
Exclus, rejetés, solitaires ... si vous ne trouvez pas votre place, essayer ici ... vous n'avez rien à perdre. |
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Juvraniel Evanston Lofteur ( 26 ans )

Inscrit le : 23 Déc 2007 Messages : 8
| Sujet: Juvraniel Evanston Sam 5 Jan - 20:58 | |
| Nom : Evanston Prénom/s : juvraniel Surnom/s : Juju, parfois Juvra , souvent rien, en fait Age : 26 ans Sexe : Féminin *___* ...ah bon pas d'accord ? Signes du Zodiaques : Scorpion Orientation sexuelle : Gay Ancienne profession : Chargé de recherche
Physique :
Taille : Un bon mètre 90, voir plus, difficile à estimer à vue d’œil vu qu’il ne se tient pas droit Poids : entre 75 et 70 kilos environ, un poids faible relativement à sa taille haute en tout cas, mais ça s’explique très facilement puisqu’il ne mange quasiment pas, ou bien le strict minimum nécessaire à sa survie. Yeux : gris, sans reflet quelconque de couleur, il a les yeux d’une froideur sans pareil, et c’est un miracle si vous y voyez un semblant de chaleur ou d’amabilité. La plupart du temps il les plisse, ce qui ne lui donne pas un air plus sympathique… Le but n’est pas spécialement d’effrayer son interlocuteur, mais il se trouve qu’il a une mauvaise vue et que 14 fois sur 15 il oublie ses lunettes donc bon… Du reste, il les plisse également lorsqu’il réfléchit, lorsqu’il s’énerve, ou lorsqu’il se méfie, soit 99% du temps … Cheveux : D’un joli blond très lumineux au soleil, ses cheveux ont une texture plutôt douce et lisse, ce qui fait qu’il n’a aucun mal à les coiffer lorsqu’il cherche à le faire –pas souvent, soit. Ils sont mi-longs, mais n’ont pas la même longueur partout, ils tombent un peu plus bas au niveau de sa nuque, tandis que plusieurs mèches dorées tombent sur ses yeux –qu’on ne voit déjà pas beaucoup puisqu’il les plisse. Visage et expression : là est le hic, si l’on puit dire. Sans le dire émacié, on peut dire qu’il a un visage assez creusé, pas tellement parce qu’il ne mange pas (peut être un peu tout de même) mais surtout à cause de la fatigue, car il faut le dire, il dort peu. Entre autre, il a des traits durs et droits qui lui donnent un air austère, sévère, et un brin antipathique. Il sourit peu ou pas du tout, même lorsque quelque chose l’amuse, il s’agit plus d’un rictus que d’un véritable sourire. En fait, quand il souris, on dirait qu’il grimmace, car ce n’est pas naturel chez lui. Il a souvent les lèvres pincés, particulièrement lorsque quelque chose l’agace. Il a un peu trop tendance à dévisager les gens, l’expression de son visage trahissant ce qu’il en pense, à savoir bien souvent pas du bien… Particularité : il a le lobe droit percé deux fois, et un hélix au cartillage gauche, mais on ne les voit que très rarement avec sa coupe de cheveux. Il porte une chainette en argent à son poignet droit et a toujours une gourmette sur lui. Style vestimentaire : simple, le plus simple possible. Le moins de fioritures et de couleurs possibles, donc souvent du noir, du marron, du gris, du blanc, du beige, des chemises, des pulls, des chandails, des pantalons. Il évite le trop classe, costar cravate veston, et le trop « kakoo », short, bermuda, marcel (il a une sainte horreur des marcels, voir un mec en marcel lui donne envie de vomir)
Caractère
Si on devait faire une liste de tout ce qui déplait chez Juvraniel, elle serait longue…bien trop longue. Pas bavard, pas social, pas gentil, pas fêtard, pas chaleureux, peu aimable… et on pourrait continuer ainsi longtemps. Juvra déteste les jeunes, en partie parce qu’il n’a absolument aucune patience, et qu’il en faut pour supporter les plus jeunes que lui. En revanche, il a du self control. En clair, il perd très facilement patience, et les gens en général l’agace très très vite, mais grâce à son self control, il ne les massacre pas tout de suite, ni après d’ailleurs, car il a, en dépit du reste, du bon sens. Tout d’abord, il feint le calme et l’indifférence –mais ce n’est qu’une feinte, il n’a rien de calme lorsqu’il perd patience et il n’est que rarement indifférent-, ensuite, il se montre désagréable au possible, dans l’espoir d’une fuite de l’ennemi –rarement convaincant, c’est tenace de nos jours les parasites- et lorsque l’enervement dépasse le self control, il crie, il hurle, il casse, il frappe, il pourrait tuer. Heureusement, le dernier cas arrive tout de même très rarement, et peu de personne y ont eu droit. Celles qui y ont eu droit s’en rappellent bien… trop bien. C’est un aspect de Juvraniel pas forcemment evident à imaginer, car dans son attitude, il se montre plutôt posé, particulièrement sa voix, qui ne change jamais de ton (sauf lorsqu’il hurle, ça va de soi).
Du reste, son caractère varie selon les personnes qu’il cottoie, c’est pourquoi il serait plus judicieux de le voir au cas par cas.
Dans sa famille : Quelqu’un de peu bavard, de peu interessé, de peu investi, absent même lorsqu’il est là, un peu transparent, qui n’écoute rien, ne parle de rien, ne s’interesse à rien. Quelqu’un de peu présent aussi, quelqu’un de fuyant, et surtout, vuu comme un esprit « rebel », qui aurait tout laissé tomber dans le simple but de montrer son désaccord avec le reste de la famille. Bref, un élément dont on se passerait volontiers, et qui finira très certainement déshérité d’ici peu.
Avec ses amis : Deja, ils sont rares. Pour ces quelques rares, c’est une personne très droite. Enfin, plus précisemment, disons qu’il a ses valeurs, qu’il s’y tient, et qu’il déteste qu’on aille à l’encontre de celles-ci. Le seul problème est qu’il n’a pas forcement les mêmes valeurs que les autres, ce qui fait qu’il pourra très bien montrer le plus grand irrespect vis-à-vis des autres. Il se montre rarement amical ou chaleureux, et même ses paroles sont très dures. Il est avare de compliment et s’il en fait un, c’est soit parce qu’il y est obligé, soit parce que ça peut lui apporter quelque chose, soit parce que la situation s’y prête vraiment. Même s’il ne le montre pas, il est très attaché à ses amis, l’amitié est une valeur importante pour lui, plus que tout le reste, et il se plierait en 4 pour un ami, en revanche, jamais il ne reconnaitrait cela. Quand il s’agit de faire quelque chose pour un proche, il se cherche toujours une autre excuse pour ne pas admettre qu’il veut juste les aider. Par contre, en ce qui le concerne, il n’aime pas qu’on interfere dans ses histoires et n’accepte aucun coup de pouce.
Avec ses collègues : quelqu’un de calme, de minutieux, d’appliqué, de travailleur. Un peu froid, peu bavard, mais toujours aimable ou presque. Passionné par ce qu’il fait, étonnamment bavard quand on le lance là-dessus. Quelqu’un de confiance. Quelqu’un qui marque toujours des distances avec les autres.
Avec son entourage (qui ne sont pas ses amis en revanche, en gros les gens qu’ils cottoient souvent) et les autres gens : quelqu’un de caustique, pas forcément toujours agréable, critique, froid, qui parait toujours non concerné. Il ne supporte pas la stupidité et l’ignorance, qu’il « punit » sévèrement de divers commentaires acerbes mais bien souvent véridiques. Toujours dans son monde, il semble ne pas vouloir en sortir si c’est pour des gens qu’il juge ininteressant. Il ne va jamais vers les gens, sauf s’il leur porte un intérêt tout particulier, soit de la culture, de l’intelligence, un savoir ou une information interessante pour lui. Mais il n’attend pas plus qu’on aille vers lui. En fait, il déteste même qu’on vienne le voir, car il juge cela comme un dérangement, une nuisance, et que s’il veut parler à quelqu’un, il n’est pas homme à s’encombrer de timidité, il ira directement voir la personne.
Avec ses amants : Un homme entreprenant, direct, pas toujours très aimable. Joueur, inventif, un peu spécial, très dur à cerner, et qui ne donne jamais de lendemain à une relation d’un soir. Exception faite d’un de ses amis, Taichi, qui était ce qu’on pourrait appeler un sexfriend, c'est-à-dire qu’ils entretiennent une relation d’amitié et de sexe parallèle.
Il peut se montrer très tendre avec ses amants, faire fit de sa froideur et de son mauvais caractère, mais il reste néanmoins directif. Il sait ce qu’il veut, et il le fait savoir à l’autre. Il est très ouvert sur le plan sexuel, ne crache sur aucune nouvelle expérience tant que ça reste, justement, purement sexuel. Il n’est pas friand de la sexomanie, à savoir les gens qui veulent systématiquement se trouver ce qu’on appelle vulgairement un « plan cul ». Pour sa part, il ne les cherche pas. Soit il lui tombe dessus, et il ne dit pas non si l’autre lui plait, soit c’est lui qui lui tombe dessus par hasard. S’il n’en trouve pas, il n’en cherchera pas, il n’est pas accroc au sexe.
Avec son amoureux : Quand il en a un, ce qui relève deja de l’exception miraculeuse, il est très maladroit. Comme il n’a pas l’habitude d’aimer quelqu’un de la sorte, tout comme avec ses amis, il se montre dur et ne communique pas. Mais en plus de cela, comme il ne sait pas comment reagir, il fait souvent des maladresses, ce qui l’amène le plus clair du temps à des disputes. Il ne s’engage jamais dans une relation sans aimer la personne, ou sans croire l’aimer, car il lui arrive parfois de confondre amour fraternel, amour, affection, et amitié. Il n’est de loin pas un expert en communication et relation, et pour lui toute forme d’attachement revient plus ou moins au même, si ce n’est qu’un amoureux est plus encombrant, plus ennuyant, plus possessif et plus jaloux qu’un ami.
Avec les animaux : Il adore les animaux. Il aime leur compagnie plus ou moins silencieuse, leur simplicité. Il faut voir le nombre d’animaux de laboratoire qu’il a ramené chez lui, on n’en compte pas moins de 20 rats et 5 beagles. Bien sur il ne les a pas amené au loft, à l’exception de son rat Guernica, qui est un petit albinos de 5 mois
Au niveau de son travail : s’il y a bien quelque chose que Juvraniel adore, c’est d’être sur le point d’effectuer une grand découverte, mais sans y parvenir, quand il ne manque qu’un pas. Après, une fois qu’il l’a trouvé, ça le désinteresse et il se trouve généralement des larbins pour écrire le rapport et toussatoussa. Si vous voulez le contrarier, le mieux, c’est de lui donner la solution à un problème qu’il cherche. De même pour les énigmes ou les jeux, si vous lui dites la solution, ça le fait basculer dans une humeur massacrante…
Autre
Aime : fumer, rouler ses cigarettes lui-même (il prétend que ça le détend…outre lui couter moins cher), qu’on le méprise, qu’on l’admire, la science, les animaux, les énigmes, les jeux, les échecs, le poker, le calme, la solitude, mener de grand débat avec….lui-même, se perdre dans ses pensées, les étoiles, les chiffres, le cinéma, l’histoire de l’art, boire, qu’on le dévisage, les forts caractères, la musique, travailler Il fume très souvent pour ne pas dire en continu. Il varie les marques, en taxe assez souvent, ça le détend quand il est énervé, le réveille quand il somnole, l’occupe quand il s’ennuie. De la même manière, il boit souvent du thé et du café. Ca n’est pas soit l’un soit l’autre, mais toujours les deux en même temps, il a besoin de sa tasse de thé (vert de préférence) et de sa tasse de café (fort, noir). Il boit parfois de l’irish coffee aussi. Il aime boire de l’alcool de temps à autre, mais jamais avant le travail, ça lui demande trop de concentration. Par contre après il n’est pas contre un verre, avec une préférence pour la vodka et les liqueurs (par contre il déteste la bière)
Aime pas : qu’on ne respecte pas ses valeurs, les ados, l’effet de mode d’être anticonformiste, être saoul, manger, « badder », les grandes démonstrations d’affection, la niaiserie et la mièvrerie, être dans son tord, l’admettre, la religion, il en a une sainte horreur (sans jeu de mot), il traite de chenapan toute personne y croyant et se montre très intolérant vis-à-vis d’eux, peut être son esprit scientifique rationnel qui ressort, qu'on marche sur ses plates bandes dans son boulot, échouer quelque part, voir des animaux mourir
Dernière édition par le Sam 5 Jan - 21:00, édité 2 fois |
|  | | Juvraniel Evanston Lofteur ( 26 ans )

Inscrit le : 23 Déc 2007 Messages : 8
| Sujet: Re: Juvraniel Evanston Sam 5 Jan - 20:58 | |
| Histoire
La vie de Juvraniel commença, comme celle de tout un chacun, par l’union d’un homme et d’une femme. Banal, direz-vous. Or cet homme et cette femme ne s’aimaient pas, tout aussi banal en vérité. Juvraniel c’était, comme qui direz, la garantie d’une descendance. D’accord, ça n’était pas très poétique ainsi présenté, mais c’était très exactement ceci. Bref, une fois cette « assurance héritage » venu au monde, il fallut lui trouver un nom, car ça n’était ni pratique ni en vogue de lancer des « ASSURANCE HERITAGE A TAAAAABLE » dans la maisonnée. Juvraniel, ce fut le nom choisi. Ca n’était certes pas un nom qui avait été mijoté des mois durant avec amour, mais c’était un prénom qui convenait autant à l’anglais qu’à la japonaise, un prénom avec une petite consonance française, ça ferait toujours bien, plus tard, lorsque le jeune garçon reprendrait le flambeau du prestigieux cabinet d’avocat de son père.
Bref, à défaut d’amour entre les deux parents, il y avait de l’amour pour le petit. Pas sous la même forme, bien sur. La mère, avec son instinct maternel, s’émerveillait devant ce petit bout de chou qu’elle chérissait comme la prunelle de ses yeux. Le père, lui, envisageait avec joie son avenir, le voyait déjà majorer toutes ses classes avant d’entrer en fac de droit avec des résultats plus qu’honorables. Le petit lui ne s’en rendait pas bien compte, du moins jusqu’à un certain age. Il commença à être troublé vers l’age de 7 ou 8 ans. Il voyait rarement son père, qui ne faisait que rarement office de présence à la maison. Et lorsqu’il était là, il s’enquérissait toujours des mêmes informations : ses notes, l’opinion de ses professeurs, son travail. Copains, copines, santé, jeu, loisirs ? Kezako ? Au début, Juvraniel ne réalisait pas vraiment le problème. Certes, il éprouvait comme un manque, mais il songeait que c’était chose normale. Evidemment, ça ne l’était pas. Pas qu’il soit un cas exceptionnel ou rarissime. D’ailleurs, il y a pire comme sort, certains enfants ne connaissent pas leur père, d’autres se font battre ou encore violer. Mais bon, ça n’était pas non plus une situation que l’on pouvait qualifier de normale. Il en prit conscience en grandissant, et en fréquentant les parents de ses amis. Il voyait bien que dans la plupart des autres familles il existait une relation père/fils très différente de la sienne. Et les choses ne firent qu’empirer, car plus le temps passait, et plus le fameux papa s’absentait. Sa mère disait souvent qu’il préférait passer du temps avec sa paperasse qu’avec eux. Juvraniel ignorait qui était cette fameuse dame du nom de « Paperasse ». Elle avait un nom bien curieux, c’était son seul avis sur la chose.
Les années passèrent, et Juvraniel arriva au collège. Il avait jusqu’alors fait un parcours assez brillant, avait sauté une classe (le CP comme tous les mini surdoués), et ses professeurs vantaient son application et son attention en classe. Maman était très fière de son fiston, papa aussi, mais bon, inutile de trop le lui dire, après tout, c’était chose normale avec un père tel que le sien non ? Ce que monsieur Evanston laissa filer dans l’affaire, c’est que non présence paternelle et crise d’adolescence font rarement bon ménage. Et justement, Juju arrivait à l’age de la crise. Deux choix s’offraient à lui : devenir un mini rebelle, fumer le tabac, se droguer et faire les voyoux, ou sombrer dans une profonde dépression, se mutiler, et se shooter aux dolipranes sans même savoir qu’on ne meurt pas d’une overdose de doliprane. Le jeune homme étant un original, il ne choisit aucun des deux. En fait, sa crise ramena sa fraise un peu sur le tard, à son entrée au lycée précisément. Il prit son temps. Il faut dire que quand on a endossé le costume de premier de la classe, il a tendance à nous coller un peu à la peau. Mais bon, il fallut bien que sa se déclenche un jour où l’autre, et à trop jouer les sages, on se lasse. Il opta pourtant pour une révolution en douceur. Disons simplement que Juvraniel ne se mit pas à sécher les cours, à courir les minettes et à fumer la clope pour le staïle du jour au lendemain. Il commença tout d’abord par ne plus travailler. Ce qui ne fit d’ailleurs pas chuter ses résultats, car il avait des facilités déconcertantes. Les faits étaient juste les suivant : il s’ennuyait, tout lui paraissait trop…fade. Se lever, travailler, travailler, manger, travailler encore, rentrer à la maison et travailler à nouveau. Tout ça pour quoi ? Pour l’émerveillement démesuré de sa mère ? Pour l’air blasé de son père ? Ouais, bon, il y a plus palpitant. Puisqu’il fallait bien occuper le temps qu’avant il passait à travailler, il se mit en quête d’un activité qui pourrait plus ou moins l’occuper. Et son dévolu fut jeté sur le club de science de l’école. Pourquoi le club de science ? Eh bien parce que la science était la seule matière qui arrivait encore à éveiller sa curiosité. Cette dimension « imprévue », les découvertes palpitantes, et tout le reste.
C’est dans ce club qu’il fit d’ailleurs la connaissance de Valéri. Valéri était un homme d’un peu moins de 30 ans sans doute, professeur d’SVT au lycée, mais pas celui de Juju. Il avait ce qu’on appelle du charisme, de la prestance. Très calme, posé, avec un sourire d’une douceur inégalable, et des gestes lents, calculés. Au début, Juvraniel fut pris d’une grande admiration pour lui, et il passa de plus en plus de temps au club, d’une part car ça l’intéressait, mais pour le simple fait de pouvoir regarder son idole à l’œuvre. Inutile de le préciser, le fossé entre ses parents et lui ne fit que se creuser un peu plus. Ses notes commencèrent à dégringoler dans les matières littéraires, mais aussi en mathématiques. Les deux matières où ils brillaient restaient la physique/chimie et bien sur l’SVT.
Peu à peu, son admiration évolua en un sentiment assez proche de l’amour, et le jeune homme décida de tout faire pour plaire à son professeur. Aimer un autre homme ? Plus agé que lui ? Son professeur ? Non, le jeune homme n’en avait pas été perturbé. Il était, à son age plutôt précoce, tant au niveau de l’aprentissage que de la maturité sociale. End ‘autre terme, il était suffisamment cultivé pour avoir développé une ouverture d’esprit certaine. Et puis,c’était son coup de cœur, il n’avait pas envie de la gacher par trop de reflexion et d’hésitation. Ce qu’il voulait, c’était le charmer. Et en tout premier lieu il fallait pour cela murir, vieillir. Il avait encore et le corps, et les attitudes d’un adolescent. A défaut d’avoir un père pour modèle sur lequel s’appuyer, il calqua ses habitudes sur celles du professeur. Ca commença par la cigarette. Naturellement, il se mit à acheter la même marque que Valéri. Il se mit également au café, noir, lui qui détestait cordialement son gout amer, et qui avait au minimum besoin de la même quantité de lait et de 5 sucres pour daigner l’avaler. Le thé s’y ajouta, sous les bons conseils du professeur qui ne cessait d’en vanter les mérites. Et il décida de se cultiver : cinéma, art, littérature, de quoi avoir des conversations d’adulte si jamais l’occasion venait. Enfin, il se mit au sport afin de développer son corps de gringalet. Après tous ses efforts, Juvraniel fut malheureux et déçu de voir que Valéri n’avait, semblait-il, pas noté le changement. Il agissait toujours pareillement à son égard, c'est-à-dire, comme vis-à-vis de tous les autres membres du groupe, et ça, il ne le supportait pas. Il n’était PAS comme tous les autres membres. Il était supérieur, plus intelligent, plus doué, plus adulte…ET PUIS MERDE QUOI ! Il avait fait tous ses efforts pour lui Nom de Dieu ! Les jours passaient et toujours rien, si bien que Juvraniel décida que c’était à lui de prendre les choses en main. Un soir, il resta un peu plus tard pour terminer une expérience, attendant que tous les autres membres partent après s’être salués. Se retrouvant seul avec Valéri, il décida de profiter de l’occasion.
« Professeur… » commença-t-il en rangeant minutieusement le microscope qu’il venait d’utiliser.
« Je crois que j’ai trouvé de nouvelles données concernant l’expérience P435 »
Il hésita un instant, avant d’enchainner.
« Vous croyez que ça serait possible que je vienne chez vous pour vous exposer ma nouvelle théorie ? »
Il sourit en son fort intérieur, songeant qu’il avait fait dans l’indiscrétion flagrante, mais à sa grande surprise, Valéri accepta, et le convia le soir suivant à se rendre à son appartement donc il lui donna l’adresse.
Soir suivant, 20h, Juvraniel se pointa à l’adresse donnée, les mains vides. Valéri lui ouvrit, l’invitant à s’asseoir, et lui proposant un verre. Ne sachant que prendre, Juju opta pour la même chose que son mentor. Voulant à tout prix faire comprendre à son ainé qu’il avait changé, il s’arrangea pour insister sur divers points, notamment, sur le fait qu’il fumait, et, COMME PAR HASARD, la même marque de cigarette que lui, il se permit également de lui demander un café bien noir et un thé vert, et intercala dans la discussion plusieurs allusions culturelles pour l’impressionner. Au bout d’1h30 de conversation flotteuse sur différents sujets, Valéri posa devant lui un autre café noir, avant de s’asseoir, les jambes écartés, accoudés sur ses genoux.
« Alors Juvraniel, quelles étaient ses fameuses données que tu voulais me montrer ? »
demanda-t-il avec cet adorable sourire auquel le jeune étudiant ne pouvait résister.
Le blondinnet eut un petit rire amusé, avant de fixer de son regard légèrement embrumé par l’alcool sur son mentor.
« Allons Valéri, tu ne vas pas me faire croire que tu pensais VRAIMENT que je venais chez toi pour t’exposer des résultats de recherche je ne sais quoi… »
Tiens, il le tutoyait maintenant. Valéri fronça les sourcils, manifestement contrarié, mais également pas très à l’aise. Il se releva immédiatement, détournant le regard, avant de dire, de manière très calme.
« Je te racompagne chez toi Juvraniel »
Mais notre Juju ne l’entendait pas du tout de cette oreille. Se relvant, presque furieux, il s’approcha de Valéri, qui faisait une tête de plus que lui, et l’attrapant sans délicatesse par les épaules et le cou, il tenta de lui voler un baiser. Peine perdue : cet homme était plus costaud que lui. Dans les minutes qui suivirent, il se fit mettre à la porte, avec quelques mots secs et méprisants.
Pendant deux jours, Juvraniel rumina son échec, n’osant plus se rendre ni à l’école ni au club. Malheureusement, il ne pouvait pas continuer sur ce chemin là, et il fallut bien faire face à Valéri à nouveau. Le professeur le prit à parti pour lui expliquer des choses et d’autres à tête réposée. Les belles phrases, la jolie morale, comme quoi l’un était professeur, l’autre élève, qu’ils étaient deux hommes –oui il fallait bien que ça tombe- qu’il était purement hétérosexuel – et casé – et que pour toutes ces raisons, et d’autres surement, ça ne pouvait pas marcher entre eux, tout simplement. Grosse désillusion, mais surtout gros coup pour l’orgueil, mais Juvra avait enregistré le message. Mais suite à cette petite aventure, il était maintenant certain de deux choses : d’une, il voulait faire carrière dans la recherche. De deux, il était bien plus mure que ses camarades de classe, et par conséquent, il lui fallait quelqu’un d’aussi mature que lui, et donc de plus agé pour le combler. Pour trouver cela, il commença à fréquenter des bars, des cafés, des cafés scientifiques, des conférences ouvertes au public, des bibliothèques… Au fil des expériences, il dut bien vite se rendre à l’évidence : les hommes l’intéressaient plus que les femmes. Pas tellement qu’il les trouvât plus beau, mais plutôt qu’ils étaient plus nombreux dans ces lieux, et qu’il arrivait à avoir des échanges, plus évolués sur le côté intellectuel, et plus jouissif sur le plan sexuel –car oui, venait le temps du développement de la sexualité également. |
|  | | Juvraniel Evanston Lofteur ( 26 ans )

Inscrit le : 23 Déc 2007 Messages : 8
| Sujet: Re: Juvraniel Evanston Sam 5 Jan - 20:58 | |
| La rupture avec sa famille était maintenant plus que flagrante. Entre temps, une petite sœur avait vu le jour, certainement une décision de son père qui devait douter sérieusement des capacités de son fils à reprendre le flambeau familial. Or de question que ça ne soit pas le fruit de ses entrailles qui reprenne son entreprise, donc si Juvraniel ne se pliait pas aux règles, pas de soucis : on en fait un deuxième. La naissance de sa sœur ne l’aida d’ailleurs pas, mais pas du tout à se rapprocher de sa famille, bien au contraire, ça l’encourageait à prendre encore plus son indépendance.
Il poursuivit ses études avec la chance de ne pas avoir eu Valéri comme professeur, et sans fréquenter le club de recherche. Une fois ses 18 ans et son Bac en poche, ni une ni deux, il quitta la maison, et sans trop tarder, pour voler de ses propres ailes. In intégra une fac, et pour parvenir à payer son loyer, s’engagea dans divers petits boulots, comme serveur, postier, balayeur, barman. Rapidement, il parvint à obtenir un petit job d’aide-assistant dans le laboratoire affilié à son université, ce qui lui permettait non seulement de se faire de l’argent, mais aussi de vivre dans le milieu qui lui plaisait : la recherche.
Cette période de sa vie n’a absolument rien d’exceptionnel. Il se trouva 2 colocataires afin de minimiser ses dépenses en loyer, enchainna plusieurs relations, tantot d’un soir, tantot de 2 semaines, tantot de 2 mois. Il monta petit à petit les échelons, obtenant de plus en plus de responsabilité au laboratoire sans même encore avoir son doctorat, et ce en raison de son talent, sa bonne volonté, et ses progrès rapides. Seul petit hic dans l’affaire : les expériences sur animaux. En effet, si, de toute évidence, le contact avec les humains était difficile pour lui, avec les animaux, le courant passait. Il ne « vola » et n’emmena chez lui pas moins de 20 rats. Lorsqu’il obtint finalement son doctorat, soit à ses 25 ans, il n’eut aucun mal à obtenir un post de chargé de recherche avec tout ce qu’il avait deja fait pour le labo.
Malheureusement, plus ça allait mieux du côté de son travail, plus le côté social tombait dans l’oublie, ça en devenait catastrophique. Juvraniel devenait de plus en plus désagréable et insupportable. Ses colocataires s’inquiétaient sincèrement pour lui, et envisagèrent plusieurs solutions, notamment le psy, pour régler le problème. Comme on s’en doute, Juju refusa catégoriquement. Ils tentèrent donc de trouver la source du problème afin d’y remédier, sans même comprendre que le problème résidait tout simplement dans le tempérament du jeune homme. Ils aboutirent finalement, après multes réflexions –tordues- à cette conclusion : ils le savaient attirés par les hommes –pour ne pas dire carrément homo- et donc le problème devait venir de là, puisqu’il n’y avait rien d’autre : il n’assumait pas son homosexualité –chose d’ailleurs pas tout à fait fausse, mais bon, pour le peu de temps qu’il accordait à tout ce qui n’était pas son travail ça n’était pas un drâme non plus.
Maintenant que le problème était défini, il fallait trouver une solution autre que le divan rouge du psy. Complètement ignorant des projets de ses colocataires, Juvraniel vivait toujours plongé jusqu’au cou dans son boulot. Deux éléments vinrent pourtant perturber son train train quotidien, et surtout son assurance démesurée. Le premier fut la mort de 4 de ses rats et ce le même soir, de quoi le bouleverser. L’autre élément tout bête dans la vie d’un chercheur, mais assez facheux dans le cas d’un Juvraniel imbus de lui-même et avec une fierté de la taille de l’Everest. Un nouveau chercheur dans son équipe mena à terme une expérience sur laquelle il planchait et butait depuis plusieurs mois déjà. Et ceci, tout bêtement, le destabilisa. Un gros coup dans l’égo, et surtout une fureur contre cet abruti qui marchait sur SES plates-bandes. Réaction démesurée ? Oui tout à fait, le Juvraniel est une espace colérique qu’il ne faut surtout pas titiller, et surtout pas dans le domaine scientifique.
Et c’est ce moment précis que choisir nos deux compères (les colocs, remember) pour faire aboutir LEURS recherches. Ca y est, ils avaient trouvé, grace à internet, par le biais d’un autre homosexuel (l’un des deux, Taichi, étant lui-même gay), une sorte de … parc à homos. Un loft en fait, mais selon les termes de Juju lorsqu’il lui en parlèrent la première fois, ça n’était qu’un « zoo à homo », un « camp de concentration », un endroit où concentrer tous les éléments gênant. En d’autres termes, il le prit mal. Pourtant, à force de discussion, et parce qu’il était fortement destabilisé en raison de la mort récente de ses chouchous et de son échec professionnel –car il le vivait comme tel- il se laissa finalement persuadé.
Une pause dans son boulot, un petit saut à l’étranger, dans le pays de sa mère –heureusement qu’elle lui avait appris le japonais d’ailleurs- ne lui feraient sans doute pas de mal. Pas trop, en tout cas. Après, il aviserait. Il devait bien y avoir des laboratoires, au Japon, ça n’était pas une société féodale non plus…du moins, plus depuis le début du XXe siècle…. |
|  | | Munoto Abe Mun a n'Em ( 21 ans )

Age : 22 Inscrit le : 07 Déc 2005 Messages : 999
| |  | | Juvraniel Evanston Lofteur ( 26 ans )

Inscrit le : 23 Déc 2007 Messages : 8
| Sujet: Re: Juvraniel Evanston Dim 6 Jan - 0:17 | |
| Maieuh c'était pour pas toujours dire loft *naute kredibeul oui je sais*
Juvraniel, méchant ? Nooooon jamais *un ange passe*
Merci merci ^;^ |
|  | | Eden Indentshi Tougen'kyou ( 29 ans )

Inscrit le : 26 Mar 2006 Messages : 385 Localisation : Dans le pire de vos cauchemars
| Sujet: Re: Juvraniel Evanston Dim 6 Jan - 0:51 | |
| Qu'il est beau ... *bave* ...
*se casse*
Ha si ! Bienvenue ... *nettoie la bave et se casse vraiment* _________________
.
Un jour, ... peut-être. Ou pas. |
|  | | Juvraniel Evanston Lofteur ( 26 ans )

Inscrit le : 23 Déc 2007 Messages : 8
| Sujet: Re: Juvraniel Evanston Dim 6 Jan - 0:57 | |
| Ouais je sais *se la pète à mort*
Aha un compagnon de Minekura Kazuya *____*
Juju : ouais, va baver ailleurs si j'y suis
(Merci...en option XD) |
|  | | Shikamaru Camui Le Ténébreux Bavard ( 21 ans )

Age : 30 Inscrit le : 02 Fév 2007 Messages : 174
| Sujet: Re: Juvraniel Evanston Mar 8 Jan - 0:30 | |
| Bienvenue à toi Super avatar soit dit en passant! Bon RP parmi nous!!! |
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