Exclus, rejetés, solitaires ... si vous ne trouvez pas votre place, essayer ici ... vous n'avez rien à perdre.
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  S’enregistrerS’enregistrer  ConnexionConnexion  
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
 Le hallVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédente  1 ... 18 ... 33, 34, 35  Suivante
AuteurMessage
Midori Mishima
Lofteur ( 21 ans )



Inscrit le : 12 Juil 2007
Messages : 97

MessageSujet: Le hall   Mar 17 Juil - 23:05

Le papier avec l'adresse du loft indiquée dessus toujours en main, Midori avait poussé la porte d'entrée du grand batiment. Il ne savait pas du tout à quoi s'attendre mais certainement pas à ce vaste endroit d'une blancheur éclatante.

Un peu perdu, en fait beaucoup perdu, il tentait de se faire une vision d'ensemble du batiment. Chose très difficile à faire avec tous ces couloirs qui partaient dans tous les sens. Passant un main dans ses cheveux, il abandonna très vite l'idée et se contenta de faire le tour des yeux de la salle où il se trouvait. C'était déjà pas si mal...

Avisant contre un mur un petit sac noir qu'il reconnu comme celui que lui avait fourni le travailleur social, avec les quelques affaires que celui-ci contenait, il alla le chercher. Une fois celui-ci en main, il se tourna vers les différents couloirs. Ne sachant absolument pas lequel prendre, il hésita un long moment pour finalement en prendre un au hasard... Enfin, surtout celui qui lui semblait le plus sombre et le plus silencieux !

C'est donc en longeant le mur tout en faisant attention de ne pas faire le moindre bruit, ce qui était devenu un reflexe pour lui, et d'un pas hésitant qu'il s'engagea dans le couloir de gauche. Avec un peu de chance, il finira bien par trouver un écriteau avec son nom dessus, accroché à la porte qu'il devait pousser, non ? Et tout cela, sans avoir rencontré ame qui vive ! Bref, c'était beau de rever...
Revenir en haut Aller en bas
Mika Donnovan
Neko Câlineur Tout Kawai ( 16 ans )



Age : 16
Inscrit le : 20 Juil 2007
Messages : 15

MessageSujet: Re: Le hall   Sam 21 Juil - 11:28

Rha voila … Il était enfin arrivé dans ce loft bizarre … Cependant … Il ne voulait pas y enter. Vala. Il était planté comme un idiot devant les grandes portes, son œil bleu ciel relevé vers la porte, l’autre caché par une mèche blonde. Il faisait super chaud et pourtant, Mika était habillé avec un slim noir, des van’s à damier, un t-shirt à étoiles mauves et sa veste noire à rayures mauves … De plus, il avait remonté sa capuche pour qu’on puisse voir les petites oreilles de chat sur sa capuche. Il avait un air adorable et semblait tellement jeune. Il avait aussi son sac avec ses ailes de diables dessus et ses millions de badges et d’autres choses dans le même genre. Il se sentait étranger ici et pourtant …
Il poussa alors la porte, rentrant enfin dans ce loft, impatient de voir ce qu’il y avait là-dedans … Mika resta muet par la surprise, ses lèvres légèrement entrouvertes, intérieurement, il kyater. Que c’est grand ! En plus d’une couleur impeccable ; du blanc. Il faisait un peu tache là, habillé tout de noir au milieu du hall vide … Jetant un regard à droite et à gauche il se rendit compte qu’il était un peu pomé … Il y avait pleins de couloirs et il ne savait pas lequel prendre. Il allait sûrement se perdre.

** Onî-chan It’s very very big **

Voila, ça lui prenait dès fois, de parler anglais. C’était quand même sa langue natale et il lui arrivait souvent de faire du mélange japonais/anglais. Chose étrange, je suis d’accord. Cependant, il ne pouvait pas rester comme ça plus longtemps et décida de se reprendre. Il commença par fermer sa bouche n_n’. Puis il avança de quelques pas et vit, à sa plus grande joie, ses valises. Il couru les rejoindre, pleurant presque de joie, comme un gamin très heureux d’avoir retrouvé sa mère. Cependant, arrivé devant les valises et se stoppa brusquement. Il observait les différentes valises et haussait un sourcil … C’était vraiment idiot … mais … pourquoi sa valise était celle qui ressortait le plus entre toutes les autres ? Pour commencer, elle était rose. La couleur qui tue. Ensuite, elle avait pleins d’autocollant, et de petites choses bricolées par Mika lui-même.
Sans se poser trop de questions, il attrapa sa valise et la serra contre lui, bien content de l’avoir retrouvé saine et sauve … Oui, il était quelque fois niais. Bref … Après avoir retrouvé sa valise préférée –et l’unique qu’il possède- il s’avança encore un peu plus au milieu du hall. Là, il haussa un sourcil et pensa :

** Yatta … Je suis perdu … **

Ah … Enfin une phrase correcte ! … Ce qui a le don de rendre Mika de bonne humeur. D’ailleurs, il se mit à rire discrètement dans son coin avant de se tourner vers ce qui lui semblait être du bruit … Il mit un certain temps avant de se rendre compte que c’était des bruits de pas et qu’il ne voyait pas trop d’où ils arrivaient … Il sursauta finalement et se retourna vers l’origine distincte des pas, se penchant un peu en avant, prenant appuie que sur ses talons, un doigt levé à côté de sa joue, un air trop adorable sur son visage.

« Hello ! »


(Voila, petit post, gomen TT" Réservé à Emmanuel =D)
_________________
Revenir en haut Aller en bas
Emmanuel Satanael Carter
Lofteur ( 21 ans )



Inscrit le : 28 Juin 2007
Messages : 8

MessageSujet: Re: Le hall   Sam 21 Juil - 12:50

Summer soupira , descendant les escaliers en traînant des pieds. Il avait super mal dormit ! Ran n'avait fait que parler avec l'autre colocataire toute la soirée , hurlantr de rire et criant comme un malade , ce qui avait empêché Emmanuel de fermer l'oeil. Depuis son arrivée ici , le jeune homme avait changé de look. Abandonnant à contre coeur ses cheveux long et blond contre une coiffure qui faisait plus masculine et de couleur rose foncé qui tirait vers le rouge. En espèrant que cela attirerait le sympatie des autres occupants de loft...Il fallait dire qu'il n'avait pas réussit à se faire beaucoup d'ami depuis qu'il était là. Mais cela n'avait strictement rien changé à croire qu'il avait un radare " Connard finit" collé à sa fesse.

De plus il avait cette chanson complètement stupide en tête chanté par une Nana à grosse poitrine et dont il ne se rappelait plus le titre. Summer s'éttira en faissant le grimace et mangeant un bout du croissant qu'il avait dans sa main. Aujourd'hui il portait un jeans délavé assez banal avec un pull gris qui n'avait rien de séduisant. Bref , il était habillé comme un sac à patate. Ensuite , il ouvrit sa canette de soda et en but quelques gorgées. En plus , il n'avait toujours pas trouvé de job , bref c'était l'enfer total. De façon à se donner un peu de consistance , Emmanuel se mit à chantonner la nouvelle chanson de Michaël Buble : Crazy life. Elle venait tout juste de sortir et puis gens la connaissait. Lui l'avait entendu pour la première fois à la radio l'autre jours et il s'était amusé à apprendre les paroles par coeur.

Il se retrouva bien vite dans le hall d'entrée et constata qu'il y avait encore des nouveaux arrivants. Tout les jours , on voyait de nouveaux visages avec une valise à la main et tous avaient l'espoir de recommencer une nouvelle vie et de prendre un nouveau départ. Mais on appercevait aussi des anciens qui eux partaient du loft soit avec le sourire , heureux d'avoir réussit leur défit et d'être enfin heureux et il y avait ceux pour lequel HNK n'avait strictement rien changé et qui montait dans un taxi avec la certitude que leurs vies étaient foutue...c'était sûrement vrai pour la plus part d'entre eux.

A force de marcher en regardant ses pieds , Summer finit par percuter un adolescant plus grand que lui en taille mais sans doute plus jeune en âge. La valise tomba sur le sol. Summer se confondit en excusse et redressant le bagage qui avait glissé sur le fland. Celle-ci était d'un jolit rose bonbon ce qui lui fit réprimer un sourire. Seuleemnt il n'avait encore rien vu parce que quand il redressa la tête vers son vis-à-vis , il pu constater qu'il était encore plus spécial que sa valise !

" Bonjour..."
_________________
Life doesn't suit me...
perhaps death will be more befitting ?

Revenir en haut Aller en bas
Mikel Dyam
Lofteur ( 20 ans )



Inscrit le : 21 Juil 2007
Messages : 35

MessageSujet: Re: Le hall   Lun 30 Juil - 10:12

[Bijour ^__^ Juste de passage, faut pas faire attention :p]

Après avoir aperçu pour la première fois cet étrange bâtiment qui portait le nom d’Hateshinai No Kuusou, Mikel avait longuement réfléchit à la question.

S’y rendre, ou non ?

S’il s’était écouté, il y serait déjà depuis un long moment, dans ce loft. Mais dans sa tête, une petite voix lui criait de réfléchir, que peut-être cet endroit n’était pas fait pour lui et qu’il ferait mieux de chercher autre chose, pour voir. Il avait donc calmé ses ardeurs et avait mis de nombreux mois à se décider de franchir cette porte. Durant son indécision, il avait loué un petit appartement non loin de là et avait cherché du boulot. Après tout, autant essayer de s’intégrer. Mais, descendu d’un coup de son petit nuage, il comprenait soudain qu’il n’était pas si facile de vivre sans se fatiguer. Quelques semaines, il avait été serveur dans un restaurant. D’ordinaire, c’était lui qui se faisait servir. Trouvant son travail trop dur, il avait rapidement démissionné. Ensuite, il avait passé le plus clair de son temps à se promener dans les rues de Kôbe, observant d’un œil curieux l’agitation ambiante. Et puis, bien sûr, il ne manquait pas de se rendre au moins une fois par jour devant ledit bâtiment qui hantait ses pensées. À chaque fois, il était tenté de pousser la grande porte, mais sa conscience le rappelait constamment à l’ordre. Pourtant, aujourd’hui, il était bien décidé de faire taire la petite voix qui s’agitait dans sa tête. Il fallait qu’il entre. De toute manière, il n’avait plus le choix vu qu’il avait déjà envoyé ses valises. Étonnamment, sa conscience ne se manifesta pas. Elle devait avoir compris qu’il ne changerait pas d’avis.
En vérité, toute cette histoire de petite voix qui dictait ses pensées était fausse. Il se l’était inventé à lui-même pour justifier le fait qu’il ait la trouille. Oui, il avait peur. Il avait peur qu’on le reconnaisse, qu’on appelle les médias, qu’ils le découvrent et que sa vie soit complètement fichue. Il avait aussi peur de la réaction des gens, d’être traité comme « monsieur Tout-le-Monde ». Il avait peur de vivre sans Akemi, peur qu’il se remette avec quelqu’un d’autre…En Bref, il avait peur de tout.
C’est normal, tout ici était inconnu pour lui, il avait l’impression de venir d’un autre monde.
Il se sentait étranger au milieu de ces gens si… banals.

Après avoir inspiré un grand coup, il poussa les portes. Le doute qui le hantait précédemment disparut immédiatement, sitôt qu’il pénétra dans le grand Hall couleur neige. Il redressa les épaules, rehaussa sa tête et afficha un petit sourire sur ses lèvres. Dans son regard, on pouvait lire une forte détermination et, surtout, une fierté non dissimulée.
Il fit quelques pas gracieux sur le carrelage froid. Devant lui, s’étendaient de nombreux couloirs, avec toutes leurs promesses. Ils lui faisaient penser à de gigantesques serpents, vils qu’ils étaient à garder pour eux les secrets sûrement croustillants du loft.
Son regard glissa de côté. Là, dans un ordre parfait, s’alignaient les valises des nouveaux arrivants. À en juger par leur nombre, ils devaient être plutôt nombreux.
Mikel s’autorisa un soupir.


*Au moins, je ne serais pas seul dans la galère…*

Les bagages attendaient. C’était flagrant. Ils avaient étaient mis là pour que les nouveaux arrivants les emmènent dans leurs chambres sitôt qu’ils les apercevraient. C’était comme une sorte de règle, une évidence. Mais Mikel mettait un point d’honneur à ne pas se conformer au règlement. Il n’aimait pas que l’on dicte sa conduite, d’après lui chacun était libre de ses gestes. Alors, ne respectant aucune convention, il décida qu’il irait ranger ses affaires plus tard et c’est les mains vides qu’il se présenta devant la rangée de couloirs.

Il se sentait comme un cowboy devant les saloons. C’était marrant. Où allait-il « faire régner la terreur » ? Il renonça à se torturer le cerveau pour savoir quel couloir utiliser, il s’engagea donc dans la première allée venue.
À présent, l’avenir s’ouvrait devant lui, et advienne que pourra.


[ -> En cuisine, pour voir le Chef Boucle D'or ^.^]
Revenir en haut Aller en bas
Takeshi Ikeda
Lofteur ( 19 ans )



Inscrit le : 07 Aoû 2007
Messages : 19

MessageSujet: Re: Le hall   Ven 10 Aoû - 15:48

[Moi aussi, juste de passage]

Devant les grandes portes du bâtiment, un autre jeune homme avait fait son apparition après Mikel. D’après ses renseignements, cette grande surface n’était autre que le loft Hateshinai no Kuusou mais Takeshi en doutait encore, regardant le bâtiment d’un air hautain depuis l’intérieur d’un taxi qui coupa le moteur juste devant et lui demanda sa paie d’un ton bourru. Takeshi ne broncha pas et lui mit dans la main la somme qu’il demandait, avant d’ouvrir la portière et de se glisser au-dehors dans l’air presque étouffant en ce mois d’été. Le quartier dévoila alors ses traits, dissimulés auparavant dans l’ombre du véhicule : des traits délicats mais cependant virils bien harmonisés, des cheveux courts sauf sur les côtés, qui lui retombaient sur la nuque et le cou en deux longues et fines mèches, et devant qui paressaient sur son front, voguant parfois d’un côté ou de l’autre selon la direction et l’intensité du vent. Des yeux bruns en amande juste en-dessous de ceux-ci, un nez en pointe, un teint blanc quelque peu rosé au niveau des joues. Il rajusta sa veste qui lui arrivait jusqu’au bas des hanches à peu près et le col de sa chemise qui laissait à désirer. Quand au pantalon, c’en était un simple, ni trop serrant, ni trop large, juste parfait. Et qu’importe la chaleur, il portait des gants, comme ça, pour faire plus chic. Il rabattit ses mains dans les poches de sa veste et s’avança vers le bâtiment.

S’arrêtant devant l’entrée impressionnante, il parcourut la grandeur de l’édifice du regard, puis observa la rue opposée juste derrière lui, comme s’il attendait que quelque chose de spécifique se reproduise. En fait, il réfléchissait comme cela lui arrivait bien souvent. S’il passait cette porte, il ne pourrait plus jamais revenir sur ses pas. Etait-ce bien ce qu’il voulait ? Ou pouvait-il se conformer à une vie plus normale ? Pouvait-il renier ses véritables envies ? Même avec ces questions plein la tête, Takeshi eût une brève vision qui reflétait toute sa réalité : il n’avait plus nulle part où retourner. Il venait de quitter le cocon familial dans l’intention de s’établir et de devenir complètement indépendant ; il n’avait plus besoin d’une mère qui le couve comme une poule, ni d’un père trop aidant, ce qu’il leur avait d’ailleurs maintes fois reprochés. Et bien qu’il conservât certains traits physiques de son père, c’était surtout à sa mère qu’il ressemblait le plus, autant en caractère que physiquement. Ils l’avaient laissé partir à regret, avaient tenté de le raisonner, de le retenir. Takeshi s’était levé exprès à l’aube pour éviter des adieux larmoyants et s’en était allé voler de ses propres ailes avec l’argent qu’il avait réussi à économiser durant ses nombreuses heures de travail à temps partiel. Oui, ce jeune homme était quelqu’un de très débrouillard et sa fierté actuelle l’empêchait de rappeler le chauffeur pour rentrer à la maison. Soupirant de lassitude devant ses hésitations stupides, il franchit les portes, un air déterminé peint sur son visage crispé.

Parvenu dans le hall, deux silhouettes se tenaient plus loin, plus une troisième qui venait de se faufiler dans un couloir. Les yeux de Takeshi se posèrent inéluctablement sur la valise de l’un des deux autres qui restaient plantés là comme des perches, et il eût bien du mal à en détacher ses yeux. Rose ! La valise était rose ! A la limite, les autocollants passaient encore mais la couleur était bien trop criarde pour qu’on l’ignore plus longtemps. De plus, c’était normalement une couleur dite « de fille ». Takeshi ferma les yeux quelques secondes le temps de refaire le point et de se redonner une meilleure contenance puis fila vers la rangée des bagages agglutinées les unes à côtés des autres, pour récupérer la sienne. A vrai dire, il n’avait consenti qu’à contrecoeur à envoyer ses bagages en premier lieu, préférant tout régler par lui-même quitte à devoir se balader avec elle de jour comme de nuit. Mais ce qui était fait était fait et le temps de repenser à tout ça, il venait de la dénicher, coincée entre deux autres. D’autres que lui auraient eu bien du mal à la dégager, mais il y parvint sans trop de soucis et la tint à bout de bras, ignorant superbement les deux autres qui, apparemment, venaient de le remarquer. Il s’efforça de ne leur faire aucune remarque et s’avança vers les couloirs. Premier souci : il y en avait tellement que même lui se sentait perdu au milieu de ce dédale. Une petite voix à l’intérieur de sa tête lui murmura timidement d’aller demander de l’aide aux deux autres mais il l’ignora tout aussi superbement. Si lui, Takeshi, devait demander de l’aide à quelqu’un, ce serait l’apocalypse ! Aussi, il ferma à nouveau les yeux, le temps de prendre une décision puis les rouvrit et se dirigea vers un couloir au hasard, portant sa valise à bout de bras.


[Prochain post ==> Les chambres je pense, je le ferais tantôt ^^’]
Revenir en haut Aller en bas
Ryû Takashiro
Lofteur ( 18 ans )



Inscrit le : 14 Aoû 2007
Messages : 9

MessageSujet: Re: Le hall   Mer 15 Aoû - 21:42

Les mains posées sur le volant, Ryû peinait à les empêcher de trembler. Une nouvelle vie allait commencer, il le savait. Il aurait un endroit où vivre, parmi d'autres personnes qui ne le jugeraient pas, ne le renverraient pas d'un endroit ou d'un autre... qui ne le photographieraient pas en pleine acte pour se moquer ouvertement. Et puis, les autres "lofteurs" seraient sans doute plus âgés que ses anciens camarades du lycée, seuls contacts qu'il possédait avant son repli sur lui-même, dans l'appartement de son ex-petit-ami. Les plus jeunes auraient au moins l'avantage d'être plus matures. Mais comment l'accepteraient-ils? Allait-il s'intégrer rapidement... les autres allaient-ils faire le premier pas ou bien, devra-t-il aller au-delà ses craintes et chercher lui-même à les connaître? Tant de questions, d'appréhensions.

Le paysage défilait calmement, comme un fond d'écran joyeux à des pensées confuses. Il était encore temps de faire demi-tour, de retourner dans son studio, de retrouver ce job pourri de livreur de pizza à domicile et de continuer à se cacher des autres pour ne pas leur faire de mal. Raito et Renji étaient toujours présents dans ce corps pour trois, ils ne cesseraient pas leur interruptions simplement pour lui faire plaisir. Ses problèmes de mémoires reviendraient... comment se souvenir d'un évènement auquel on n'a assisté que physiquement?

Non, il irait de l'avant, s'ouvrirait aux autres, rejeterait ses craintes stupides... Carpe Diem, il n'avait pas grand chose à perdre à l'essai. Gauche... tout droit... La carte était posée sur le siège de gauche et le regard de Ryû passait de ce point à la route, succéssivement... Un jour, il investirait dans un GPS, ce sera pratique. Alors que ses yeux revinrent à nouveau à la route, il eut à peine le temps de voir quelque-chose passer juste devant... quelque-chose d'imposant et de sombre... Un animal? Un rocher? Qu'est-ce que cela pouvait bien être?


*Pas le temps de réfléchir... freine, freine, FREEEEEIIIIINE!*

Ryû appuya sur la pédale de frein, de toute la force de sa jambe gauche. Tout se passa très vite. Projection en avant. Le jeune homme sentit une vive douleur sur son visage... son nez... Il avait heurté le volant de plein fouet. Forcément, l'airbag ne jugeait pas la situation assez dangereuse pour s'ouvrir!

*Putain de merde, c'est quoi ça?*

La douleur était toujours là mais une autre sensation vint l'accompagner... une douce chaleur... un liquide noirâtre lui coulait sur le visage. Du sang? Oui, évidemment, il saignait du nez... il ne manquait plus que ça. Mais il n'avait rien de cassé... la violence du freinage n'avait généré que de la peur. Pourquoi avait-il freiné aussi sec? Ah oui! Le truc noir! Merde... l'avait-il heurté, finalement? Il sortit de sa voiture, calmement, le sang coulant toujours. Tant pis, il pouvait le retenir avec sa main pour l'instant... il chercherait un mouchoir plus tard.
Contournant sa voiture, il arriva sur la route. Rien. Personne. Pas de mort, c'était déjà ça. Quoique... Le jeune homme tourna alors les yeux vers son véhicule. Le pare-choc était complètement tordu, galbé vers l'interieur. Il avait heurté un sanglier ou quoi!!!! Les phares étaient brisés, l'avant de la voiture tout entier présentait des séquelles importantes. Pourvu qu'il puisse redémarrer!
Pour le moment, il fallait retrouver la chose qu'il avait heurté... avec autant de dégâts sur la voiture, il aurait été surprenant que la créature ait pu repartir tranquillement. Il fit quelques pas... rien...

La voiture ne voulait pas redémarrer. Tant pis, les pieds seraient son nouveau véhicule. A force de perseverance, il avait aperçu la "chose" qui avait bousillé sa Honda. Une espèce de raton laveur... tanuki ou autres... Une si p'tite bestiole lui avait niqué sa caisse! Il l'avait achevé à coup de sac à dos, en sifflotant son air favoris d'une comédie musicale dépassée. Il avait sans doute heurté autre chose mais imaginer n'avoir tué qu'un petit animal de la sorte lui ôta toute mauvaise conscience. Après quelques minutes de marche, Ryû arriva devant une grande bâtisse qui lui disait vaguement quelque-chose... Il avait le souvenir lointain d'en avoir vu la photo quelque-part... mais où?

Ryûji poussa la lourde porte et pénétra à l'interieur du loft. Il n'avait aucune idée de la manière dont il avait atterit ici, mais ce qui comptait, c'était qu'il était parvenu à son but. Il ne saignait plus du nez mais un mouchoir imbibé de ce liquide pourpre se reposait sagement dans la poche de son jean. Encore un trou de mémoire. Un blanc qui avait duré... Ryû regarda sa montre... 1h15... il n'avait pas dû faire grand chose à part marcher durant ce temps-ci. D'ailleurs, pourquoi avoir marché? Sa voiture ne fonctionnait-elle plus?

Arrivé dans le hall, le jeune homme se retrouva face à plusieurs couloirs. Avant de chercher son chemin, il devait d'abord retrouver sa valise... Une valise noire, bien conventionnelle, qui devait se perdre avec plusieurs autres... Seul signe distinctif: un cadenas en forme d'as de pique. Il ne mit pas très longtemps à la retrouver et s'avança dans un couloir pioché au hasard grâce à la célèbre méthode d'Am-Stram-Gram, savant génial, qui servait de guide à Ryû dans ce genre de situation où demander de l'aide serait trop... gênant. Les quelques personnes présentes n'avaient pas fait attention à lui et c'était tant mieux. Lorsque le jeune homme aurait retrouvé sa chambre, il cherchera les douches, étape essentielle alors que la transpiration collait sa chemise d'un noir de jais à sa peau. Le souvenir de l'accident de voiture s'estompait doucement. Il aurait d'autres choses à penser, ces prochains temps. Tant pis pour sa voiture, quelqu'un la retrouverait et la lui restiturait bien assez tôt... ou pas. Désinvolture, quand tu nous tiens...


[Le hall ----> les chambres, sauf si quelqu'un me parle, je suis perdu dans un des couloirs là^^]
Revenir en haut Aller en bas
Kaoru Tanaka
Chaton Innocent ( 16 ans )



Inscrit le : 23 Aoû 2007
Messages : 24

MessageSujet: Re: Le hall   Ven 24 Aoû - 22:10

Bon ! Comment aller à la petite croix indiquée sur le plan ? Mr Tanaka avait été assez étrangement gentil pour laisser à Kaoru ses comptes dans ses banques et le pouvoir de s'en servir mais il ne lui avait pas, et il fallait s'en douter, laisser utiliser un chauffeur et une voiture qui lui appartenait. Aussi , Kaoru se retrouvait dehors avec un plan, un téléphone, plus de petit ami, plus de chauffeur et plus de voiture. Il regarda les gens passer devant lui quand il vit des gens monter à l'arrière d'une voiture à la couleur bien voyante.(parce que les grosses limousines noires c'est pas voyant peut être ?)

Un taxi...Pour quelqu'un de la famille Tanaka, c'était une première ! Même pour Kaoru car il ne faut pas oublier que ce jeune garçon innocent et plein de bonne volonté est un gosse de riche, un bourge...et tout le reste. Il n'a donc jamais pris le taxi même si il ne méprise pas du tout les prolétaires. Il les aime bien, cependant il n'a jamais était mit en contact directe avec eux. Kaoru a fait sa scolarité dans des écoles de riches, il est toujours dans une école de riches, pour ne pas dire de richissimes, il a toujours eut un chauffeur et une grosse voiture(pour ça, le taxi n'allait pas trop le dépayser) mais il ne payait pas aprés chaque course, et son chauffeur est toujours disponible. Notre petit "gosse de riche" parrut aussi trés géné lorsque le chauffeur de la voiture le regarda de travers aprés avoir entendut le petit blond demander d'une voix innocente
"Vous acceptez les cartes de crédits ?".
Aprés avoir assuré au chauffeur qu'il avait du liquide sur lui et qu'il pourrait le payer, il put s'installer dans la voiture.

*sommeeeeeeiiiiil... *

Kaoru regarda sa montre. Le temps semblait s'être accéléré à la vitesse de la lumière ou du son...C'était au choix. Oui maintenent le petit blond d'à peine 16ans avait descidé de se laisser le choix. Des choix, beaucoup de choix pour compenser cet énorme descision qu'il n'avait pas eut à prendre, à laquelle il n'avait pas eu à réfléchir. Le jeune garçon posa sa tête contre la vitre du taxi qui l'amenait tout droit à la dernière aide d'Haruka. Son coeur battait à tout rompre car il savait qu'une fois là bas, sa relation avec cet homme ferait le bon prodigieux au dessus du fossé qui sépare le présent du passé. Plusieurs fois avant de partir pour cet endroit inconnu, Kaoru avait essayait d'appeler son ancien petit ami pour savoir comment il allait, savoir ce qu'il allait faire à la sortie de l'hôspital. Mais visiblement, Haruka ne souhaitait pas laisser la moindre trace de Kaoru dans sa vie et dans son téléphone. Le jeune homme avait penssé qu'avec le bras dans le platre, il n'avait put atteindre le téléphone assez vite, ou bien qu'il l'ai trop loin de lui pour pouvoir répondre. Mais il dut bien se rendre à l'évidence...Au bout du 14eme message laissé, il n'y avait plus aucuns espoirs. Aussi, prenant son courage à deux mains, Kaoru appuya sur la touche "Supprimez le numéro" dans son répertoire et rangea le téléphone dans sa poche qui venait de s'éteindre. La machine n'avait plus d'énergie, un peut comme le jeune homme qui sentait ses paupières s'alourdirent de fatigue alors que le paysage de la ville défilait devant ses yeux à travers la vitre du taxi. Kaoru mit son casque sur ses orielles et alluma la musique. Il monta le son et posa sa tête sur la vitre froide.

Le trajet pour arriver jusqu'au loft était plus court que Kaoru ne l'avait espéré. Il descendit avec son unique sac à dos sur le dos. Il paya le chauffeur qui démarra tout de suite après que Kaoru l'ai remercié pour la dizième fois. Le jeune garçon cru que son coeur allait lacher quand il pose la main sur la poignée de la porte. Il pouvait encore faire demi-tour, courir, suppliait son père de le laisser revenir chez lui et lui promettre de changer?....Non ça il ne le pourrait jamais ! Renier sa sexualité ? Et puis quoi encore ? Son père était un homme sans coeur, incapable de comprendre la sensibilité des gens, c'était à lui de changer pas à Kaoru et le jeune homme le savait pertinament, il avait eut assez de temps pour se l'encrer bien profond dans la mémoire. Kaoru poussa un long soupir. Il n'était vraiment pas rassuré et jettait constament des regards sur la rue à la recherche de quelques choses de moins effrayant. Mais comme rien de se produisait au bout de 10minutes, il entra. Le jeune homme retira son casque de sa tête et rangea le lecteur dans son sac. Il remarqua que ses bagages l'attendait bien sagement dans un coin. Il y avait deux valises et encore, le jeune homme n'avait pas apporté grand chose....richesse quand tu es là. facilement reconnaissable, le logo de l'industrie Tanak était brodé sur les poignées. Il regarda autours de lui le coeur battant, impressionnait de savoir que cet endroit allait être son cotidient. Il s'engouffra dans le premier couloir venu et aprés avoir marché, ses valises sur les talons il tomba sur une forme vivante accompagnée d'une forme qui elle semblait morte et plutôt rectangulaire . Le jeune homme s'approcha et demanda d'une voix qu'il voulait assurée.


"Bonjours ! Je...euh...."

"Je viens d'arriver et j'avoue que je suis un peut perdus."

*pitié que je tombe pas sur un sado-maso....j'ai peur ! si jamais cet endroit c'était un piège pour enfermer les jeunes garçons et leur faire subir des atrocités sans noms ! *

Kaoru fixait l'inconnu de ses grands yeux brillants, innocents et réellement perdus.


[pour toi Ryû si tu es toujours là ]
Revenir en haut Aller en bas
Tomoo Shirase
Lofteur ( 17 ans )



Inscrit le : 26 Aoû 2007
Messages : 27

MessageSujet: Re: Le hall   Mar 28 Aoû - 0:15

Tomoo passa une main nerveuse sur ses yeux rougis et renifla. Voilà, il y était. Le grand bâtiment d'aspect moderne qui se dressait devant lui devait être le fameux loft. Hateshinai no Kuusou, que ça s'appelait. Un pincement au coeur le torturait désagréablement en pensant que là, maintenant, tout de suite, il aurait peut-être été avec Shiro si sa foutue absence d'estime de lui-même n'avait pas tout fait foirer.

Il poussa la porte et pénétra dans le hall. C'était grand et blanc. Cette absence de couleur et cette impression de calme lui donnèrent le tournis, et il se rendit compte qu'il était positivement crevé. Après tout, c'est vrai que passer sa journée dans un train en pleurant comme une fontaine et sans pouvoir dormir, ajouté à l'angoisse provoquée par le fait de s'être fait jeter dehors, ça ne devait pas être particulièrement recommandé pour les nerfs. Et, c'est bien connu, quand les nerfs lâchent, le reste lâche avec. Il prit soudain conscience du fait qu'il devait avoir l'air particulièrement con, avec ses yeux rouges, sa goutte au nez, son carnet à dessin sous le bras, planté comme un poireau au milieu de la pièce. Fort heureusement, personne n'était là pour le voir...
Il repéra un tas sombre dans un coin. On lui avait bien dit à la gare que ses bagages seraient pris et conduits jusqu'au loft, qu'il n'avait pas à s'inquiéter, mais il n'avait pas l'habitude de se reposer comme ça sur les gens, et il avait balisé pendant tout le trajet en bus. Autant dire qu'il était bien content de revoir le bon vieux sac de sport qu'il avait bourré à la va-vite d'à peu près tout ce qui lui était tombé sous la main avant que son père ne ferme irrémédiablement la porte de l'appartement qui avait été le leur pendant treize ans...


*Je repense trop à ça, je me remets à chialer. Tom, secoue-toi.*

S'étant admonesté de la sorte et ayant passé la manche de son pull sur ses yeux, il attrapa son sac de sport et le balança sur son épaule. Il hésitait entre le soulagement et l'inquiétude face à l'inconnu. Tout cela lui paraissait trop facile. Juste parce qu'il était homo et en difficulté, on le logeait, nourrissait, blanchissait, et gratuitement de surcroît? Un peu trop beau pour être vrai, surtout pour Tomoo qui avait toujours dû s'assumer plus ou moins tout seul...

*De toute façon, ça ne peut pas être pire.*

Il emprunta le premier couloir qui entra dans son champ de vision et grimpa l'escalier.
Revenir en haut Aller en bas
Ryû Takashiro
Lofteur ( 18 ans )



Inscrit le : 14 Aoû 2007
Messages : 9

MessageSujet: Re: Le hall   Mer 29 Aoû - 13:42

[Waouw, j'suis dans le gaz, faut que j'fasse gaffe aux messages. Désolé du temps de réponse. Changement d'avatar aussi, je trouvais l'ancien trop niais^^]





Ryû venait de s'engouffrer dans un des couloirs. Il ne savait pas vraiment ce qu'il cherchait... les chambres, très certainement, il fallait bien qu'il s'en approprie une. Y aurait-il déjà son nom gravé sur une plaque, clouée sur la porte, ou aurait-il à se battre pour un espace vital convenable avec d'autres garçons... comme lui. Des bruits de pas retentirent derrière lui. Un autre nouvel arrivant? Quelqu'un de passage? Il décida de ne pas se retourner, histoire de ne pas faire éclater au monde la facette supra-méga-curieuse de sa personnalité. Après s'être arrêté quelques secondes pour mieux analyser la provenance du bruit, il se remit en marche dans les méandres de ce labyrinthe. Les bruits de pas se faisaient plus nombreux, plus denses, la personne se rapprochait. Une voix se fit entendre. Une voix tremblante, craintive, méfiante mais également courtoise. La voix d'un jeune homme qui était tout aussi perdu que Ryûji et qui esperait que ce dernier puisse l'aider à retrouver son chemin. Grave erreur, Ryû et son sens de l'orientation désolant n'aurait de talent qu'à le porter à se perdre d'avantage.

Il se retourna enfin vers son interlocuteur, non sans s'être déjà arrêté au préalable au premier retentissement de la voix. Il se retrouva face à un jeune homme de taille moyenne voire petite, à l'allure frêle et aux cheveux d'un blond cuivré contrastant avec l'image du japonais traditionnel et de ses yeux bridés. Ryû esquissa un petit sourire poli avant de prendre la parole.


- Tu t'adresses à la mauvaise personne... je suis également nouveau ici et... et perdu comme doivent l'être tous les nouveaux venus.

En effet, l'absence d'indications devait très certainement jouer dans ce sens. S'il y avait pu y avoir quelques panneaux, des flèches, un plan... N'importe quoi, pourvu qu'on puisse mieux se repérer. De plus, il n'y avait pas qu'une possibilité de chemins, ce n'était vraiment pas évident! D'ailleurs, toute la route pour arriver ici avait été laborieuse, de par le manque d'indications. Ryû chercha dans sa mémoire... mais comment avait-il fait pour venir ici? Par quel miracle s'était-il repérer? Décidemment, Raito ou Renji, qui que ce fut, était bien plus doué que lui pour l'orientation.

- J'propose de continuer ensemble dans ce couloir, d'accord? Toi aussi, tu cherches les chambres, non?

Ryû était en partie soulagé de ne plus se savoir seul. Avec un peu de chance, l'autre jeune homme ne connaissait personne non plus en ces lieux, et notre Takashiro pourrait se vanter de savoir à qui parler lors de ses moments de solitudes difficiles à supporter. Et il savait que moins il se trouvait seul, moins il y avait de risques pour que les deux autres habitants de son corps ne se manifestent. En partie soulagé, oui, mais seulement en partie. Ce nouveau venu ne tarderait pas à remarquer les sautes d'humeur effrayantes de Ryû, dûes à ces changements de personnalités fréquents, la présence d'autrui les limitaient mais ne les supprimaient pas pour autant. Non, en fait, mieux valait couper court à la conversation, s'entre-aider pour retrouver son chemin puis prendre des directions opposées.Par ailleurs, il n'avait jamais vraiment eu de mal à supporter la solitude, justement parce-qu'il y avait toujours des personnes qui se présentaient à lui... des amis imaginaires alors qu'il avait dépassé le stade de l'enfance depuis longtemps... des amis imaginaires qui vivaient en lui, qui trouveraient toujours des choses à faire... plus ou moins douteuses, d'ailleurs. A ces pensées et surtout par réflexe, il avait serré, de sa main droite, son bras gauche encore endolorie par les cicatrices les plus récentes, auxquelles il n'avait pas vraiment d'explications. Juste des suppositions... c'était ses nombreuses plaies et cicatrices qui lui avait permis de comprendre qu'ils n'étaient désormais plus deux, mais trois.

Un autre arrivant se fit entendre, dans le hall. Ryû tendit l'oreille, cherchant à deviner quelle direction il prendrait. Visiblement, les bruits de pas se faisant toujours entendre, sans qu'on puisse le voir pour autant, démontraient que cette troisième personne avait pris un couloir en parallèle. Les bruits cessèrent rapidement. Rien ne laissait entendre qu'il avait fait demi-tour... il ne s'était pas trompé. Eux, si.


- Je crois qu'en fait... on devrait plutôt suivre la direction de ces bruits, il semble avoir trouvé son chemin, lui.

Ryû soutenait timidement le regard de l'autre jeune homme, attendant une réaction avant de rebrousser chemin... avec ou sans lui.
Revenir en haut Aller en bas
Hideaki Chiyo
Snob Mais Séduisant ( 25 ans )



Age : 18
Inscrit le : 12 Nov 2007
Messages : 31
Localisation : Quelque part sans doute

MessageSujet: Re: Le hall   Jeu 15 Nov - 20:27

Hideaki regarda la bâtisse devant lui avec une lueur d’espoir au fond des yeux. S’ils ne s’étaient pas trompés, s’ils avaient vu juste cette fois, il le retrouverait, c’était certain. Le monde était trop petit pour qu’ils s’esquivent toujours, ici, il remettrait forcément la main sur le jeune homme. Et il ne s’échapperait pas. Pas encore. Une fois avait suffit, il ne comptait pas le courser éternellement. De plus, les draps étaient toujours froids le matin au réveil. C’était pénible...

Non à dire vrai, ce qui le gênait le plus n’était pas la température des draps près de lui mais l’absence de son amant. Et franchement, la jalousie avait tendance à refaire surface quand il se disait que le loft était réservé aux homos. Et s’il l’avait oublié ? Pire, s’il l’avait remplacé ? S’il avait trouvé plus tendre, moins distant ? Quelqu’un qui sache dire « Je t’aime » autrement qu’avec ses actes, juste en le disant, comme ça. Le brun secoua la tête. Ses cheveux virevoltèrent légèrement dans l’air froid de la fin de journée. Ce n’était pas le moment de s’inquiéter. L’important était déjà de le retrouver.

Le jeune homme se remit en marche. Il avait les mains gelées et une envie : celle d’une bonne douche chaude. Il n’avait pas tenu à ce qu’on l’amène ici. A vrai dire, prévenir sa famille lui semblait la pire idée qui soit. Oh ils étaient gentils mais un peu trop gaffeurs, et puis leurs employés étaient beaucoup moins aimables qu’eux, surtout quand il s’agissait de « péd* », aussi fils du patron soit-il.

Au moment où il franchit la porte d’entrée, son visage reprit l’air indifférent qu’il avait auparavant. Hideaki aimait plus que tout garder son masque intact, quitte à s’entendre dire qu’il snobait les autres, ce qui, au fond, n’était pas totalement faux. Il avait des critères bien précis pour apprécier les gens, et s’il ne passait pas sa vie à critiquer les uns et les autres, cela ne l’empêchait pas de se faire très vite une idée sur ses interlocuteurs. Or quand il avait une idée en tête, dur de la déloger. Qui n’était pas apprécié au début ne le serait pas à la fin, et serait sans doute pris de haut. Il avait toujours vécut ainsi, pourquoi changer ?

Le jeune homme cessa de songer à son amant le temps d’observer autour de lui. Il repéra très vite son sac à dos, seul bagage qu’il avait jugé bon d’apporter. Après tout, il pourrait aller faire les magasins à Kobe sans aucun souci, et l’argent ne manquait pas. Avec un peu de chance, il pourrait même quitter l’endroit et faire revenir celui qu’il cherchait avant d’avoir usé tout son linge propre. Mais il en doutait sérieusement quand même...

Sa main agrippa le poignée du sac qu’il rejeta d’un geste leste sur son épaule, et il se mit en route, à la recherche des chambres...


[Direction le cabinet d'un médecin huhuhu ]
Revenir en haut Aller en bas
Jin Hyun Kim
Lofteur ( 17 ans )



Inscrit le : 08 Déc 2007
Messages : 8

MessageSujet: Re: Le hall   Dim 9 Déc - 23:20

Grande respiration.
C’était le bon endroit ? Devait-il se rendre ici ? Peut être que quelque chose d’autre l’attendait. Mais il pouvait tout aussi bien se retrouver a la rue. C’était quitte ou double…
Allez…allez !

Jin avança vers le bâtiment, avec pour bagage seulement un sac a dos noir qu’il ne tenait que d’une bretelle a cause de sa légèreté. Il ne contenait qu’une bouteille d’eau, ses documents officiels ( carte d’identité etc.. ), des livres, ou plutôt des carnets et de ou trois billets qui lui restaient de l’argent qu’il avait « emprunté » .
Que devait faire Go à cet instant ? Etait-il inquiet de sa fugue ?
Non, en fait Go s’en foutait royalement en réalité, il devait avoir plein de monde sur qui jeter le grappin. Réveille toi Jin, tu n’est rien a ses yeux…non, rectification, « tu n’était rien ».

Jin arriva devant la porte et l’ouvrit doucement pour ne pas attirer l’attention et entra dans la pièce. Il ne savait pas vraiment où se diriger et espéra que les directions étaient signalées…oui ouf !
Donc heu… non pas par là, pas là non plus…ouille. Et bien on va prendre par ici. ><
Jin avança alors dans un long couloir en direction des chambres pour trouver un endroit où trouver refuge, se poser, se reposer.


[ => les chambres => le couloir ( a venir ) ]
_________________
Revenir en haut Aller en bas
Haruka Nogushi
Lofteur ( 17 ans )



Age : 16
Inscrit le : 28 Nov 2007
Messages : 16

MessageSujet: Re: Le hall   Ven 14 Déc - 21:52

Haruka inspira profondément et promena un regard circulaire sur l'immense hall du Loft. Sans qu'il ne sache réellement pourquoi, cette blancheur éclatante le mettait un peu mal à l'aise, faisant paraître le lieu plus grand. Il avait la vague impression d'être comme un intrus ici, ce qui était ridicule étant donné qu'en lisant le Règlement il s'était senti comme au seuil d'une porte qui bientôt deviendrait son véritable foyer.

De toutes façons, je n'ai nulle part où aller, alors... Haruka, secoue-toi, tu as parfaitement ta place ici !

Il releva la tête et fixa le haut plafond. Il avait conscience de ressembler à un épouvantail, mais décidément, il ne tolérait ses cheveux que lorsqu'ils étaient épars autour de sa tête, libres. Un épouvantail fatigué et légèrement désorienté...
Pour commencer, il ne connaissait pas Kobe. Il n'avait pas la moindre idée de ce qu'était cette ville, et cela l'angoissait légèrement. Ensuite, il ne savait pas où aller. L'établissement était beaucoup plus grand qu'il ne l'avait escompté, et il était de fait un peu perdu.
Le poids de la solitude-du-nouvel-arrivant pesa un instant sur ses épaules, et il poussa un petit soupir agacé. Après tout, peut-être que le blanc de cet endroit lui rappelait tout simplement trop la médecine pour qu'il s'y sente bien. Il n'avait rien contre les docteurs (bien qu'il ait la caricature nette d'un vieux pervers en blouse blanche à l'esprit, vision qui le hérissait de dégoût) mais il mettait un point d'honneur à ne jamais tomber malade. Pourtant, il se dégageait d'ici une certaine chaleur, peut-être à cause de la grande luminosité de la pièce.
Il rejeta d'un vif mouvement du menton une mèche de cheveux pâles qui retombait devant ses yeux, et reserra ses doigts autour de sa valise. Force lui était de reconnaître qu'il était complètement paumé.

Bienvenue... songea-t-il ironiquement.

Il eut un frisson et il éternua. Le bruit qui en résultat résonna dans la pièce et Haruka rougit légèrement.

Donc là, si je ne suis pas repéré, c'est fait je crois...

Il regarda une nouvelle fois autour de lui, mais aucune indication n'était apparue (miraculeusement --') afin de lui indiquer sa route, ou tout du moins, le chemin menant à l'accueil.

Ou quelque chose comme ça... enfin, un endroit où on vous indique ce qu'il faut faire... où les nouveaux sont pris un peu en charge...

Il fit quelque pas, le regard dans le vide, tourné vers le sol et les pensées vagabondes, priant pour qu'on ne le jette pas dehors et appelant mentalement une aide, n'importe quoi, un plan...
Revenir en haut Aller en bas
Abban MacElstair
Lofteur ( 19 ans 1/2 )



Inscrit le : 22 Déc 2007
Messages : 55

MessageSujet: Re: Le hall   Dim 23 Déc - 13:56

Dehors, la nuit commençait à envelopper la cité, qui dormait depuis longtemps déjà. Du moins, les gens qui se souvenaient encore que le sommeil existait dormaient, le reste de la métropole fourmillait de son inaltérable activité. Dans le quartier cependant, comme hors du monde, peu de passants arpentaient encore les rues.

Abban avait rempli toutes les formalités nécessaires pour accéder au bâtiment si convoité. Mais maintenant qu'il n'avait qu'un peu à faire, que quelques mots à dire, qu'une porte à franchir, une vague d'angoisse l'étreignait, et il n'était plus sûr de rien. Pénétrer dans ce lieu, c'était accepter, en quelque sorte, une forme d'échec.

Il avait écrit, il se souvenait, à Kate qu'il partait découvrir le monde. Le monde l'avait découvert, l'avait brisé et sublimé. Assis sur un banc, le jeune homme évoquait ses souvenirs, certains douloureux, d'autres horribles, et pourtant il n'aurait pas souhaité les échanger pour revenir en arrière.

Après tout, qu'aurait-il fait à Cambridge ? Il serait devenu professeur, peut-être. Un musicologue reconnu, un linguiste réputé. Mais surtout, il aurait été immobile, de corps et d'esprit, comme une bibliothèque aux froids rayonnages, et il aurait toujours eu l'impression de n'avoir rien fait. Le monde, il l'avait souhaité, et il s'était préparé à l'affronter. En quelque sorte, il avait accepté les règles du jeu.

Mais maintenant, justement, le jeune Ecossais s'apprêtait à les refuser, à s'enfuir. Bien sûr, il s'était dit qu'il ne s'agissait que de se reposer. Mais le jeune homme était parfaitement conscient du risque qui se présentait : les mois de repos qu'il se proposait de vivre pouvaient fort bien se transformer en longues années. Il n'avait pas envie de se figer.

Pourtant, il sentait que les milliers de pages de partition qui dormaient dans son sac avaient besoin d'être mises au clair. Cela faisait bien longtemps, en réalité, qu'il ne s'était pas assis dans une salle de musique, au calme, pour mettre ses créations à l'épreuve. Il avait beaucoup composé, mais il n'avait jusqu'à présent pas eu le temps d'en goûter tous les résultats.

Ces réflexions, peu à peu, firent disparaître son inquiétude première. Il avait finalement, se disait-il, toutes les raisons pour venir ici. Ce lieu était une chose formidable qu'il ne devait pas repousser de façon inconsidérée. Avec un léger soupir, il écarta de son visage une mèche noire avant de se lever, et de se saisir de ses affaires.

Bien entendu, il n'était pas très chargé. Un sac à dos informe, éprouvé par les voyages, était jeté sur son épaule, qui contenait tout son linge, plus ou moins bien rangé. A la main gauche, un étui qui renfermait son violon. Il n'avait jamais pu se résoudre à vendre l'instrument que le Directeur de l'Orphelinat avait jadis eu la bonté de lui offrir. Dans sa main droite, une mallette de cuir, en mauvais été, contenait toutes ses créations.

Quelques minutes plus tard, il était lui aussi dans le hall d'entrée d'une blancheur éclatante, et fortement éclairé. Un léger sourire vint flotter sur son visage ; déjà, il avait l'impression d'avoir trouver une seconde demeure. Un nouvel orphelinat, en quelque sorte, mais pour adulte. Cette pensée l'aurait rendu mélancolique, si une vague d'excitation ne s'était pas emparé de lui.

Il déposa ses bagages sur le sol et parcourut la pièce de son regard ténébreux. Il ne fallut guère que quelques secondes au jeune Ecossais pour se rendre compte qu'il n'était pas seul. A quelques pas de lui, un homme qui ne devait pas être tellement plus âgé que lui, fin et élancé, contemplait les lieux avec perplexité. Manifestement, l'inconnu était perdu.

Abban n'eut pas de mal à deviner qu'il devait être, également, nouveau dans ces lieux. Le jeune homme abandonna ses affaires pour s'approcher de Haruka. Il lui adressa un sourire d'une douceur cordiale, qui illuminait son visage ténébreux d'une beauté angélique. Son regard noir pétillait d'excitation.

D'une voix chaleureusement amicale, qui maniait, malgré ses origines, le japonais sans difficulté aucune, Abban glissa :


« Bonjour. Je suppose que vous venez d'arriver. »

D'un geste de la main, le jeune musicien désigna ses bagages.

« Moi aussi. Je m'appelle Abban. Abban MacElstair. »

Un nouveau sourire s'empara de ses lèvres. Manifestement, Abban débordait de joie, et l'angoisse qu'il avait d'abord ressentie s'était définitivement envolée. Le temps était au réjouissance, et il n'avait qu'une envie : s'approprier cette demeure pour la faire sienne, et sans doute se lier avec cet inconnu.

« C'est un peu vaste, ici. Ca vous tente, d'essayer de nous orienter de concert ? »

Il plongea dans les yeux de Haruka, pour appuyer sa proposition, un regard cordial. Cordial ? Plus que cela, sans doute. Le regard d'Abban, de profondes ténèbres, était naturellement un brin séducteur, et l'enthousiasme du jeune homme ne diminuait pas son charme inné, bien au contraire.
_________________
Musicien de l'âme et du corps.


Dernière édition par le Mar 25 Déc - 23:39, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Haruka Nogushi
Lofteur ( 17 ans )



Age : 16
Inscrit le : 28 Nov 2007
Messages : 16

MessageSujet: Re: Le hall   Lun 24 Déc - 15:06

Au son des pas qui se dirigeaient vers lui, Haruka se retourna vivement pour se retrouver face à un jeune homme qui, tout comme lui, semblait venir d'arriver.
La physionomie de son futur interlocuteur plut tout de suite au blond, et son visage se fendit d'un sourire qui n'était pas sans être teinté d'une certaine ascendance maline. Cependant, avant qu'il n'eut pu engager la conversation, le garçon aux cheveux de jais prit la parole:

- Bonjour. Je suppose que vous venez d'arriver.

Etre vouvoyé surprit tout d'abord Haruka: il ne devait pas y avoir une très grande différence d'âge entre lui et le violoniste, et tant de politesse le fit s'interroger sur sa propre indécence.

Il y a de fortes chances pour que si j'avais eu à parler le premier, je l'aurais tutoyé d'emblée. Bravo, quelle délicatesse, songea-t-il, cynique.

Le brun continua néanmoins, se présentant avec une joie évidente et communicative qui arracha un franc sourire à Haruka. Ce dernier lui répondit donc sur le même ton:

- Je suis Haruka Nogushi, et tu ne dois pas hésiter à me tutoyer. "Vous", c'est pour mon père.

Il fronça légèrement les sourcils et fit une grimace amusée accompagnée d'un petit mouvement de la tête, comme pour chasser un insecte importun.
Lorsqu'Abban lui proposa de s'orienter ensemble, Haruka se sentit soulagé. Il était persuadé que seul, il aurait passé la nuit assis sur ses valises à attendre, passablement énervé. C'est donc avec légèreté qu'il accepta, jetant un coup d'oeil à son compagnon qui était peut-être un peu trop provocateur.
Haruka aimait jouer, et il lui semblait qu'Abban aussi...

- Ton nom a une sonorité britannique et tu en as l'accent typique... tu es anglais ? demanda-t-il en recommençant sa marche, les valises à la main.

Il était bien obligé de reconnaître que le charme inné de l'écossais l'attirait, mais il était bien trop fier pour admettre qu'il partait avec une faiblesse.

Si c'était réciproque, nous serions quittes !
Revenir en haut Aller en bas
Abban MacElstair
Lofteur ( 19 ans 1/2 )



Inscrit le : 22 Déc 2007
Messages : 55

MessageSujet: Re: Le hall   Lun 24 Déc - 17:19

Abban avait détaillé le visage de Haruka machinalement, sans en avoir l'air. Sa nouvelle connaissance n'était certes pas désagréable physiquement mais le jeune Ecossais était plutôt éloigné, ces derniers temps, de ce genre de perspectives, et il devait avouer que, pour l'instant, le physique du Japonais le laissait presque indifférent.

D'ailleurs, ils avaient, à son sens, des problèmes un peu plus pressants à résoudre, et d'un autre ordre. Le loft était visiblement vaste et la nuit avancée. Abban avait pris l'habitude de veiller de longues heures durant, quoique cette habitude ne fût pas des meilleures, et il la soupçonnait de ne pas être étrangère à la recrudescence de ses migraines oculaires.

Et cependant, il n'était pas pressé de trouver une chambre pour dormir. L'excitation qui le saisissait à la perspective d'entamer, une fois encore, une nouvelle vie, le faisait douter quant à la possibilité de trouver le sommeil. Néanmoins, il avait hâte de se débarrasser de ses valises, de se changer et de partir à la recherche d'une éventuelle salle de musique, avec un hypothétique piano.

Et puis, il venait à peine de rencontrer Haruka, car tel était le nom de l'inconnu, et souhaitait se lier avec lui, de façon certes purement amicale, mais qui n'était pas de moindre importance. Abban éprouvait comme un besoin de camaraderie, peut-être pour exhumer et faire revivre les souvenirs désormais un peu lointains du lycée, qu'il considérait, à raison d'ailleurs, comme son âge d'or.

Le franc sourire qui vint éclairer le visage de sa nouvelle connaissance illumina également ces perspectives. Abban se sentit vaguement soulagé : l'endroit avait une certaine réputation, et le jeune homme ne doutait pas qu'il devait abriter un certain nombre d'individus plus ou moins détraqués. Manifestement, Haruka n'était pas l'un d'entre eux.

D'un léger mouvement de tête, accompagné de ce sourire si charmeur qui était en quelque sorte la marque de fabrique de l'Ecossais, ce dernier approuva l'idée de se tutoyer. Il avait adopté le voussoiement par prudence, mais se sentait en vérité plus à l'aise dans des formulations cordiales, qui n'éreintaient pas une politesse un peu surannée.

Si le regard provocateur que lui adressa Haruka l'étonna, il n'en laissa rien paraître. Il mit cette curieuse étincelle qu'il avait pu lire dans les yeux du Japonais sur le compte de l'enthousiasme qu'ils partageaient désormais tout deux et balaya le sujet en répondant à la question de Haruka.


« Anglais, oui, à l'origine. Mais en vérité, je suis de partout, ou de nulle part, selon le point de vue. J'ai vécu en Ecosse, en France, en Allemagne, en Russie, en Chine ... »

Le sourire d'Abban se teinta d'une note mélancolique à l'évocation de ses voyages. Le jeune homme chassa les souvenirs douloureux que l'énumération des pays pouvait faire naître en sa mémoire et conclut avec une certaine brusquerie qui témoignait de son envie d'écarter le sujet de la conversation :

« Disons simplement que j'ai beaucoup voyagé. Je vais prendre mes affaires. »

De sa démarche souple, Abban rejoignit ses sacs et s'en chargea. La facilité avec laquelle il les manipulait, alors même qu'il était évident que les bagages pesaient un certain poids, trahissait que sous son apparente fragilité se dissimulait une force latente qu'il était bon de ne pas mésestimer.

Il rattrapa Haruka, puis balaya le hall du regard, avisant un escalier.


« Les chambres doivent être à l'étage. Pour l'humidité, pour la lumière. Vu la taille de l'endroit, et le nombre de personnes qu'il doit abriter, sans doute occupent-elles une large partie de cet étage, et nous n'aurons pas de mal à les trouver. On va prendre l'escalier. »

Ces rapides déductions témoignaient discrètement de la redoutable intelligence qui tournait sous la chevelure noire de jais d'Abban. Il adressa un nouveau sourire à Haruka et se mit en marche vers l'escalier, pour enfin gravir les marches et se retrouver à l'étage. Ses prédictions se révélèrent exactes, car les deux jeunes hommes se retrouvaient désormais face à l'alignement de chambre.

Abban jeta un coup d’œil aux portes. Il y avait trois noms à chaque fois. Il allait donc devoir partager sa chambre avec quelqu'un. D'un geste de la tête, il désigna son observation à son camarade.


« Si tu me promets que tu ne ronfles pas, je propose que nous partagions une chambre. »

Dans l'obscurité nocturne, Abban adressa à Haruka un sourire charmant et, cette fois-ci, résolument séducteur. Effectivement, lui aussi aimait jouer, malgré tout.

[-> Chambres. Je te laisse créer un sujet, dont le titre dépend de la décision de ton personnage.]
Revenir en haut Aller en bas
Eishi Tôyama
Pathologie Hallucinatoire ( 17 ans )



Inscrit le : 25 Déc 2007
Messages : 5

MessageSujet: Re: Le hall   Dim 30 Déc - 16:55

[ Hors du loft ]

« Reste pas au milieu de la route gamin ! Pousse-toi ! Tu gêêêêêênes !! »

Même malgré les coups de klaxons retentissants dans son dos, Eishi n’avait pas bougé d’un centimètre. Si le conducteur de cette grosse berline était vraiment le genre d’homme violent qu’il voulait le faire croire, il n’hésiterait pas à lui rouler dessus. Mais Eishi savait très bien que les gros chiens avaient surtout tendance à aboyer de loin sans pour autant sauter sur tout ce qui bouge. Il s’en foutait de ces gens là. Il était face à ce loft, cet Hateshinai No Kuusou, et puis d’abord pourquoi il était venu ici ? C’était comme une sorte d’église pour les réfugiés ou quoi ? Un asile de fous oué ! Est-ce qu’il allait être prisonnier là-dedans ? Les heures des repas étaient fixes ? Extinction des feux à 22h ? Il avait 17 ans et plus besoin de quelqu’un pour lui dicter la marche à suivre, il avait fait une erreur en venant, sa liberté, personne ne pourrait lui l’enlever…

« Hé ! Casse-toi t’entends ? »

Eishi se retourna, ce n’était pas le conducteur de la berline mais un gros bonhomme, un étranger, un routier apparemment qui avait vraiment pas l’air commode, le genre de personne qui cherche les emmerdes même là où y’en a pas et qui se sent absolument indispensable dès qu’un problème se fait sentir. Eishi détestait ce genre là… Pourquoi il venait lui parler, et pourquoi il posait sa main sur son épaule ? Il suffisait de comprendre que l’adolescent était encore mineur pour avoir envie de le passer à tabac ? Ce pays partait en couilles à cause d’étrangers dans ce type là. Mais Eishi n’était pas dupe, il allait perdre contre ce grizzli s’il s’y frottait trop … arf pourquoi une telle adrénaline dans son cœur alors ? Il avait envie de le menacer, de l’énerver un peu…
Il poussa doucement la main du géant et se retourna pour être en face de lui ; avec son costume de bonne famille, il ne paraissait pas impressionnant du tout le grand Eishi mais il faisait la taille du gros ours, il était juste plus maigre. Pourtant, il suffisait de porter son attention un peu plus loin, sur sa coiffure, sur son collier, sa chaîne ou encore les nombreux piercings qu’il portait aux oreilles pour comprendre qu’il était actuellement en pleine crise d’ado et donc complètement imprévisible et intolérant. Il planta ses yeux sombres dans le regard du chasseur et grogna en montrant les dents, la chasse était ouverte :

« … et sinon quoi ? … »

Le chasseur sentait la goutte perler à la sueur de son front, l’ours s’était tourné vers lui, sa masse de poil et de graisse qui pourrait l’écraser totalement. Ses crocs acérés qui ne demandaient qu’à croquer ce léger morceau de viande qui venait le déranger. Il leva son arme et la porta sur son épaule pour viser l’ours brun qui était à quelques mètres devant lui… le coup fut sec et bien tiré, il fut touché à l’épaule et l’ours recula de plusieurs mètres se cognant contre un arbre vieux de plusieurs centaines d’années…
En réalité… le routier avait évidemment mal pris la consonance insolente du ton d’Eishi et avait poussé lâchement le gamin hors des passages piétons pour lui faire comprendre de dégager. Eishi avait volé jusqu’à la porte du loft, se cognant brutalement le dos… Il se retrouva assis par terre, dans un état de calme impressionnant. Sans regarder le chasseur partir, il murmura juste :

« Encore un ours de tué pour sa fourrure… »

Il se redressa et dépoussiéra son magnifique costume. Il adoptait le look de Nobu, le guitariste du groupe Blast, un de ces préférés. Il fallait avouer qu’il lui ressemblait vraiment beaucoup, il pourrait sûrement jouer de ça pour attirer les filles mais comme si le destin l’avait refoulé, il préférait les garçons… Il se retourna pour se rendre compte qu’il s’appuyait sur la poignée de la porte d’entrée du loft. Ah mais il était condamné ! Sa main, son corps en entier voulaient entrer là-dedans… Alors, pour une fois, il fit confiance à son instinct et entra sans regarder en arrière…

(…)

[ À l’intérieur du loft ]

« Mouais… »

Constructif comme pensée n’est-ce pas ? Malgré l’effort sûrement considérable pour mettre en place cet établissement, ça manquait cruellement de vie, de cœur, d’émotions, d’histoire, de ressentis… ce n’étaient que des murs, des murs blancs, des portes, des dalles par terre, des jardins dehors, des fenêtres archi double vitrées pour masquer le bruit de la pluie, du gâchis encore pour le pays… De toute façon, Eishi n’aimait rien, il était tout le temps de mauvaise humeur et même si quelque chose lui plaisait, il préférait toujours dire le seul petit point négatif qu’on pouvait trouver à n’importe quelle chose. Il était pessimiste.

Son regard de félin croisa plusieurs jeunes hommes qui se promenaient en toute liberté dans le loft. Bizarrement il venait de voir le film The Island et ça y ressemblait beaucoup ici, il allait sûrement avoir un tirage de la loterie, ou alors il pourrait plus pisser sans que quelqu’un lui dise qu’il a mangé trop sucré. C’était une prison. Il se retourna mais la jungle était profonde et déjà la porte s’éloignait, devenant inaccessible, il était prisonnier.
Si Eishi se renfermait dans ces hallucinations gratuites, c’était pour mieux tromper l’ennuie qui s’emparait de lui chaque fois qu’il considérait quelque chose comme inutile et improbable, il avait besoin de le rendre à sa manière pour lui donner une sorte d’intérêt. Si la porte s’éloignait dans ses pensées, c’était simplement qu’au fond de lui, il avait envie de rester ici, mais il ne l’admettrait pas.
Prenant son courage à deux mains, il avança à corps perdu dans cette jungle semée d’embûches. Il laissait sa main voguer sur la cime des arbres ou sur les fougères coupantes. En réalité, il laissait sa main glisser sur les portes des chambres. Mmh beaucoup d’entre elles étaient occupées, il n’avait pas l’intention de tenter une incrustation dans un groupe déjà formé, il préférait partir de zéro, adopter une toute nouvelle attitude. Dans sa tête, les autres ce sont des ennemis ou des proies, aucun félin ici n’a démontré sa valeur à ses yeux, il est Tarzan parmi les singes ou Mowgli parmi les loups, il est le seul, il est l’unique.
Il n’avait aucun bagage… Il avait juste un sac sur ses épaules, le reste était resté chez sa mère, il lui avait dit qu’il lui enverrait des signaux de fumée avec un tapis dans la cour de cet immense jardin si aucun danger ne se ferait sentir pour récupérer le reste de la marchandise. Il aurait ainsi la possibilité de revoir sa mère, de sortir rien qu’un peu de cette prison aux barreaux dorés. Il n’avait même pas en tête la possibilité de pouvoir sortir d’ici quand il voulait. Il était borné à sa vision des choses et il n’en changerait que quand quelqu’un lui ferait sûrement ouvrir les yeux.

Une chambre vide… Parfait, c’était moche à souhait, les murs étaient pas assez épais pour masquer les conversions de ses voisins proches, mais il savait ne pas écouter, il suffisait de faire bouger ses oreilles pour que ses piercings s’entrechoquent. Il aurait dû se mettre à la guitare lui aussi, il aurait passé des heures à apprendre à chanter pour passer le temps et se taillader les doigts.
Il n’avait pas fermé la porte derrière lui, comme si l’idée d’être enfermé dans un endroit déjà clos le ferait suffoquer. Il posa son sac à côté du lit qu’il avait choisi, il y en avait deux autres. Est-ce que ça voulait dire que deux autres personnes viendraient ici ? Pourvu qu’ils seront accessoirement distants, solitaires, peu bavards et fan de rock comme lui sinon il les mettra dehors, il avait été là avant, c’était la loi du plus fort. Il s’assit sur le lit et prit son portable :

« Je suis dedans… Terminé. »

Sa mère n’allait sûrement rien comprendre à cette attitude qui lui avait monté à la tête sur le passage piéton…

[ rdv dans la chambre ]
_________________
Revenir en haut Aller en bas
Miyaichi Akamaru
Lofteur ( 19 ans )



Inscrit le : 27 Déc 2007
Messages : 3

MessageSujet: Re: Le hall   Dim 30 Déc - 20:33

Raaaa !! Il haïssait le train, il haïssait vraiment ! C’était quoi cette invention ? Ca faisait un bruit d’enfer et ça cliquetait de partout. Enfin bref, comme vous l’aurez compris Miya avait prit le train afin de se rendre dans sa nouvelle résidence où il espérait trouver un peu de bonheur. Tranquillement, il sortit de la gare, siffla un taxi qui s’arrêta et le chauffeur, plutôt barbu par ailleurs, lui demanda la destination. Le jeune japonais lui dit donc qu’il se rendait à Hateshinai no Kuusou. L’homme au volant, sembla le détailler comme s’il ressemblait à un extraterrestre venu d’une planète encore inconnue, haussant les épaules et levant les yeux au ciel, le jeune homme s’installa dans le taxi qui s’engagea sur la route bondée de monde.

Un moment plus tard, Miyaichi descendit de la voiture et paya le chauffeur qui appuya ensuite sur l’accélérateur comme s’il était pressé de partir, le japonais soupira et prit la direction qui menait au Loft. Il eut un léger pincement au cœur, qu’allait-il devenir à présent ? Boh, il verrait bien, il n’avait pas à stresser, au contraire ! Quelques secondes plus tard il poussa la porte du hall qui se referma derrière lui dans un petit bruit, il s’avança et détailla le hall, grand, blanc. Miya avala sa salive et remarqua que le hall était totalement vide, un peu plus loin, il aperçut des casiers qui s’alignaient sur le mur, il s’en approcha et aperçut ses deux valises remplies au maximum avec son nom dessus. Il les prit et alla s’asseoir un peu plus loin, sur un banc qui devait se sentir un peu seul d’ailleurs.
Miya se demandait ce qu’il pouvait bien faire à présent, il hésitait à prendre un des couloirs, après tout peut-être que personne était au courant de la venue d’un nouveau. D’après lui c’était logique, on n’allait pas ameuter tout le Loft pour lui tout de même ! Pourtant, il resta là un bon moment, ses valises posées sur le sol. Mais finalement il lâcha un :


« Y’a quelqu’unnnnn ? »

Assez fort pour qu’on puisse l’entendre peut-être ! Il n’avait strictement aucune idée où se trouvaient les chambres. Miyaishi soupira avant de poser ses coudes sur ses genoux et d’y déposer son menton sur les jointures de ses mains.
Revenir en haut Aller en bas
Tray Willer
A Coeur Perdu ( 22 ans )



Inscrit le : 19 Oct 2007
Messages : 11

MessageSujet: Re: Le hall   Mar 1 Jan - 23:01

‘Enfin !’

Tray descendit du taxi qui l’avait conduit jusqu’au Loft. Il ne savait pas encore vraiment comment s’y prendre, s’il devait entrer sans se soucier des papiers ou autre. Il savait juste qu’il était enfin arrivé à destination et qu’il ne pouvait plus reculer ...

[...]

Jess regardait son fils faire ses affaires avec une motivation qu’elle ne lui avait pas vu depuis des années. Qu’est-ce qu’il pouvait bien se passer ?Pourquoi est-ce que, du jour au lendemain, Tray avait arrêté de déprimer dans son coin et arborait presque un grand sourire sur son visage ? Pourquoi est-ce qu’il avait reprit vie après avoir discuté avec son frère ? Que lui avait-il dit ? Elle n’avait qu’une envie, c’était de lui demander, mais ça lui faisait tellement de bien de le voir bouger, vivre, qu’elle n’osait pas lui poser de questions. Elle savait pourtant très bien que s’il faisait ses valises, ça voulait dire qu’il avait l’intention d’aller loin mais ... allait-il seulement lui dire où ? Avec qui ? Pour combien de temps ? Pourquoi ?
Appuyée sur le chambranle de la porte, elle le regarda terminer sa valise et tourner la tête vers lui. Il ne semblait pas encore tout à fait heureux mais son visage n’était plus aussi triste qu’hier. Baissant la tête parce qu’elle ne voulait pas le revoir dans cet état, elle s’entendit juste dire :

« Fais attention. »

[...]

Tray savait très bien qu’il n’avait pas été très agréable avec sa mère en partant de la sorte, sans lui laisser de mot ou d’adresse mais elle avait déjà tellement souffert en le voyant dans cet état que s’il lui disait qu’il partait pour retrouver son amour perdu, elle allait le prendre pour un fou fini ... Il était donc parti en la serrant simplement dans ses bras, sans la regarder.
Il lui avait été très difficile d’arriver jusque-là, l’avion avait été long et la langue qu’était le japonais était vraiment compliqué. Bien sûr, ceux-ci comprenaient l’anglais mais ça restait toujours partiel et quand il avait enfin retrouvé le nom du loft pour trouver ce lieu, on l’avait tout de suite regarder différemment. Au final, il avait eut droit à 3 rejets de chauffeurs de taxi. Seul le dernier semblait peu enclin à refuser un client. Voilà un vrai chauffeur !

Le remerciant et lui payant la course plus qu’il ne lui devait, il le laissa repartir et reposa son attention sur ce Loft qui était sa dernière chance. Mika était-il là ? Tray savait qu’il aurait pu simplement téléphoner pour le demander, mais il avait tellement envie d’y croire lui-même, de le voir de ses propres yeux qu’il avait fait le déplacement. Qu’avait-il à faire d’autre, de toute façon ? Il n’avait, jusqu’à présent, encore pas pensé une seule fois que son amant pouvait ne pas être là ... Ô grand malheur.
Poussant la porte en appuyant sur la poignée, il y rentra sans ciller.

L’intérieur était plutôt pas mal. Ca faisait presque penser au hall d’un grand hôtel, c’était assez moderne. Il y avait pas mal de couloirs et ça pouvait énerver n’importe qui, mais Tray était trop heureux d’être arrivé qu’il ne s’inquiétait pas vraiment. Ce fut seulement quand il entendit quelqu’un parler qu’il tourna les yeux vers la droite. Tiens ? Quelqu’un semblait être arrivé depuis peu et déjà perdu ? Esquissant un sourire, il s’approcha de la personne en question et répondit alors :

‘Oui. Besoin d’aide ?’

Sincèrement, Tray ne savait pas trop ce qu’il pouvait lui apporter puisqu’il venait lui-même d’arriver mais bon, il n’avait sûrement rien à perdre à lui demander.
Revenir en haut Aller en bas
Jun Sakanoe
Lofteur ( 23 ans )



Inscrit le : 05 Jan 2008
Messages : 9

MessageSujet: Re: Le hall   Sam 19 Jan - 23:05

« Hateshinai no Kuusou, s’il vous plaît »

Jun eu moins de mal pour trouver un chauffeur, car d’une il était japonais, et de deux il avait eu la chance de tomber sur le genre d’homme qui se fout de la destination de sa course tant que ça lui rapporte quelques billets. Bien sûr une petite moue dédaigneuse avait déformé les traits du chauffeur l’espace de quelques secondes, mais un grand sourire et un air angélique l’avait sans doute rassuré sur les peurs qu’il aurait éventuellement pu avoir de se faire draguer par une pédale. Il avait du penser que celui-ci était inoffensif et qu’il n’avait rien à craindre, manque de bol le brun s’était amusé à le taquiner durant tout le voyage. Non pas qu’il soit très sexy du haut de ses 40 ans bien sonnés, mais quand Jun s’emmerdait et commençait à trop réfléchir, il lui fallait du divertissement. Pas question qu’il se prenne la tête avec des interrogations concernant les choix qu’il avait fait ces derniers jours, qu’il ordonne au taxi de faire demi-tour parce que finalement, il se voyait mal vivre entouré d’homosexuels. La conversion d’hétéro allait sans doute lui manquer, non ? Mais en vérité cette excuse était idiote, puisqu’il s’était longuement renseigné sur ce loft, et qu’il était bien précisé que cet endroit pouvait uniquement servir de toit pour la nuit, et de cantine pour se remplir le ventre. C’était exactement ce qu’il lui fallait pour éviter de coûter cher, concept qui l’étonnait d’ailleurs toujours. N’était-ce pas une grosse arnaque ? Un piège à pédés ? Bah, il était prêt à prendre le risque, de toute façon personne n’était assez con pour aller foutre le feu … quoique …

Quarante-cinq minutes plus tard Jun posait ses pieds sur le trottoir, retirant sa casquette noire pour observer le bâtiment qui se dressait devant sa mince silhouette. Pas mal. Le chauffeur s’empressa de déposer sa valise près de son propriétaire, visiblement pressé de quitter cette compagnie indésirable, mais l’argent du garçon, malheureusement, se trouvait tout au fond de son gros bagage. Non, aucun string léopard ou robe a paillettes planqués dans un coin, pas d’inquiétude à se faire … Ces hétéros alors, toujours à songer à ces vieux clichés véhiculés sur les gays. Et il savait que c’était précisément ce à quoi il était en train de penser, parce que lui-même était passé par la case ‘hétéro de base avec idées préconçues’. Une fois son porte-monnaie trouvé et sa course payée Jun se dirigea d’un pas souple vers la porte de l’établissement dans lequel il s’apprêtait à passer le plus clair de son temps. Ou pas. En fait il était convaincu que la compagnie de dizaines d’homos allait finir par lui taper sur le système. Bien sûr il était possible qu’il fasse la connaissance d’individus tout à fait sympathiques, et c’est ce qu’il espérait, mais toutes les personnes résidant ici n’auraient pas forcément d’intérêt. Il fallait éviter de perdre le contact avec l’extérieur, de s’enfermer dans cette bulle, et surtout il devait trouver un autre boulot. Rien ne pressait certes, puisque la gratuité était omniprésente dans ce loft, mais il n’aimait pas passer ses journées à glander, à attendre sagement que tout lui tombe sur la tête.

Ce fut donc rempli de ces résolutions que Jun apparut dans le hall, son regard se posant sur le moindre tableau, la moindre statuette, le moindre tapis. Classe comme endroit. Lui n’a jamais vécu dans des espaces si spacieux, si bien aménagés, si bien décorés. Et encore, ce n’était que l’entrée. Une première impression donc plutôt bonne, qui ne le poussait pas à faire demi-tour sur le champ pour aller pleurer dans les jupes de sa tante. De toute manière il ne reviendrait pas sur sa décision et il en était parfaitement conscient. Mais autant vivre dans un milieu qui vous donne envie de rester, qui vous contente dans vos choix. Soulevant de nouveau son sac, le jeune homme fourra sa casquette dans la poche de son jean, ou du moins essaya, la laissant légèrement dépasser mais n’y prêtant pas vraiment attention. Il était du genre à faire ce genre choses, ce qui bien sûr le conduisait souvent à perdre ses affaires sans qu’il ne sache jamais comment cela était possible. Un manque d’attention, tout simplement. Et cela ne manqua pas. Il passa devant quelques lofteurs sans leur jeter un seul coup d’œil, trop pressé pour le moment de se débarrasser de son sac et de se reposer un peu, et quelques pas suffirent à sa casquette pour se faufiler hors de la poche où elle avait été placée. Jun continua sa route tranquillement, ignorant que l’un de ses vêtements allait bientôt figurer aux abonnés absents, arrêtant sa marche devant une espèce de grand panneau d’information à l’intention des nouveaux venus. D’après le plan les chambres étaient situées au premier étage, et le brun fit glisser son doigt sur le papier tout en observant les différents lieux qu’il pourrait visiter par la suite, s’étonnant de la diversité des pièces de cet endroit. Un en particulier attira son attention, et il songea qu’il ne tarderait pas à s’y retrouver … mais pour le moment, son principal objectif se situait à l’étage.

[Bon désolée j'ai pas trop d'inspi pour les premiers posts, mais ça viendra xD]
Revenir en haut Aller en bas
Tray Willer
A Coeur Perdu ( 22 ans )



Inscrit le : 19 Oct 2007
Messages : 11

MessageSujet: Re: Le hall   Dim 20 Jan - 2:27

[Pas de souci, je comprends ^^ Je suis pareil.]

Un silence effrayant ... Tray voulait bien faire des efforts, tenter de lier contacts avec d'autres personnes qui semblaient débarquer avec lui, encore fallait-il que les autres en face soient vivants ... Cet homme, qui était assis sur sa valise depuis quelques minutes déjà n'avait pas levé les yeux vers lui, n'avait même pas réagi à son "appel". Que pouvait faire Tray dans ce cas ? Il n'allait pas non plus se mettre à le secouer, ce n'était pas son genre. Ce mec ne voulait pas parler, soit, il n'allait pas le forcer.

Sans chercher plus loin alors, il détourna son attention et pensait commencer à se bouger, pour trouver une chambre ou autre. Il n'était pas venu ici pour rester dans le hall !
Prenant un brin de courage sous son bras, il entama un pas vers un des couloirs quand la porte du loft s'ouvrit à nouveau. Tiens ? Un homme arrivait juste après lui, il allait peut-être être un peu plus vivant que son autre interlocuteur ... ? Fixant la porte qui s'ouvrait doucement, Tray vit bientôt apparaître un jeune japonais ... qui l'ignora. Et ignorer est un bien grand mot. En effet, celui-ci ne le regarda pas volontairement, il ne les vit simplement pas.

*Je suis mort ou quoi ?*

Tray commençait à se poser des questions. En effet, l'autre ne lui avait pas répondu et celui-ci ne le voyait même pas. Il savait parfaitement qu'il lui suffisait de toucher quelqu'un pour savoir si sa main passait à travers ou pas, mais si ce n'était pas le cas, il allait se retrouver bien embêté ...

Il fronça les sourcils de sa propre réflexion et quand il revint sur Terre, il vit ledit nouveau s'en aller vers l'un des couloirs. Il s'apprêtait à lui dire d'attendre un peu, qu'il était paumé et qu'il cherchait peut-être de l'aide quand ... ses yeux tombèrent sur une casquette au sol. Pas de doute, elle lui appartenait ! Il l'avait vu sur la tête de celui-ci à son entrée. Un prétexte comme un autre, au moins, il paraîtrait moins rentre-dedans.

'Eh, attends.'

Tray n'éleva pas la voix, l'autre n'était pas encore très loin et ils n'étaient que deux, alors forcément ...
Se penchant, il ramassa la casquette au sol et se rendit près de lui avant de la secouer pour enlever la possible poussière et lui la rendre en s'expliquant :

'Elle a glissé.'

Il attendit qu'il la reprenne et soudain, il se rendit compte que sa demande de le faire cesser de marcher pour qu'il l'aide était égoïste et honteuse pour lui. Tray n'avait besoin de personne, beaucoup de lofteurs avaient sûrement dû arriver seuls et n'en étaient pas morts alors il ne devait pas lui demander d'aide.

Esquissant un sourire parce que finalement, il ravala ses paroles, il resta con à attendre qu'un miracle se produise ...
Revenir en haut Aller en bas
Le hallVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut