance qu'il allait vite se retrouver décontenance, incapable d'aligner le moindre mot ... _________________
C'est sûrement l'Amour qui me fait courir sous la pluie et me glisser dans ton ombre à la faveur de la nuit. |
|  | | Eden Indentshi Tougen'kyou ( 29 ans )

Inscrit le : 26 Mar 2006 Messages : 384 Localisation : Dans le pire de vos cauchemars
| Sujet: Re: Petit moment de repos (privé) Lun 7 Jan - 1:02 | |
| Comment avait-il su ? Eden leva les yeux au ciel. Comment n’aurait-il pas pu le savoir ? Reprenons tout depuis le début. Indice numéro un : la gène devant les deux individus. Vous ne le savez peut-être pas, mais une personne qui craint les hommes produits des phéromones qui attirent ses personnes-là. C’est ainsi qu’une femme violée, le serra de nouveau si elle n’est pas prit en charge, car elle attire ses prédateurs. Donc, étranger, ou non, le fait d’être prit pour cible était un bon indice. Indice numéro 2 : le refus de Miki. Pas tant le refus, mais un homme attiré par les femmes ne regarderait pas une demoiselle comme Miki dans les yeux, et aurait des vues, qu’il le veille ou non, au niveau de sa poitrine, de ses hanches de son cul.
Numéro 3 : le mensonge : un garçon qui a une petite amie, ne va pas boire un verre sans lui poser au minimum un coup de téléphone ou un SMS surtout à l’âge du garçon. Ensuite, il dit toujours des trucs du genre : « ma copine, elle … » afin de rappeler qu’il n’est pas célibataire. 4 : on ne dit pas logement, mais appartement. On n’hésite pas sur le mot. C’est flagrant. 5 : quand on connaît la ville où on vit, on ne se trompe pas de chemin … Ou alors on a trop bu, ce qui n’est pas le gars de monsieur parfait.
Eden pourtant se décida de garder cela pour lui. Le jeune homme était sympathique, et si Eden mourrait d’envie de téléphoner à Miki pour lui : « désolé, mais celui-là, il est dans mon camp et pas le tien. » et s’abstient aussi de le préciser.
- Pour Miki, ce n’est pas la peine de vous inquiéter. Cette femme est aussi tête en l’air que têtue. Elle vous a trouvé charmant et très poli. Quand au fait que vous nous aillez prit pour une famille, c’était le but de l’opération. Pas pour vous, mais pour nous.
Simplement pour avoir le droit, comme tout le monde, a une famille, ne serait-ce qu’un soir. Faire croire qu’ils pouvaient tous les deux avoir une vie qu’ils n’auraient jamais avec un enfant qui n’était pas le leur et qui retournerait bientôt avec son véritable père. Eden lui avait trouvé un travail, un avenir, et lui avait garnit son compte en banque. Nicolas n’avait plus besoin de lui car il ne pouvait pas lui apporter plus.
Le scientifique se demanda en quoi il avait caché son jeu. Il n’avait jamais prétendu, quand a lui, avoir une femme et des enfants. On lui aurait demandé s’il était homosexuel, il aurait bien entendu rien répondu avant de tuer la personne mais il ne l’était pas. Certes, si on y pensait à deux fois, bien qu’il ai eut autant de relations avec les hommes qu’avec les femmes, ses seuls amours étaient des hommes. Seulement, ce n’était pas un problème. C’était même mieux pour Eden qui pouvait ainsi avoir le plaisir de baiser sans craindre d’entendre : « chéri, je suis enceinte. » Oupss !
Si Indentshi avait su toutes les questions qui passaient dans la tête du garçon, il aurait répondu. Ne pouvant pas le deviner, il pensa simplement que Brendan avait comprit que Miki était une amie, et que Nicolas était un « ami », lui aussi. Ce qui était tout à fait simple pour lui : puisqu’il savait toute l’histoire.
Ce qui était faux. Bien entendu. Ce n’était pas facile, même s’il faisait semblant de rien. Il était trop vieux et trop égocentrique pour se permettre de rougir comme Brendan. Pourtant quand un ami changeait son regard, car il était gay, riche, ou simplement Indentshi, ça faisait mal. Juste au fond, sans que personne n’ait le droit de savoir.
- Il ne manquerait plus que vous soyez juif. » Souffla Eden avec un sourire malin avant de pointer le front du jeune américain. : C’est marqué là ! « Je suis gay, prenez-moi ! »
Ne pouvant s’empêcher d’être un brin moqueur, le scientifique se stoppa devant les escaliers. Il n’allait peut-être pas raccompagner le jeune homme dans sa chambre. Et il n’allait pas lui proposer de venir boire un café dans la sienne car la compagnie d’Haji était peut-être agréable mais celle de Tyler … Quoique. Si Tyler avait été plus sympathique, peut-être qu’Eden lui aurait présenté ce jeune homme poli venant du même pays que lui.
Il fallit lui dire : vous n’auriez pas un frère, qui soit l’inverse de vous, par hasard ? Mais il se retint. Brendan ne comprenait pas la plaisanterie.
- C’est l’heure de nous quitter, jeune homme.
Finalement c’était vraiment une bonne soirée : pour la première fois depuis … comptons sur nos doigts, une personne avec qui il y avait parlé, n’était pas partit un hurlant, en tentant de le tuer, ou en menaçant de se suicider. C’était agréable : on pourrait presque croire que pour une fois, on ne pensait pas de lui qu’il était un beau salaud méritant l’enfer et bien pire.
Le milliardaire, fort de cette bonne impression, avait déjà pardonné ; ce qui était assez rare chez lui ; à Brendan d’avoir mentit sur lui. Après tout, il s’en foutait. Que la petite amie de Tyler soit une femme, ou un homme. Qu’il en est ou pas, ce n’était pas son problème.
C’était une compagnie simple, charmante, sans violence. Presque … presque comme-ci il avait été quelqu’un d’identique.
- Bonsoir monsieur Brendan . _________________
.
Un jour, ... peut-être. Ou pas. |
|  | | Brendan Mc Orsen Lofteur ( 23 ans )

Inscrit le : 11 Jan 2007 Messages : 37
| Sujet: Re: Petit moment de repos (privé) Lun 7 Jan - 1:23 | |
| Heureusement qu'en effet, Eden ne lui avait pas cité toutes ces raisons ou bien Brendan se serait finalemet enterré lui-même. S'il avait su qu'il ferait autant de gaffes, il n'aurait vraiment pas cherché à mentir, c'était peine perdue. Maintenant, c'était quelque chose de sûr, Eden était intelligent. Tout homme ne pensait pas directement à ses choses-là, ce n'était pas possible. Il aurait très bien pu lui répondre qu'appeler son amie était inutile puisqu'elle était déjà couchée, qu'il n'avait pas regardé la poitrine de Miki et le reste puisqu'il croyait qu'elle était une femme mariée, qu'être violé par un homme ne veut pas dire qu'il les aime pour autant, qu'il a le droit d'hésiter sur les mots et de perdre son chemin puisqu'il n'est pas japonais, mais ça aurait été chercher la petite bête, n'est-ce pas ? Il était inutile de tenter de faire valoir des choses qui n'en valaient pas la peine ...
Ainsi, ça avait été le but de l'opération de passer pour une famille ? Qu'est-ce que ça avait bien pu leur apporter ? Brendan était gay et en avait parfois, certes, un peu honte mais il n'était pas rendu au point de simuler le fait d'avoir une famille. Une petite-amie imaginaire, oui mais s'il s'était retrouvé avec une fille au moment de l'invitation, il n'aurait simplement dit que la vérité "c'est une amie". Son homosexualité n'était pas une tare pour lui-même mais il se doutait bien que la raison qui pousse un homme comme Eden à simuler une famille devait être toute autre. Il resta silencieux, c'était inutile et déplacé pour le moment de demander.
Maintenant bien au chaud à l'intérieur du loft, Brendan fronça un sourcil à la réponse de l'homme. Ainsi, c'était marqué cela sur son front, au sens figuré ? Mais c'était terrible ! Ce n'était pas donc pas étonnant que celui-ci ait décidé de le raccompagner ... Devait-il se mettre en tête qu'il ne pourrait plus jamais sortir seul le soir sans risque de se faire agresser ? Super. Ne lui restait plus qu'à traîner Tyler dans ses pattes, il était inutile comme frère mais il savait bien se battre ...
"Pardonnez-moi d'être si lisible, je n'en n'avais pas pris conscience. Un effort de ma part pour être moins distrait sera fait."
Ce n'en n'était peut-être pas un mais Brendan avait prit cette remarque comme un conseil, il fallait qu'il change ça tout de suite ou il n'allait pas survivre. C'était presque s'il le remerciait !
De nouvelles paroles furent prononcées et Brendan apprécia de suite le changement fait entre les deux, entre "jeune homme" et "monsieur Brendan". Ce n'était pas grand chose pour certains mais pour lui, c'était toute son éducation. Il avait atteint l'âge de raison selon lui et détestait vraiment qu'on le prenne encore pour un gosse. Il n'avait que 23 ans et en était encore un, du moins dans le physique, mais il se voulait à penser que c'était une époque résolue. Souriant très doucement, il répondit en se penchant un peu en avant :
"Bonsoir monsieur Eden. Passez une bonne nuit."
Il ne savait pas vraiment si c'étaient des choses qui se disaient à un homme rencontré le soir même mais il avait eut envie de le dire. Il avait aussi l'intention de faire des efforts pour paraître un peu plus japonais, mais il savait d'avance que ses envies de politesse ne le quitteraient jamais. Il aimait parler de cette manière et savait très bien que ça surprenait les gens.
Se détournant, il prit la direction du couloir le plus à droite. Il devait passer par la salle de bain avant de se coucher, c'était une de ses nombreuses habitudes. Il se sentait fatigué et cette nuit allait sûrement lui apporter des choses bénéfiques. Contrairement à ce qu'il avait pensé en quittant ce café, c'était une très bonne soirée ...
[Sa chambre] _________________
C'est sûrement l'Amour qui me fait courir sous la pluie et me glisser dans ton ombre à la faveur de la nuit. |
|  | | Eden Indentshi Tougen'kyou ( 29 ans )

Inscrit le : 26 Mar 2006 Messages : 384 Localisation : Dans le pire de vos cauchemars
| Sujet: Re: Petit moment de repos (privé) Lun 7 Jan - 13:31 | |
| Les japonais étaient polis. Ils disaient bonjour à chaque fois qu’ils rentraient dans une pièce, quand ils quittaient une pièce, quand ils croissaient une personne, même si cette personne avait été vu trente fois dans la même journée. Il l’était, mais la jeunesse l’était de moins en moins, et elle ne l’était pas au point de Brendan. Ce qui choquait dans ce dernier ce n’était pas tant sa politesse mais la façon dont il avait de dire les choses. Et malgré les pensées de Miki, Eden doutait que ça puisse passer un jour.
Indentshi n’était pas honteux d’être gay. Quand il avait l’âge de Brendan, ou plutôt six ans de moins que lui, il s’amusait à changer de lit, de femme et d’homme, et l’avouait au grand jour avec un sourire moqueur. Tyler et lui se seraient certainement bien entendu, si Tyler n’avait pas été homosexuel, car Eden passait plus de temps à cogner, et à baiser, qu’à étudier. Le malheur avait voulu qu’il soit vraiment un génie et qu’il n’ait jamais eut besoin de réfléchir trop longtemps pour résoudre des problèmes. S’il aimait se créer une famille : c’était juste pour combler, ne serait-ce que pendant une soirée, le vide qu’il avait au fond de lui et qu’il ne pouvait comprendre, tout génie qu’il soit. Il pouvait tout accepter, tout faire, tuer, se faire tuer. Tout cela n’avait pas la moindre importance pour lui, mais au fond, il y avait toujours cette image de la maison, du chien, et la barrière blanche, comme dans les films américains …
Evidemment que c’était idiot. Chacun a le droit d’avoir un rêve idiot à lui seul. Celui d’Eden aurait été d’être père de famille, rentrant d’un boulot pitoyable pour retrouver un mari (?) aimant et des enfants chieurs qui se seraient disputé l’émission de télévision du soir. Bref : il aurait aimé être tout, sauf ce scientifique, arrogant, riche, sans réelle perspective, qu’il était devenu.
Seulement, on ne revient pas sur son passé. Celui d’Eden était bel et bien révolu. Il était un homme depuis trop longtemps pour rester dans des rêves d’enfant, et les retrouvailles avec Miki, où ils se faisaient passer pour un couple, servaient finalement plus souvent pour des marchés, des investissements, ou des scènes de théâtre que pour leur âme brisée. Il fallait être réaliste : Indentshi était Indentshi et aussi longtemps que la terre mettrait un cycle de 365 jours un quart pour faire le tour d’elle-même, lui ne changerait pas.
Pour changer, il faudrait qu’il renonce à tout. Et, Eden, aussi égoïste qu’il soit, ne pourrait jamais le faire. Si on lui demandait, il parlera de l’argent, des femmes, du plaisir d’être au sommet. La vraie vérité c’était qu’Eden ne voulait pas abandonner son rôle, car s’il le faisait, quelqu’un devra prendre sa place, supporter le poids des entreprises sur ses épaules, que ses recherches devraient se stopper, et qu’alors, non seulement, il aura sacrifier une vie, mais aussi de nombreuses autres …
Ca ne le rendait pas altruisme. Ni bon. Eden était tout sauf bon. Il ne pourrait pas accepter un tel qualificatif associé à son nom, mais, c’était sympathique, parfois. Comme la gentillesse de ce garçon qui n’avait rien comprit à l’humour et qui avait demandé d’être pardonné pour avoir été distrait.
Qu’il ne le fasse pas. Il était bien comme il était, et ne changer ne rimerait un rien. Il ne fallait pas changer pour les autres. C’était ridicule, et on finissait toujours par le regretter.
Eden alluma une nouvelle cigarette, ressortant au dehors. Il s’assit sur les marches des escaliers et souffla lentement : il fallait qu’il rendre Nicolas à Jaak, qu’il dise ses vérités à Haji, et qu’il tue … pardon, se venge de Tyler, ensuite, hypothétiquement, il pourrait partir d’ici.
C’était affligeant : faire des allers et retours sans cesse entre son appartement, le loft, et la mairie. Il allait bien falloir qu’un jour, il se décide à vivre dans un unique endroit.
[Ailleurs] _________________
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Un jour, ... peut-être. Ou pas. |
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