Exclus, rejetés, solitaires ... si vous ne trouvez pas votre place, essayer ici ... vous n'avez rien à perdre.
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  S’enregistrerS’enregistrer  ConnexionConnexion  
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
 Le hallVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédente  1 ... 19 ... 33, 34, 35
AuteurMessage
Jun Sakanoe
Lofteur ( 23 ans )



Inscrit le : 05 Jan 2008
Messages : 9

MessageSujet: Re: Le hall   Jeu 24 Jan - 0:12

Seul ou avec un peu de compagnie ? C’était la question précise que se posait Jun pendant que son regard azur se baladait sur le plan de l’établissement. Il n’y avait aucune indication concernant le nombre d’occupants que pouvait contenir une chambre, mais il lui semblait avoir aperçu cette information sur internet lorsqu’il avait souhaité se renseigner sur cet endroit. Deux, peut-être trois, il ne se souvenait pas exactement. Toutefois ce qui était presque certain, c’est qu’il ne pourrait pas étaler ses affaires n’importe où dans sa piaule, sauter sur le lit ou chanter à tue tête les superbes textes de Pavarotti. Non pas qu’il le fasse en temps normal mais … De toute façon il était habitué à la collocation. Le truc c’est qu’il avait choisi de rester dans cet appartement de Los Angeles parce que le mec était canon, qu’il avait des contacts très utiles avec le monde extérieur, et que ses cheveux blonds lui rappelaient Célestin.
On ne savait jamais, peut-être pourrait-il supporter un brun moche comme un pou portant toujours une bible sous le bras … Jun n’était pas vraiment difficile pour les relations qu’il entretenait avec autrui, après il fallait voir si ses éventuels colocataires allaient pouvoir survivre à un jeune japonais alcoolique, bruyant, jamais sérieux, fumeur invétéré. Ca, c’était moins sûr … ! Mais Jun est aussi le genre de personne qui s’adapte parfaitement, et qui sait se montrer distant, silencieux et invisible s’il le faut.

Ce fut une interpellation qui le stoppa net dans toutes ces pensées, mais il ne leva pas immédiatement la tête, persuadé que ce « Hé, attends » s’adressait à quelqu’un d’autre. Après tout il ne connaissait encore personne, alors qui voudrait déjà le retenir ? Toutefois il du se rendre à l’évidence lorsqu’il tourna son regard à droite puis à gauche, ce jeune homme souhaitait le rattraper lui. Okay. Le brun fit face à l’inconnu, un air interrogateur crispant son visage, et ses yeux le scrutant comme s’il était tout droit descendu de la planète Mars. C’était dans ses habitudes : détailler les gens. Il avait conscience que ce regard pouvait provoquer un certain malaise, surtout qu’il s’attardait sur chaque partie de l’anatomie de son vis-à-vis.
Grand, mince, blond, réservé, serviable. Une première analyse plutôt positive, juste rendue par une observation superficielle. Jusqu’ici, pas de mauvais point pour le jeune homme qui venait de l’aborder pour lui rendre … sa casquette noire. Jun fit glisser ses doigts jusqu’à la poche arrière de son jean, mais il du se rendre à l’évidence, il était bien propriétaire de ce vêtement. Des individus si aimables, n’attendant aucun retour, existaient-ils vraiment ? S’il avait su que Tray avait choisi ce prétexte pour tenter de trouver une aide il aurait sans doute souri de sa réflexion, mais sur le moment il se prit à la regretter. « Fais un peu confiance aux gens », c’est ce qu’on lui répétait sans cesse. De toute manière il ne pouvait pas avoir eu le temps de piéger sa casquette, si ?

Le jeune homme resta un petit moment silencieux, observant son interlocuteur, et plus particulièrement cette couleur de cheveux pour laquelle il avait une légère préférence. Jaune comme les blés, un vrai blond. Pas une de ces colorations mal faites dont les racines noires viennent tout gâcher. Ce serait mentir que de songer que son premier et unique amour n’avait rien à voir dans cette observation systématique des cheveux d’un homme, une fâcheuse manie qui pouvait le faire passer pour un détraqué. Quel genre de type vous mate le crâne pendant près d’une minute sans rien dire alors que vous lui rapportez gentiment la casquette qu’il vient de perdre ? Jun.
Le garçon sembla finalement se rendre compte qu’il avait sans doute l’air assez bizarre comme ça, et il se décida à esquisser un sourire tout en récupérant l’objet. Il glissa la casquette sur sa tête, parce que l’une de ses mains portait son sac, et qu’il lui en fallait toujours une de libre. Or, comme il l’avait constaté à ses dépens, ses ‘range-vêtements’ n’étaient pas de première qualité, puisqu’ils laissaient la marchandise s’échapper sans avertissement.

« Merci, c’est gentil ! Je ne m’en étais même pas rendu compte … Ca aurait été dommage, elle me va si bien … »

Plaisante ou plaisante pas ? C’était l’éternelle interrogation que l’on se posait lorsque l’on conversait avec Jun. Il avait adopté ce comportement parce que c’était tellement plus pratique … Ce genre d’attitude faisait que l’on finissait par ne plus le prendre au sérieux, et il pouvait ainsi laisser passer des informations que les individus croyaient fausses. Pas d’omission, pas de mensonges. Quand on lui reprochait d’avoir fait l’un ou l’autre, il rétorquait simplement « Vous ne m’avez pas cru ! ». Bref, ce n’était pas le cas à cet instant, juste une petite vantardise dont il avait l’habitude, mais il n’était pas difficile sur ce type de phrase de comprendre qu’il plaisantait. D’autant plus que les casquettes ne changeaient pas vraiment son apparence. Cela ne lui allait pas mal certes, mais ne le rendait pas plus beau non plus. C’était juste … une casquette !
Jun sourit de nouveau, jetant un regard au bagage de l’inconnu. Visiblement, il n’était pas le seul à être arrivé aujourd’hui dans ce loft, et la première question qui lui vint à l’esprit fut : Pourquoi ? Pourquoi ce garçon s’était-il rendu dans ce refuge pour homosexuels ? Mais il n’allait pas lui demander ça comme ça, alors qu’il le connaissait à peine. Cela aurait été impoli, et s’il y avait bien une chose que Jun n’était pas, c’était bien ça ( Kof kof xD). Il se contenta donc de hausser les épaules en faisant claquer son majeur sur le tableau, dans la case indiquant les chambres.

« Nouveau je suppose? Tu m’accompagnes pour une petite exploration, juste au cas où ma casquette glisserait de là haut ? Jun leva les yeux au ciel pour accompagner le geste à la parole. On est jamais trop prudent … »

Il était clair que sa destination était : ‘les chambres au premier étage’, d’après le schéma qu’avait montré son doigt. C’était d’ailleurs le but évident et tout à fait naturel de tout nouvel arrivant souhaitant de se débarrasser de son sac, ce qui avait poussé Jun à réclamer un peu de compagnie. Nouveau sourire, sa casquette servait cette fois-ci de prétexte à son propriétaire. Il se tourna légèrement sur le côté, comme pour signifier qu’il était prêt à se mettre en marche. Restait à savoir s’il allait continuer seul ou non.
Revenir en haut Aller en bas
Tray Willer
A Coeur Perdu ( 22 ans )



Inscrit le : 19 Oct 2007
Messages : 11

MessageSujet: Re: Le hall   Jeu 24 Jan - 22:26

Les chambres pouvaient bien être à 3, 8 ou 20, Tray ne ferait pas de différences. N'ayant même pas vraiment réfléchi à tout cela avant de venir, il n'avait eut que Mika en tête ... Maintenant, il réalisait un peu plus la situation dans laquelle il se trouvait mais ça ne l'empêchait pas d'être heureux, ou joyeux. La perspective de retrouver son amour perdu était ancrée si fortement en lui que les détails attachés au Loft passaient à la trappe. Il aurait pu se rendre compte qu'il allait sûrement devoir partager sa "nouvelle vie" avec d'autres personnes ici présentes, mais pour le moment, il prenait le temps qu'il lui fallait pour se faire une petite arrivée digne de ce nom. Et pour ne pas paraître con et seul surtout, il se dirigea d'abord vers un premier interlocuteur, décédé soi-disant ...

Sa chance entra par la porte par la suite et selon les événements, Tray en vint à l'interpeller pour lui rendre sa casquette. Un voleur ? Non, elle avait simplement glissé de sa poche et même s'il avait eut la possibilité de la laisser au sol, attendant que l'inconnu s'en rende compte et revienne la chercher, Tray la ramassa pour la lui rendre, avec un projet caché derrière tout ça. Les secondes ( minutes ? ) qui suivirent son acte lui parurent une éternité. Pourquoi est-ce que le jeune homme ne disait rien ? Même pas un merci ? Il restait à le regarder, comme un chien devant une guêpe ... Tray commençait à croire qu'il devait s'être trompé d'adresse et comptait faire demi-tour quand :

« Merci, c’est gentil ! Je ne m’en étais même pas rendu compte … Ca aurait été dommage, elle me va si bien … »

Clignant des yeux, Tray revint sur la situation en étant intérieurement soulagé d'une réaction. Ce fut seulement quand il repassa la phrase dans sa tête qu'un sourire mesquin, légèrement moqueur mais toujours amical se dessina sur ses lèvres. La casquette lui allait bien, hein ? Ce n'était pas faux, ce n'était pas vrai mais est-ce que l'inconnu souhaitait qu'il lui réponde 'oui, t'as raison !' ? Tray n'y comptait même pas !
Haussant les épaules en glissant sa main libre dans la poche arrière de son pantalon, il ajouta juste d'un air franchement détaché :

'Mmh. Ben de rien.'

Il ne voulait pas d'ennui si l'autre était un égocentrique de pure race qui allait se fâcher s'il ne confirmait pas sa remarque. Alors un 'mmh' devrait lui suffir. Ca voulait dire oui comme non pour Tray mais il lui laissait le choix !

Profitant de ce moment de silence partagé, Tray entama une dissection de l'homme en face de lui. A première vue, il était japonais, il en avait l'air mais ça voulait peut-être dire chinois aussi ... Peu importe, il avait les yeux bridés. Il était pas mal, quoiqu'un peu terne au niveau de la peau. Tray n'aimait pas juger les gens uniquement sur leur physique mais là, il ne pouvait pas faire grand chose d'autre. Il aurait pu s'abstenir mais finalement, il y prenait quand même un malin plaisir. Les regards étaient retournés, tout le monde faisait la même chose alors pourquoi est-ce qu'il se priverait ?

Maintenant que l'élément déclencheur de la conversation était passé, Tray pensait prendre un des couloirs au hasard, et seul quand la proposition de l'inconnu lui tira un demi sourire. Bon, son souhait intérieur se réalisait et il ne ressentait même pas de gêne pour l'autre en face. Pourquoi est-ce qu'il avait eut honte de lui demander de l'aide alors ? Sa fierté ? Il haussa les épaules et se mit à marcher à sa suite en ajoutant d'une voix discrète, assurée et assez grave :

'Aussi nouveau que toi, je crois. Allons-y.'

Il ne savait même pas son nom mais il avait le sentiment que ce n'était pas encore le moment de le demander. Vu qu'ils ne se connaissaient pas bien, peut-être le feraient-ils sur le chemin qui menait aux chambres ? Mais sûrement qu'une séparation allait s'imposer ensuite alors pourquoi prendre des informations qui n'allaient pas servir ?

Sur les talons du jeune homme, il arriva bientôt à sa hauteur pour ne pas lui laisser croire qu'il le suivait comme un toutou. Tray n'était pas si fier de sa personne, mais il détestait assez compter sur des inconnus. Ce jeune homme semblait très gentil alors fallait qu'ils partent sur de bonnes bases, lui montrant directement sa manière de se comporter. Si ça n'accrochait pas entre les deux, ils sauraient à quoi s'en tenir.

-------> Chambres




( Au fait, j'ai oublié de le mentionner dans les premiers posts mais comme mon personnage est Américain, il ne parle pas japonais. Mais si ça pose souci, on va faire comme s'il parlait japonais, hein >.< )
Revenir en haut Aller en bas
Yami Seguchi




Inscrit le : 04 Mar 2008
Messages : 8

MessageSujet: Re: Le hall   Mer 5 Mar - 14:15

Grands dieux ! Que c’était mal écrit ! Un véritable gribouillis digne du médecin le moins soigneux au monde… Yami fronça les sourcils en rapprochant le papier tout chiffonné de son visage. Il arborait une expression perplexe, et même on le peut le dire paumée, tout en tentant désespérément de déchiffrer cette énigme qu’était sensée être l’adresse de cde fameux loft. Mais pourquoi donc fallait-il que cet excentrique d’éditeur écrive aussi mal ? Pauvre Yami, lui qui se sentait si mal à l’aise dans des endroits inconnus… Bien sur il aurait pu demander confirmation au premier passant venu, mais il n’en avait aucune envie.

Finalement il roula en boule son papier et le remit dans la poche de son jean. Un lourd soupir s’échappa de ses lèvres, alors qu’il relevait la tête afin d’observer la grande bâtisse qui lui faisait face. Bah ! Ça ressemblait bien à un loft, et puis il n’avait plus croisé de femmes depuis un bon moment, alors ça devait être ça.

Débarquer ainsi dans une nouvelle ville le perturbait bien plus qu’il ne l’admettait en son fort intérieur. Le jeune écrivain ne s’expliquait pas cette appréhension. Après tout, vivre quelque part où personne ne le reconnaîtrait était ce qu’il avait désiré et attendu avec tant d’ardeur depuis des mois ! Impossible que ce soit le mal du pays. Yami avait toujours détesté Tokyo.

Il secoua doucement la tête, avant de se passer la main dans les cheveux pour les ramener en arrière. Il ouvrit son blouson de cuir noir, découvrant un haut en résille, noir également. Ce geste n’était nullement destiné à le mettre en valeur, ou pire : qu’on le remarque, non c’était pour la raison la plus bête du monde. Il faisait trop chaud ! De plus Yami portait des vêtement s qu’il jugeait tout ce qu’il y a de plus sobre et approprié pour un voyage.

* Bon je me décide où je reste planté là comme un légume ?!*

Yami s’administra mentalement un bon coup de pied aux fesses et reprit sa valise. Il prit une grande inspiration et poussa la porte d’entrée, se retrouvant dans le hall du loft. Il avança prudemment, jaugeant les environs et jetant de petits coups d’oeils autour de lui.

* Je fais quoi maintenant ? *
Revenir en haut Aller en bas
Nakani Aiko




Inscrit le : 08 Mar 2008
Messages : 3

MessageSujet: Re: Le hall   Dim 9 Mar - 23:25

Nakani arriva dans le Hall d'entrer, une boule de stress dans le ventre. Il ne connaissait personne ici et cela l'inquiétait...il avait un peu peur d'être rejeter par les autres. Il vit qu'il y avait quand-même assez de monde, et qu'aucun visage ne lui était familier, ce qui le déçu un peu. Il aurait pu connaitre quelqu'un...Le monde n'était pas si grand que cela...Mais bon...Il chercha des yeux un coin tranquil qu'il trouva quelque secondes plus tard. Il s'y dirigea et s'assit seul, puis se perdit dans ses pensées...Pendants quelques minutes, il pensa a tout et a rien, puis, jetant un regard autour de lui, remarqua un jeune homme au long cheveux blond. Il est plutôt sexy, pensa-t-il. Je me demande bien ce qu'il lui ai arriver pour qu'il se retrouve ici...Se levant, et oubliant la boule dans son ventre, il se dirigea vers le jeune homme et lui fit un doux sourire.

-Salut! Heu...Je m'appelle Nakani Aiko...et toi?
Revenir en haut Aller en bas
Yami Seguchi




Inscrit le : 04 Mar 2008
Messages : 8

MessageSujet: Re: Le hall   Mar 11 Mar - 19:32

Yami sursauta légèrement lorsqu’une douce voix s’adressa à lui. Qui cela pouvait-il bien être ? Ou bien il avait l’air complètement paumé, ce qu’il était bien, et quelqu’un venait l’aider.

Il se tourna donc vers le nouveau venu comme lui, et lui sourit avec gentillesse et courtoisie. Qu’il se sentait soulagé de ne pas être le seul nouveau ! Sauvé ! Lui qui se voyait déjà perdu dans ce vaste loft…

« Je m’appelle Yami, Yami Seguchi, Enchanté. »

Ce disant, il lui tendit la main, souriant toujours.

« Tu viens d’arriver toi aussi ? Moi je sais pas où on doit aller maintenant… >< »

Yami paraissait décontracté et jovial, mais en réalité il était loin de se sentir aussi à l’aise. Seul dans un endroit inconnu, c’était ce qu’il avait voulu ok, mais cela l’effrayait un peu maintenant qu’il y était.

Il croisa les doigts pour que son interlocuteur ne remarque pas son trouble intérieur.
Revenir en haut Aller en bas
Tatsuma Yuukito
Lofteur ( 24 ans )



Inscrit le : 18 Mar 2008
Messages : 7

MessageSujet: Re: Le hall   Dim 30 Mar - 15:23

- Dans son appartement à Kôbe -

Ayant envoyé sa demande "d'asile" au propriétaire du loft, Tatsuma n'avait pas eut besoin de transporter ses bagages avec lui. Il attendait, seul dans sa chambre, l'heure du départ. Mais quelle heure ? Il ne s'était pas donné ni d'heure, ni de jour pour arriver au loft, il avait juste pris la décision de quitter son appartement, et sachant qu'il avait un bail d'1 mois, son choix était encore large. A dire vrai, ça faisait déjà quelques jours qu'il restait assis sur son lit, à regarder par la fenêtre quand il n'était pas au travail (il travaille dans les télécommunications). Il n'y avait presque plus rien dans sa chambre que l'utile et ça faisait un vide en lui, un manque de quelque chose mais un sentiment d'évidence qui le prenait aux tripes. Sa décision avait été réfléchie sans plus et avant même d'y être, il se demandait déjà s'il n'allait pas le regretter ... Pourquoi ? Tout simplement parce que c'était sûrement un tournant dans sa vie. Il n'avait jamais cessé de fréquenter des gays puisqu'il n'avait pas perdu un amour mais un ami, cependant l'homosexualité dans sa tête était toujours reliée à Sa-chan alors c'était douloureux. Fréquenter des gays et vivre avec eux, c'était bien différent ...

Glissant une main sur son visage, jusqu'à son front, il baissa la tête vers le sol de sa chambre, le parquet qu'il avait nettoyé à genoux et en sueur, un jour chaud. Cette solitude n'était qu'une passe dans sa vie, il n'avait qu'à prendre un taxi et se rendre au loft pour y mettre fin mais c'était aussi comme son trésor personne, sa façon intime de montrer que son ami lui manquait, qu'il était irremplaçable. Il savait bien que discuter avec d'autres ne lui ferait pas oublier Sasame mais si jamais ... si jamais, il tombait amoureux ? Pourquoi aurait-il le droit d'être heureux, lui ? Vivre pour quelqu'un d'autre, en plus de sa vie, ce n'est pas ce qu'il y a de plus facile au monde, un fardeau sans en douter mais une confiance absolue ...

Se redressant enfin, il laissa la fenêtre entrouverte pour aérer les lieux en son absence, jusqu'au nouveau locataire. Un dernier regard pour sa vie passée et Tatsu ferma la porte ...



- Dans le taxi -

Tatsu avait toujours le regard collé à la vitre, dirigé droit vers le ciel. Est-ce que Sa-chan le voyait d'en haut ? Ou devait-il regarder en bas ? Y avait-il seulement quelque chose après la mort ?
Tout le long du chemin, le chauffeur tenta quelques dialogues mais le silence de son client lui fit toujours face. Il n'avait prononcé que 3 mots depuis son départ de l'appartement, en montant dans la voiture "Hateshinai No Kuusou". Habituellement, Tatsuma savait bien que les gens changeaient d'expressions, qu'ils haïssent l'homosexualité ou non. Il y avait toujours une légère mimique qui disait "ah, un gay !". Il en avait pris son parti et ne faisait plus de cas. Ce chauffeur n'avait pas été différent même si dans son regard, ça avait plutôt été "encore un autre !". Il n'avait pas la prétention de venir lui faire la morale, il n'était pas assez fort lui-même pour se permettre de juger les autres et chacun pense ce qu'il veut ...

Au feu rouge, Tatsu baissa les yeux pour regarder davantage la rue, dévisageant la femme qui se dépêchait de retourner au boulot, comme ce jeune homme qui tentait de combattre l'ennui, ou encore cette vielle dame qui attendait que son chien ait fini son besoin. La vie continuait, la mort de Sa-chan était inconnue des 3,9/4 du monde, il avait l'impression d'être le seul à en souffrir encore aujourd'hui, 4 ans après. Ses amis de l'époque avaient tous leur vie à eux, des maris, des petites amies ou juste des amis mais ils ne s'étaient pas arrêtés de vivre. Pourquoi est-ce que Sa-chan avait alors compté sur lui pour vivre à sa place ? C'était le pire choix qu'il pouvait faire ...

Quelques minutes après avoir redémarré au feu, le taxi s'arrêta de nouveau et le chauffeur lui annonça qu'il était arrivé. La portière s'ouvrit et Tatsu paya la course avant de sortir, sans un mot supplémentaire. Le taxi s'en alla.



- Devant le loft -

Tatsuma glissa ses mains dans ses poches avant et avança, sans rester à attendre qu'on vienne lui ouvrir la porte ou sans regarder le bâtiment. Il le connaissait bien maintenant, il avait eut des prospectus dans sa boîte aux lettres comme si ça avait été l'ouverture d'un centre commercial. Au départ, il en avait rigolé, ce propriétaire exagérait beaucoup trop mais au final, la rumeur avait été plutôt bien accueilli chez tous ses amis gays, il avait même cru entendre le mot "sauveur" une fois mais fallait pas en faire trop.

Arrivé à l'intérieur, il ne chercha pas midi à 14h et se pencha pour ramasser ses bagages qui l'attendaient sagement à l'entrée. Un regard sur tout ce qui l'entourait et il se remit en chemin. Le loft semblait assez imposant dans son ensemble mais la philosophie de Tatsu était simple "tous les chemins mènent à Rome". Ca pouvait prendre des jours, des semaines, des mois ou des années mais il allait bien trouver sa place, tout comme sa chambre. Il ne devait pas sans arr^ter penser au passé, il devait aller de l'avant, comme tous les pas qu'il faisait depuis 4 ans. Il devait y croire ...


- Ailleurs -
Revenir en haut Aller en bas
John Aalberg




Inscrit le : 25 Avr 2008
Messages : 10

MessageSujet: Re: Le hall   Sam 26 Avr - 19:05

Cela faisait déjà un long moment qu’il était arrivé au Japon. Comment cela à commencé, tout simplement, lorsqu’il avait 16 ans. Ne pouvant plus supporter la torture qu’on lui infligeait, il avait mentit à l’homme qui lui servait de père adoptif et il était monté dans un avion. Pourquoi le Japon, peut être parce qu’il voulait s’enfuir au plus vite, fuir sa vie et en commencer une nouvelle peut être tout simplement pour ça et le Japon était la destination dont l’avion quittait l’aéroport plus le plus rapidement. Il avait mit son seul sac sur son épaule et était entré dans l’avion, s’asseyant à sa place, il regarda le ciel puis la ville, cette ville qui se rétrécissait au fur et à mesure qu’il montait dans le ciel, c’est ainsi qu’il est arrivé au Japon. Depuis, il cherche, il cherche un endroit ou se loger, un endroit ou il pourrait vivre. Il n’a pas beaucoup d’argent, peut être juste de quoi se nourrir pendant une semaine même pas. Alors il parcourt les rues à la recherche d’un endroit. Il à entendu parler d’un endroit, même si celui-ci est remplit d’hommes, il s’en fiche, il sait éviter les personnes et même dans une maison.

Il marche, sont sac sur l’épaule, son regard dans le vide ou plutôt dans le flou pour ne pas remarquer toutes ses personnes qui l’entoure et qui le regarde, il ne doit pas se dire qu’il n’est pas seul, surtout pas, sinon, sinon il va avoir encore plus peur, il va être bloqué et malgré lui, il partira dans une de ses crises qui le hante toute les nuits ou lorsqu’il est entouré de trop de personnes. Et puis, il va bien réussir à trouver ce loft.

Dans sa main un plan, il essaye de si retrouver, mais on va dire que son japonais n’est pas très évolué, il parle avec un accent à couper au couteau et à beaucoup de mal à lire cette langue, alors il fait de son mieux, mais là, il est persuadé qu’il est perdu et il se demande bien comment il va se sortir de ce truc. La nuit vas bientôt tomber et il n’à aucunes envie de passer la nuit dehors, hors de question, il ne peut pas, il doit avoir une chambre une chambre. La panique le prend, il doit se ressaisir, il respire un grand coup et s’arrête quelques instants cherchant sur la carte l’endroit qu’il cherche, s’il comprend bien ce n’est plus qu’à deux rues d’ici, oui, c’est cela. Il reprend alors la marche et continue dans la direction marquée sur le papier. C’est alors que voilà, il le voit. S’arrêtant devant se bâtiment, il hésite.

Une de ses mains s’appuie sur la poignée et pousse la porte, pénétrant dans un hall, c’est relativement grand. Bon maintenant, trouver sa chambre, il met alors un pied devant l’autre et part à la recherche de cette fameuse chambre.
Revenir en haut Aller en bas
Brad Carter
Lofteur ( 21 ans )



Age : 19
Inscrit le : 28 Avr 2008
Messages : 8

MessageSujet: Re: Le hall   Mer 30 Avr - 21:39

Brad soupira alors qu'il passait la porte d'entrée du hall.
Peut être une nouvelle vie qui commençait enfin... Il l'esperait en tout cas. Vu ce qu'avait été sa vie ces deux dernieres années.
Il y avait des bagages dans le hall. Probablement d'autres arrivants. Lui n'en avait pas. Tout ce qu'il avait, il le portait déja sur lui.
Le brun jeta un coup d'oeil autour de lui. L'endroit avait l'air plutôt luxueux... Lui qui avait été très intime avec les bancs des jardins publics ou les troncs d'arbres, ces derniers temps, cela allait sans doute beaucoup l'aider.
Non seulement moralement, mais aussi physiquement. Dans les deux cas, il approchait d'une fatigue assez importante.
Entrer dans ce loft allait se montrer comme une chance de se reposer, de se remettre en forme, et il l'esperait, de repartir de zéro.

Il prit une grande inspiration, et fit un pas à l'interieur.
Voila, il n'avait plus qu'a esperer maintenant...
Revenir en haut Aller en bas
Ren Shôji
Lofteur ( 17 ans )



Inscrit le : 30 Avr 2008
Messages : 11
Localisation : Dans une bouteille de blanc !

MessageSujet: Re: Le hall   Dim 4 Mai - 18:26

Ren Shôji était assis sur l’un de ces vieux sièges abîmé du bus. Il n’y avait plus aucun confort là-dessus. Plus de protection, juste ce plastique noir qui vous fait mal au fesses après plus d’une heure de trajet où on s’ennuis et qu’on a sommeil mais qu’il est bien sûr impossible de dormir parce que vous ne savez quand vous arrivez. Ren était donc sur un de ces sièges de tortionnaire et regardait le paysage. Il faisait froid dans ce bus et de buée sortait de sa bouche. Il avait le coude posé contre la vitre et regardait on ne sait quoi. Le nez plongé dans son écharpe et ses longs cheveux cachés dans son bonnet il semblait comme désespéré. Pourtant, c’était un nouveau départ pour lui. C’était le moment de tout oublier, de tout reprendre à zéro. Mais, c’était tellement impossible pour lui. Il avait toujours cette image dans la tête de Niyo, dans ses bras, souriant et pâle. Et sa famille alors ? Sa pauvre mère qui se tuait à la tâche devait se faire du mouron pour lui. Il n’avait prévenu personne de son départ. Son père, lui, toujours aussi soul, n’avait sûrement pas remarqué son départ et sa mère aurait beau pleuré dans ses bras lui demandant où était son fils il n’en aurait rien eut à faire, trop fasciné par les émission débiles qui passaient sur son poste de télé ridicule. Il hurlerait sûrement à la mort, réclamant une bière et injuriant cette pauvre femme qui, d’après lui, ne faisait que pleurer à longueur de journée pour un pauvre gosse qui reviendrait demain. Rien qu’à imaginer cela le pauvre Ren en eut les larmes aux yeux.
Le bus stoppa sa route et le garçon observa les alentours. Il était en plein centre de Kôbe, son arrêt. Le garçon attrapa son unique sac à dos et s’empressa de descendre du bus avant qu’il ne reparte. A peine à l’extérieur l’adolescent sortit une clope et l’alluma. Qu’est-ce que ça faisait du bien. Ca faisait plus de trois heures qui était dans ce bout de ferraille qui grinçait et n’allait pas tarder à exploser. Depuis tout ce temps que l’envie de fumer le démangeait et qu’il ne pouvait pas.
Ren n’avait vraiment pas imaginé le lieu comme ça. C’est vrai qu’il était dans le centre de la ville, mais il ne s’était pas imaginé autant de vie ici. Il y avait de tout ici, des magasins, des cinémas, des parcs en tout genre…et un de ces monde ! Niyo lui avait souvent parlé de cette ville et de ce centre pour exclus de la vie, et il lui avait promis de l’y emmener un jour. Et voilà ! Il y était enfin, sans lui, mais il y était quand même. Allait-il se retrouver ici ? Il ne connaissait rien et ne savait pas où aller. Le garçon n’osait même pas demander sa route. Il ne ressemblait à rien. Il portait un long pantalon, du 42 ; pour ses petit 53 kilos. Il était immense sur lui. Il avait déjà eut de nombreuses réflexion du genre[/i] « T’as un parachute ? ». Au dessus il avait un vieux tee-shirt noir. Il était très vieux et avec comme inscription L’alcool tue l’entement (on s’en fou, on est pas pressé). Depuis le temps qu’il l’avait le texte était devenu presque illisible et il y avait tellement de trous que bientôt i l yen aurait plus que de tissus. Pour recouvrir tout cela il avait une polaire kaki, du XL, pour faire encore plus grand. Il avait enfin un chèche beige et son bonnet en laine bleu gris qu’il retira quand les premiers rayons du soleil apparurent. Il prit son petit sac et le mit à l’intérieur, avec quelques fringues qu’il avait réussit à récupérer avant son départ.
Bon ! Il était peut être temps d’avancer, non ? Ren se décida et se plongea dans la foule, cherchant un grand bâtiment. Selon la description de Niyo c’était un immense bâtiment qui ressortait assez du lot, malgré tout ce qu’il y avait autour. Il le reconnu dès qu’il le vit et s’arrêta devant la porte d’entrée. Qu’est-ce qu’il devait faire ? Fallait-il rentrer ? Ou bien retourner à la maison ? Il pouvait effacer tout son passé et enfin être accepté, ou bien continuer à vivre cette vie de mer** et finir aussi alcoolique que son poivrot de père, avec trop d’enfants qui ne feront eux non plus rien de leur vie et qui auront à leur tour d’autres enfants qui…La liste de la déchéance familiale était bien trop longue pour que le pauvre Ren ne puisse aller plus loin dans ses pensées, puis il poussa la porte.
Le garçon atterrit dans une grande pièce…blanche. Les réactions du garçon furent multiples. Il y avait les bonnes, et les mauvaises. D’abord il eut comme première impression celle d’un lieu calme, paisible où il pourrait lire, se reposer. Mais c’est vrai qu’avec ce manque de monde et de bruit le garçon était partagé entre l’image d’un hôpital psychiatrique ou bien qu’il était le seul à être dans cette maison.


« Y a quelqu’un ? »

Pas de réponse. Ren restait là, debout, sans rien faire. Il ne savait pas où étaient les gens, ni où aller. Devait-il retourner en arrière ? Peut-être qu’il avait atterrit dans une maison de fou. Non ! Il avait confiance en Niyo. Il savait que s’il lui avait parlé de cet endroit c’est qu’il était bien. Il fallait rester ici, et ce décider à savourer tous les instants, pour lui, pour ce garçon qui était mort dans ses bras. Il savait qu’avec le temps la plaie cicatriserait, et il était plus que sûr que c’était ici qu’il irait mieux le plus vite possible.
Après avoir observé tout autour de lui le garçon vit un amas de valise. C’était au moins la preuve qu’il n’était pas seul, et qu’il n’était pas non plus le seul nouveau ici. Lui, il n’avait aucune valise à prendre. A ce propos il faudrait qu’il se trouve un travail, pour gagner de l’argent et s’acheter des vêtements. Il n’avait prit de deux autres pantalons, trois tee-shirt propres et un sweat en plus, sans compter les sous vêtements. Il avait bourré son sac sans vraiment faire attention, laissant tout en boulle, puis quitta la demeure familiale.
Souffle un coup, ferme les yeux et prend une grande respiration.
Il n’arrivait vraiment pas à s’enlever de la tête toutes ces images. Niyo, sa mère, sa famille…Non ! C’était le passé ! Il ne devait plus faire attention à cela et ne plus y penser. Il les avait quitté et c’était pour toujours. C’était un poids en moins pour eux. Ils avaient une bouche de moins à nourrir et peut être que cela les aiderait à aller tous mieux. Il fallait qu’il se dire cela. En partant il les avait aidé. Avec ça en tête il arriverait à tenir le coup.
Remis de ses émotions le garçon prit son courage à deux mains et avança, sans trop savoir où. Quand, soudain, il vit une porte fenêtre qui semblait donner sur une grande cour. Il décida d’y aller. Peut être y rencontrerait-il quelqu’un.



 Le jardin.
Revenir en haut Aller en bas
Le hallVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 35 sur 35Aller à la page : Précédente  1 ... 19 ... 33, 34, 35

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Hateshinai no Kuusou :: L'intérieur du Loft :: Le hall-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet