Exclus, rejetés, solitaires ... si vous ne trouvez pas votre place, essayer ici ... vous n'avez rien à perdre.
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  S’enregistrerS’enregistrer  ConnexionConnexion  
 Journée de canicule [réservé]Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Jaak Amaô
Lofteur ( 29 ans )



Age : 16
Inscrit le : 05 Avr 2006
Messages : 169

MessageSujet: Journée de canicule [réservé]   Mer 25 Avr - 17:10

Assis sur le banc, les yeux dans le vague, il avait retiré ses sandalettes et avait ramené ses jambes maigrichonnes contre son torse pâle. Aujourd'hui encore et malgré les trente degrés, Jaak avait mit un pantalon et une chemise blanche alors que les autres étaient en t-shirt. Le jeune homme avait la terrible sensation que sa pauvre tête allait exploser. Il faisait chaud, trop chaud et il ne supportait pas ça. Sa peau était sensible au rayon du soleil. De plus, il n'avait pas mangé au matin et n'avait pas d'argent pour se payer de l'eau. Depuis qu'il était marié, son amant lui avait interdit de travailler. De cette façon l’adulte était devenue totalement dépendant de Loan et quand son compagnon décidait qu'il n'aurait pas un sous, je peux vous assurer qu'il n'en avait pas. Même pas une pièce. Il avait pourtant vraiment cru que leur amour était vrai. Il pensait être tombé sur la bonne personne. Encore fois…oui encore une. Il c’était trompé. Lourdement trompé. T’en pis, on assume la conséquence de ses actes. Et puis après tout le mal qu’il avait fait, Jaak considérait ça comme sa punition.

L’homme enfuit sa tête dans ses genoux, il n'avait pas dormit de la nuit à cause de ses insomnies. Il soupira, il avait besoin de repos mais Loan lui avait demandé (obligé ?) D’emmener Nicolas, son fils, au parc et quand son mari dit quelques choses, mieux ne valait t'il pas discuter. En parlant du petit monstre, celui-ci criait et hurlait sur les toboggans. Poussant les autres enfants pour être le premier à glisser dans les longs tuyaux Les mères effarées et indignée pour un tel comportement prenaient leurs gosses dans leurs bras et partaient en marmonnant des mots incompréhensibles. Le plus souvent, cela lui retombait dessus. Elle le fusillait du regard, parfois même lui demandait pourquoi il ne le grondait pas. Jaak faisait alors la sourde oreille. La raison était simple pourtant. Son mari aimait trop son fils pour lui faire la moindre remarque et Jaak n'osait pas s'interposer par peur de se ramasser des coups.

Le regard vide, les yeux fermés, il ne bougeait pas, muet, il semblait absent. D'être là sans être là. Chantonnant une chanson qui portait le nom de la berceuse. Il ne se souvenait plus de l’auteur mais cela n’avait pas d’importance. En fait, il ne connaissait que le refrain : « Dors ! Dors ! Dors ! Pourquoi tu dors pas ? Stupide comme parole. Jaak fit glisser ses doigts dans sa nuque à l’endroit de son tatouage celui du code barre. L’homme connaissait les chiffre par cœur 0217712119. Personnes ne savaient ce que cela voulait dire sauf Loan.

Bientôt un homme poussa un juron ce qui lui fit redresser la tête. Il n’eu pas besoin de beaucoup de temps pour comprendre que Nicolas était encore à l’origine de cette fureur. Jaak poussa un soupire. L’enfant s’amusait à mordre les passants. Jaak haussa les épaules et déposa à nouveau sa tête sur ses cuisses.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Eden Indentshi
Tougen'kyou ( 29 ans )



Inscrit le : 26 Mar 2006
Messages : 385
Localisation : Dans le pire de vos cauchemars

MessageSujet: Re: Journée de canicule [réservé]   Lun 7 Mai - 21:38

C’était un jour de chaleur torride où il ne fait bon que de dormir sous l’ombre d’un arbre. Cependant Eden n’avait pas la patience d’attendre que le temps devienne plus clément pour aller se promener dans les environs de la ville et voir les changements et les nouveautés. Il avait décidé de se rendre dans le parc d’attraction. C’était un endroit qu’il affectionnait bien, par sa proximité avec le monde qui ignorait la plupart du temps les autres personnes. Il se souvenait encore, comment, il avait trouvé un gamin dans le coin. Ce gamin, Eden se demandait parfois ce qu’il était devenu. C’était aussi ici qu’il avait rencontré Jaak. Mais Eden n’était pas là pour ça : il avait été prendre des photographies en haut de la grande roue, où on pouvait voir, sous un angle différent, la maison où ils vivaient tous. C’était important pour Eden, car il y avait quelques choses d’étrange dans cette demeure : les plans. Les plans de cette maison étaient presque semblables à celle où il avait vécu avec ses oncles quand il n’était qu’un gamin aux cheveux longs et aux yeux durs. Eden qui était venu pour prendre des vacances, ne pouvait pas rester sans rien faire, et écrire toute la journée n’était pas passionnant. Il s’était plongé dans cette énigme pour passer le temps. Cependant, Eden ne s’ennuyait pas. Loin de la là, il travaillait sur le livre, sur la science, sur ses expériences. Quand il ne faisait pas ça, il jouait de la musique, ou renoué des liens avec les arts auquel il n’avait plus touché depuis la mort d’Aki. Et puis le soir, quand il ne travaillait pas, il traînait dans les bars. Ca n’avait pas changé : une nuit, mais pas deux.
Ce qui avait changé c’était l’indifférence qu’il portait aux gens. Avant, il les jugeait, sans les aimer, mais s’intéressait à eux. Maintenant, il s’en contrefichait. Le diable pouvait bien emporter la moitié de la planète, il resterait plus de marbre qu’il ne s’en croyait capable. Eden avait changé, ne serait-ce que par son rêve stupide, qu’il allait mourir à son trentième anniversaire. Bien sur, que ça ne devrait pas arriver. Mais comment expliquer, alors cette impression étrange qu’il a ? Et ce n’ait pas la crise de la trentaine. Aucune risque, Eden se préférait avoir quarante ans, que vingt.

Certes, Eden n’avait pas changé. Il fumait encore, toujours autant. Il buvait toujours un peu, plus autant qu’avant peut-être. Il draguait, trompait, s’amusait avec les animaux plus qu’avec les humains, testait ses amis, et mangeait ce qu’il avait envie, quand il en avait envie. Mais il n’était pas en mauvaise santé. Au contraire, il était plutôt au meilleur de sa forme. Parce qu’il n’avait jamais eut besoin de beaucoup mangé, et qu’il avait toujours pratiqué beaucoup de sport. D’ailleurs, il ait bien connu que le stress et la clope empêchent de grossir, mais que le sport empêche de maigrir totalement. – Sauf chez les gymnaste, et les danseuses. Anorexie de certaines d’entre elles obligent. Mais il était aussi différent. On ne reste pas toujours le même.
Quoiqu’il en soit, aujourd’hui, il était vêtu d’un haut noir, à moitié ouvert à cause de la chaleur, et d’un pantalon, tout aussi noir.
La chaleur Eden l’acceptait plutôt bien : et il n’aimait pas les shorts. Enfin, sur les autres si : mater ses petites jambes et ses petits culs pouvaient être agréable. Mais lui, il aurait décoller un baffe à celui qui aurait osé baisser les yeux vers son arrière train plus vite que le regard lui-même : Lucky-Luke n’aurait pas fait mieux. Donc par respect pour les jeunes gens, hommes ou femmes, il avait mit un pantalon – cela dit étant, le pantalon ne le cachait pas des regards vicieux de certains, mais le scientifique en avait l’impression, et on ne contredit pas Eden.

Il arriva, après un temps, au parc pour enfant. Une vingtaine de mômes, têtes blondes, tête brunes et rousses, jouaient gentiment. Eden, qui décidément avait bon caractère aujourd’hui, décida de les prendre en photographie. Une de ses boites cherchait de nouveau modèle enfant, et il y aurait bien ici, une petit frimousse qui pourrait passionné son chef de campagne. Il fallait une petite tête mignonne pour la collection de printemps. Celle pour homme était pratiquement terminée, et le modèle Akamu Dupreil avait été parfait. Eden avait été stupéfié d’apprendre que la journée de photographie en France c’était bien terminé. Resté une journée au Japon, et le tout serait bouclé. Mais pour les enfants, c’était plus compliqué. Les castings ne donnaient rien : soit Eden n’était pas d’accord, soit le chef de campagne ne l’était pas. Cependant Eden se stoppa soudainement, en voyant : un horrible gamin.

Pourtant le petit aurait pu être mignon, s’il n’était pas en train de s’amuser à mordre les passants qui s’approchaient trop près de lui. Un lion ! Eden songea que si ça avait été son gosse, ne serait-ce que ce petit coussin, il lui aurait donné une bonne paire de fessée avant de le mettre au coin. Ce gosse devait avoir des parents vraiment stupides pour laisser leur petit monstre s’en prendre aux autres …
Eden ne s’approcha pas de lui : il n’était pas gendarme, et il était pressé maintenant de rentrer pour pouvoir envoyer ses clichés et reprendre son article là où il s’était stoppé. Mais il entendit un homme pousser un Juron, et se retournant, Eden vit le gamin finir de mordre un homme qui l’attrapa par le col le levant sans ménagement. L’homme leva la main sur le mioche et …
La main d’Eden avait stoppé l’homme malgré lui.

« - Laissez tomber.
- Mais ce sale gosse …
- Allez voir les parents. »

Eden se retourna, un regard terrifiant et noir se posant sur le gamin, mais il ne resta pas, allant s’asseoir sur un banc. Que les parents se débrouillent avec l’homme, et espérons que le père soit là pour se prendre le poing de l’homme sur la figure : ça lui apprendra à laisser son môme devenir le caïd des bac à sable.
_________________
.

Un jour, ... peut-être.
Ou pas.
Revenir en haut Aller en bas
Jaak Amaô
Lofteur ( 29 ans )



Age : 16
Inscrit le : 05 Avr 2006
Messages : 169

MessageSujet: Re: Journée de canicule [réservé]   Mar 8 Mai - 18:56

Après de longues minutes qui lui semblèrent interminable, se fut enfin à son tour. Jaak passa commende et faillit partir en oubliant de payer. L’homme l’attrapa brusquement par le bras avec un regard noir, les yeux froncés et les bouches déformée par la colère. L’inconnu n’eu pas besoin de dire quoi que se soit, le Japonais s’excusa et déposa la monnaie sur le comptoir. Enfin, le vendeur lâcha son pauvre poignet déjà meurtrit par les violences physiques que lui imposait Loan.

Avec lenteur, il se dirigea vers le parc pour enfant. Sous son pantalon, on pouvait deviner la maigreur affolante de ses jambes. Les trais tirés pas la fatigue, il ne voulait qu’une chose : S’allonger et ne plus rien faire. Lui aussi avait bien changé mais d’avantage en mal qu’en bien. Aujourd’hui, il était presque impossible de le reconnaître même pour ceux qui l’avaient bien connu. Jaak était même sûr que si Lionel l’avait vu dans cet état, il serait sortit de sa tombe pour venir lui foutre une claque…une de plus, une de moins ? Ou était la différence de toute façon.

Sans qu’il n’eu le temps de réagir, un homme le saisi pour les épaules. S’il l’avait voulu, il aurait même pu le soulever du sol comme il l’avait fait pour Nicolas. Après l’avoir secoué comme un prunier. L’inconnu hurla dans ses pauvres oreilles, le traitant d’incapable et de dégénéré. La plus part des gens c’étaient retourné et les fixaient avec amusement. Tous semblaient très heureux de le voir ainsi humilié en public. Autre fois, sans doute, il aurait aimé disparaître dix pieds sur terres. Aujourd’hui, c’était presque une routine. Jaak ne se débattit même pas. Il fallait que quelqu’un paye, se soit encore lui. Peut-lui importait de toute façon.

Son fils n’était pas loin, quelques mètres à peine. Nicolas riait aux éclats, bien content de son petit effet. Devant son absence de réaction, l’homme ne s’énerva que d’avantage et au bout d’une bonne dizaine de minutes, Jaak se reçu un coup de poing dans l’estomac. Ses lèvres étouffèrent des cris, davantage de surprise que de douleur. Il avait connu bien pire. La boisson de l’enfant se répandit sur le sol et sa tête percuta les graviers. Les yeux à moitié fermés, il vit l’homme d’affaire se diriger dans une autre direction, jugeant sans doute qu’il avait infligé une bonne punition à cet incapable et qu’il pouvait maintenant retourner à ses occupations. Les passants firent de même et peu à peu, le petit groupe se dissipa. Jaak resta à terre, tentant de reprendre connaissance. Bien tôt le visage de Nicolas se pencha sur lui, il ne semblait pas très heureux, lui non plus. L’enfant lui fit une scène pour avoir renversé son soda et retourna martyriser les autres gamins.

Un homme c’était assis sur banc. Le jeune homme ne regarda pas son visage ni même ses vêtements, il se contenta de prendre place à côté de lui, s’attendant à ce qu’il parte de suite. Son voisin n’en fit rien. Jaak se massa douloureusement le ventre. Une nouvelle fois, il ramena ses genoux contre son torse squelettique et déposa sa tête entre celle-ci en position de fœtus. Si une chose n’avait pas changé, c’était bien ça : Quand il dormait, glandait et meêm lisait, c’était toujours comme ça qu’il se tenait.
_________________
Revenir en haut Aller en bas
Eden Indentshi
Tougen'kyou ( 29 ans )



Inscrit le : 26 Mar 2006
Messages : 385
Localisation : Dans le pire de vos cauchemars

MessageSujet: Re: Journée de canicule [réservé]   Mer 9 Mai - 2:06

Eden était l'esprit occupé. Ce n'était pas nouveau, mais cela aurait pu l'être pour quelqu'un qui le connaissait bien. Il réfléchissait plus qu'avant, au point, il avait changé sans le voir. Il ne cherchait plus à séduire, ni à plaire. Il vivait dans un autre monde. Parfois, il se disait qu'il devenait fou. Comme ses grands-parents, ses parents, et ses oncles. Peut-être qu'il allait finir par se suicider, comme eux. Par la corde ou le revolver. Ce serait étrange pour lui, mais c'était peut-être ça la mort qui l'attendait ? Seul dans une vaste maison. Il n'était pas triste. Eden ne sait pas être triste. Il l'a été peu de fois dans sa vie : enfant quand il a vu son père insulté ses oncles, adolescent quand ils lui ont interdit de prendre des bains avec eux. Puis quand il a vu des hommes prendre son oncle. Jeune adulte, …
Oui, il a déjà été malheureux. Jamais sans raison. Eden est d'une nature qui ne se veut ni négative ni positive. Il est la science. Il a besoin de fait, de concret, de toucher, de corps. Ca c'était avant. Etrange, comme les choses changent. A croire qu'il n'ait plus le même. Est-il différent ? Non. Certes, non. Il a toujours son regard noir. Juge les gens avec dureté, plus encore maintenant. Et son cœur est fermé. Au point, où l'unique personne qui l'a ouvert ces dernières années, lui ait presque totalement inconnu désormais.

C'est pour ça que quand Eden relève les yeux et voit Jaak, il ne le reconnaît pas. D'abord parce qu'Eden a l'esprit ailleurs. Ensuite parce que Jaak a changé, il ait plus maigre, plus triste, plus blanc, squelettique et effrayant. Et enfin parce qu'Eden a fait une croix sur Gabriel / Jaak. Parce qu'il a eut autre chose à faire pendant des années que se demander si le chaton allait ou non bien. Il savait qu'il ne vivait plus à la pension. Puisqu'on lui avait dit. Il devait avoir retrouver sa femme, et son enfant. C'était ce qu'Eden avait pensé : Jaak ne lui avait-il pas parlé au cinéma de cet enfant ?

Ce ne fut que quand l'homme fut assit, qu'Eden réagit : il sourit. Un peu moqueusement, narquoisement, sans le vouloir. Le sale gosse était le sien ? Difficile à croire, la ressemblance n'était pas flagrante. Elle n'était pas, tout simplement. Le scientifique prit le temps de l'observer : dans la position où était Jaak, il ne pouvait le voir. Il fit glisser ses yeux sur le corps frêle, puis sur les mains, et les autres parties du corps. Il remarqua quelques bleues cachées par les tissus.
Finalement, il cessa son inspection, pour diriger son regard vers les enfants. Ce gosse était celui de Jaak ? Eden avait bien envie de foutre une gifle à son voisin pour lui dire d'aller chercher son môme et de le punir de tirer les cheveux d'une petite fille. Il n'en fit rien : il aurait eut honte à l'avouer, mais il avait pitié de Jaak. Il semblait sortir d'un film d'épouvante, et Eden ne savait pas trop, si c'était signe que l'homme était devenu toxicomane ou battu par sa femme.


"Tu n'as jamais su prendre soin de toi !"


Eden accompagna sa phrase d'un sourire, ne tournant pas son regard vers Jaak. Les yeux toujours posés sur le gamin. Devait-il téléphoner à Akamu pour lui dire qu'il ne le verrait pas demain à l'aéroport ? Le pauvre gamin risquait de se sentir perdu ici au Japon. Eden l'aimait bien : Akamu semblait sortir d'un autre monde, mais c'était un gentil garçon. Un peu simple d'esprit. C'était comme un enfant, plein d'innocence. Eden sourit : plus innocent que le mioche qui continuait visiblement de s'en prendre aux autres gamins.
La main d'Eden glissa dans ses cheveux, relevant ceux de derrière qui était trop long. Il faisait vraiment chaud. Il avait pourtant envie de prendre encore quelques clichés. Parce qu'il aimait bien ça. Eden aimait autre chose que la science ! Point important. Mais la photographie, c'est de la science. C'est de la logique. De la rationalité, et Eden aime tout ce qui touche les chiffres et les calculs. Il assimile si rapidement, qu'il ne se rend pas compte de sa vitesse de transmission cérébrale. Mais elle ait importante. Ce qui explique, qu'il n'ait pas réagit en voyant Jaak. Il réagira plus tard, pour le moment, il analyse la situation : et la situation veut que le chaton semble avoir perdu ses poils et ses griffes, et qu'il y a un lionceau qui ait placé sous son contrôle.
_________________
.

Un jour, ... peut-être.
Ou pas.
Revenir en haut Aller en bas
Jaak Amaô
Lofteur ( 29 ans )



Age : 16
Inscrit le : 05 Avr 2006
Messages : 169

MessageSujet: Re: Journée de canicule [réservé]   Jeu 10 Mai - 11:13

Jaak n’avait jamais fait de recherche pour retrouver l’enfant qu’il avait perdu de vue et puis, on ne peut pas vraiment dire que se soit sa femme étant donné qu’elle était partie du jour au lendemain parce qu’elle s’était rendu compte qu’elle ne l’aimait plus. De toute façon, c’était mieux ainsi. Il n’avait vraiment pas l’instinct paternel. Il suffisait de regarder Nicolas pour le comprendre. Pourtant c’était pas faute d’avoir essayé. D’abord, il avait juste était lui-même, pas la peine de précisé que se fut un vrai fiasco. Ensuite, il s’est montré gentil, doux, lui offert plein de cadeau et le surprotégeait, aucun effet non plus. Et pour terminer, Jaak c’était montré froid et distant et de nouveau, est t’il nécessaire de préciser qu’il a échoué ? Maintenant, il se contentait d’être passif. Cependant, il c’était renseigné sur son fils biologique peu après le départ d’Eden. Il avait apprit que c’était un garçon, qu’il s’appelait Moïse et qu’il était aujourd’hui âgé d’une quinzaine d’années. L’adolescent vivait dans un milieu aisé, était un brillant élève, possédait une mère douce et gentille et un papa milliardaire. De plus, il ne se doutait absolument pas que son père n’était pas son géniteur. Alors pourquoi était t’il nécessaire qu’il aille se mêler de tout ça ? De nouveau, il ferait plus de tord que de bien. Sa vie était un véritable échec mais ce n’était pas une raison pour entraîner les autres dans son tourbillon de folie.

"Tu n'as jamais su prendre soin de toi !"

Il ne bougea pas d’un pouce mes ses yeux s’agrandir de stupeur. Inconsciemment, il arrêta de respirer. Ces voix, il ne la connaissait que trop bien. Au bout de longues minutes Jaak redressa la tête vers la personne assise juste à côté de lui. Un frisson lui parcouru la colonne vertébrale. Que ressentait t’il ? De la joie ? De la colère ? Non simplement de l’angoisse. Qu’est ce qui allait encore lui arriver ? N’avait t’il pas assez donné ? Pourquoi lui infligeait t’on cette nouvelle rencontre ? Ses yeux se plissèrent et il se remit dans une position correcte. L’homme fit semblant ne pas avoir entendu la remarque précédente. De son ton neutre, il enchaîna :

« Tiens, tiens ! Mais qui voilà ? Un revenant ! Monsieur Indentshi en personne ! Celui dont parlent tous les journaux et dont sa fortune est estimée à des milliards et des milliards ! Voyons, il n’est pas prudent de se promener seul, sans garde du corps ! »

Malheureusement pour lui, Nicolas n’avait pas disparu de la surface de la terre. L’enfant se trouvait juste derrière Eden. La salle gosse avait passé sa main dans les cheveux de l’inconnu pour lui arracher une touffe mais une fois qu’il entendit le mot garde du corps, il ne fut dissuadé. Par contre sa curiosité fut piquée à vif. L’enfant s’installa entre les deux adultes et regarda les deux hommes avec ses grands yeux noisette. Un silence c’était installé, nullement pesant. Cela ne dura pas, Nicolas ouvrit la bouche mais cette fois sa voix n’était pas désagréable ni méchante.

« Qu’est ce que tu fais ? »

Il pointa son doigt sur l’appareil photos avec des points d’interrogation dans le regard.

« Nicolas voici Indentshi , l’un de mes anciens amis. Indentshi voici Nicolas, le fils de mon époux et donc le mien. »
_________________
Revenir en haut Aller en bas
Eden Indentshi
Tougen'kyou ( 29 ans )



Inscrit le : 26 Mar 2006
Messages : 385
Localisation : Dans le pire de vos cauchemars

MessageSujet: Re: Journée de canicule [réservé]   Jeu 10 Mai - 12:56

Eden n'avait pas d'enfant. Dit ainsi on pourrait avoir du mal à le croire. Il avait couché avec assez de femmes pour figurer dans les Don Juan du Japon, et c'était sûrement le cas. Il faisait partit de ces millionnaires qui même s'ils ne le veulent pas, voient souvent leurs vies dans les journaux. Cependant, il n'avait pas d'enfant. Il n'était pas question qu'il en ait un : c'était déjà ce qui était arrivé à son paternel, et Eden n'avait aucune envie de se marier avec une jeune fille qu'il n'aimait pas. Peut-être qu'il en aurait un, un jour. Peut-être aussi, que Neko était un peu son enfant, un peu sa fille. Pas vraiment, elle était trop grande pour ça. Mais il s'occupait d'elle-même s'il avait tendance à l'oublier. Cependant Jaak avait tord. Un enfant a toujours besoin de savoir d'où vienne ses racines et lui-même à besoin de savoir comment va son enfant. L'abandon c'est un acte dur à faire même quand c'est pour le bien de l'enfant, alors quand c'est un abandon qui n'ait pas voulu, c'est encore moins évident.
Quand à être un bon père. Il devait en être un. Simplement ce ne devait pas être évident pour l'enfant de voir son père frappait un autre homme et couchait avec comme il devait faire avec sa mère. Il croit alors que c'est normal, qu'il a le droit de taper, de frapper. C'est un peu la faute de l'enfant, mais pas vraiment. Tout vient des parents. Du père qu se laisse faire, du père qui frappe. La violence ce n'ait pas héréditaire, c'est l'environnement familial qui donne cette ressemblance entre le père et le fils. Moïse ? Gabriel et Moïse, les enfants de dieux ? Etrange comme l'ironie du sort pour unir un père à son enfant. Comment se nommerait l'enfant d'Eden ? Un fruit défendu ? Qu'importe. Cet enfant n'ait pas là.

Les enfants devant les yeux d'Eden jouaient. Il aimait bien voir ses petites fourmis courir, jouer, parler, et rire. Lui quand il était enfant, n'était pas comme eux. Plus comme le gamin à Jaak, insolant, tricheur, voleur, bagarreur. Il n'avait rien d'un gentil petit garçon. Il fallait dire qu'à l'âge de six ans, il savait déjà comment procédé Einstein. Ce n'était pas évident pour lui de comprendre pourquoi on ait différent. Et il était mit à l'écart des autres enfants : n'était-il pas celui qui vivait dans la grande maison blanche avec deux hommes blonds aux yeux bleus, et à la peau blanche ? Deux hommes ne peuvent faire un enfant. D'où venait-il et que faisait-il là ?

Eden ne bougea pas lorsqu'il entendit les mots de Jaak. Il eut un faible sourire. Un revenant ? Il n'était pas encore mort. Quand à savoir l'estimation de sa fortune, elle n'avait rien à faire là. Il avait autre chose à faire que de se demander si sa fortune risquait de le mettre en danger. Bien sur que oui. Combien de fois, il avait risqué sa vie ? Et combien de fois avait-on tenter de le prendre en otage ? Mais sincèrement, Eden n'avait pas peur pour lui-même, il savait se défendre. Il courrait vite. Et tapait fort. Contre une arme, ça ne servirait à rien. Mais une fois mort, sa fortune ne serait pas donnée à ses ravisseurs. Donc : il ne s'en occupait pas. Cependant Jaak avait marqué un point, Eden ne devrait pas être tout seul dans ce parc. Bien sûr, et alors ? Il fait ce qu'il veut. On ne refuse rien à Eden même si c'est pour lui sauver la vie.

Eden tourna le regard vers l'enfant qui se trouvait derrière lui, et lui sourit avec gentillesse. Ce gamin. Ce gamin était son portrait craché. Ou celui d'Aki. Un sale gosse. Il se souvenait des histoires que son oncle lui racontait : il avait brûlé les cheveux de son grand-père, les avait coupé. Avait tenté de le tuer par mille occasions. Un enfant perdu. Peut-être dur. Mais, il ne semblait pas méchant. Un être méchant ne se stopperait pas à une évocation douteuse donné par un père battu. De grands yeux marron. Un bout de chou. Eden se souvenait vaguement que Jaak lui avait parlé d'un gosse, mais ne devrait-il pas être plus âgé ?

Le gamin pointa du doigt l'appareil photo d'Eden lui posant une question, et Eden s'apprêta à y répondre quand soudain il releva un regard interrogatif, accompagné d'un sourire moqueur, ne pouvant pas le retirer de ses lèvres. Une lueur goguenarde au fond de lui.

"Marié ?... C'est bien."


Le mariage. Bien, il s'était marié. C'était une bonne chose ? Sûrement. Ce serait une bonne chose sans les marques de bleues et l'air cadavérique.
Eden retourna le regard vers le gamin. L'observant, avant de répondre calmement à la question.

"Bonjour Nicolas. Là, tout de suite, je prends des photographies d'enfants. J'ai besoin de trouver un jeune garçon et une jeune fille pour figurer dans les magazines de mode, et aussi, pour présenter un numéro à la télévision afin de promouvoir la marque. As-tu comprit ? Au fait, je cherche des futurs stars. Comme Akamu, la star française. Veux-tu que je prenne une photo de toi pour la proposer aux sélectionneurs, Nicolas ?"
_________________
.

Un jour, ... peut-être.
Ou pas.
Revenir en haut Aller en bas
Jaak Amaô
Lofteur ( 29 ans )



Age : 16
Inscrit le : 05 Avr 2006
Messages : 169

MessageSujet: Re: Journée de canicule [réservé]   Ven 11 Mai - 19:22

[Pour ta famille sur donolia je participerais peut-être mais à la fin des examens et si tu veux , je peux te faire de la pub sur Chat Fougère ?]

Le sourire moqueur d’Eden le fit bouillir de colère. Qu’avait t’il donc à se moquer de lui ? Voilà à peine quelques minutes que Jaak lui parlait et le jeune homme (quoi que plus vraiment jeune ) avait déjà envie de lui arracher la tête. Il n’avait pas besoin qu’on l’enfonce d’avantage ou qu’on lui face la moral ! Et surtout pas un…un…un quoi ? Un homme richissime qui n’avait pas réussi sa vie familiale, certes, mais qui s’en sortait plus que bien dans sa vie professionnel ?


Peu importe, c’était un abruti quand même. Il ressentit une certaine jalousie en voyant la complicité qui semblait naître entre son fils et son compagnon. Jaak se mordit la langue à sang pour ne pas céder à ses impulsions meurtrières. Il voyait déjà en gros titre dans les journaux : Aujourd’hui, jeudi 10 mai, un homme sortit de nul part se jette au cou d’un passant et l’étrangle devant une dizaine d’enfant ! Ma fois…pourquoi pas ? Tout était possible de nos jours. Mais bon…il n’était déjà pas capable de soulever Nicolas alors étouffer Eden…

« Bien sûr qu’il a comprit ! Ce n’est pas un imbécile ! »

Comme Akamu la star française ! Ben tiens, c’est sûr qu’a son âge, Nico s’intéressait à la mode. Soyons logique, à part les noms des parcs d’attractions, l’enfant ne s’embêtait pas à retenir tout ce qu’il entendait. Jaak ne voulait pas dire par-là que son fils était stupide, loin de là. Si seulement il avait fait un petit effort, il aurait même pu devenir premier de classe.

Le gosse hocha la tête et s’assis convenablement de façon à être convenable sur les photos. Les lèvres de Gabriel voulurent s’étirer en un large sourire. Il se retint au dernier moment. Nicolas aurait pus s’offusquer en passant qu’on se moquait de lui.

A entendre Eden , il semblait facile d’arrêter d’être un punching-Ball. C’était bien plus dur qu’il n’y paraissait. Premièrement, il fallait accepter. Accepter que Loan ne l’aime pas, que son mariage était complètement raté. Et ça, Jaak n’arrivait pas à le comprendre. Il y avait encore en lui l’espoir que tout s’arrange et qu’il finirait bien par être heureux. Illusion. Mais rêver était la seul chose qu’il était encore capable de faire.

« Et si je suis sélectionné, comment tu vas faire pour me retrouver si t’a pas mon adresse hein ? Je vais te donner celle de Daddy parce que je suis pas sûr que Papa soit d’accord. Faut le mettre devant le fait accompli, sinon y voudra pô. »

Daddy c’était lui, Papa c’était Loan. Il avait bien fallut trouver un moyen de les différencier.
Nicolas le blessait au plus profond de lui-même par cette attitude. Etait-ce fais exprès ? Il n’en savait rien. Il se liait d’amitié avec un parfait inconnu alors que lui essayait en vin d’attirer son attention. Le môme s’appliqua pendant plusieurs minutes à écrire convenablement chaque lettre sur le bras d’Eden. Une belle écriture fine, comparable à celle d’une fille. La sienne était petite, moche et incompréhensible.

Jaak n’avait qu’une envie, prendre ses jambes à son cou mais Nico ne semblait pas en avoir décidé ainsi et il ne pouvait décemment pas le laisser tout seul avec un inconnu. Même pire qu’un inconnu : Eden.

« Et toi , au lieu de me regarder avec un air gogenar , dit moi plutôt si ta vie sentimental est plus fructueuse que la mienne.. »
_________________
Revenir en haut Aller en bas
Eden Indentshi
Tougen'kyou ( 29 ans )



Inscrit le : 26 Mar 2006
Messages : 385
Localisation : Dans le pire de vos cauchemars

MessageSujet: Re: Journée de canicule [réservé]   Sam 12 Mai - 1:09

[ok]

Ce petit bout d'homme qui servait de fils à Gabriel était vraiment craquant. Au départ, on pensait tomber sur un diable, un monstre : un de ces gamins qui ne donneront rien de bon. Et puis, après. Non. Eden n'y pouvait rien, il le trouvait génial. Il avait l'impression d'être en face d'une réplique de lui-même. Un enfant malin, dur, mais aussi curieux, et plein de bons sens et de logiques. Au départ, il n'avait proposé de le prendre en photographie que pour le mettre dans la liste, maintenant, il avait bel et bien envie de mettre une petite étoile dessus pour l'essayer dans un casting. Quand aux stars … Eden n'en servait rien. A l'âge de six ans, il connaissait tous les noms d'acteurs, de chanteurs, de compositeurs, de pianistes et autres artistes qui figuraient dans les journaux, les revues, ou la télévision. Il ne pensait pas être différent des autres sur le point de vue de l'enfance. Peut-être se trompait-il ? Peut-être que tous les enfants ne savaient pas compter à l'âge de cinq ans et faire des divisions compliquées mentalement à l'âge de sept ? Mais Eden n'en était pas certain ! Un enfant apprend si vite. Tenez un homme qui tente d'apprendre à marcher, il va mettre six mois à réussir, et trois ans à finir. Un enfant en deux semaines il réussit, et en six mois il sait marcher. C'est un signe : l'enfance c'est là où on apprend tout. Le reste, c'est de la futilité.
Et c'est encore une injustice : car un enfant qui a l'habitude d'apprendre, sera un adulte qui apprend bien. Alors qu'un enfant qui n'a pas eut cette chance d'avoir des parents instruits ou une forte curiosité, ne serra pas apprendre. Il aura du mal. Il ne serra pas toujours bien faire les choses.

Eden releva un regard plein d'indifférence à Jaak. Il eut un simple sourire courtois, mais il n'en pensait pas moins : lui ne se montrait ni agressif, ni menaçant, il aurait été bon pour l'homme d'en faire autant. A son âge, on a le cœur fragile. Et puis son fils ne méritait pas d'assister à une scène entre son père et un étranger. Ce petit. Son père devait être beau. Oui, il devait l'être. Ce n'était certainement pas avec ses poings qu'il avait séduit le petit artiste qui posait, à une époque, nue pour des photographies. Ca c'était bel et bien certains.

"Je le sais. Nicolas est très intelligent, mais parfois j'explique mal."

Accordant son sourire bienfaiteur au garçon, Eden prit l'appareil photographique entre ses doigts, il descendit du banc, et recula un peu, s'accroupissant. Le sourire se perdit, le regard devenant dur, sérieux. Le visage le devenant. Pas question de mal prendre la photographie. Après l'avoir cadré, Eden appuya sur l'objectif. Il en prit une seconde, directement à la suite.

"Ne bouge pas, Nicolas, je vais en prendre une dernière."

Le scientifique mit le doigt sur l'objectif, et prit la photographie. L'appareil retomba contre son torse, maintenant par la ficelle, en même temps qu'il se relevait. La main de l'homme glissa dans ses cheveux, et il tourna le regard vers un restaurant qui était là. Un enfant, Jaak, et lui-même ? C'était ici, n'est-ce pas ? Leur première rencontre. Maintenant, il se souvenait mieux. Oui, c'était ici, dans ce même parc. Etrange. Etrange, mais pas dérangeant.
Jaak était marié, lui était passé. C'était la vie, et il n'y pouvait rien. C'était mieux, même. Jaak n'allait pas mourir, pas à cause de lui en tout cas.

"Merci beaucoup Nicolas. Mais écoute … "

Eden eut un petit sourire, le laissant marquer l'adresse où il vivait sur son bras. Si cela n'avait pas été un enfant, il aurait certainement eut un réflexe de négation. Il n'aimait pas qu'on lui marque des choses sur le corps. Quand il était enfant, il notait des noms sur ses mains, et puis, comme les mettaient sans cesse dans ses cheveux, et sur son front, la trace restait. Il y a une photo de lui ainsi. A l'âge de cinq ans, avec une dent de cassé devant, un bleu au-dessus du front, le genou écorché, et sur le front le mot Eden noté à l'envers. Ca l'enfant l'aimait bien. Il aimait bien noter son prénom, car à l'époque, personne ne lui disait, alors parfois, il avait un peu peur de l'oublier. De se réveiller un matin, et de ne porter que le nom d'Indentshi. Eden ne répondit pas tout de suite à Jaak, il prit d'abord la main de l'enfant, et en même temps qu'il écrivait, il releva le regard.

"Hm ? Ca ne te regarde pas !"

Et le rebaissa terminant d'écrire.

"Ca Nicolas, c'est mon numéro de téléphone, et mon adresse internet. Quand à l'endroit où j'habite, ton père serra où me trouver. Si tu as besoin de moi, tu peux m'appeler, et d'ici une semaine, de toute façon, j'irais voir ton père ! Mais attention, Nicolas, si on me dit que tu as tiré les cheveux des filles, ou mordu les passants, je ne pourrais pas t'accepter. Tu es un beau garçon très intelligent mais je ne veux pas craindre que tu ne croques les gens qui t'aideront à travailler ! Tu dois promettre. Et … Fais attention à mon numéro, je ne le donne normalement à personne … Même mes gardes du corps ne l'ont pas."

Après avoir fait un petit clin d'œil, Eden eut un petit rire.
Quand il recroisa le regard de Jaak, il redevint sérieux. Il ne voulait pas que l'homme ait des soucis à cause de lui. Ce n'était absolument pas ce qu'il cherchait, mais il ne pouvait pas s'en empêcher : voir ses grands yeux le fixer, c'était comme retrouver un enfant qu'il n'aurait jamais. Car Eden ne comptait pas avoir d'enfant, l'idée simple de se marier avec une donzelle, pour lui donner des enfants, juste pour eux … serait cruelle. Injuste envers cette femme. Il pourrait aussi adopté : mais Eden le refusait. Il avait peur. Peur d'être comme ses oncles. Peut-être fou, et de rendre ses enfants fous. Peur tout simplement. Il ne connaissait pas dans sa parenté un modèle de parent qui soit acceptable à ses yeux.

"Depuis combien de temps es-tu marié, … Jaak ?"
_________________
.

Un jour, ... peut-être.
Ou pas.
Revenir en haut Aller en bas
Jaak Amaô
Lofteur ( 29 ans )



Age : 16
Inscrit le : 05 Avr 2006
Messages : 169

MessageSujet: Re: Journée de canicule [réservé]   Sam 19 Mai - 19:29

[Dsl ma rep est super petite ! :>.<: Vu que j'ai terminé le topique , tu veux en commencer un autre avec me ? ^^]

« Il vaut mieux expliquer, même mal, que de partir sans rien dire, en effet. »

Jaak n’avait pas pu s’en empêcher. Il le regretta quelques secondes après mais c’était trop tard. Ses yeux vides se posèrent sur son ange qui écoutait attentivement ce que lui disait Eden. Il avait lu, il y a déjà quelques mois de cela que le prénom Eden signifiait délicieux en hébreux. Le jeune homme avait explosé de rire à cette annonce. Le père de Moïse, l’ange Gabriel était tombé amoureux d’Eden le fruit défendu mais délicieux… Du n’importe quoi ! Il vit son fils faire la moue à la condition de son interlocuteur.

« C’est que tu m’en demandes beaucoup…mais je ferrais un effort. »

Sans plus attendre, l’enfant fit demi-tour et couru vers les balançoires sans se retourner. Les laissant seul. Jaak croisa les bras, ne semblant pas vouloir commencer la conversation. Il avait perdu toute confiance en son ex petit ami et il avait beau se dire que c’était du passé, il ressentait la même douleur qu’il y a quelques années. Il frissonna et voulu se lever pour partir aussi loin qu’il le puisse mais une question le cloua sur place. Son visage se tourna vers Edo et il faillit lui demander depuis quand il s’intéressait à lui. Jaak renonça au dernier moment, à quoi bon de toute façon ?


« 2 ans et 4 mois. »

Il s’abstint de préciser les jours et les heures. L’homme finit par se redresser du banc et frotta ses fesses recouvertes de poussières. Il fixa Eden quelques instant avant de lui faire dos pour appeler don fils d’un signe de main. Le gosse sauta sur le sol en se demandant pourquoi il devait déjà rentrer si tôt. Il ouvrit la bouche sans savoir trop quoi dire, remit une mèche de cheveux en place. Il s’avança d’un pas et finit par reprendre la parole.

« J’espère que tu tiendras Nicolas au courrant, il serait dessus de ne pas avoir de réponse. »

Sans rajouter quoi que se soit, il le salua et se mit à marcher. Jaak ne pu donc pas voir son fils faire la bise à Indentshi avant de le rejoindre. L’enfant de frotta les yeux de fatigues et poussa un gémissement signe qu’il était d’accord pour rentrer au loft. Une chose était sûr, une fois chez lui, il prendrait un bon bain et ne bougerait plus du divan. Il se retourna une dernière fois en se demandant si c’était la dernière fois qu’il verrait son scientifique ou si, comme promit, il donnerait de ses nouvelles.
_________________
Revenir en haut Aller en bas
Journée de canicule [réservé]Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Hateshinai no Kuusou :: Hors Loft, la ville :: Le parc d'attractions-